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Etude qualitative de la faune culicidienne de l'étang du quartier mairie (Zoetele - Cameroun)

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par Serge Eugène AMOUGOU ZIBI
Université de Yaoundé I - DEA 2010
  

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I-3-2 Lutte anti-imago

- Aménagement du territoire

Elle consiste à fixer des grilles métalliques à mailles fines aux fenêtres des habitations (Desfontaine ,1990), à débroussailler et faucher les hautes herbes dans un rayon de 400m autour des habitations.

- Lutte chimique

La lutte chimique consiste à utiliser des moustiquaires imprégnées d'insecticides à longue durée d'action. L'utilisation des moustiquaires chimiquement imprégnées est de loin la protection la plus facile, la moins chère et la plus efficace contre les moustiques adultes. Les moustiquaires doivent être imprégnées en tenant compte de la rémanence du produit et le mode d'emploi du fabricant. L'utilisation de moustiquaires imprégnées réduit de 70% le risque de transmission du paludisme dans une région où le paludisme est endémique (Brunetaud, 2008). Afin de la

garder en bon état, la moustiquaire doit toujours être maintenue attachée ; pour un maximum de protection, s'assurer qu'elle ne soit pas déchirée ou trouée, sans oublier de rabattre les bords sous le matelas.

L'insecticide doit être correctement formulé de manière à optimiser au mieux ses différentes caractéristiques, de même il doit être efficace, sélectif, peu couteux et offrir de perspective de résistance.

La lutte chimique consiste aussi à utiliser les répulsifs biologiques (intervenant dans la protection individuelle) tels que Curcuma spp (Pitasawat et al., 2003), Conyza newii, Plectranthus marrubioides, Tetradenia riparia, Tarchonanthus camphoratus, Lippia javanica et Lippia ukambensis (Omolo et al., 2004), les répulsifs chimiques dont le plus efficace est le DEET ( N,N -diéthyl-3- méthylbenzamide ) , les bombes aérosols tels que Raid (molécules actives : Imiprothrine , deltaméthrine et esbiothrine ) , Moontiger (molécules actives : Deltaméthrine et esbiothrine), Oro ( molécules actives : Perméthrine, téraméthrine et d-fénothrine ) , Baygon (molécules actives : Cyfluthrine et imiprothrine) , Nofly (molécules actives : Deltaméthrine et esbiothrine ) , les tortillons fumigènes, les diffuseurs thermiques, les attractifs pour piéger les insectes, les insecticides capables d'agir sur la physiologie des insectes, les synergisants qui augmentent la toxicité des insecticides.

Pour imprégner un tissu ou un tulle moustiquaire, on calcule tout d'abord le taux de rétention par unité de surface (à partir d'une surface de 1 m2 si la taille de l'échantillon le permet). Pour ce faire, on lave tout d'abord l'échantillon pour enlever d'éventuels apprêts qui masquerait le pourvoir de rétention réel de l'échantillon. Après séchage, on trempe dans l'eau pendant 5 min l'échantillon de tissu préalablement pesé à sec. La différence de poids entre le tissu sec et le tissu égoutté donne le volume (donc le poids) de rétention d'eau par m2 (R). Ainsi, en supposant que R soit égal à 100 ml (le volume moyen est d'environ 64 ml/m2 pour le polyester et de 116 ml/m2 pour le coton) et que l'on veuille imprégner une moustiquaire à 50 mg/m2, il suffit de préparer une solution "fille" à 500 mg/l et

d'y prélever 100 ml. Les formulations commerciales d'insecticides se présentant sous forme de formulation aqueuse, la solution fille sera obtenue à partir de dilutions successives dans de l'eau osmosée. L'imprégnation se fera dans une boîte de pétri dans laquelle l'échantillon aura été préalablement plié autant de fois que nécessaire. La solution d'imprégnation, dont le volume correspond à la capacité spécifique d'absorption de l'échantillon, est ensuite versée le plus régulièrement possible à l'aide d'une pipette puis le tissu est légèrement pressé avec des doigts gantés, et ce à plusieurs reprises pour bien faire pénétrer l'insecticide dans toutes les couches du tissu (on s'assurera qu'il ne reste pas de solution non absorbée au fond de la boîte de Pétri). L'échantillon sera ensuite séché pendant une semaine et, après le test, conditionné dans un papier aluminium lui-même placé dans une pochette plastique scellée et conservée à température ambiante. Les insecticides recommandés par l'OMS pour imprégner les moustiquaires sont répertoriés dans le tableau I.

Tableau I : Insecticides recommandés par l'OMS pour imprégner les moustiquaires.

INSECTICIDES

DOSE (mg / m2)

Alpha-cyperméthrine

20-40

Bifenthrine

25

Cyfluthrine

30-50

Deltaméthrine

15-25

Etofenprox

200

Lambda-cyhalothrine

10-20

Perméthrine

200-500

- Lutte génétique

La lutte génétique consiste à modifier le patrimoine génétique des moustiques par stérilisation des mâles, au moyen des radiations ultraviolettes, de l'hybridation ou de composés chimiques tels que les antibiotiques, les agents alkylants et les antimétabolites, à les lâcher ensuite dans la nature afin qu'ils s'accouplent avec des femelles normales. Ainsi, il en résultera des oeufs stériles (Morlan et al. 1962 ; Fay et al. 1963 ; Benedict et Robinson, 2003).

Dans le cadre de la lutte contre la dengue, la seule méthode efficace reste la limitation de sa propagation en éliminant au maximum son vecteur, le moustique du genre Aedes. Une stratégie de lutte biologique originale faisant intervenir des moustiques mâles de l'espèce Aedes aegypti qui seront destinés à s'accoupler, mais pas à se reproduire. En réalité la descendance des femelles sauvages avec lesquelles ils s'accoupleront mourra au stade nymphal, le but étant de ramener l'effectif de la population de moustiques autochtones au-dessous du seuil nécessaire pour que la dengue continue à se transmettre. Cette technique, dite de l'insecte stérile nécessite de créer des moustiques génétiquement modifiés afin qu'ils donnent naissance à une descendance incapable de se reproduire.

MATERIEL ET METHODES

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