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Phénomène enfants de la rue comme facteur criminogène dans la cité de Bunia en RDC


par Paul BAVI KPADYU
Université du Cepromad Bunia RDC - Gradué en droit privé et judiciaire  2011
  

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CONCLUSION

Notre travail qui a comme sujet «Phénomène enfant de la rue comme facteur criminogène dans la Cité de Bunia » s'est penché sur deux chapitres. Le premier chapitre a porté sur une généralité, dans laquelle nous avons expliqué les termes clés qui interagissent dans notre sujet. Et au deuxième chapitre, nous avons parlé de la protection de l'enfant. Ici nous avons commencé par décrire le cadre légal qui protège l'enfant tant sur le plan national qu'international, et par la suite nous avons inventorié quelques faits pour lesquels les enfants de la rue sont en conflit avec la loi.

En effet, nous sommes partis du constat de la présence d'un nombre très élevé d'enfants dans la rue. Et nous nous étions dit que ces enfants n'ont pas leur place dans la société. C'est ce qui nous a conduits à nous poser certaines questions afin de découvrir les causes de phénomène enfants de la rue. Aussi, leurs présences ne peuvent -elles pas être un facteur criminogène pour ces enfants ?

Nous avons alors émis des hypothèses selon lesquelles les causes de la présence de ces enfant dans la rue seraient multiples, notamment la pauvreté, la polygamie, l'irresponsabilité des parents, la guerre, l'influence extérieure, stigmatisation des enfants... En outre, la présence de ces enfants dans la rue serait pour eux un facteur criminogène.

En utilisant la méthode exégétique ainsi que les techniques documentaires et l'interview, nous sommes arrivés aux résultats selon lesquels les enfants sont effectivement dans la rue, mais dans la plupart des cas pour des raisons indépendantes de leurs bons vouloirs.

Les parents que nous avons interviewés nous ont donné les causes de la présence des enfants dans la rue. Et les enfants ont été directement incriminés par les parents en dehors des causes qu'ils ont quelques fois endossées. Les enfants à leur tour ont incriminé pour la plupart des cas leurs parents les qualifiants d'irresponsables car n'accomplissent pas convenablement leurs devoirs envers les enfants.

A ce qui concerne la criminogénéité de leurs présences dans la rue, cette hypothèse a été également confirmée par la présence des enfants en conflit avec la loi dans la prison central. Aussi, les faits qu'ils ont commis sont ceux qui, en réalité, ne sont pas compatibles avec leurs âges ou leurs statuts d'enfants. Surtout que la loi reconnait en ces enfants une irresponsabilité avant l'âge de la majorité. Donc la responsabilité de leur présence dans la rue incombe à plusieurs acteurs à la fois, nous citons parents, l'Etat, Société,... C'est ce qui nous conduit à formuler certaines recommandations à ces différentes aux acteurs responsables dans l'encadrement des enfants.

Les recommandations :

a. A l'Etat

- D'exercer convenablement sa responsabilité en améliorant les conditions socio-économiques du pays, lesquelles pourraient avoir des répercussions sur le niveau de vie de la population ;

- De mettre en pratique et convenablement les dispositions de la loi sur la protection de l'enfant en RDC, et plus particulièrement pour les enfants qui sont déjà dans la rue, opérationnaliser les organes prévus pour la protection de l'enfant en situation exceptionnelle ou difficile ;

- De mettre en pratique les dispositions de la constitution relatives à l'exigence d'étude primaires ainsi que la gratuité de l'enseignement primaire. Cela diminuerait certainement les charges sur les parents qui sont en condition difficile et aussi réduirait le nombre d'enfants dans la rue tout en empêchant les autres d'y aller.

b. Aux parents

- De prendre en main leurs responsabilités parentales en éduquant et encadrant les enfants afin qu'ils ne soient pas tenté de descendre dans la rue ;

- De faire des suivis pour d'éventuelles récupérations et réintégration des enfants errant dans les rues.

c. A la société

- De contribuer positivement à l'éducation des enfants car ceux-ci sont des êtres faibles, n'ayant pas une maturité ni expérience de délibération ;

- De s'unir pour que l'éducation des enfants soit une action exercée collectivement sans distinction de race, sexe, tribu, religion, appartenance,...

- Pour les enfants récupérés, de les orienter dans des écoles pour ceux qui ont l'âge scolaire, et de réorienter ceux qui en ont dépassé dans des formations des métiers plus pratiques (mécanique, coupe et couture, la maçonnerie, peinture, charpenterie, tricotterie,...).

Nous estimons que ces recommandations sont mutatis mutandis nécessaires pour l'Etat et la famille d'une part et que la mise en application desdites recommandations est susceptible de réduire l'ampleur de phénomène enfants de la rue d'autre part.

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