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Analyse socio-économique de l'alphabetisme au Mali

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par Monde MAMBIMONGO WANGOU
Institut Sous-régional de Statistique et d'Economie Appliquée (ISSEA) - Ingénieur Statisticien 2008
  

Disponible en mode multipage

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Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale

C E M A C


Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée

ORGANISATION INTERNATIONALE

B.P : 294 -Yaoundé (République du Cameroun)

Tél. : +237 22 22 01 34  Fax : +237 22 22 95 21  E-mail : isseacemac@yahoo.fr

RAPPORT DE STAGE

ANALYSE SOCIO-ÉCONOMIQUE DE L'ALPHABETISME AU MALI

STAGE EFFECTUÉ DU 1O JUILLET AU 10 SEPTEMBRE 2008 À LA DIRECTION NATIONALE DE LA STATISTIQUE ET DE L'INFORMATIQUE (DNSI) DU MALI

Présenté par:

MAMBIMONGO WANGOU Monde

Elève Ingénieur d'application de la Statistique, 3e année

Sous l'encadrement de :

M. Hamidou FOFANA

Chef de Division Méthode et Analyse Statistiques

Examinateur

M. OPOUMBA Marcel

Professeur permanent à l'ISSEA

Président

M. NGBANZA Jeannot

Professeur permanent à l'ISSEA

Année académique 2008-2009

DÉDICACE

À :

· ma mère MANTSIA Antoinette;

· ma tante paternelle MAMBI Rose Gavelle;

· mon amie DEUMEDJE Marie Noël.

REMERCIEMENTS

Le présent rapport de stage a été réalisé au sein de la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique (ci-après DNSI) du ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Commerce du Mali.

Grâce à la synergie des efforts et à l'esprit de franche collaboration du personnel de la DNSI, de l'administration de l'Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée (ci-après ISSEA), des partenaires financiers et des personnes ressources, ce travail a pu être mené à terme. À cet effet nous saisissons cette opportunité pour adresser :

Nos remerciements au Directeur Général de la DNSI Monsieur Seydou Moussa TRAORE, à son adjoint Monsieur Mahmoud Ali SACKO, aux différents chefs de division et de section, particulièrement à M. Hamidou FOFANA et M. Issa BOUARE respectivement Chef de Division Méthode et Analyse Statistiques et Chef de Section Études et Recherches pour l'accueil et l'encadrement.

Notre reconnaissance et notre profonde gratitude à Monsieur Leonso F. Essono NZE OYANA, Directeur Général de l'ISSEA ; à Monsieur KINKIELELE Dieudonné, Directeur des 1er et 2e cycles de l'ISSEA, à Monsieur ONDO Jean Cléophas, enseignant permanent et professeur principal en IAS3 et à tout le corps professoral de l'ISSEA pour la formation qu'ils nous ont dispensée.

Nos remerciements à tous nos partenaires techniques et personnes ressources à savoir le Service de Coopération et d'Action Culturelle de l'Ambassade de France au Cameroun, la famille DZOMBALLA, la famille ELION, à Madame DANDE N'GADZOG Marcelline, à M. NGANGA KOUMBEMBA Anaclet Géraud et M. GATALY Pagely pour leur accompagnement persistant.

Une pensée particulière à l'endroit de M. ALLARASSEM Appolinaire, notre compagnon de stage, pour la complicité et la ferveur au travail et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réussite de ce rapport de stage.

Table de matières

DÉDICACE I

REMERCIEMENTS II

SOMMAIRE III

SIGLES ET ABBREVIATIONS V

LISTES DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES VII

FIGURES VIII

AVANT-PROPOS IX

RÉSUMÉ. X

INTRODUCTION GÉNÉRALE 1

CHAPITRE I : PRÉSENTATION DE LA DNSI, DU DEROULEMENT DU STAGE ET DES TRAVAUX EFFECTUÉS 3

I.1. PRÉSENTATION DE LA DNSI 4

I.1.1. Historique de DNSI 4

I.1.2. Missions de la DNSI 5

I.1.3. Organisation et fonctionnement 6

I.1.3.1. Division Synthèse Économique et suivi de la conjoncture 6

I.1.3.2. Division Méthode et Analyse Statistique 6

I.1.3.3. Division Statistiques Démographiques 7

I.1.3.4. Division Statistiques Courantes 7

I.1.3.5. Division de l'Informatique 7

I.1.4. Ressources humaines et financières de la DNSI 8

I.1.5. Produits de la DNSI 8

I.2. DÉROULEMENT DU STAGE ET ACTIVITÉS MENÉES 9

I.2.1. Prise de contact avec l'administration 9

I.2.2. Description de la division d'accueil 10

I.2.3. Activités menées au cours du stage 10

Chapitre II : PRÉSENTATION DE LA SOURCE DES DONNÉES : 12

II.1. INTRODUCTION 12

II.2. CADRE CONCEPTUEL 12

II.3. OBJECTIFS DE L'ELIM 12

II.4. QUESTIONNAIRES ET MANUELS 13

II.5. ECHANTILLONAGE 14

II-6. FORMATION ET COLLECTE DES DONNÉES. 15

II-7. EXPLOITATION DES DONNÉES. 15

CHAPITRE III : ALPHABÉTISME AU MALI 17

III.1. INTRODUCTION 17

III.2 DÉFINITIONS DE L'ALPHABÉTISME 17

III.3. MESURE DE L'ALPHABETISME AU MALI. 19

III.3.1. Structure de dépendance entre les capacités linguistiques et les activités principales. 20

III.3.1.1. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et la fréquentation de l'école. 21

III.3.1.2.Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et la situation face à l'emploi. 23

III.3.1.3. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et l'activité principale. 25

III.3.2. Structure de dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération. 27

III.3.2.1.Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et la catégorie socioprofessionnelle dans l'emploi. 27

III.3.2.2.Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération. 28

III.3.3. Caractérisation de la population selon les capacités linguistiques. 30

III.3.3.1 : ACM: occupation des individus. 30

III.3.3.2. ACM : caractéristiques économiques des individus 35

III.4. LIMITES DE L'ETUDE. 40

III.5. LES RECOMMANDATIONS 40

CONCLUSION GÉNÉRALE 41

BIBLIOGRAPHIE 43

ANNEXES A : Résultats des analyses bivariées 44

ANNEXES B : Résultats de l'Analyse en Correspondances Multiples. 50

ANNEXES C : Présentation de la base de données et de l'organigramme 56

SIGLES ET ABBREVIATIONS

ACM : Analyses en correspondances multiples.

Agri/cha/cue/exp : agriculture, chasse, élevage et exploitation forestière.

AOF : Afrique Occidentale Française.

Aucun lie de pare : Absence de lien de parenté

Bfils/Bfille : Beau-fils, belle-fille.

BIT : Bureau International du Travail.

CHAPO : Calcul Harmonisé des Prix par Ordinateur.

CFA : Communauté Financière Africaine.

DNSI : Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique.

Eco1-oui : les personnes qui ont fréquenté l'école, quelque soit le niveau atteint.

Eco2-non : les personnes qui n'ont jamais fréquenté l'école.

EDSM : Enquête Démographique et de Santé au Mali.

ELIM II: Enquête Légère Intégrée auprès des Ménages, 2e édition.

Gde e/se : grande entreprise.

Fonda/Cy1 : école fondamentale, 1er cycle.

Fonda/Cy2 : école fondamentale, 2e cycle.

IAS : Ingénieur d'Application de la Statistique.

ISSEA : Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée.

Lie parent : existence de lien de parenté avec le chef du ménage.

Ling : capacités linguistiques.

Non-t-7 : les personnes qui n'ont pas travaillé au cours de la semaine d'avant l'enquête.

M. : Monsieur.

OCDE : Organisation pour la Coopération et le Développement Economique.

Oui-t-7 : les personnes qui ont travaillé au cours de la semaine d'avant l'enquête.

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement.

QCE : Questionnaire Crédit Epargne.

QDG : Questionnaire Démocratie Gouvernance.

QRD : Questionnaire Revenu Dépenses.

QUIBB : Questionnaire des Indicateurs de Base du Bien être.

Revenu ind : Revenu indépendant.

RGPH : Recensement Général de la Population et de l'Habitat.

Sans inst : Sans instruction.

S.E : Section d'énumération.

SPAD : Système pour l'analyse des données.

SPSS: Statistical Package for Social Sciences.

Transf/Mine/Car : transformation, Mine et carrière.

UEMOA : Union Économique et Monétaire Ouest Africaine.

UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture.

UNICEF : Fonds des nations unies pour l'Enfance.

LISTES DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES

TABLEAUX

Pages

Tableau 1.1 : Les publications de la DNSI........................................................................8

Tableau 2.2 : Extrait de la base de données.....................................................................56

Tableau 3.1 : Taux d'alphabétisation des 15 ans et plus......................................................44

Tableau 3.2 : Croisement entre les capacités linguistiques et le fait d'avoir été à l'école................44

Tableau 3.3 : Ventilation des capacités linguistiques par la fréquentation scolaire........................45

Tableau 3.4 : Ventilation de la fréquentation scolaire selon les capacités linguistiques..................45

Tableau 3.5 : Croisement entre les capacités linguistiques et l'emploi, chez les personnes qui n'ont pas travaillé au cours de la semaine précédant l'enquête...........................................................45

Tableau 3.6 : Croisement entre les capacités linguistiques et l'activité principale........................46

Tableau 3.7 : Test d'indépendance entre les capacités linguistiques et l'activité principale..............46

Tableau 3.8 : Test d'indépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.......47

Tableau 3.9 : Ventilation des capacités linguistiques par la catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale.................................................................................................47

Tableau 3.10 : Ventilation des capacités linguistiques par l'activité principale............................47

Tableau 3.11 : Croisement entre les capacités linguistiques et la catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale................................................................................................48

Tableau 3.12 : Ventilation des capacités linguistiques par le mode de rémunération de l'activité principale............................................................................................................49

Tableau 3.13 : Croisement entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.................49

Tableau 3.14 : Variables actives et modalités avant apurement..............................................30

Tableau 3.15 : Apurement des modalités actives...............................................................50

Tableau 3.16 : Tri-à-plat de questions actives..................................................................50

Tableau 3.17 : Histogramme des 26 premières valeurs propres..............................................51

Tableau 3.18 : Les résultats sur les axes 1 à 5..................................................................51

Tableau 3.19 : Variables nominales actives.....................................................................36

Tableau 3.20 : Apurement des modalités actives...............................................................52

Tableau 3.21 : Tri-à-plat des questions actives..................................................................53

Tableau 3.22 : Histogramme des 27 premières valeurs propres..............................................54

Tableau 3.23 : Coordonnées, contributions et cosinus carré des modalités actives........................55

FIGURES

Figure 1.1 : Organigramme de la DNSI..........................................................................57

Figure 3.1 : Représentation des capacités linguistiques selon la fréquentation de l'école................23

Figure 3.2 : Probabilité d'être employé désoeuvré sachant les capacités linguistiques et l'inoccupation.......................................................................................................24

Figure 3.3 : Probabilité d'être analphabète sachant l'activité principale....................................26

Figure 3.4 : Probabilité d'être analphabète sachant la catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale............................................................................................................28

Figure 3.5 : Probabilité d'être analphabète sachant le mode de rémunération..............................29

Figure 3.6 : Caractérisation des individus par rapport à certaines caractéristiques sociales..............35

Figure 3.7 : Caractérisation des individus par rapport à certaines caractéristiques économiques........39

AVANT-PROPOS

L'Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée est une école de formation des statisticiens et économistes. Situé à Yaoundé, il forme des techniciens supérieurs en statistique, des ingénieurs d'application de la statistique et des ingénieurs statisticiens économistes. Cependant, au cours de leur troisième année de formation, les ingénieurs d'application de la statistique sont appelés à faire un stage académique dans une structure de leur choix

Tout le long du dit stage, les stagiaires sont amenés à effectuer un travail statistique sur l'inventaire et la description des sources de données statistiques au sein de leur structure d'accueil d'une part et à collecter les données en accord avec un tuteur de stage d'autre part. Ils peuvent aussi travailler sur la conception ou réalisation de base des données relatives aux besoins de la structure d'accueil. Enfin, ils procèderont à une brève analyse et le tout fera l'objet d'une soutenance devant un jury. C'est dans ce cadre que s'inscrit le rapport de stage que nous avons effectué du 10 juillet au 10 septembre 2008 au sein de la DNSI (Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique) du Ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie du Mali.

Durant le stage, nous avons porté un intérêt particulier à la base des données de la 2e édition de l'Enquête Légère Intégrée auprès des ménages au Mali (ci-après ELIM-II) et avons intitulé le thème de l'étude «Analyse socioéconomique de l'alphabétisme au Mali». L'étude cherche à proposer une vue panoramique de l'alphabétisme. Elle viendra s'associer aux précédentes études faites dans le rapport ELIM-II sur le concept cité ci-haut et enrichir les stratégies en matière d'alphabétisation et d'emploi au Mali.

Nous tenons à signaler aux probables lecteurs que les erreurs enregistrées et les conclusions tirées dans ce document incombent l'auteur.

RÉSUMÉ.

L'objectif du présent rapport de stage est d'analyser le comportement des maliens et maliennes âgés de plus de 15 ans face à l'activité économique, en prenant pour critère de regroupement les capacités linguistiques (savoir lire et écrire ou pas) de l'individu, afin de fournir aux administrateurs locaux (notamment le Gouvernement du Mali) des informations nécessaires pour de futures prises de décision dans le domaine de l'éducation et de l'emploi. Les résultats obtenus sont comme suit :

· 72% de la population de plus de 15 ans n'est pas scolarisé, ce qui induit une proportion équivalente de ceux qui ne savent ni lire ni écrire dans une quelconque langue (analphabètes).

· Existence d'une structure de dépendance entre les capacités linguistiques et l'activité principale : les analphabètes représentent 5,3 % des personnes qui travaillent dans le domaine de la santé et éducation, et 13,7% de celles qui travaillent dans l'administration ; ces proportions sont plus importantes dans le domaine de l'agriculture, la cueillette et l'exploitation forestière (87%), de la chasse et l'élevage (88,5%) et le commerce/vente (70,30%).

· En terme de catégorie socioprofessionnelle, les analphabètes représentent 86,6% des personnes qui travaillent comme aides familiaux, 81% pour compte propre et seulement 1,5% comme cadre.

· Existence d'une structure de dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération : les analphabètes représentent 85% des personnes qui ne sont pas rémunérées et seulement 27% de ceux qui ont un salaire fixé.

De façon générale et surtout pour ce qui est des caractéristiques socioéconomiques, il semble avoir une opposition entre d'un coté les alphabètes qui vivent généralement en milieu urbain travaillant en tant que cadres, employés ou ouvriers dans l'administration publique ou dans de grandes entreprises, et ayant donc des salaires fixés et de l'autre coté des analphabètes qui vivent majoritairement en milieu rural, travaillant dans le domaine de l' agriculture, la chasse, la cueillette et l'exploitation forestière, et sont majoritairement non rémunérés.

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Pays de l'Afrique de l'Ouest et membre de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA), le Mali est un pays relativement grand en termes de superficie (1,2 millions de km2), soit trente (30) fois la Suisse, par contre 65% de son territoire est occupé par le désert. La population malienne est très croyante1(*) et estimée à 12 421 000 habitants en 2006.

Du Nord à l'Ouest, en passant successivement par l'est, le sud-est, le sud, le Mali partage les frontières avec l'Algérie, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d'ivoire et la Guinée, la Mauritanie et le Sénégal. Le territoire malien est divisé en huit (08) régions2(*) et un district (celui de Bamako).

Historiquement3(*), le pays a connu l'apogée de trois (03) grands empires4(*), avant de subir la vague de la colonisation française en 1898, puis d'obtenir l'indépendance en 1960. En 1994, le Mali a connu une dévaluation de sa monnaie, le franc CFA5(*), qui au lieu d'attirer les investissements étrangers, a plutôt divisé purement la valeur de la monnaie en deux, plongeant ainsi le pays dans une situation de plus en plus critique.

Économiquement6(*) le pays exporte à plus de 70% le coton et l'or depuis plus d'une décennie. Malgré le dynamisme affiché par la population, le pays a été classé 73e sur 88 pays en développement par rapport à l'Indicateur de Pauvreté Humaine7(*) (47,3%) et 175e sur 177 pays en terme d'indice de développement humain en 2006 par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Ces classements peu élogieux s'accompagnent des réalités alarmantes. en effet, le rapport de la 4e édition de l'Enquête Démographique et de Santé au Mali (EDSM-IV) souligne que 73% des maliennes8(*) contre 64% des maliens sont non scolarisés, ce qui explique certainement les proportions suivantes : 83% des femmes sont analphabètes contre 61% des hommes.

Or, les conséquences sociales et économiques de faibles capacités de lecture sont sérieuses. En effet, les personnes ayant de plus faibles capacités de lecture sont plus susceptibles d'être sans emploi, de travailler à temps partiel et d'avoir un revenu plus faible (Shalla et Schellenberg, 1998 ; Statistique Canada et autres, 1996)9(*). De plus, les ajustements structuraux observés sur les plans économique et social dans l'économie mondiale réduisent les débouchés des personnes ayant de faibles capacités de lecture (OCDE, 1995).

Pour cela, l'analyse de la situation des analphabètes (comparativement aux alphabètes) sur le marché du travail et du type d'emploi (activité principale et le mode de rémunération) qu'ils occupent peut s'avérer d'une grande utilité dans le cadre des politiques de lutte contre l'analphabétisme et des stratégies relatives à l'emploi au Mali.

De ce fait, l'étude se propose de cerner la situation des populations maliennes âgées de 15 ans et plus sur le marché du travail en se basant sur un critère de discrimination qui est l'alphabétisme (savoir lire et écrire) de l'individu. Elle trouve également ses fondements dans le besoin de caractériser les aptitudes et opportunités qui s'offrent à ces deux types d'individus (alphabètes et analphabètes).

La problématique de notre étude est donc d'essayer de répondre aux questions suivantes :

· Existe-t-il une structure de dépendance entre les capacités linguistiques de l'individu et son activité principale dans le travail? En d'autres termes, la connaissance des capacités linguistiques (alphabètes ou analphabètes) de l'individu permet-elle de le classer dans un groupe d'activités principales ou vice versa ?

· Existe-t-il une structure de dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération de l'individu pendant l'exercice de son activité ? La connaissance des capacités linguistiques a-t-elle des effets sur la connaissance du ou des modes de rémunération de l'individu ?

· Existe-t-il une opposition entre les alphabètes et les analphabètes par rapport aux caractéristiques socioéconomiques (le milieu d'habitat, le sexe, la catégorie socioprofessionnelles, l'activité principale, le mode de rémunération...)?

Avant de répondre à ces interrogations, nous allons procéder en premier lieu à la présentation de la structure d'accueil (DNSI) et des travaux effectués (chapitre I), à la présentation de l'enquête légère intégrée auprès des ménages (Base de notre étude) dans le chapitre II. C'est dans le chapitre III que nous traiterons promptement de l'alphabétisme au Mali, en adoptant une approche consequentielle et économique du concept. 

En guise de méthodologie pour s'acquitter des obligations apportées par les questions posées plus haut, nous procéderons successivement à une analyse bivariée entre la variable « capacité linguistique » et chacune des variables suivantes : « fréquentation scolaire », « situation face à l'emploi », «activité principale», « groupe socioprofessionnelle », « mode de rémunération ». Après ces analyses bivariées, il sera question de deux ACM : la première traduira les caractéristiques sociodémographiques alors que la seconde, s'attellera aux caractéristiques économiques des enquêtés, tout en prenant les capacités linguistiques comme variable de discrimination.

CHAPITRE I : PRÉSENTATION DE LA DNSI, DU DEROULEMENT DU STAGE ET DES TRAVAUX EFFECTUÉS

Le présent chapitre est essentiellement consacré à la présentation de la Direction Nationale de la Statistique et de l'informatique du Mali, structure qui nous a accueillis dans le cadre du stage académique. De l'historique aux publications, en passant par les missions, l'organisation, et le personnel, tel est le plan adopté pour scruter la DNSI, après quoi suivra le déroulement du stage et des activités menées.

I.1. PRÉSENTATION DE LA DNSI

I.1.1. Historique de DNSI

La DNSI est créée par Ordonnance N°77-30/CMLN du 30 mars 1977, et mise sous l'autorité du Ministère chargé du plan de l'époque. Elle tire cependant ces origines d'une série d'autres décrets et arrêtées. La chronologie des évènements ayant conduit à sa création traduit un copinage particulier entre la statistique, la planification et l'informatique et s'étale comme suit :

· 15 Avril 1946, institution de l'organisation et du fonctionnement du service de la statistique dans les Territoires d' Outre-mer par Décret N°46-721 du président du Gouvernement Provisoire de la République Française ;

· 27 Octobre 1948, mise en place de la Centrale de Mécanographie, précurseur de l'actuel service informatique, au sein du service statistique par Décret N°4883 ;

· 20 Février 1962, création du service statistique du Soudan Français par Arrêtée N°594 du Gouverneur de l'AOF ;

· Septembre 1962, transfert du service de la statistique sous l'autorité d'un Ministère nouvellement crée, celui d'Etat chargé du Plan et de la Coordination des Affaires Economiques et Financières. Cette même période, voit naître un autre service technique : celui du plan ;

· Quelques mois plus tard, création de la Direction Nationale de la Planification par fusion des deux structures techniques que sont le service de la statistique et celui du plan ;

· Mars 1977, éclatement de la Direction Nationale de la Planification et de la Statistique en deux directions à savoir la Direction Nationale de la Planification et la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique.

Il est important de signaler que le service de la statistique constituait en 1962, la seule structure technique du pays et avait pour mission de collecter les données pour les besoins des travaux de planification et d'information à l'intention des structures techniques extérieurs.

I.1.2. Missions de la DNSI

Mise sous l'autorité d'un Directeur Général, aidé par son adjoint, la DNSI est créée par l'ordonnance N°04-008 /P-RM du 25 Mars 2004, qui abroge l'ordonnance N°77-30 /C.M.L.N. du 30 Mars 1977. Centre par excellence de collecte, de traitement et d'analyse des données statistiques au Mali, la DNSI a pour missions de :

· Concevoir une méthodologie scientifique de collecte et de traitement des statistiques résultant des enquêtes et recensement ;

· Élaborer les normes statistiques, de réaliser les recensements et enquêtes statistiques nationales ;

· Collecter et d'analyser les statistiques courantes issues du fonctionnement des administrations ;

· Coordonner le système statistique national et d'apposer le visa statistique sur toute demande d'enquête officielle ;

· Élaborer les comptes nationaux, d'analyser et d'assurer le suivi de la conjoncture économique financière ;

· Participer à la formation du personnel chargé de la production et du traitement des statistiques ;

· Promouvoir les relations de coopération avec tous les services et organismes nationaux et étrangers de statistiques ;

· Assurer la publication périodique des informations statistiques ;

· Concevoir et développer des applications informatiques ;

· Veiller à l'harmonisation des standards technologiques, matériels et logiciels.

I.1.3. Organisation et fonctionnement

L'organigramme de la DNSI est composé d'une direction administrative, d'un secrétariat, de cinq (5) divisions, et d'un centre de documentation qui a rang de division (voir organigramme en Annexes C). Le décret N°04-227/P-RM du 21 juin 2004, place la DNSI sous le contrôle du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Commerce du Mali.

I.1.3.1. Division Synthèse Économique et suivi de la conjoncture 

Elle est chargée d'élaborer les comptes économiques, de procéder à des enquêtes dans l'industrie, le commerce et les services et de produire les indicateurs sur la conjoncture économique. Cette division se subdivise en trois (3) sections que sont :

· La section Comptes Économiques et Prévisions ;

· La Section Conjoncture Économique ;

· La Section Études Macro Économiques et Synthèse.

I.1.3.2. Division Méthode et Analyse Statistique 

Elle est chargée d'élaborer les méthodes, les outils de collecte et d'exploitation des enquêtes statistiques et de veiller à l'harmonisation des techniques utilisées. Elle a la mission de promouvoir les relations de coopération avec les autres services et organismes tant nationaux qu'étrangers de statistiques pour la conception des méthodes statistiques. Cette division s'occupe aussi de l'examen des demandes d'enquête et de la délivrance du visa statistique.

La Division Méthode et Analyse Statistique est composée de deux (2) sections :

· La Section Études et Recherches ;

· La Section Méthodes.

I.1.3.3. Division Statistiques Démographiques

La division s'occupe de la présentation et la réalisation des recensements généraux de la population et de l'habitat, ainsi que des enquêtes démographiques. Elle s'occupe aussi de l'actualisation de la base de sondage issue des recensements, de la centralisation et de l'analyse des statistiques de l'état civil.

Elle se subdivise en deux (2) sections :

· La Section Recensement et Enquêtes Démographiques ;

· La Section État Civil.

I.1.3.4. Division Statistiques Courantes 

La division se charge de la collecte, de la vérification et de la mise à la disposition des utilisateurs des informations chiffrées et cohérentes sur les activités des administrations et entreprises. Elle a aussi la charge de publier chaque mois, un Bulletin des prix et un bulletin mensuel de la statistique, puis un annuaire statistique de façon annuelle. Enfin, elle participe à l'immatriculation des personnes physiques et morales.

Les composantes de cette division sont les suivantes:

· La Section Études et Informations Sociales ;

· La Section Suivi des Conditions de vie des ménages.

I.1.3.5. Division de l'Informatique

Assurer l'élaboration et la mise en oeuvre du schéma directeur informatique, veiller à l'harmonisation des standards technologiques, des matériels et des logiciels et contribuer à l'exploitation des données issues des enquêtes et recensements, telles sont les fonctions de cette division.

La Division de l'Informatique comprend trois (3) sections qui sont :

· La Section Études, Méthodes Informatiques et Organisation ;

· La Section Exploitation et Maintenance ;

· La Section Formation et Assistance.

Par ailleurs, considéré au même titre qu'une division, le centre de documentation est une porte ouverte au public, car au sein de la dite entité sont regroupés tous les oeuvres et publications statistiques, démographiques et économiques de la DNSI, ainsi que ceux des départements sectoriels et des services statistiques étrangers. Le coté social de ce centre est notable car l'accès à ces informations est gratuit ou libre pour tout le monde. Elle est donc une vraie mine d'informations pour les étudiants et chercheurs.

I.1.4. Ressources humaines et financières de la DNSI

La gestion et le bon fonctionnement d'une structure de l'envergure de la DNSI font inévitablement appel à une main d'oeuvre qualifiée, aux infrastructures de qualité et surtout aux moyens financiers importants. Cependant, si l'on s'en tient aux attentes du cadre organique, on serait à mesure de dire qu'il y'a manque de personnel compétent et qualifié par rapport au cahier de charge proposé. En effet une vue large de la situation montre que sur les 142 personnes prévues pour l'exercice en cours, seulement 86 sont effectives et ventilées comme suit :

· 70 Statisticiens sur 100 prévus dont 29 de la Catégorie A, 15 Catégorie B et 26 Catégorie C et Autres Catégories ;

· 16 Informaticiens sur 32 prévus dont 5 de la Catégorie A, 8 Catégorie B et 3 catégorie C et autres catégories.

Le budget de l'Etat Malien complété des fonds apportés par des demandeurs de prestations en matière de projets et études spécifiques constituent l'étendue des ressources financières de la DNSI.

I.1.5. Produits de la DNSI

La DNSI publie plusieurs documents relatifs à la situation économique (compte économique du Mali, bulletins et notes trimestrielles de conjoncture), aux indicateurs statistiques (Indice de prix harmonisés, Annuaire statistique de mali) et aux résultats d'enquêtes (RGPH98, Enquête Secteur Informel). Le tableau suivant récapitule les produits, les dates de publication et les prix unitaires.

Tableau 1.1 : Les publications de la DNSI.

Intitulé de la publication

Date de publication

Prix unitaire (Francs CFA)

Bulletin mensuel de statistique

60 jours après le mois

1000

Indice de prix harmonisés

10 Jours après le mois

1500

Annuaire statistique du Mali

Deuxième trimestre de l'année en cours

5000

Compte économique du Mali

Annuelle (Mois de Mai de l'année en cours)

3000

Bulletin trimestriel de conjoncture

6 semaines après le trimestre

5000

Note trimestrielle de conjoncture

8 semaines après le trimestre

1500

Enquête Agricole

 

5000

Enquête Secteur Informel (3tomes)

 

13000

Enquête Budget et Consommation

 

13000

Profil de pauvreté du Mali

 

5000

Etat des statistiques douanières du commerce extérieur

Une année après l'année en cours

2000

Annuaire par région, excepté Bamako

 

4000

Indicateur statistique sur le Mali

 

1500

RGPH98: Tome I, Série sociodémographique

 

15000

RGPH98: Tome II, Série économique

 

15000

RGPH98: Tome III, Série habitat

 

10000

RGPH: Tome IV, Série répertoire des villages

 

10000

Indice de prix des matériaux de construction

 

Gratuit

Source : DNSI

I.2. DÉROULEMENT DU STAGE ET ACTIVITÉS MENÉES

I.2.1. Prise de contact avec l'administration

Notre arrivée à la DNSI a coïncidé avec le déplacement du Directeur national M. Seydou Moussa TRAORE, ce qui nous a valu d'être accueillis par son adjoint M. Mahmoud Ali SACKO. Après un accueil aimable de la part de ce dernier et suite à un long entretien, il nous a été établi un calendrier de visite de deux (2) jours dans chacune des cinq (5) divisions de la DNSI. Ce parcours circulaire nous a permis de saisir davantage les tâches affectées aux différentes divisions.

C'est en respectant le calendrier que nous avons effectué la visite des lieux en commençant par la Division Informatique et pour finir par la Division Méthode et Analyse statistique, en passant tour à tour dans les Divisions Statistiques Courantes, Statistiques Démographiques et Synthèse Économique et suivi de la conjoncture.

I.2.2. Description de la division d'accueil

Le choix de la Division Méthode et Analyse Statistique comme division d'accueil a été certainement influencé par les attributions de cette dernière et surtout par les propriétés de l'étude que nous avons décidé de mener. Pour information, cette division est dirigée par M. Hamidou FOFANA, et comporte deux sections à savoir la section Études et Recherches et la Section Méthodes. Son personnel est constitué de six membres, repartis comme suit : trois cadres Ingénieurs, deux techniciens supérieurs et un adjoint technique.

En termes de répartition des tâches, la section Études et Recherches se concentre essentiellement sur l'exploitation et le traitement des données d'enquête de retour de terrain ainsi que de leurs analyses préliminaires. C'est d'ailleurs, cette section qui appose le visa statistique aux autres structures et s'occupe des projets de recherche. Elle est sous la direction de M. Issa BOUARE.

Par ailleurs, la section Méthodes participe globalement à l'élaboration des méthodes d'analyse statistique et des méthodologies d'échantillonnage des enquêtes statistiques. Cette section a, en qualité de ressources humaines, sept (7) personnes dont deux cadres ingénieurs, un technicien supérieur, deux adjoints techniques et deux stagiaires. Elle est dirigée par M. Arouna SOUGANE.

I.2.3. Activités menées au cours du stage

La Division de l'informatique, dirigée par M. DIARRA KARAMOKO, a été la première à nous accueillir. Au sein de cette division, nous avons travaillé sur la saisie de masques de données à partir du logiciel CSPRO. Il a été donc question pour nous de chercher à s'améliorer sur les questions de procédures de contrôle, d'élaboration de questionnaire d'enquêtes, de la concaténation des fichiers d'enquêtes et de l'exportation des données de CSPRO vers SPSS.

Après l'accueil combien remarquable qui nous a été fait par Mme Kadidia Daou KONARE, par ailleurs Chef de Division des Statistiques Courantes, nous avons reçu de la part de la section Etudes et Formation Sociale une formation rapide, disons une initialisation au logiciel CHAPO (Calcul Harmonisé des Prix par Ordinateur), laquelle application est utilisée dans la confection de l'IHPC (Indice Harmonisé des Prix à la Consommation). Les modules qui nous ont été administrés sont : la saisie, l'apurement et le traitement.

Le deuxième jour au sein de la division a été très enrichissant dans la mesure où nous avons participé à la collecte des prix des denrées alimentaires dans un marché de Bamako, prix qui servent à la confection de l'IHPC. L'exercice de collecte des prix a été couronné par la pesée de ces produits.

C'est donc à partir de notre passage au sein de la division Méthodes et Analyses statistiques, que nous avons décidé de travailler sur l'analyse socioéconomique de l'alphabétisme au Mali. À partir du premier août jusqu'à la fin du stage (le 10 septembre 2008), nous nous sommes mis à la recherche des informations et à l'écriture du présent rapport.

Chapitre II : PRÉSENTATION DE LA SOURCE DES DONNÉES : L'ENQUETE ELIM II-2006

II.1. INTRODUCTION

À titre de rappel, notre étude se base essentiellement sur les résultats de l'Enquête Légère Intégrée auprès des ménages (ELIM), qui a été menée à termes grâce à la conjugaison des compétences de la Direction Nationale de la Statistique et de l'Informatique (DNSI) du Mali, de la banque mondiale et de l'Union Européenne. Cette enquête trouve les raisons de son existence dans le cadre de l'élaboration des indicateurs de l'année 2006.

II.2. CADRE CONCEPTUEL

L'ELIM s'intéresse essentiellement au Crédit-Epargne des membres du ménage, à la démocratie et à la bonne gouvernance (des personnes de plus de 18 ans) et aux revenus/dépenses des ménages. Elle s'inscrit dans le contexte du déploiement des efforts du Gouvernement Malien à travers la DNSI et vise à fournir des informations nécessaires à la gestion économique et sociale du pays.

L'enquête, à travers son questionnaire, cherche à identifier et classifier les groupes cibles des politiques et à élaborer des indicateurs de base de bien être nécessaires au suivi des programmes de lutte contre la pauvreté.

II.3. OBJECTIFS DE L'ELIM

De façon sommaire, les actions suivantes constituent la trame de fond des objectifs poursuivis par l'ELIM :

· Concevoir des modèles permettant de simuler des choix faits en matière de politiques économiques et sociales ;

· Contribuer à l'élaboration des divers programmes sectoriels destinés à améliorer le bien être de la population (identification du niveau d'affectation des populations par les problèmes) ;

· Fournir une base de données pour des travaux de recherche ;

· Suivre les changements qui s'opèrent dans le temps concernant le bien être des ménages ;

· Identifier les groupes cibles devant bénéficier des programmes spéciaux conçus par les autorités pour répondre à leurs besoins ;

· Elaborer les principaux indicateurs de bien être social des divers groupes socio-économiques.

II.4. QUESTIONNAIRES ET MANUELS

L'ELIM a utilisé quatre types de questionnaire : Questionnaire des indicateurs de base de Bien-être (QUIBB), Questionnaire Crédit-Epargne (QCE), Questionnaire Démocratie Gouvernance (QDG) et Questionnaire Revenus Dépenses (QRD).

Le questionnaire QUIBB contient 9 sections : informations sur le questionnaire, liste des membres du ménage, éducation, santé, emploi, possessions et problèmes du ménage, caractéristiques du logement, pauvreté subjective/exclusion.

Le questionnaire Crédit et épargne contient 3 sections qui sont : informations sur le questionnaire, les prêts consentis et les emprunts reçus de tiers.

Le questionnaire Démocratie et Gouvernance comprend 4 parties : informations sur le questionnaire, la démocratie, le fonctionnement de l'Administration publique et des institutions et le rôle de l'Etat et des collectivités locales.

Enfin, le QRD comprend les 7 parties suivantes : informations sur le questionnaire, les biens durables, l'autoconsommation et les cadeaux reçus en nature, les dépenses courantes, les dépenses moins fréquentes, revenus et transferts du ménage.

L'administration des questionnaires et les contrôles des opérations ont nécessité l'élaboration de trois manuels d'instruction : un manuel pour l'enquêteur, un manuel pour le contrôleur et un manuel pour le superviseur.

II.5. ECHANTILLONAGE

L'échantillonnage de l'ELIM II s'est fait à deux degrés : l'unité primaire est la Section d'Enumération (SE) telle que définie au Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH) de 1998 et l'unité secondaire, le ménage. Deux strates (urbaine et rurale) divisent chaque région pour former l'échantillon. C'est avec une probabilité proportionnelle à la taille en ménages que les unités primaires ont été tirées.

Afin d'apporter plus de précisions aux données, les sections d'énumération avaient fait l'objet en milieu urbain comme en milieu rural d'une stratification selon le type de budget : grand budget (Strate 1) et petit budget (Strate 2). Une section d'énumération est qualifiée de grand budget si elle est constituée de ménages à grand budget et de petit budget dans le cas contraire. Cependant un ménage situé en milieu urbain (respectivement rural) est dit à grand budget si la variable indicatrice nommée FUR (respectivement FRU), qui lui est appliquée est supérieure ou égale à zéro.

Pour les ménages urbains :

FUR = (Taille du ménage*0,099) + (Sexe du CM*0,235) + (Niveau d'instruction du CM*0,627) - 1,915.

Pour les ménages ruraux :

FRU = (Taille du ménage*0,274) + (Sexe du CM*0,941) + (Niveau d'instruction du CM*0,681) - (Etat matrimonial*0,185) - 4,733.

Dans chaque SE, après stratification, les ménages sont classés par ordre de taille décroissante dans chaque strate (grand budget ou petit budget). Ensuite une sélection de dix (10) ménages est réalisée à partir des deux strates proportionnellement à leur taille en ménages. Et enfin, dans le souci d'introduire le hasard dans le tirage, la table des nombres aléatoires a été utilisée pour favoriser la sélection de six (6) unités statistiques sur les 10 tirées précédemment. L'échantillon final tiré à porter sur 750 unités primaires et 4500 ménages à raison de 6 ménages par unité primaire tirée. Toutes les sections d'énumération sélectionnées au premier degré ont pu être enquêtées à l'exception d'une seule dans la zone rurale de la région de Koulikoro. Au total, 4494 ménages ont été enquêtés avec succès, soit un taux de réponse de 99,9%.

II-6. FORMATION ET COLLECTE DES DONNÉES.

Pour mener à bien l'ELIM, la DNSI a eu à former 9 superviseurs, 36 contrôleurs et 10 agents de traitement. Cette formation a été faite en 2 étapes : la phase théorique s'est étalée du 27 avril au 7 mai 2006, suivie de l'enquête pilote du 10 au 19 mai 2006.La formation des 104 enquêteurs, compte à elle, s'est déroulée du 29 mai au 13 juin 2006. Cependant, la bonne maîtrise des techniques de remplissage et d'administration des questionnaires a été assurée par l'envoi sur le terrain de 6 enquêteurs et de 2 contrôleurs, entre le 10 et le 12 juin.

À la suite des formations théoriques et pratiques, 30 contrôleurs et 90 enquêteurs ont été enfin retenus. Mais, pour des raisons financières, le démarrage de l'enquête s'est déroulé en 2 phases : la première a concerné les régions situées en zone soudanienne (sa saison des pluies commence plus tôt qu'ailleurs sur l'étendue du territoire malien) ; la seconde a commencé le 7 août et a balayé les autres régions et le district de Bamako.

Pour avertir la population du passage des enquêteurs dans les ménages, des messages publicitaires sur la Radio Nationale, et sur les radios de proximité ont été diffusés ; par ailleurs des tee-shirts ont été également distribués au personnel de l'enquête.

II-7. EXPLOITATION DES DONNÉES.

La vérification est la première des 4 étapes de l'exploitation des données d'ELIM. En effet, elle a consisté en un contrôle de cohérence des données. La deuxième étape concerne la saisie et l'édition des données ; elle a été effective grâce à l'utilisation de la méthodologie TELEFORM, laquelle méthodologie, a été développée par des donateurs et institutions tels que la Banque Mondiale, le BIT, l'UNICEF et le PNUD. La saisie et l'édition proprement dites, ont été réalisées par des agents contractuels, sous l'encadrement de la DNSI, au moyen de dix micro-ordinateurs.

Comme troisième étape de l'exploitation, l'apurement des données a été complété sur le logiciel SPSS. Et enfin, la tabulation que l'on peut définir comme le développement et l'exploitation des programmes destinés à fournir les tableaux de base nécessaires à la conduite des analyses, a été développée en partie sur le logiciel TELEFORM et le reste sur le logiciel SPSS. À titre d'information, la méthodologie TELEFORM utilise la lecture optique pour le traitement rapide des données et la publication des résultats.

CHAPITRE III : ALPHABÉTISME AU MALI

III.1. INTRODUCTION

Il est question dans cette partie de l'étude de répondre aux interrogations posées à l'introduction générale. Dans un premier temps, nous ferons une revue de la littérature sur le concept de l'alphabétisme, après quoi, nous proposerons une analyse bivariée entre les capacités linguistiques des enquêtés et une série de cinq variables dont nous soupçonnons des dépendances avec l'alphabétisme. Un peu plus loin, nous essayerons de caractériser les populations maliennes de plus de 15 ans par rapport à l'alphabétisme, en réalisant une ACM entre quelques caractéristiques liées à l'occupation et une seconde ACM sur base des caractéristiques économiques (activité principale, mode de rémunération, catégorie socioprofessionnelle, etc.).

Nous signalons qu'une personne a de bonnes capacités linguistiques s'il sait lire et écrire correctement et le contraire sinon, et que la base de données sur laquelle se repose l'étude est celle de l'ELIM II.

III.2 DÉFINITIONS DE L'ALPHABÉTISME

L'alphabétisme10(*), souvent opposé à tort à l'illettrisme, admet plusieurs mesures qui varient selon la situation géographique, mais surtout selon l'aspiration des autorités et organismes opérant dans le domaine, ou suite à la disponibilité des moyens. Par ailleurs, la définition que donne l'UNESCO (organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture) sur l'alphabétisme n'est pas la même que celle qui est faite dans l'encyclopédie canadienne. Le tout se passe comme si le concept subissait des effets spatiotemporels.

De plus, comparer les taux d'alphabétisation d'un pays à l'autre relève d'un véritable algorithme et peut selon toute vraisemblance s'entacher de beaucoup d'incohérences. En effet la probabilité qu'une personne considérée comme alphabète au Mali, ne le soit pas en Namibie est certainement très élevée, compte tenu des considérations qui sont attachées au concept, mais aussi des différences de structures des populations mises en jeu.

Selon l'encyclopédie canadienne, l'alphabétisme se définit à la fois comme la capacité de lire et d'écrire son propre nom, et celle de lire et de comprendre des articles de journaux, de revues ou d'encyclopédies, dont le niveau de sophistication dépasse souvent le niveau moyen d'une dixième année scolaire.

De nos jours, on peut facilement comprendre qu'être alphabète nécessite au moins d'atteindre le niveau secondaire (pour ceux qui ne sont pas passé par les centres d'alphabétisation). Par ailleurs les organismes comme l'UNESCO11(*) considèrent que, dans une société industrielle, est totalement analphabète une personne dont le niveau d'études est inférieur à une cinquième (5e) année de scolarité primaire. Ici également, le problème qui s'oppose, résulte de la différence fonctionnelle qui existe entre les différents systèmes éducatifs.

Dès lors, il apparaît que la scolarité est un facteur inadéquat et indirect pour mesurer l'alphabétisme, car il n'est pas interdit qu'un élève de sixième (6e) année d'enseignement primaire présente des capacités linguistiques moindres que celles d'un élève de quatrième (4e) année. Cependant, il est évident que l'aptitude à la lecture et à l'écriture fait appel à l'implication de trois (03) facteurs importants qui sont la capacité à raisonner, la maîtrise de la langue et la connaissance du code alphabétique.

En effet, le facteur comme la maîtrise de la langue s'impose car une grande partie du langage est composée de connaissances codées. Pour être précis, au fur et à mesure que le champ de connaissances s'élargit, le langage nécessaire pour le décrire devrait s'étendre également, ainsi les personnes peuvent devenir relativement analphabètes par ce qu'elles ne sont pas au courant de nouvelles connaissances.

De plus, actuellement, on parle quelques fois d' «alphabétisme visuel » et « alphabétisme informatique » pour parler familièrement de l'aptitude à la manipulation et à la description des objets tels que les panonceaux pharmaceutiques, les panneaux de circulation routière et les ordinateurs.

À coté de l'alphabétisme tout court, on définit l'alphabétisme fonctionnel. En effet, selon la littérature, tout le monde s'accorde à la définition selon laquelle : l'analphabétisme est l'incapacité complète à lire et à écrire, le plus souvent par manque d'apprentissage. Par contre est analphabète fonctionnel, celui qui a moins de quatre années d'étude et qui est capable seulement de comprendre un texte court d'une seule phrase. Ici le sens de l'expression « texte court » pourrait poser problème et ne doit nullement être traduit, comme en français, par une phrase simple.

Un exemple imposant de l'évolution du concept est celui de la vision que l'UNESCO a eu de l'alphabétisme en moins d'un demi-siècle. En 1959, `UNESCO donnait la définition suivante de l'analphabétisme : «  un analphabète est une personne ne sachant ni lire ni écrire, en le comprenant, un texte simple en rapport avec sa vie quotidienne quelque soit le parcours scolaire de la personne ». Aujourd'hui, la définition de l'UNESCO est plus complexe : elle veut que l'individu puisse participer à la société dans laquelle il vit et déchiffre son environnement.

L'alphabétisme apparaît alors comme un droit en soi et le moyen d'exercer d'autres droits, d'acquérir des connaissances et compétences de base dont chacun a besoin dans un monde en rapide évolution.

Si l'on conçoit l'alphabétisme comme l'ensemble de compétences nécessaires à la lecture et à l'écriture, la question de la langue d'apprentissage de la lecture et de l'écriture devient primordiale.

III.3. MESURE DE L'ALPHABETISME AU MALI.

Le Mali adopte la définition de l'UNESCO sur l'alphabétisme, mais ce sont les méthodes de mesure qui diffèrent souvent. Aussi, une bonne méthodologie voudrait que les individus interrogés sur les capacités linguistiques, passent des tests relativement simples de lecture ou d'écriture se rapportant à leur vie quotidienne et leur voisinage immédiat. C'est d'ailleurs cette méthodologie qui est utilisée dans la perception de l'alphabétisme, dans le cadre de la quatrième édition de l'enquête démographique et de santé au Mali (EDSM IV).

Cependant, certainement par manque de moyens financiers et de temps, l'ELIM II se propose de collecter l'information sur l'alphabétisme en posant la question suivante à l'enquêté (membre de ménage âgé de 15 ans et plus) : Saviez-vous lire ou écrire dans une langue quelconque? La réponse de l'enquêté est ainsi enregistrée dans le questionnaire. Cette méthode qui se base essentiellement sur la confiance que les enquêteurs accordent à l'enquêté, parait de toute évidence très problématique, car l'analphabétisme à défaut d'être le résultat d'un droit non acquis peut être perçu par certains comme un acte de faiblesse (complexe d'infériorité).

Par ailleurs, sont résumés dans le Rapport d'ELIM 2006, page 46, les résultats suivants : 26,2% de la population malienne de 15 ans et plus sont alphabétisés, dont 47,2% pour le milieu urbain contre 15,2% pour le milieu rural. Bamako qui est la capitale enregistre le taux le plus élevé (52%) et s'oppose à Kayes qui n'en enregistre que 19,2%. Le taux d'alphabétisation des femmes s'élève à 18,2%, nettement inférieur à celui des hommes qui s'établit autour de 34,9% (voir le tableau 3.1 en Annexes A).

Ces proportions semblent tout à fait faibles si l'on tient compte du nombre de langues parlées au Mali. À ce niveau, les questions sur l'âge, le milieu d'habitat, le genre et de la langue ne se posent plus, ce qui nous pousse à s'intéresser à la portée économique de notre étude, et cela à travers la structure de dépendance qui pourrait exister entre les capacités linguistiques et les activités principales des enquêtés de plus de 15 ans.

III.3.1. Structure de dépendance entre les capacités linguistiques et les activités principales.

Nous cherchons, dans cette section, à répondre à la question suivante : Y a t il une structure de dépendance entre les capacités linguistiques et les activités principales des sujets enquêtés pendant l'ELIM II? La réponse à cette question pourra permettre aux opérateurs du milieu des centres d'alphabétisation de mieux cibler leurs actions et atteindre plus facilement leurs objectifs. L'activité principale dont il est sujet ici, concerne l'activité qui rapporte le plus en termes de revenu. En effet cette situation met en compétition deux variables qualitatives ventilées chacune comme suit :

· Dans la base de travail, les capacités linguistiques sont représentées par la variable « Ling » qui enregistre les réponses à la question : saviez vous lire et écrire dans une quelconque langue ? Bien évidement deux modalités sont rencontrées ici, à savoir : Oui = 1et Non = 2 ;

· Compte à elle, les activités principales des enquêtés sont enregistrées dans la variable « act_prin » et éclatées comme suit : 1 = Agriculture/Chasse /Cueillette/Exploitation forestière; 2 = pêche/élevage; 3 = industrie/transformation ; 4 = Construction; 5 = Transport ; 6 = Communication ; 7 = Commerce/Vente; 8 = Administration ; 9 = Education/Santé ; 10=Autres services.

Cependant, avant de se lancer dans la recherche de la dépendance entre les variables citées ci-haut, il serait intéressant d'aller voir la situation des populations maliennes de plus de 15 ans face à l'insertion sociale.

III.3.1.1. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et la fréquentation de l'école.

A ce propos, la lecture du tableau 3.2 en Annexes A, relatif au croisement entre les capacités linguistiques et le fait d'avoir été à l'école, nous relève que sur 21281 individus enquêtés, 13 ont refusé de se prononcer sur la question « savez vous lire et écrire dans une langue quelconque ? » contre seulement 2, à la question « avez-vous été à l'école ? ». La moitié des personnes qui ont refusé de répondre à la première question, ont déjà été à l'école. Cependant, sur 5938 personnes ayant répondu « Oui » à la question sur les capacités linguistiques, 594 n'ont pas été à l'école, ce qui représente environ 2,8% de l'ensemble de l'échantillon concerné.

Toujours, selon ce tableau, sur 15330 personnes reconnaissant ne sachant pas lire et écrire, 463 ont été tout de même à l'école ; ce qui représente 2,17% de l'ensemble. De plus, 72% des personnes de plus de 15 ans, reconnaissent ne pas savoir lire et écrire dans n'importe quelle langue. Simple coïncidence ou parfaite corrélation, 72% de l'échantillon concerné n'ont jamais été à l'école.

L'analyse faite ci-haut, peut cacher certaines informations car elle se rapporte à une vue d'ensemble. Pour la peaufiner, nous nous proposons de visualiser les profils en lignes et en colonnes des variables en jeu. La visualisation du tableau 3.3 en Annexes A, relatif au profil de la variable « Ling » révèle que chez les personnes reconnues comme alphabètes, 10% n'ont pas été à l'école. Cela pourrait s'expliquer par les effets positifs des programmes menés par les centres d'alphabétisation ou tout simplement par le caractère autodidacte de certaines personnes. Ce même tableau, nous apporte l'information selon que 3% des analphabètes, reconnus comme tel, ont été à l'école. Cette dernière situation pourrait trouver ses fondements dans la qualité du système éducatif ou tout simplement par l'abandon de la pratique de la lecture et de l'exercice d'écriture à la fin des études.

Le décryptage du tableau 3.4 en Annexes A, nous renseigne sur la fréquentation scolaire selon les capacités linguistiques des enquêtés. En effet, il apparaît que chez les personnes qui ont été à l'école, 8% reconnaissent qu'ils ne savent ni lire ni écrire, ce qui est raisonnable, car la fréquentation scolaire telle que prise ici, ne nous renseigne pas sur le niveau d'études de l'individu. Sur ce même tableau, on voit bien que presque la totalité des individus qui n'ont pas été à l'école sont analphabètes.

Le graphique suivant ne vient que confirmer, avec une approche visuelle, les résultats décrits ci- haut. Sur ce graphique, on peut facilement constater que chez les analphabètes, très peu ont été à l'école et le phénomène inverse chez les alphabètes. Sans toutefois disposer de beaucoup d'évidence, nous soupçonnons que le fait de ne pas fréquenter l'école est une cause de marque de l'analphabétisme au Mali.

Figure 3.1 : Représentation des capacités linguistiques selon la fréquentation de l'école

Source : ELIM II/DNSI.

III.3.1.2. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et la situation face à l'emploi.

Fort du faible niveau de scolarisation de la majorité des unités statistiques observées ci haut, nous voudrions bien examiné la situation de ces dernières vis-à-vis de l'emploi. Cependant, n'ayant trouvé aucun moyen efficace pour évaluer l'emploi en générale par rapport aux capacités linguistiques, nous nous proposons de voir du coté de ceux qui n'ont pas travaillé au cours des 7 (sept) derniers jours ayant précédé le passage des enquêteurs. En effet, à cette dernière catégorie d'individus, il a été posé la question suivante : Bien que (NOM) n'ait pas travaillé au cours des 7 derniers jours, a-t-il un emploi ? De ce fait deux possibilités de réponse revenaient à l'enquêté, à savoir dire `'Oui'' ou `'Non''.

En lisant le tableau 3.5 relatif au croisement des capacités linguistiques et l'emploi, on peut facilement se rendre compte que sur 6879 individus n'ayant pas travaillé au cours de la semaine précédant l'enquête (ce qui représente environ un tiers des populations échantillonnées de plus de 15 ans), 6548 n'ont pas un emploi (soit 95,2% des concernés) et 4 ont renoncé de se prononcer sur leurs capacités linguistiques.

Toujours selon ce tableau, sur les 6879 unités statistiques n'ayant pas travaillé au cours de la semaine d'avant le passage de l'enquête, il y' a tout de même 228 analphabètes qui ont un emploi (soit 3,3% de l'ensemble) contre seulement 103 alphabètes (ce qui représente 1,5% de l'ensemble).

Ces informations, quelque peu confuses, ne traduisent pas l'entièreté de la situation dans l'emploi des deux groupes ; car il s'agit uniquement des personnes qui n'ont pas travaillé une semaine avant l'enquête. Un raisonnement qui s'appuie sur la probabilité d'être employé désoeuvré sachant les capacités linguistiques de l'individu et que l'intéressé n'a pas travaillé au cours de la semaine précédant l'enquête, serait plus intéressant et enrichissant. Ainsi, il ressort de la lecture de la figure suivante et surtout de la crédibilité des enquêtés, qu'au Mali et plus précisément chez les personnes qui n'ont pas travaillé au cours de la dernière semaine, qu'il y'ait plus de chance de trouver des employés désoeuvrés chez les analphabètes que chez les alphabètes (respectivement 5,5% contre 3,8%).

Bien que cet écart en terme de probabilité soit relativement faible entre les deux groupes, l'information à retenir, est que chez les personnes employés désoeuvrés, il y'a plus d'analphabètes (228 sur 331) que d'alphabètes (voir tableau 3.5 en Annexes A).

Figure 3.2 : Proportion d'employés désoeuvrés selon les capacités linguistiques et l'inoccupation.

Source: ELIM II/DNSI.

Suite à cette illustration et à tout ce qui a été dit, une explication peut etre plausible, certainement que les personnes analphabètes opèrent le plus dans des milieux où l'emploi est saisonnier ou encore que set écart ne serait pas significatif et ne serait expliquable qu'à partir des fluctuations d'echantillonnage.

III.3.1.3. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et l'activité principale.

Selon les résultats du Tableau 3.6 en Annexes A, sur une étendue de 14.880 individus reconnus comme actifs occupés ou encore ayant travaillé au moins une heure pendant la semaine précédant l'enquête, 15 ont refusé de se prononcer sur leurs activités principales, contre 9 pour la question sur les capacités linguistiques. La lecture du dit tableau, montre que 9823 enquêtés opèrent principalement dans les domaines de l'agriculture, la chasse, la cueillette et l'exploitation forestière, ce qui représente 66% des actifs occupés; repartis de la manière suivante: 8560 analphabètes (soit 57,5% des actifs occupés) contre 1256 alphabètes.

On peut encore remarquer que sur l'ensemble des personnes actives occupées, 11.514 sont analphabètes, ce qui représente 77,4% de l'ensemble, et que sur 2190 personnes opérant dans les domaines des ventes et du commerce, 1540 sont analphabètes, ce qui représente 10% des actifs occupés.

Par ailleurs, la lecture du tableau 3.10 relatif à la ventilation des capacités linguistiques par l'activité principale de l'individu montre que les alphabètes et les analphabètes opèrent principalement et majoritairement dans le domaine de l'agriculture, la chasse, la cueillette et l'exploitation forestière en proportions suivantes : 37,4% pour les premiers et 74,3% pour les derniers. Chez les alphabètes, 19,4% des actifs occupés travaillent principalement dans le domaine du commerce et des ventes et contre seulement 12,5% dans l'administration et 8,5% dans l'éducation et la santé. Chez les analphabètes par contre, 13,4% seulement travaillent principalement dans le domaine du commerce et de la vente et que très peu opèrent dans la construction, l'administration, l'éducation et la santé.

La visualisation de la figure 3.3, relatif à la probabilité d'être analphabète sachant l'activité principale montre qu'il y' a plus de chance de trouver les analphabètes dans les domaines suivants : Agriculture/Chasse/Cueillette/Exploitation forestière, Pêche/Elevage et le Commerce/Vente.

Source: ELIM II/DNSI.

Pour apporter plus de confirmation aux résultats ci-haut, le tableau 3.7 en annexes A, relatif au test12(*) d'indépendance entre les capacités linguistiques et l'activité principale, présente une valeur de Khi-deux de Pearson de 3092,44, un degré de liberté situé à neuf (09) et une signification de l'ordre de 0,000 inférieure à 0,05 (valeur au dessous de laquelle l'hypothèse principale du test peut être rejetée). Ce qui veut dire, que nous avons une probabilité nulle de rejeter à tort l'hypothèse H0 (il y'a indépendance entre les capacités linguistiques et l'activité économique principale). Nous pouvons donc conclure que les capacités linguistiques ont une influence significative sur l'activité principale de l'individu, au seuil de 5%, vice versa.

III.3.2. Structure de dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.

Nous cherchons dans cette section de l'étude à répondre à la question suivante : Y a t il une structure de dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération des maliens ? En d'autres termes, la connaissance d'un mode de rémunération donné, nous permet-elle de statuer sur les capacités linguistiques de l'individu, et réciproquement? En effet, si l'on consent comme l'a dit John Maynard KEYNES que le niveau de l'emploi dépend du niveau global de la production et que cette dernière dépend elle-même de la demande effective, alors le mode de rémunération des activités économiques peut s'avérer d'une grande importance dans le cadre des politiques économiques et d'incitation à la consommation.

Cependant, nous pensons qu'avant de maîtriser le comportement des enquêtés en termes de mode de rémunération, une vue sur la catégorie socioprofessionnelle dans l'exercice de leurs activités parait recommandable et ne serait en aucun cas une folâtrerie.

III.3.2.1. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et la catégorie socioprofessionnelle dans l'emploi.

Sur un effectif de 14880 individus reconnus comme actifs occupés, 35 individus ne se sont pas prononcés sur leurs catégories socioprofessionnelles, contre seulement 9 individus pour la question relative aux capacités linguistiques (voir tableau 3.11).

Selon le même tableau, 6869 individus travaillent pour leur propre compte, ce qui reflète 46,2% de l'ensemble, suivi de 5886 individus qui travaillent comme aide familial (ce qui représente 39,6% de l'ensemble). Il parait clairement que la majorité des personnes qui travaillent pour leur propre compte et comme aide familial sont analphabètes, respectivement 5561 sur 6869 individus dans la première catégorie et 5097 sur 5886 individus dans la seconde.

La vue du tableau 3.9 relatif à la ventilation des capacités linguistiques par les catégories socioprofessionnelles laisse entrapercevoir que 19,7% des alphabètes actifs occupés sont des cadres contre la maudite proportion de 0,1% pour les analphabètes actifs occupés. Le même comportement est enregistré au niveau des employés et ouvriers (soient 19,7% pour les alphabètes contre seulement 5,1% pour les analphabètes).

La visualisation de la figure 3.4, vient éclaircir nos interrogations et révèle qu'il y a beaucoup de chance de trouver les analphabètes dans les catégories de l'aide familial (86,6%), du travail pour propre compte (81%) et du travail en qualité de manoeuvre (69,5%). Cette même figure montre que la probabilité de trouver un cadre analphabète est extrêmement faible (environ 0,015).

Source : ELIM II/DNSI

Les analyses faites jusqu'alors, ont été très riches en informations et cela pourrait être appuyé par la recherche proprement dite de la dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.

III.3.2.2. Analyse bivariée entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.

En lisant le tableau 3.13, relatif au croisement entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération, on peut facilement se rendre compte que sur les 14880 individus interrogés, 1342 individus ont des salaires fixés, ce qui symbolise environ 9% de l'ensemble. On peut aussi remarquer que 6134 individus actifs occupés ne sont pas rémunérés (environ 41% de l'ensemble).

La visualisation du tableau 3.12 montre que 26,7% des alphabètes ne sont pas rémunérés contre environ 45,4% des analphabètes. Il nous faut également remarquer le faible pourcentage des individus qui sont rémunérés par nature (0,8% pour les alphabètes contre 2,2% pour les analphabètes).

De plus, la figure 3.5, relative à la probabilité d'être analphabète sachant le mode de rémunération, révèle que les personnes payées en nature, par bénéfices/revenu indépendant ou qui ne sont pas du tout rémunérées, sont les plus concernées par l'analphabétisme (respectivement 90% ,81% et 85%).

Source : ELIM II/DNSI

Le test d'indépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération décrit en Annexes A dans le tableau 3.8, vient corroborer l'analyse faite ci haut. En effet, la lecture de ce tableau présente un Khi-2 de Pearson d'une valeur de 2292,94 ; 9 degrés de liberté et une signification de 0,000. La signification13(*) étant largement inférieur à 5%, nous pousse à statuer sur l'existence de dépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération des enquêtés.

Les analyses faites jusqu'alors sont essentiellement bivariées et concernaient spécifiquement les personnes actives occupées, cependant pour pousser la réflexion un peu plus loin, et donc par là, prendre en compte toute l'étendue des personnes enquêtées, nous nous proposons de faire une analyse en correspondances multiples des enquêtés en confrontant les capacités linguistiques et une pile de variables qualitatives. Le choix de ces variables est réalisé de façon intuitive.

III.3.3. Caractérisation de la population selon les capacités linguistiques.

III.3.3.1 : ACM: occupation des individus.

N'ayant pas la maîtrise du traitement des données manquantes, nous avons trouvé mieux de ne pas les supprimer de la base d'étude, extraite de l'ELIM II et qui comprend 21281 individus âgés de plus de 15 ans. C'est dans ce souci que nous avons maintenu sur certaines variables, la modalité « réponses manquantes » et avons laissé le soin au logiciel de traitement SPAD 4.0 de ventiler les occurrences de variables dont le pourcentage serait inferieur à 2%. A titre illustratif, nous présentons ci-dessous les variables nominales actives et leurs modalités avant apurement. Ces variables sont en nombre de 10 et reparties sur 48 modalités.

Tableau3.14 : variables actives et modalités avant apurement.

Variables

Nombre de modalités

Milieu d'habitat

2

Sexe de l'individu

2

Lien avec le chef de ménage

9

Capacités linguistiques

3

Fréquentation scolaire

3

A travaillé au cours des 7 derniers jours

3

Niveau d'instruction

6

Situation face à l'emploi

5

Groupe socioéconomique

11

Classe d'âge

4

Source : ELIM II/DNSI.

Dans tout le long de cette partie, nous désignerons par J, le nombre de modalités actives et par P, celui des variables actives.

La lecture du tableau 3.15 en annexes B, montre que 12 modalités ont été éliminées car le nombre de modalités est passé de 48 à 36. Cependant plus d'éclaircis sont amenés par le tableau 3.16 (Annexes B), car selon les résultats du tri-à-plat des questions actives, la totalité des réponses manquantes ont été ventilées automatiquement. De plus, la modalité « supérieur » de la variable niveau d'instruction, la modalité « chômeurs » de la situation face à l'emploi, les modalités « transporteur », « chômeur », « retraité »,  de la variable groupe socioéconomique ont été ventilées. Prenons par exemple la variable `capacités linguistiques', on peut facilement remarquer que les 13 réponses manquantes ont été reparties aléatoirement de la façon suivante : 6 observations vers les alphabètes et 7 autres vers les analphabètes.

III.3.3.1.1. Nombre d'axes à retenir

En ACM14(*), la somme des valeurs propres15(*) est donnée par le rapport  I = (J-P)/P, avec I, l'inertie totale16(*) de l'ensemble des données, alors que le nombre de valeurs propres s'établit à partir de la différence suivante : J-P. C'est ainsi que nous obtenons 26 valeurs propres de somme égale à 2,6.

Le tableau 3.17 (voir Annexes B), donnant l'histogramme des valeurs propres peut nous aider à décider du nombre d'axes factoriels sur lesquels seront faites les interprétations. En effet, la lecture de ce tableau montre que la décroissance des valeurs propres n'est pas régulière. De même, l'histogramme des valeurs propres laisse entrevoir un fort décalage entre la 4e et la 5e valeur propre (pourcentage respectif de 6,5% et 4,68%).

On peut tout aussi constater que le premier axe n'explique que 15,34% de l'information contenue dans l'ensemble des données, suivi du deuxième axe qui ne s'arrête compte à lui qu'à 10,61%. Le cumul de la variance expliquée par les deux premiers axes s'établit autour de 25%. Or, en analyse des données, il est conseillé d'utiliser en général au moins la moitié de la variance totale, donc environ les 7 premiers axes dans notre cas.

Le choix de 7 premiers axes factoriels pose problème dans le cadre de l'interprétation et reviendra très lourd, dans la mesure où beaucoup d'axes (à partir du 4e) n'expliquent individuellement que moins de 4% de l'inertie totale. C'est ainsi que nous nous proposons d'arrêter l'interprétation sur les 2 premiers axes factoriels, ce qui est d'ailleurs acceptable dans le cadre d'une ACM.

III.3.3.1.2. Interprétation des coordonnées, contributions et cosinus carrés.

Avant de se donner à l'interprétation de ces concepts, il serait judicieux d'en présenter quelques aspects. En effet, en analyse des données, le terme `coordonnée' d'une modalité fait appel à son poids relatif et à sa distance à l'origine17(*). Le poids relatif d'une modalité étant le rapport entre le nombre d'individus ayant (ou présentant) la modalité sur l'ensemble des personnes interrogées ; alors que la distance à l'origine permet d'avoir une idée sur le caractère périphérique de certains points (individus ou variables) par rapport à l'origine. Plus cette dernière est éloignée de zéro (0), plus la modalité est rare.

La contribution d'une modalité compte à elle, décrit la part de chaque modalité dans la formation de l'inertie totale de l'axe correspondant. Pour finir, le cosinus carré traduit la qualité de représentation d'une modalité. On dit que la représentation est bonne lorsque le cosinus carré s'approche de l'unité.

Maintenant, nous pouvons nous intéresser à la visualisation du tableau 3.18 en annexes B. Ce tableau montre qu'il y'a bel et bien 10 variables reparties en 26 modalités, cependant si chaque modalité apporte la même part à la formation de l'inertie totale d'un axe donné, cette part serait de 3,8% (soit 1/J). Sur ce, seules les modalités dont la part est supérieur à ce pourcentage d'inertie théorique moyenne sont à considérer pour l'interprétation des axes.

Cependant, sur les 21281 individus interrogés au Mali, lors de l'ELIM II, l'individu moyen (ordinaire) semble être une personne vivant en milieu rural (P.REL=6,7 et DISTO18(*) = 0,52), n'ayant pas été à l'école (P.REL = 7,27 et DISTO = 0,38), évidemment sans instruction, travaillant à plein temps (P.REL = 6,37 et DISTO = 0,52), âgé entre 15 et 30 ans et analphabètes (P.REL = 7,21 et DISTO = 0,39).

De même, sur l'étendue des enquêtés, très peu sont les personnes génitrices (père ou mère) des chefs de ménage (P.REL = 0,26 et DISTO = 36,87) ou n'avait aucun lien de parenté avec le chef de ménage (P.REL = 0,22 et DISTO = 43,52). En terme de situation face à l'emploi, il apparaît qu'une proportion relativement petite des enquêtés est sous-employée (P.REL = 0,43 et DISTO = 22,36). En matière de catégorie socioprofessionnelle, il est rare de trouver des individus rémunérés en qualité de salarié public (P.REL = 0,37 et DISTO = 25,97) ou de salarié du privé (P.REL = 0,39 et DISTO = 24,97) ou encore des élèves (P.REL = 0,76 et DISTO = 12,1).

Voici quelques règles retenues pour interpréter une modalité selon un axe donné :

· La contribution de la modalité à la formation de l'axe considéré doit être supérieure à 3,8% ;

· Le cosinus carré de la modalité sur l'axe correspondant doit être supérieur à 0,10 ;

· Si deux points sont proches du plan factoriel, alors la distance représentée sera une approximation de la distance réelle, mais si au moins un point est éloigné du plan de projections, alors la distance réelle peut être différente de celle représentée sur le plan.

· Deux modalités sont en opposition si leurs coordonnées sont situées de part et d'autre de l'origine par rapport à un axe donné.

III.3.3.1.2.1. Interprétation selon l'axe 1.

Sur l'axe 119(*), les modalités interprétables sont dans l'ordre d'apparition dans le tableau comme suit : alphabètes (avec une contribution de 12,7% et un cosinus de 0,70), analphabètes (4,9% et 0,7020(*) ), eco1-oui (13,7% et 0,75), eco2-non (5,1% et 0,75), non-t7 (4,5% et 0,28), fonda/cy2 (7,9% et 0,35), secondaire (3,9% et 0,17), inactifs (4,8% et 0,28), agri/élevage (4,6% et 0,35), élèves (9,3% et 0,40).

Nous retenons donc 6 variables pour l'interprétation sur l'axe1. Ces variables ont contribué de façon irrégulière à la formation de cet axe, à savoir le niveau d'instruction (avec une contribution de 19,4%), suivi de la fréquentation scolaire (18,8%), des capacités linguistiques (17,6%), du groupe socioéconomique (15,7%). Les variables qui suivent sont parmi celles qui ont modestement contribué, il s'agit de l'activité économique au cours des 7 derniers jours, puis de la situation face à l'emploi avec chacune, une contribution de 6,9%.

Si l'on s'appuie sur la lecture des coordonnées, on peut donc dire que selon les données recueillies pendant l'ELIM II, les alphabètes (coordonnée de -1,35) qui vivent en milieu urbain(coordonnée de -0,83), ayant fréquenté l'école(-1,42) ou étant encore élèves (-2,20), généralement de niveau fondamentale 2e cycle ou secondaire (-1,63), et qui n'ont pas travaillé au cours des 7 derniers jours avant l'enquête (-0,80) et donc inactifs (-0,80) s'opposent au groupe des analphabètes, qui bien évidemment n'ont jamais été à l'école (0,53) et qui ont pour groupe socioéconomique, l'agriculture et l'élevage.

III.3.3.1.2.2: Interprétation selon l'axe 2

Les modalités à interpréter sont au nombre de 9 (neuf) et reparties sur 5 variables. En effet, sont retenus les deux sexes : masculin (contribution de 6,3% et cosinus carré de 0,34) et féminin; le chef de ménage (4% et 0,14), oui-t7 (6,6% et 0,53), non-t7 (12,1% et 0,53), employé à plein temps (6,2% et 0,51), inactifs (14,1% et 0,57), ménagères (10,5% et 0,33) et les autres groupes socioéconomiques (4,4% et 0,15).

Parmi les variables retenues, voici celles qui ont le plus contribué à la formation de l'axe 2: les groupes socioéconomiques (contribution de 23%), la situation face à l'emploi (20,4%) et le travail au cours des 7 derniers jours (18,7%).

La lecture des coordonnées montre une opposition entre les deux groupes suivants : le premier groupe est constitué des hommes (coordonnée de 0,60), chef de ménage, ayant travaillé à plein temps au cours de la dernière semaine avant l'enquête, le second groupe par contre est constitué de femmes, ménagères, n'ayant pas travaillé au cours des 7 derniers jours et finalement inactives.

La figure 3.6 vient confirmer les proximités et dissemblances décrites ci-haut et nous apporte l'information supplémentaire selon que les personnes qui travaillent comme salarié privé sont en majorité des transporteurs21(*).

Figure 3.6 : Caractérisation des individus par rapport à certaines caractéristiques sociales

Source : ELIM II/DNSI.

L'ACM qui vient d'être réalisée prend en considération tous les enquêtés âgés de plus de 15 ans, choisis lors de l'ELIM II et balaie une dizaine de modalités relatives aux caractéristiques sociodémographiques et d'occupation des concernés. Cette analyse ne semble pas nous renseigner sur la situation dans l'activité des personnes qui ont travaillé au cours des 7 derniers jours pendant ne fusse qu'une heure. C'est donc pour cela, que nous nous proposons de faire une autre ACM et de ne retenir que cette dernière catégorie d'individus.

III.3.3.2. ACM : caractéristiques économiques des individus

Comme précédemment, nous désignerons le nombre de modalités actives par J et celui des variables par P. Les variables retenues et jugées utiles pour l'étude sont au nombre de 10 et reparties en 53 modalités comme suit :

Tableau 3.19 : Variables nominales actives (10 variables, 53 modalités)

Variables

Nombre de modalités

Milieu d'habitat

2

Sexe de l'individu

2

Capacités linguistiques

2

Catégorie socioprofessionnelle

7

Activité principale

10

Mode de rémunération

7

Niveau d'instruction

5

Pour qui travaille l'individu

7

Classe de la durée de l'exercice de l'activité

7

Classe d'âge

4

Source : ELIM II/DNSI.

Une fois de plus, le pourcentage de ventilation des modalités extrêmement rares est fixé à 2%. La base de travail contient 13815 individus éligibles, ce qui ramène le seuil de ventilation à environ 276 individus et fait passer le nombre de modalités de 53 à 37 après apurement (voir tableau 3.20 en Annexes B).

La lecture du tableau 3.21 apporte plus de lumière sur l'apurement des variables actives. En effet, on peut constater que dans les champs des catégories socioprofessionnelles, les occurrences ci-après ont été dispatchées : Manoeuvre, Patron, employeur ; Apprenti. De même, en qualité d'activité principale, les modalités comme la construction, le transport, la communication, l'éducation ou la santé ont été distribuées, alors qu'on sait combien ces activités sont importantes pour la croissance et le développement. Sur ce qui concerne la manière dont les individus sont rémunérés, on peut remarquer que très peu de personnes sont payées en nature (245 sur 13815), et moins encore par jour ou par heure de travail (133 personnes), puis après une commission (39 personnes).

Ce même tableau laisse entrapercevoir qu'une proportion négligeable de personnes opèrent dans les organisations internationales (6 sur 13815), suivie des entreprises publiques (107), des ONG (130), puis les personnels de maison.

III.3.3.2.1. Nombre d'axes à retenir

Le tableau 3.22 en annexes B présente 27 valeurs propres, ce qui correspond bien à J-P. Ces valeurs semblent amorcer une décroissance brusque entre le premier et le deuxième axe, puis épouser une allure quelque peu uniforme jusqu'au dernier.

Le premier axe contribue autour de 16% à la formation de l'inertie totale des observations, ensuite s'en suit le deuxième axe, qui en apporte environ 9%, ce qui se ramène à presque 25% de l'explication de la variance totale. À ce niveau de pourcentage, il est tout à fait permis, et voir même encouragé de retenir les 2 premiers axes pour l'interprétation des relations entre modalités de variables.

À l'encontre de toute attente, nous nous proposons de retenir le premier et le cinquième axe, car sur l'axe 2, notre variable d'intérêt qui est traduite ici par les capacités linguistiques ne contribue nullement à la formation de l'inertie, et aussi très faiblement sur les 2 axes adjacents (voir tableau 3.23).Toujours pour la raison précédente, nous n'interpréterons que les modalités dont la contribution relative à l'axe considéré est supérieure à 2%.

Le pourcentage d'inertie totale expliquée par les axes 1 et 5 s'établit à 21%, ce qui est également acceptable en ACM.

III.3.3.2.2 : Interprétation selon l'axe 1

Les variables qui ont le plus contribué à la formation de l'inertie sur l'axe 1 sont exposées dans l'ordre de mérite (en termes de pourcentage), comme suit22(*): le mode de rémunération (16,5%), la catégorie socioprofessionnelle (16,4%), Pour qui travaille l'individu (14,9%), l'activité principale (14,8%) et enfin le niveau d'instruction (13,5%). Cependant, celles qui ont moyennement participé sont en nombre de 2 : on note les capacités linguistiques (10,4%) et le milieu d'habitat (9,7%).

Sur les champs des variables qui viennent d'être citées, seules les modalités suivantes sont à interpréter, en considération de leur contribution (au delà de 2%) et de leur qualité de représentation (cosinus carré supérieur à 0,1) : urbain (7,2% et 0,41), alphabètes (8,1% et 0,44), analphabètes (2,3% et 0,44), cadre, employé/ouvrier, aide familial, Agriculture/chasse/cueillette/exploitation forestière, administration, salaire fixé, n'est pas rémunéré, secondaire, sans instruction, administration publique et enfin grande entreprise privée.

La prise en compte des coordonnées respectives des modalités interprétables laisse entrevoir deux groupes d'individus en opposition :

· Le premier est tel que les alphabètes (coordonnée de 1,25) qui vivent en milieu urbain (1,1), sont soit des cadres (2,99) soit des employés/ouvriers (1,80), travaillent principalement dans l'administration publique (2,97) et dans de grandes entreprises privées (1,72), ont des salaires fixés (2,43) et sont minoritairement de niveau secondaire (2,82).

· Le deuxième groupe est composé d'analphabètes (-0,36) qui vivent en milieu rural (-0,38), travaillent comme aides familiaux (-0,43), et principalement dans le domaine de l'agriculture, la chasse, la cueillette et l'exploitation forestière (-0,42), donc ne sont évidemment pas rémunéré (-0,43) et sans instruction (-0,33).

III. 3.3.2.3 : Interprétation selon l'axe 5

Sur l'axe 5, les variables (modalités) suivantes sont retenues : sexe (masculin et féminin), capacités linguistiques (alphabètes et analphabètes), niveau d'instruction (fondamental 1er cycle et sans instruction), classe de durée dans l'exercice du travail (durée de l'exercice de l'activité située entre 21 et 40 années), puis enfin la classe d'âge (les personnes âgées de 31 à 45 ans et celles âgées de 61 et plus).

La lecture des coordonnées met en contraste deux groupes d'individus :

· Les alphabètes de sexe masculin, de niveau fondamental 1er cycle et âgé de plus de 61 ans ;

· Les analphabètes de sexe féminin, évidemment sans niveau d'instruction, dont l'âge est compris entre 31 et 45 ans, travaillant depuis plus de 21 ans et moins de 40 ans.

Cependant de façon générale, chez les individus ayant travaillé ne fusse qu'une heure pendant la dernière semaine précédant l'enquête, c'est-à-dire sur environ 13815 individus âgés de plus de 15 ans, l'individu moyen, ordinaire (celui qui n'attire pas l'attention) semble être analphabète (P.REL de 7,79 et DISTO de 0,28), travaillant principalement dans le domaine de l'agriculture, la chasse, la cueillette et l'exploitation forestière(6,74 et 0,48),et dans une micro entreprise privée(9,19 et 0,09).

Par contre, les individus rares ou exceptionnels semblent présenter les traits suivants : âgés de plus de 61, travaillant depuis plus de 41 ans ou depuis moins de 2 ans, travaillant dans l'administration publique ou dans de grandes entreprises privées. À coté de ces qualités rarissimes, on peut ajouter les personnes qui travaillent principalement dans l'industrie ou dans la transformation, ou encore la pêche et l'élevage (P.REL de 0,36 et DISTO de 26,41).

La figure suivante vient illustrer les associations qui existent entre les différentes modalités de variables actives.

Figure 3.7 : caractérisation des individus par rapport à certaines variables économiques

Source : ELIM II/DNSI

Les modalités situées de part et d'autres de l'origine (sur l'axe horizontal) sont en opposition, cependant il semble avoir une nuance entre celles colorées en bleu et en jaune situées du même coté (cadran droit).

III.4. LIMITES DE L'ETUDE.

Il n'est pas évident de produire un tel document sans être confronté aux difficultés et cela malgré toute la bonne volonté et l'assistance aménagées par nos encadreurs. En effet, nous avons constaté qu'environ 40% des personnes actives ne sont pas rémunérées et la majorité d'entre elles sont analphabètes (5232 sur 6134).

Nous aurions pu expliquer cette situation, si nous disposions des informations sur les revenus des personnes actives ou de plus amples connaissances sur les méthodes de traitement des variables endogènes qualitatives (économétrie des variables qualitatives,). Nous pensons qu'une enquête mieux renseignée sur les revenus améliorerait largement la qualité de ce travail et dépasserait le caractère descriptif au moyen de la recherche de l'effet des capacités linguistiques sur les revenus (analyse de la variance) ou des facteurs qui expliquent la rémunération au Mali (modélisation logistique).

III.5. LES RECOMMANDATIONS

De façon plus large, il est souhaitable que la direction de l'ISSEA et ses partenaires inscrivent l'analyse des variables dépendantes qualitatives en 3e année du cycle IAS. Pour ce qui est de la DNSI, comme il l'a été souligné dans le cadre organique, elle a besoin du personnel, surtout des informaticiens. Car la direction semble être entièrement composée de statisticiens, en plus seulement 16 informaticiens travaillent alors que le personnel souhaité est estimé à 32 informaticiens.

Par ailleurs pour augmenter le taux d'alphabétisation au Mali, point de recettes magiques sinon que celles qui sont connues du grand public, à savoir la prolifération des écoles, la formation des enseignants, l'octroi des bourses d'études dès l'école fondamentale premier cycle, ou encore la mise sur pieds des programmes (sketch, long métrage, émissions et débats...) mettant en exergue les avantages d'une fréquentation scolaire au détriment de la main d'oeuvre abondante que constitue les enfants dans le cadre des activités lucratives de leurs parents.

Au-delà du souci d'octroi des bourses aux écoliers, un accent particulier, à titre prioritaire, doit être mis sur les programmes d'alphabétisation déjà présents. En effet, un fonds plus important doit être consacré à la lutte contre les mauvaises capacités de lecture. Il apparaît que les efforts consistants doivent être menés en milieu rural et dans le secteur agricole, car c'est dans ces deux classes de la société où il semble y avoir beaucoup plus d'analphabètes, si l'on fait l'hypothèse selon que l'analphabétisme des parents (ou des plus âgés) entraîne celui des enfants (ou des plus jeunes).

CONCLUSION GÉNÉRALE

Par rapport à tout ce qui vient d'être dit, que pouvons nous conclure? Nous avons eu la charge et l'honneur de traiter un sujet crucial qui est l'alphabétisme. Considéré comme un droit ou une nécessité pour certains, l'alphabétisme n'est que très peu répandu au Mali. Selon le rapport de la quatrième édition de l'EDSM, le taux d'alphabétisation des plus de 15 ans se situe autour de 28%.

Cette proportion a attiré notre attention et nous a poussés à étudier le comportement des alphabètes et des analphabètes face à l'activité économique. Nous voudrions ainsi voir quelles sont les chances et les opportunités qui se présentent aux uns et aux autres. Pour aboutir à cette fin, nous avons travaillé sur la base de la deuxième édition d'ELIM et nous nous sommes intéressés à la situation de 21815 personnes âgées de plus 15 ans. À ces dernières, nous avons appliqué une série d'analyses descriptives (bivariées et en correspondances multiples).

Les résultats montrent que chez les analphabètes, le fait d'être démunis de capacités linguistiques c'est-à-dire qu'ils ne savent ni lire ni écrire, ne les empêche pas pour autant d'être présents dans monde du travail. Ils sont cependant très peu représentés dans les domaines de l'administration (13% de l'ensemble) et dans celui de la santé/éducation (avec une proportion qui tourne autour de 5%). Ces comportements s'expliquent certainement par le fait que dans les domaines cités, la lecture et l'écriture occupent une place de choix ; tout laisse donc à croire que les fonctions occupées par les analphabètes sont celles de gardiens ou de chauffeurs du personnel (cadres).

Cependant, les analphabètes travaillent majoritairement dans les domaines de l'agriculture, la chasse, la pêche, l'exploitation forestière (où ils représentent environ 87% de l'ensemble), la chasse/élevage et le commerce/vente. Le tout se passe comme s'il y'a une sélection naturelle des individus selon leurs aptitudes face à la lecture et à l'écriture.

Ces inégalités sont encore plus visibles au niveau des catégories socioprofessionnelles, en effet la presque totalité des personnes qui travaillent en qualité d'aide familial sont des analphabètes (81,6% des aides familiaux). Ce comportement pourrait certainement s'expliquer par le fait que les analphabètes sont très disponibles (ils sont exemptés de contraintes scolaires) et donc plus disposés à travailler pour leurs parents et surtout à revenus nuls. Cette solidarité permet à ces derniers d'apprendre un métier et à bien gérer le temps.

De plus, la population malienne travaille à hauteur de 60% dans le domaine de l'agriculture, ce qui constitue une bonne chose, mais aucune nation au monde ne s'est développée avec l'agriculture uniquement, il a toujours fallu associer l'émancipation des mentalités (acquisition de connaissances universelles, apprentissage de langages les répandues pour la communication entre peuples...) et la multiplication des industries (Walt Whitman Rostow, les étapes de la croissance, un manifeste non communiste, 1960) et l' assurance à la population de services de base (accès à l'éducation, à la santé , à l'assainissement, à l'eau potable et à l'énergie).

Par ailleurs, le fait de disposer d'une population travaillant en partie importante à revenus nuls (cas des aides familiaux et apprentis) ou faibles, a certainement un impact négatif pour l'économie nationale, et constitue un obstacle à la hausse de la production. De plus, la plupart des connaissances universelles, scientifiques et littéraires sont écrites dans de langues comme le français ou l'anglais, il serait donc intéressant de la part du Gouvernement Malien de transcrire dans la mesure du possible ces connaissances en langues locales ou d'envoyer les populations à l'école.

Il est conseillé donc aux administrateurs maliens de bien vouloir faire de l'alphabétisation une priorité dans le cadre des politiques du développement, en bâtissant des écoles, en octroyant des bourses d'études à partir de l'école fondamentale 1er cycle (pour soutenir les familles les plus pauvres) et surtout de montrer à la population les avantages d'une fréquentation scolaire. En effet, de bonnes capacités linguistiques permettraient par exemple aux commerçants d'être plus rapides dans les échanges ou ventes des produits et services aux touristes étrangers, ils n'auront donc pas besoin d'interprètes. Dans le domaine de la santé, la maîtrise de langues faciliterait la connaissance de la posologie et donc des prises de médicaments. Dans le monde du travail et des affaires, l'alphabétisation pourrait réduire les accidents de travail causés par le manque du respect des consignes de sécurité par les analphabètes (a priori).

En refusant donc d'envoyer son enfant à l'école, un parent ne lui refuse pas que de bonnes capacités linguistiques, mais aussi la possibilité d'occuper plus tard un travail à revenu consistant et l'accès à de postes de grandes responsabilités (cadres par exemple) et le livre bien évidemment à s'occuper des activités précaires. Au point de vue national, c'est effectivement des facteurs qui motivent la croissance (la qualité de la main d'oeuvre, la créativité, la recherche...) auxquels l'Etat se prive car les dépenses de l'éducation comme l'a si bien dit Gary BECKER23(*) constituent un investissement que l'individu doit chercher à rentabiliser.

BIBLIOGRAPHIE

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Microsoft Encarta 2007

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire:Mali.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Economie:Mali.

http://fr.comptencesdebase.org/services/108/htm/compBaseEt.

www.statcan.ca, David A. Green et W. Craig Ridell, 2001, Les capacités de lecture et de calcul et la situation sur le marché du travail au Canada.

www.statcan.ca, J. Douglas WILLMS, 1997, Les capacités de lecture des jeunes canadiens, Centre atlantique de recherche en politique de l'éducation.

www.stancan.ca, Paul ROBERTS et Gail Fawcett, 1998, Personnes à risques : analyse socioéconomique de la santé et de l'alphabétisme chez les personnes âgées, Centres de statistiques internationales au conseil canadien de développement social.

Ordonnance N° 04-008/P-RM du 25 Mars 2004

Décret N°04-227/P-RM du 21 juin 2004

ANNEXES A : Résultats des analyses bivariées

Tableau 3.1 : Taux d'alphabétisation des 15ans et plus (en pourcentage)

 

Masculin

Féminin

Total

Milieu

Urbain

57,9

36,9

47,2

Rural

22,4

8,8

15,2

Région

Kayes

27,9

11,6

19,2

Koulikoro

30,6

16,1

23,2

Sikasso

31,4

16,7

23,8

Ségou

31

15,7

23

Mopti

34,4

15,1

24

Tombouctou

25,1

14,1

19,3

Gao

29,4

20,5

24,2

Kidal

32,6

17,8

25,6

Bamako

62,8

40,7

52

Total

34,9

18,2

26,2

Source : Rapport ELIM II.

Tableau 3.2 : Croisement entre les capacités linguistiques et le fait d'avoir été à l'école.

Fréquence absolue

Est déjà allé à l'école

Total

Pourcentage du total(%)

Oui

Non

Non déclaré

sait lire et écrire

Oui

5344

594

0

5938

25,11

2,79

0

27,9

Non

463

14865

2

15330

2,17

69,85

0,009

72,03

Non déclaré

7

6

0

13

0,032

0,028

0

0,06

Total

5814

15465

2

21281

27,32

72,67

0,0O9

100

Source : ELIM II/DNSI.

Tableau 3.3 : Ventilation des capacités linguistiques par

la fréquentation scolaire

Pourcentage en ligne(%)

Est déjà allé à l'école

Total

Oui

Non

Non déclaré

sait lire et écrire

Oui

89,99

10,01

0

100

Non

3,02

96,97

0,01

100

Non déclaré

53,85

46,15

0

100

Tableau 3.4 : Ventilation de la fréquentation Source : ELIM II scolaire selon les capacités linguistiques  

Pourcentage en colonne (%)

Est déjà allé à l'école ?

Oui

Non

Non déclaré

sait lire et écrire ?

Oui

91,9

3,8

0

Non

8

96,1

100

Non déclaré

0,1

0,1

0

Total

100

100

100

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.5 : Croisement entre les capacités linguistiques et l'emploi, chez les personnes qui n'ont pas travaillé au cours de la semaine précédant l'enquête.

Fréquence absolue

A-t-il un emploi ?

Total

Pourcentage du total (%)

Oui

 

Non

sait lire et écrire ?

Oui

103

 

2624

2727

1,5

 

38,1

39,6

Non

228

 

3920

4148

3,3

 

57,0

60,3

Non déclaré

0

 

4

4

0

 

0,1

0,1

Total

331

 

6548

6879

4,8

 

95,2

100

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.6 : Croisement entre les capacités linguistiques et l'activité principale.

Fréquence absolue

Sait lire et écrire ?

Total

Pourcentage du total(%)

Oui

Non

Non déclaré

Activité principale

Agriculture/Chasse/Cueillette/ Exploitation/Carrière

1256

8560

7

9823

8,4

57,7

0

66

Pêche/Elevage

47

362

0

409

0,3

2,4

0

2,7

Industrie/Transformation/Mines/Carrière

214

291

1

506

1,4

2

0

3,4

Construction

93

123

0

216

0,6

0,8

0

1,5

Transport

127

110

0

237

0,9

0,7

0

1,6

Communication

34

13

0

47

0,2

0,1

0

0,3

Commerce/Vente

650

1540

0

2190

4,4

10,3

0

14,7

Administration

427

68

0

495

2,9

0,5

0

3,3

Education/Santé

287

16

1

304

1,9

0,1

0

2

Autres services

219

419

0

638

1,5

2,8

0

4,3

Non déclaré

3

12

0

15

0

0,1

0

0,1

Total

3357

11514

9

14880

22,6

77,4

0

100

Source : ELIM II/DNSI.

Tableau 3.7 : Test d'indépendance entre les capacités linguistiques et l'activité principale.

 

Valeur

degré de liberté

signification asymptotique

Khi-deux de Pearson

3092,44

9

0,0000

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.8: Test d'indépendance entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.

 

Valeur

degré de liberté

signification asymptotique

Khi-deux de Pearson

2292,94

6

0,000

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.9 : Ventilation des capacités linguistiques par la catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale.

Pourcentage en colonne (%)

Sait lire et écrire ?

Oui

Non

Catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale

Cadre

12

0,1

Employé/Ouvrier

19,7

5,1

Manoeuvre

1,1

0,7

Patron/Employeur

2,7

0,8

Pour propre compte

38,9

48,3

Apprenti

2,2

0,6

Aide familial

23,4

44,3

Total

100

100

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.10 : Ventilation des capacités linguistiques par l'activité principale

Pourcentage en colonne(%)

Sait lire et écrire

Oui

Non

 

Activité principale

Agri/Cha/Cue/Exp/Car

37,4

74,3

 

Pêche/Elevage

1,4

3,1

 

Industrie/Transf/Mines

6,4

2,5

 

construction

2,8

1,1

 

Transport

3,8

1

 

Communication

1

0,1

 

Commerce

19,4

13,4

 

Administration

12,7

0,6

 

Education/Santé

8,5

0,1

 

Autres services

6,5

3,6

 

Non déclaré

0,1

0,1

 

Total

100

100

 

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.11 : Croisement entre les capacités linguistiques et la catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale

Fréquence absolue

Sait lire et écrire

Total

Pourcentage du total (%)

 

Oui

Non

Non déclaré

Catégorie socioprofessionnelle dans l'activité principale

Cadre

402

6

0

408

2,7

0

0

2,7

Employé/Ouvrier

661

585

1

1247

4,4

3,9

0

8,4

Manoeuvre

36

82

0

118

0,2

0,6

0

0,8

Patron/Employeur

89

89

0

178

0,6

0,6

0

1,2

Pour propre compte

1305

5561

3

6869

8,8

37,4

0

46,2

Apprenti

73

66

0

139

0,5

0,4

0

0,9

Aide familial

784

5097

5

5886

5,3

34,3

0,1

39,6

Non déclaré

7

28

0

35

0

0,2

0

0,2

Total

3357

11514

9

14880

22,6

77,4

0,1

100

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.12 : Ventilation des capacités linguistiques par le mode de rémunération de l'activité principale.

Pourcentage en colonne (%)

Sait lire et écrire

Oui

Non

Mode de rémunération de l'activité principale

Salaire fixé

29

3,2

Jour/heure de travail

1,4

0,9

A la tache

6,9

3,9

Commission

0,7

0,2

Bénéfices/revenu indépendant

34,5

43,9

En nature

0,8

2,2

N'est pas rémunéré

26,7

45,4

Total

100

100

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.13 : Croisement entre les capacités linguistiques et le mode de rémunération.

Fréquence absolue

Sait lire et écrire

Total

Pourcentage du total (%)

 

Oui

Non

Non déclaré

Mode de rémunération de l'activité

Salaire fixé

972

369

1

1342

6,5

2,5

0

9

Jour/heure de travail

47

100

0

147

0,3

0,7

0

1

A la tache

231

451

1

683

1,6

3

0

4,6

Commission

23

20

0

43

0,2

0,1

0

0,3

Bénéfices/revenu indépendant

1157

5056

1

6214

7,8

34

0

41,8

En nature

27

252

0

279

0,2

1,7

0

1,9

N'est pas rémunéré

897

5232

5

6134

6

35,2

0,1

41,2

Non déclaré

3

34

1

38

0

0,2

0

0,3

Total

3357

11514

9

14880

22,6

77,4

0,1

100

Source : ELIM II/DNSI

ANNEXES B : Résultats de l'Analyse en Correspondances Multiples.

Tableau 3.15 : APUREMENT DES MODALITES ACTIVES

SEUIL : 2.00 % POIDS: 425.62

 

 

 

AVANT APUREMENT : 10 QUESTIONS ACTIVES 48 MODALITES ASSOCIEES

APRES : 10 QUESTIONS ACTIVES 36 MODALITES ASSOCIEES

POIDS TOTAL DES INDIVIDUS ACTIFS : 21281.00

 

 

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.16 : TRI-A-PLAT DES QUESTIONS ACTIVES

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

MODALITES | AVANT APUREMENT | APRES APUREMENT

IDENT LIBELLE | EFF. POIDS | EFF. POIDS HISTOGRAMME DES POIDS RELATIFS

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

5. Milieu d'habitat

mil1 - Urbain | 7307 7307.00 | 7307 7307.00 *********************

mil2 - Rural |13974 13974.00 |13974 13974.00 ****************************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

6. sexe de l'individu

sex1 - Masculin |10300 10300.00 |10300 10300.00 ******************************

sex2 - Féminin |10981 10981.00 |10981 10981.00 *******************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

7. lien avec le chef de ménage

lie1 - lien cm | 4494 4494.00 | 4496 4496.00 *************

lie2 - conjoint | 5303 5303.00 | 5304 5304.00 ***************

lie3 - fils/fille | 5260 5260.00 | 5261 5261.00 ***************

lie4 - frère/soeur | 1531 1531.00 | 1532 1532.00 *****

lie5 - père/mère | 562 562.00 | 562 562.00 **

lie6 - bfils/bfille | 1267 1267.00 | 1269 1269.00 ****

lie7 - lie parents | 2378 2378.00 | 2379 2379.00 *******

lie8 - aucun lien de pare | 476 476.00 | 478 478.00 **

7_ - réponse manquante | 10 10.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

9. Capacités linguistiques

lin1 - alphabètes | 5938 5938.00 | 5944 5944.00 *****************

lin2 - analphabètes |15330 15330.00 |15337 15337.00 ********************************************

9_ - réponse manquante | 13 13.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

10. Fréquentation scolaire

eco1 - éco oui | 5814 5814.00 | 5815 5815.00 *****************

eco2 - éco non |15465 15465.00 |15466 15466.00 ********************************************

10_ - réponse manquante | 2 2.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

12. A travaillé au cours des 7 derniers jours

t7_1 - oui-t7 |13815 13815.00 |13818 13818.00 ***************************************

t7_2 - non-t7 | 7463 7463.00 | 7463 7463.00 **********************

12_ - réponse manquante | 3 3.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+------------------------------------------------------------

20. Niveau d'instruction

ins1 - fonda/Cy1 | 2089 2089.00 | 2189 2189.00 *******

ins2 - fonda/Cy2 | 2169 2169.00 | 2272 2272.00 *******

ins3 - secondaire | 1148 1148.00 | 1252 1252.00 ****

ins4 - supérieur | 403 403.00 | === VENTILEE ===

ins5 - sans inst |15470 15470.00 |15568 15568.00 ********************************************

20_ - réponse manquante | 2 2.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+------------------------------------------------------------

21. Situation face à l'emploi

sit1 - employé à plein temps |13766 13766.00 |13980 13980.00 ****************************************

sit2 - sous employé | 674 674.00 | 911 911.00 ***

sit3 - chômeurs | 411 411.00 | === VENTILEE ===

sit4 - Inactifs | 6166 6166.00 | 6390 6390.00 *******************

21_ - réponse manquante | 264 264.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

23. Groupe socioéconomique

gr1 - agri/élevage | 9786 9786.00 | 9919 9919.00 ****************************

gr2 - salaire public | 634 634.00 | 789 789.00 ***

gr3 - salarié privé | 695 695.00 | 822 822.00 ***

gr4 - commerçant | 2092 2092.00 | 2238 2238.00 *******

gr5 - transporteur | 234 234.00 | === VENTILEE ===

gr6 - chômeurs | 411 411.00 | === VENTILEE ===

gr7 - ménagères | 2063 2063.00 | 2217 2217.00 *******

gr8 - élèves | 1471 1471.00 | 1625 1625.00 *****

gr9 - retraité | 98 98.00 | === VENTILEE ===

gr10 - autres groupes | 3533 3533.00 | 3671 3671.00 ***********

23_ - réponse manquante | 264 264.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

37. Classe d'âge

cla1 - [15-45] |10841 10841.00 |10841 10841.00 *******************************

cla2 - [31-45] | 5593 5593.00 | 5593 5593.00 ****************

cla3 - [46-60] | 3220 3220.00 | 3220 3220.00 **********

cla4 - [61et plus] | 1627 1627.00 | 1627 1627.00 *****

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

Tableau 3.17 : HISTOGRAMME DES 26 PREMIERES VALEURS PROPRES

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| NUMERO | VALEUR | POURCENT.| POURCENT.| |

| | PROPRE | | CUMULE | |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| 1 | 0.4002 | 15.39 | 15.39 | ******************************************************************************** |

| 2 | 0.2810 | 10.81 | 26.20 | ********************************************************* |

| 3 | 0.1924 | 7.40 | 33.60 | *************************************** |

| 4 | 0.1696 | 6.52 | 40.12 | ********************************** |

| 5 | 0.1216 | 4.68 | 44.80 | ************************* |

| 6 | 0.1150 | 4.42 | 49.22 | *********************** |

| 7 | 0.1121 | 4.31 | 53.53 | *********************** |

| 8 | 0.1103 | 4.24 | 57.78 | *********************** |

| 9 | 0.1036 | 3.98 | 61.76 | ********************* |

| 10 | 0.1003 | 3.86 | 65.62 | ********************* |

| 11 | 0.0995 | 3.83 | 69.45 | ******************** |

| 12 | 0.0981 | 3.77 | 73.22 | ******************** |

| 13 | 0.0959 | 3.69 | 76.91 | ******************** |

| 14 | 0.0933 | 3.59 | 80.50 | ******************* |

| 15 | 0.0907 | 3.49 | 83.98 | ******************* |

| 16 | 0.0746 | 2.87 | 86.85 | *************** |

| 17 | 0.0736 | 2.83 | 89.68 | *************** |

| 18 | 0.0646 | 2.49 | 92.17 | ************* |

| 19 | 0.0512 | 1.97 | 94.14 | *********** |

| 20 | 0.0500 | 1.92 | 96.06 | ********** |

| 21 | 0.0321 | 1.24 | 97.30 | ******* |

| 22 | 0.0253 | 0.97 | 98.27 | ****** |

| 23 | 0.0188 | 0.72 | 99.00 | **** |

| 24 | 0.0156 | 0.60 | 99.60 | **** |

| 25 | 0.0093 | 0.36 | 99.96 | ** |

| 26 | 0.0012 | 0.04 | 100.00 | * |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.18 : LES RESULTATS SUR LES AXES 1 A 5

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| MODALITES | COORDONNEES | CONTRIBUTIONS | COSINUS CARRES |

|------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------|

| IDEN - LIBELLE P.REL DISTO | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 |

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| 5. Milieu d'habitat |

| mil1 - Urbain 3.43 1.91 | -0.83 -0.01 -0.13 -0.44 -0.12 | 5.9 0.0 0.3 4.0 0.4 | 0.36 0.00 0.01 0.10 0.01 |

| mil2 - Rural 6.57 0.52 | 0.43 0.01 0.07 0.23 0.06 | 3.1 0.0 0.2 2.1 0.2 | 0.36 0.00 0.01 0.10 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 9.0 0.0 0.5 6.0 0.7 +--------------------------+

| 6. Sexe de l'individu |

| sex1 - Masculin 4.84 1.07 | -0.14 0.60 -0.40 0.42 0.20 | 0.2 6.3 4.0 5.1 1.6 | 0.02 0.34 0.15 0.17 0.04 |

| sex2 - Féminin 5.16 0.94 | 0.13 -0.57 0.37 -0.39 -0.19 | 0.2 5.9 3.7 4.7 1.5 | 0.02 0.34 0.15 0.17 0.04 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 0.4 12.2 7.7 9.8 3.0 +--------------------------+

| 7. Lien avec le chef de ménage |

| lie1 - lien cm 2.11 3.73 | 0.16 0.73 -1.25 -0.24 0.37 | 0.1 4.0 17.1 0.7 2.4 | 0.01 0.14 0.42 0.02 0.04 |

| lie2 - conjoint 2.49 3.01 | 0.37 -0.59 0.44 -1.02 -0.13 | 0.9 3.1 2.5 15.3 0.4 | 0.05 0.12 0.06 0.35 0.01 |

| lie3 - fils/fille 2.47 3.05 | -0.52 0.31 0.48 0.85 0.00 | 1.7 0.9 3.0 10.4 0.0 | 0.09 0.03 0.08 0.23 0.00 |

| lie4 - frère/soeur 0.72 12.89 | -0.04 0.40 -0.08 0.41 -0.02 | 0.0 0.4 0.0 0.7 0.0 | 0.00 0.01 0.00 0.01 0.00 |

| lie5 - père/mère 0.26 36.87 | 0.28 -1.84 -2.58 0.72 -2.20 | 0.1 3.2 9.2 0.8 10.5 | 0.00 0.09 0.18 0.01 0.13 |

| lie6 - bfils/bfille 0.60 15.77 | 0.46 -0.46 1.08 -0.02 0.25 | 0.3 0.4 3.6 0.0 0.3 | 0.01 0.01 0.07 0.00 0.00 |

| lie7 - lie parents 1.12 7.95 | -0.26 -0.26 0.36 0.39 0.11 | 0.2 0.3 0.8 1.0 0.1 | 0.01 0.01 0.02 0.02 0.00 |

| lie8 - aucun lien de pare 0.22 43.52 | 0.04 -0.31 0.21 0.25 -0.52 | 0.0 0.1 0.1 0.1 0.5 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 3.2 12.4 36.1 29.1 14.2 +--------------------------+

|

9. Capacités linguistiques |

| lin1 - alphabètes 2.79 2.58 | -1.35 0.52 0.03 -0.16 -0.12 | 12.7 2.7 0.0 0.4 0.3 | 0.70 0.10 0.00 0.01 0.01 |

| lin2 - analphabètes 7.21 0.39 | 0.52 -0.20 -0.01 0.06 0.05 | 4.9 1.0 0.0 0.2 0.1 | 0.70 0.10 0.00 0.01 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 17.6 3.7 0.0 0.6 0.5 +--------------------------+

| 10. Fréquentation scolaire |

| eco1 - éco oui 2.73 2.66 | -1.42 0.52 0.08 -0.20 -0.25 | 13.7 2.6 0.1 0.6 1.4 | 0.75 0.10 0.00 0.01 0.02 |

| eco2 - éco non 7.27 0.38 | 0.53 -0.20 -0.03 0.07 0.09 | 5.1 1.0 0.0 0.2 0.5 | 0.75 0.10 0.00 0.01 0.02 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 18.8 3.6 0.1 0.9 1.9 +--------------------------+

| 12. A travaillé au cours des 7 derniers jours |

| t7_1 - oui-t7 6.49 0.54 | 0.39 0.53 0.11 -0.05 -0.11 | 2.4 6.6 0.4 0.1 0.6 | 0.28 0.53 0.02 0.00 0.02 |

| t7_2 - non-t7 3.51 1.85 | -0.72 -0.99 -0.20 0.09 0.20 | 4.5 12.1 0.7 0.2 1.1 | 0.28 0.53 0.02 0.00 0.02 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 6.9 18.7 1.1 0.2 1.7 +--------------------------+

| 20. Niveau d'instruction |

| ins1 - fonda/Cy1 1.03 8.72 | -1.01 0.55 0.21 -0.22 -1.39 | 2.6 1.1 0.2 0.3 16.3 | 0.12 0.03 0.01 0.01 0.22 |

| ins2 - fonda/Cy2 1.07 8.37 | -1.72 0.30 0.37 0.31 -0.10 | 7.9 0.3 0.8 0.6 0.1 | 0.35 0.01 0.02 0.01 0.00 |

| ins3 - secondaire 0.59 16.00 | -1.63 0.84 -0.62 -1.04 1.45 | 3.9 1.5 1.2 3.7 10.1 | 0.17 0.04 0.02 0.07 0.13 |

| ins5 - sans inst 7.32 0.37 | 0.52 -0.19 -0.03 0.07 0.09 | 5.0 0.9 0.0 0.2 0.5 | 0.75 0.10 0.00 0.01 0.02 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 19.4 3.8 2.2 4.8 27.0 +--------------------------+

| 21. Situation face à l'emploi |

| sit1 employé à plein temp 6.57 0.52 | 0.35 0.52 0.09 -0.06 -0.11 | 2.1 6.2 0.3 0.1 0.6 | 0.24 0.51 0.01 0.01 0.02 |

| sit2 sous employé 0.43 22.36 | 0.20 0.16 0.16 -0.01 0.05 | 0.0 0.0 0.1 0.0 0.0 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 |

| sit4 - Inactifs 3.00 2.33 | -0.80 -1.15 -0.22 0.14 0.23 | 4.8 14.1 0.7 0.3 1.3 | 0.28 0.57 0.02 0.01 0.02 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 6.9 20.4 1.0 0.5 1.9 +--------------------------+

| 23. Groupe socioéconomique |

| gr1 - agri/élevage 4.66 1.15 | 0.63 0.42 0.23 0.32 0.13 | 4.6 3.0 1.3 2.8 0.6 | 0.35 0.16 0.05 0.09 0.01 |

| gr2 - salaire public 0.37 25.97 | -1.08 1.53 -1.12 -1.96 1.74 | 1.1 3.1 2.4 8.4 9.2 | 0.04 0.09 0.05 0.15 0.12 |

| gr3 - salarié privé 0.39 24.89 | -0.39 0.95 -0.19 -0.30 -0.19 | 0.1 1.2 0.1 0.2 0.1 | 0.01 0.04 0.00 0.00 0.00 |

| gr4 - commerçant 1.05 8.51 | 0.07 0.43 0.26 -1.06 -1.54 | 0.0 0.7 0.4 7.0 20.5 | 0.00 0.02 0.01 0.13 0.28 |

| gr7 - ménagères 1.04 8.60 | -0.29 -1.69 0.60 -0.82 0.84 | 0.2 10.5 1.9 4.1 6.0 | 0.01 0.33 0.04 0.08 0.08 |

| gr8 - élèves 0.76 12.10 | -2.20 -0.19 0.56 0.91 0.46 | 9.3 0.1 1.3 3.7 1.3 | 0.40 0.00 0.03 0.07 0.02 |

| gr10 - autres groupes 1.73 4.80 | -0.28 -0.84 -1.12 0.36 -0.45 | 0.3 4.4 11.2 1.4 2.9 | 0.02 0.15 0.26 0.03 0.04 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 15.7 23.0 18.6 27.6 40.7 +--------------------------+

| 37. Classe d'âge |

| cla1 - [15-30] 5.09 0.96 | -0.27 -0.04 0.57 0.46 0.01 | 0.9 0.0 8.5 6.5 0.0 | 0.08 0.00 0.33 0.22 0.00 |

| cla2 - [31-45] 2.63 2.80 | 0.28 0.21 0.01 -0.80 -0.05 | 0.5 0.4 0.0 9.8 0.1 | 0.03 0.02 0.00 0.23 0.00 |

| cla3 - [46-60] 1.51 5.61 | 0.32 0.18 -0.82 -0.51 0.51 | 0.4 0.2 5.3 2.3 3.3 | 0.02 0.01 0.12 0.05 0.05 |

| cla4 - [61et plus] 0.76 12.08 | 0.19 -0.78 -2.18 0.65 -0.90 | 0.1 1.7 18.9 1.9 5.1 | 0.00 0.05 0.39 0.04 0.07 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 1.9 2.3 32.6 20.6 8.4 +----------------------

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.20 : Apurement des modalités actives

SEUIL : 2.00 % POIDS: 276.30

 

 

 

AVANT APUREMENT : 10 QUESTIONS ACTIVES 53 MODALITES ASSOCIEES

APRES : 10 QUESTIONS ACTIVES 37 MODALITES ASSOCIEES

POIDS TOTAL DES INDIVIDUS ACTIFS : 13815.00

 

 

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.21 : TRI-A-PLAT DES QUESTIONS ACTIVES

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

MODALITES | AVANT APUREMENT | APRES APUREMENT

IDENT LIBELLE | EFF. POIDS | EFF. POIDS HISTOGRAMME DES POIDS RELATIFS

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

2. Milieu de l'habitat

AB_1 - Urbain | 3546 3546.00 | 3546 3546.00 ****************

AB_2 - Rural |10269 10269.00 |10269 10269.00 *********************************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

3. sexe

AC_1 - Masculin | 7625 7625.00 | 7625 7625.00 **********************************

AC_2 - Féminin | 6190 6190.00 | 6190 6190.00 ***************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

4. Capacités linguistiques

AD_1 - alphabètes | 3057 3057.00 | 3057 3057.00 **************

AD_2 - analphabètes |10758 10758.00 |10758 10758.00 ***********************************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

5. catégorie socioprofessionnelle

AE_1 - Cadre | 373 373.00 | 474 474.00 ***

AE_2 - employé, ouvrier | 1145 1145.00 | 1224 1224.00 ******

AE_3 - Manoeuvre | 96 96.00 | === VENTILEE ===

AE_4 - Patron, employeur | 167 167.00 | === VENTILEE ===

AE_5 - Pour compte propre | 6321 6321.00 | 6423 6423.00 ****************************

AE_6 - Apprenti | 127 127.00 | === VENTILEE ===

AE_7 - Aide familial | 5586 5586.00 | 5694 5694.00 *************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

6. activité principale

AF_1 - Agri/Cha/Cue/exp | 9206 9206.00 | 9315 9315.00 *****************************************

AF_2 - Pêche/élevage | 387 387.00 | 504 504.00 ***

AF_3 - Industrie/Transforma | 458 458.00 | 604 604.00 ***

AF_4 - Construction | 192 192.00 | === VENTILEE ===

AF_5 - Transport | 229 229.00 | === VENTILEE ===

AF_6 - Communication | 42 42.00 | === VENTILEE ===

AF_7 - Commerce/Vente | 1973 1973.00 | 2095 2095.00 **********

AF_8 - Administration | 465 465.00 | 583 583.00 ***

AF_9 - Education/Santé | 267 267.00 | === VENTILEE ===

AF10 - Autres services | 596 596.00 | 714 714.00 ****

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

7. mode de rémunération

AG_1 - Salaire fixé | 1260 1260.00 | 1370 1370.00 ******

AG_2 - Jour/heure de travail | 133 133.00 | === VENTILEE ===

AG_3 - A la tache | 570 570.00 | 665 665.00 ***

AG_4 - Commission | 39 39.00 | === VENTILEE ===

AG_5 - Bénéfice, revenu ind | 5754 5754.00 | 5866 5866.00 **************************

AG_6 - En nature | 245 245.00 | === VENTILEE ===

AG_7 - N'est pas rémunéré | 5814 5814.00 | 5914 5914.00 **************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

8. Niveau d'instruction

AH_1 - Fondamental Cy1 | 1243 1243.00 | 1315 1315.00 ******

AH_2 - Fondamental Cy2 | 833 833.00 | 893 893.00 ****

AH_3 - Secondaire | 585 585.00 | 649 649.00 ***

AH_4 - Supérieur | 255 255.00 | === VENTILEE ===

AH_5 - Sans instruction |10899 10899.00 |10958 10958.00 ************************************************

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

9. Pour qui travaille l'individu

AI_1 - Administration publique | 548 548.00 | 677 677.00 ***

AI_2 - Entreprise publique | 107 107.00 | === VENTILEE ===

AI_3 - Grande E/se privée | 277 277.00 | 440 440.00 **

AI_4 - Micro E/se privée |12541 12541.00 |12698 12698.00 ********************************************************

AI_5 - ONG | 130 130.00 | === VENTILEE ===

AI_6 - Organisation interna | 6 6.00 | === VENTILEE ===

AI_7 - Personnel de maison | 206 206.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

10. Classe de durée dans l'exercice de l'activité(en années)

AJ_1 - travaillé -2 ans | 763 763.00 | 771 771.00 ****

AJ_2 - travaille 2 et 5 ans | 1698 1698.00 | 1709 1709.00 ********

AJ_3 - travaillé 6 et 10 | 3205 3205.00 | 3219 3219.00 **************

AJ_4 - travaillé 11 et 20 | 3702 3702.00 | 3712 3712.00 *****************

AJ_5 - travaillé 21 et 40 | 3297 3297.00 | 3311 3311.00 ***************

AJ_6 - travaillé de 41 et + | 1082 1082.00 | 1093 1093.00 *****

10_ - réponse manquante | 68 68.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

11. Classe d'âge

AK_1 - Agé entre 15 et 30 | 6577 6577.00 | 6577 6577.00 *****************************

AK_2 - Agé entre 31 et 45 | 4308 4308.00 | 4308 4308.00 *******************

AK_3 - Agé entre 46 et 60 | 2297 2297.00 | 2297 2297.00 **********

AK_4 - Agé de 61 et + | 633 633.00 | 633 633.00 ***

----------------------------+-----------------+-----------------------------------------------------------------------------------

Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.22 : HISTOGRAMME DES 27 PREMIERES VALEURS PROPRES

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| NUMERO | VALEUR | POURCENT.| POURCENT.| |

| | PROPRE | | CUMULE | |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| 1 | 0.4259 | 15.78 | 15.78 |******************************************************************************** |

| 2 | 0.2445 | 9.06 | 24.83 | ********************************************** |

| 3 | 0.1912 | 7.08 | 31.91 | ************************************ |

| 4 | 0.1520 | 5.63 | 37.54 | ***************************** |

| 5 | 0.1395 | 5.17 | 42.71 | *************************** |

| 6 | 0.1293 | 4.79 | 47.50 | ************************* |

| 7 | 0.1091 | 4.04 | 51.54 | ********************* |

| 8 | 0.1046 | 3.88 | 55.41 | ******************** |

| 9 | 0.1029 | 3.81 | 59.22 | ******************** |

| 10 | 0.1007 | 3.73 | 62.95 | ******************* |

| 11 | 0.0994 | 3.68 | 66.63 | ******************* |

| 12 | 0.0989 | 3.66 | 70.30 | ******************* |

| 13 | 0.0972 | 3.60 | 73.90 | ******************* |

| 14 | 0.0927 | 3.43 | 77.33 | ****************** |

| 15 | 0.0852 | 3.16 | 80.49 | ***************** |

| 16 | 0.0774 | 2.87 | 83.36 | *************** |

| 17 | 0.0732 | 2.71 | 86.07 | ************** |

| 18 | 0.0690 | 2.56 | 88.63 | ************* |

| 19 | 0.0648 | 2.40 | 91.02 | ************* |

| 20 | 0.0604 | 2.24 | 93.26 | ************ |

| 21 | 0.0435 | 1.61 | 94.88 | ********* |

| 22 | 0.0355 | 1.32 | 96.19 | ******* |

| 23 | 0.0326 | 1.21 | 97.40 | ******* |

| 24 | 0.0265 | 0.98 | 98.38 | ***** |

| 25 | 0.0223 | 0.83 | 99.20 | ***** |

| 26 | 0.0163 | 0.60 | 99.81 | **** |

| 27 | 0.0051 | 0.19 | 100.00 | * |

+--------+------------+----------+----------+-------------------------------------------------------------------------------- Source : ELIM II/DNSI

Tableau 3.23 : COORDONNEES, CONTRIBUTIONS ET COSINUS CARRES DES MODALITES ACTIVES.

AXES 1 A 5

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| MODALITES | COORDONNEES | CONTRIBUTIONS | COSINUS CARRES |

|------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------|

| IDEN - LIBELLE P.REL DISTO | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 |

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| 2. Milieu de l'habitat |

| AB_1 - Urbain 2.57 2.90 | 1.10 0.29 0.54 0.14 -0.09 | 7.2 0.9 4.0 0.3 0.1 | 0.41 0.03 0.10 0.01 0.00 |

| AB_2 - Rural 7.43 0.35 | -0.38 -0.10 -0.19 -0.05 0.03 | 2.5 0.3 1.4 0.1 0.0 | 0.41 0.03 0.10 0.01 0.00 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 9.7 1.2 5.3 0.4 0.2 +--------------------------+

| 3. Sexe |

| AC_1 - Masculin 5.52 0.81 | 0.20 0.13 -0.10 -0.16 0.32 | 0.5 0.4 0.3 1.0 4.0 | 0.05 0.02 0.01 0.03 0.12 |

| AC_2 - Féminin 4.48 1.23 | -0.25 -0.16 0.12 0.20 -0.39 | 0.7 0.5 0.3 1.2 4.9 | 0.05 0.02 0.01 0.03 0.12 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 1.2 0.8 0.6 2.2 8.8 +--------------------------+

| 4. Capacités linguistiques |

| AD_1 - alphabètes 2.21 3.52 | 1.25 -0.02 0.36 0.54 0.75 | 8.1 0.0 1.5 4.3 8.9 | 0.44 0.00 0.04 0.08 0.16 |

| AD_2 - analphabètes 7.79 0.28 | -0.36 0.01 -0.10 -0.15 -0.21 | 2.3 0.0 0.4 1.2 2.5 | 0.44 0.00 0.04 0.08 0.16 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 10.4 0.0 2.0 5.5 11.5 +--------------------------+

| 5. Catégorie socioprofessionnelle |

| AE_1 - Cadre 0.34 28.15 | 2.99 -0.59 -2.01 1.16 0.22 | 7.2 0.5 7.3 3.0 0.1 | 0.32 0.01 0.14 0.05 0.00 |

| AE_2 - employé, ouvrier 0.89 10.29 | 1.80 -0.35 0.64 -1.47 -0.60 | 6.7 0.4 1.9 12.6 2.3 | 0.31 0.01 0.04 0.21 0.04 |

| AE_5 Pour compte propre 4.65 1.15 | -0.13 0.96 0.05 0.14 -0.02 | 0.2 17.6 0.1 0.6 0.0 | 0.01 0.80 0.00 0.02 0.00 |

| AE_7 - Aide familial 4.12 1.43 | -0.49 -0.96 -0.02 0.06 0.13 | 2.3 15.5 0.0 0.1 0.5 | 0.17 0.65 0.00 0.00 0.01 |

+------------------------------------------+----- CONTRIBUTION CUMULEE = 16.4 34.0 9.2 16.4 2.9 +--------------------------+

| 6. Activité principale |

| AF_1 Agri/Cha/Cue/exp 6.74 0.48 | -0.42 -0.21 -0.23 -0.03 0.12 | 2.8 1.2 1.9 0.0 0.7 | 0.36 0.09 0.11 0.00 0.03 |

| AF_2 - Pêche/élevage 0.36 26.41 | 0.26 0.34 -0.25 -0.59 -0.29 | 0.1 0.2 0.1 0.8 0.2 | 0.00 0.00 0.00 0.01 0.00 |

| AF_3 Industrie/Transfo 0.44 21.87 | 1.13 0.32 0.91 -1.07 0.14 | 1.3 0.2 1.9 3.3 0.1 | 0.06 0.00 0.04 0.05 0.00 |

| AF_7 - Commerce/Vente 1.52 5.59 | 0.25 0.96 0.93 0.98 -0.28 | 0.2 5.7 6.9 9.6 0.8 | 0.01 0.16 0.16 0.17 0.01 |

| AF_8 - Administration 0.42 22.70 | 2.97 -0.77 -1.78 0.69 0.01 | 8.8 1.0 7.0 1.3 0.0 | 0.39 0.03 0.14 0.02 0.00 |

| AF10 - Autres services 0.52 18.35 | 1.17 -0.02 1.14 -1.79 -0.68 | 1.7 0.0 3.5 10.8 1.7 | 0.08 0.00 0.07 0.17 0.03 |

+------------------------------------------+----- CONTRIBUTION CUMULEE = 14.8 8.3 21.4 25.9 3.5 +--------------------------+

| 7. Mode de rémunération |

| AG_1 - Salaire fixé 0.99 9.08 | 2.43 -0.45 -0.45 -0.62 -0.40 | 13.8 0.8 1.1 2.5 1.2 | 0.65 0.02 0.02 0.04 0.02 |

| AG_3 - A la tache 0.48 19.77 | 0.52 0.61 1.08 -1.04 0.01 | 0.3 0.7 2.9 3.4 0.0 | 0.01 0.02 0.06 0.06 0.00 |

| A Bénéfice, revenu ind 4.25 1.36 | -0.16 0.99 -0.01 0.23 -0.03 | 0.3 16.9 0.0 1.5 0.0 | 0.02 0.72 0.00 0.04 0.00 |

| A N'est pas rémunéré 4.28 1.34 | -0.46 -0.94 -0.01 0.03 0.13 | 2.2 15.6 0.0 0.0 0.5 | 0.16 0.67 0.00 0.00 0.01 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 16.5 34.1 4.0 7.5 1.7 +--------------------------+

| 8. Niveau d'instruction |

| AH_1 - Fondamental Cy1 0.95 9.51 | 0.55 0.09 0.78 0.72 1.12 | 0.7 0.0 3.0 3.3 8.6 | 0.03 0.00 0.06 0.05 0.13 |

| AH_2 - Fondamental Cy2 0.65 14.47 | 1.17 0.18 1.21 0.56 1.06 | 2.1 0.1 4.9 1.3 5.2 | 0.09 0.00 0.10 0.02 0.08 |

| AH_3 - Secondaire 0.47 20.29 | 2.82 -0.52 -1.23 0.45 -0.23 | 8.8 0.5 3.7 0.6 0.2 | 0.39 0.01 0.07 0.01 0.00 |

| AH_5 - Sans instruction 7.93 0.26 | -0.33 0.01 -0.12 -0.16 -0.21 | 2.0 0.0 0.6 1.3 2.4 | 0.41 0.00 0.05 0.10 0.16 |

+------------------------------------------+---- CONTRIBUTION CUMULEE = 13.5 0.6 12.3 6.5 16.4 +--------------------------+

| 9. Pour qui travaille l'individu |

|Administration publique 0.49 19.41 | 3.17 -0.76 -1.82 0.58 -0.12 | 11.5 1.2 8.4 1.1 0.1 | 0.52 0.03 0.17 0.02 0.00 |

| A Grande E/se privée 0.32 30.40 | 1.72 -0.06 1.20 -2.52 -0.97 | 2.2 0.0 2.4 13.3 2.1 | 0.10 0.00 0.05 0.21 0.03 |

| A Micro E/se privée 9.19 0.09 | -0.23 0.04 0.06 0.06 0.04 | 1.1 0.1 0.1 0.2 0.1 | 0.59 0.02 0.03 0.04 0.02 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 14.9 1.2 11.0 14.6 2.3 +--------------------------+

| 10. Classe de durée de l'exercice de l'activité |

| AJ_1 - travaillé -2 ans 0.56 16.92 | 0.80 -0.04 1.12 -0.46 -0.38 | 0.8 0.0 3.7 0.8 0.6 | 0.04 0.00 0.07 0.01 0.01 |

| A travaille 2 et 5 ans 1.24 7.08 | 0.43 -0.21 0.69 0.10 0.12 | 0.5 0.2 3.1 0.1 0.1 | 0.03 0.01 0.07 0.00 0.00 |

| AJ_ travaillé 6 et 10 2.33 3.29 | 0.05 -0.36 0.47 0.21 0.26 | 0.0 1.2 2.6 0.7 1.2 | 0.00 0.04 0.07 0.01 0.02 |

| AJ_ travaillé 11 et 20 2.69 2.72 | -0.10 -0.22 -0.04 0.22 -0.21 | 0.1 0.5 0.0 0.9 0.9 | 0.00 0.02 0.00 0.02 0.02 |

| AJ_ travaillé 21 et 40 2.40 3.17 | -0.20 0.41 -0.68 0.04 -0.57 | 0.2 1.6 5.8 0.0 5.7 | 0.01 0.05 0.15 0.00 0.10 |

| AJ_ travaillé de 41 et+ 0.79 11.64 | -0.43 0.91 -1.05 -1.32 1.77 | 0.3 2.7 4.5 9.0 17.8 | 0.02 0.07 0.09 0.15 0.27 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 2.0 6.3 19.8 11.5 26.2 +--------------------------+

| 11. Classe d'âge |

| AK_1 Agé entre 15-30 4.76 1.10 | -0.12 -0.56 0.48 0.04 0.19 | 0.2 6.2 5.7 0.0 1.2 | 0.01 0.29 0.21 0.00 0.03 |

| AK_2 Agé entre 31-45 3.12 2.21 | 0.14 0.32 -0.14 0.31 -0.72 | 0.1 1.3 0.3 2.0 11.6 | 0.01 0.05 0.01 0.04 0.24 |

| AK_3 Agé entre 46-60 1.66 5.01 | 0.18 0.67 -0.88 -0.30 0.26 | 0.1 3.0 6.7 1.0 0.8 | 0.01 0.09 0.15 0.02 0.01 |

| AK_4 - Agé de 61 et + 0.46 20.82 | -0.30 1.25 -0.84 -1.47 1.97 | 0.1 2.9 1.7 6.5 12.8 | 0.00 0.08 0.03 0.10 0.19 |

+------------------------------------------+-----CONTRIBUTION CUMULEE = 0.5 13.5 14.4 9.5 26.4 +--------------------------+

Source : ELIM II/DNSI

ANNEXES C : Présentation de la base de données et de l'organigramme

Tableau 2.2 : Extrait de la base des données individus.

Figure 1.1 : Organigramme de la DNSI

Comité de Coordination Statistique

DIRECTEUR NATIONAL

DIRECTEUR NATIONAL ADJOINT

DOCUMENTATION

Comité National de Politique Economique

Comité National de Validation des statistiques

Section

- Recensements et enquêtes démographiques

- Etat civil

Section

-Compte économiques  et prévisions

- Conjoncture Economique

-Etudes Macro-économique et synthèse

 

SECRETARIAT

Section

-Etudes, méthodes informatiques et organisation

- Exploitation et maintenance

-Formation et assistance

 

DIVISION Informatique

DIVISION Statistiques démographiques

Section

- Etudes et recherches

- Méthodes

- Etat civil

DIVISION Synthèse Economique et suivi de la conjoncture

Section

-Etudes et informations Sociales

- Suivi des conditions de vie des Ménages

DIVISION Méthodes et analyses statistiques

DIVISION Statistiques courantes

* 1 Selon l'encyclopédie Wikipédia, 90% de la population malienne est musulmane.

* 2 Kidal, Gao, Tombouctou, Kayes, Segou, Mopti, Kolikoro, Sikasso.

* 3 http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire:Mali.

* 4 L'empire du Ghana, érigé par les Soninké vers le Ve siècle après J-C, l'empire du Mali, à partir du XIII siècle et l'empire Songhaï, du XVe au XVIe siècle.

* 5 Communauté Financière Africaine

* 6 http://fr.wikipedia.org/wiki/Economie:Mali.

* 7 Ces statistiques sont tirées du Rapport des nations unies sur le développement dans le monde en 2006

* 8 Il s'agit des personnes de 15 ans et plus

* 9 In personnes à haut risques : analyse socioéconomique de la santé et de l'alphabétisme chez les personnes âgées.

* 10 Dans la francophonie en générale, l'alphabétisme se définit comme la capacité d'utiliser les imprimés et l'information écrite pour fonctionner dans la société, atteindre ses objectifs, parfaire ses connaissances et accroître son potentiel.

* 11 In www.statcan.ca, J. Douglas WILLMS, 1997, Les capacités de lecture des jeunes canadiens.

* 12 C'est un processus qui cherche à construire une règle de décision permettant de choisir entre deux hypothèses [principale (H0) et alternative (H1)]. Dans le cas du test d'indépendance l'hypothèse H0 est telle que la connaissance de la réalisation de l'un des deux événements n'affecte pas la connaissance qu'on a de la probabilité de l'autre, et bien évidement l'hypothèse H1 présente la situation contraire.

* 13 Encore appelée P-value, elle désigne le plus faible niveau de probabilité qui permet de rejeter l'hypothèse principale dans le cas des tests d'hypothèses.

* 14 L'analyse en correspondances multiples en abrégé ACM, est une méthode d'analyse des données qui permet de décrire les liaisons entre (p = 3) variables qualitatives simultanément observées sur N individus.

* 15Ici la valeur propre peut être considérée comme un nombre qui décrit la part de l'information expliquée par l'axe correspondant.

* 16 En Analyse factorielle, l'inertie totale peut être vue comme la quantité de l'information contenue dans les données, c'est une valeur qui traduit la dispersion des individus par rapport aux variables actives. Le principe de l'ACM est de trouver un sous-espace de dimension réduite sur lequel seront projetés l'ensemble des données, tout en respectant dans la mesure du possible, les proximités qui existent entre les individus du tableau initial.

* 17 L'origine ou le centre de gravité d'un ensemble de modalité peut être interprétée comme la modalité qui est prise (rencontrée) par (chez) l'ensemble (ou la majorité) des individus.

* 18 P.REL est l'abréviation du poids relatif (cette valeur doit être multipliée par 10 pour traduire le vrai pourcentage) tandis que DISTO symbolise la distance à l'origine, c'est à dire l'écart de comportement vis-à-vis de l'individu ordinaire. Si DISTO est inférieur à 1, l'individu ressemble sensiblement à l'individu moyen.

* 19 Toutes les informations relatives aux interprétations sur l'axe 1 et l'axe 2, se réfèrent au tableau 3.18 placé en annexes B.

* 20 Le pourcentage décrit la contribution à la formation de l'axe, alors la seconde valeur traduit le cosinus carré observé.

* 21 Information à prendre avec beaucoup de précautions car les deux points sont quelque peu éloignés de l'origine.

* 22 Toutes les informations citées dans cette fraction de l'étude, puis sur la suivante, s'appuient sur le tableau 3.23 placé en Annexes B.

* 23 Né en 1930, Prix Nobel de l'économie en 1992, auteur du livre : Human capital, a théorical and empirical analys (1964)






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