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Dynamique des parametres fonctionnels chez les footballeurs de deux clubs de première division au cours de la saison sportive 2007-2008 dans le district de Bamako

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par Lassine CAMARA
FMPOS Mali - Doctorat 2009
  

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                      G-Adaptation à l'effort physique dynamique

Aux cours d'un effort physique dynamique à pratique régulier les variations des paramètres cardio-vasculaires, osteo-articulaires respiratoires et endocriniens contrôlés par le système nerveux, permettent entre autre de satisfaire l'augmentation de la consommation en dioxygène (O2) des muscles.

 

1.)  Adaptation cardiaque :

Le coeur pour mieux perfuser les muscles sollicités, acquiert des caractéristiques nouvelles qui correspond au coeur « sportif » : augmentation du volume; accroissement de la force de contraction, ralentissement du rythme.

Ce coeur « sportif » se forme en 6 à 8 mois d'entrainement. Mais il n'ya rien là de définitif, autrement dit l'arrêt de l'entrainement se traduit immédiatement par une régression de ces caractéristiques.

 

a.)  Débit cardiaque (Dc) :

Le débit cardiaque est le volume de sang éjecté par chaque ventricule pendant une minute.

                                              Dc = Fc x VES

Le fait essentiel est l'augmentation linéaire du Dc avec l'effort grâce à  l'augmentation de Fc et VES. Ce phénomène est enregistré presqu'à 50% des capacités physiques.

De 4 à 6 litres par minutes au repos chez un sujet non entrainé ce Dc peut être multiplié par 8 (huit) chez un sportif très entrainé.

C'est en augmentant le rythme cardiaque que le sédentaire augmente son DC. Mais le sportif augmente son Dc par les 2 (deux) procédés : l'augmentation du rythme et l'augmentation de l'ondée systolique. Le Dc indique les possibilités aérobiques du sportif et est étroitement lié à la notion de VO2max.

 

             b.) La Fréquence cardiaque (Fc) :

La FC  est le nombre de battement par minute du coeur. Le développement d'une accélération cardiaque, d'une tachycardie à l'effort, est certes au porté de tous les coeurs. Au delà de 50% du VO2max  seule l'augmentation de la FC assure l'accroissement du Dc jusqu'à 20% du VO2max ou elle se ralentie de même elle augmente moins vite que l'intensité de l'effort, au seuil anaérobique.

Au cours des efforts d'endurance (aérobie), la tachycardie possible ne peut pas dépasser certaines limites, grossièrement définies ainsi par Astrand = 220bts - âge du sujets.

 

   c.) Volume cardiaque :

L'augmentation du volume cardiaque tient à deux faits. Le premier est l'augmentation des cavités cardiaques qui serait du aux efforts d'endurances. Le second est l'augmentation de la musculature cardiaque qui serait du aux efforts de résistances. Le coeur « sportif » est gros, lent et aux contractions vigoureuses »Les coeurs sportif est un coeur qui a augmenté de volume dans toutes ses proportions et non pas de façon compensatoire, en raison d'une quelconque pathologie. Le coeur sportif est performant surtouts ses aspects, et peut lorsque l'entrainement diminue revenir a ses dimensions originales sans qu'il y'ait de conséquences néfastes pour son fonctionnement (3) »

 

2.)  Adaptation circulatoire :

Les activités physiques retentissent étroitement sur la circulation sanguine. A l'étape circulatoire la VO2 est définie par l'équation de FICK.

VO2 = Dc (CaO2 - CvO2)

                                               Dc = débit cardiaque

CaO2 = contenu artériel en oxygène

CvO2 = contenu veineux en oxygène

 

a.)  La circulation périphérique :

Le 1er phénomène enregistré est la vasodilatation des vaisseaux des muscles qui travaillent. Traduit par l'ouverture des sphincters pré-capillaires dont seulement 1 sur 30 à 40 est ouvert au repos. Les capillaires multiplient par cent (100) la surface de diffusion en se dilatant à l'effort. Au cours d'un effort rigoureux, il peut y avoir plus de 4000 capillaires ouverts par millimètre carré (mm2) de tissus musculaires.

Cette vasodilatation est induite, localement, par les produits de dégradation issus de la contraction musculaire, et en particulier par l'acide carbonique. Mais, passant dans la circulation générale, ces mêmes produits vont exciter le centre vasoconstricteur situé au niveau du bulbe rachidien et entrainer des phénomènes de vasoconstriction dans la plus part des autres territoires. Ainsi sont réalisés des balancements circulatoires : la circulation se trouve réduite dans tous le territoire splanchnique (tube digestif ; reins ; foie ....) et l'augmentation du Dc est ainsi dérivée vers les territoires qui travaillent.

Cette perfusion exceptionnelle imposée par l'effort permettra aux muscles sollicités d'être alimentés suffisamment en dioxygène (O2) et drainer les déchets de leurs travaux. Cette redistribution sanguine se fait après 3 à 4 mn (minutes) d'effort expliquant la nécessité d'un échauffement bien mené au préalable. De cette adaptation, l'organisme du sportif prend l'habitude.

 

b.)  La circulation pulmonaire :

Elle se développe au cours de l'effort. Il faut que les 20-30 litres du Dc traversent en une minute (1mn) les poumons pour y subir l'hématose. Ceci est rendu possible par l'ouverture de capillaires pulmonaire habituellement fermés, dans les zones alvéolaires qui ne se déplissent pas lors d'une ventilation de repos.

 

 

3.)  Adaptation ventilatoire :

A l'effort, l'augmentation de la ventilation ouvre largement les alvéoles pulmonaires, l'ensemble des capillaires pulmonaires devenant fonctionnels, le sportif prend ainsi l'habitude d'un mode respiratoire plus ample, faisant appel a une plus grande partie de la surface pulmonaire. Chez les sportifs très entrainés, la surface d'hématose peut aller jusqu'à environ 100m2 (mètre carrée). « L'appareil respiratoire met à la disposition du système cardio-vasculaire l'oxygène indispensable aux muscles, grâce à l'augmentation de son débit au cours de l'effort. Le débit respiratoire est le volume d'air expiré en 1 minute (l.min-1) il varie de 5 - 7  l.min-1 au repos à 200 l .min-1 à l'effort »

 

             a.) Second souffle :

Le second souffle (disparition de la difficulté à l'effort) est le stade d'adaptation ventilatoire à l'exercice et celui de l'adaptation cardio-vasculaire des résistances périphériques, il dimunie les besoins en O2 du myocarde par diminution de la charge de travail.

 

4.)  Adaptation orthosympathique :

L'activité sympathique augmente lors de l'effort. Un effort 30% du VO2max  suffit pour que l'organisme passe sous la commande majeure du système sympathique et de ses médiateurs chimiques. D'abord la noradrénaline puis l'adrénaline entrainant ainsi une vasodilatation locale, une  accélération du rythme et de la puissance cardiaque, une augmentation du retour veineux, par vasoconstriction des veines assurant le retour veineux, une baisse des résistances vasculaires systémiques. Ces médiateurs sont secrétés par des fibres sympathiques et par la médullo-surrénale.

L'effort intense, par le système sympathique, augmente la production de granulocyte (système de décence non spécifique).

Le système pneumogastrique, antagoniste du sympathique ne se met pas au repos. Il joue continuellement un rôle de frein afin d'éviter, notamment les emballements cardiaque. Lorsque survient le repos le pneumogastrique prédomine avec une force qu'il n'a pas chez les sujets sédentaires. Ainsi s'explique la bradycardie du sportif et aussi certains troubles de l'excitabilité et de conduction cardiaque.

 

5.)  Adaptation endocrinienne :

Les activités physiques mettent en jeu l'ensemble des glandes endocrines. Comme un stress, les efforts physiques excitent l'hypophyse qui va exciter à son tour les autres glandes endocrines. Au 1er rang figure la surrénale. Par sa partie médullaire, elle secret l'adrénaline. Par sa partie corticale, elle secrète 3 (trois) types d'hormones :

·        les minéralo-corticoïdes qui règlent, les métabolismes de l'eau et les mouvements de va et vient du Na+ ;

·        les glyco-corticoïdes, dont le chef de file est le cortisol qui, entre autres actions, permet la néo-glycogénèse ;

·        les stéroïdes surrénaliens qui sont des hormones anabolisantes permettant la reconstruction et le maintien du capital protidique.

Au 2eme rang se présente la testostérone et di-hydro-testostérone produite par les testicules jouent leur rôle dans l'effort sportif prolongé comme dans l'entraînement. Mais contrairement à la surrénale, le testicule n'est pas capable de poursuivre son effort de jour en jour. Au même titre que les stéroïdes surrénaliens, la testostérone et la dihydro-testostérone protègent la fibre musculaire contre l'action du cortisol. De plus, ces hormones androgéniques jouent un rôle dans l'esprit de combativité voire d'agressivité.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

METHODOLOGIE

 

 

 

 

 

 

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