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Déterminants de long terme de dépenses publiques de l'Education en RDC de 1980 à  2009

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par David TSHILEO
Université de Goma RDC - Licence en sciences économiques 2010
  

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3.1.3. Justification du choix du modèle et de la méthode d'estimation

Plusieurs raisons ont motivé le choix de ce modèle comme moyen de vérification d'hypothèses. En premier lieu, il est en parfaite harmonie avec le cadre théorique de notre travail. En effet, dans ce modèle les principales variables dont les économistes considèrent comme les canaux de transmission des dépenses publiques de l'éducation sur le plan macro économique y figurent.

A côté de ces raisons, nous trouvons que c'est un modèle simple à interpréter qui ne comporte qu'une seule équation.

Il nous permet de voir, non seulement si les variables explicatives influence les dépenses publiques de l'éducation, mais aussi de saisir l'impact de chaque type de variable.

Pour ce qui concerne la méthode d'estimation, il existe entre une panoplie de méthodes qui pourraient être utilisée pour étudier les déterminants des dépenses publiques de l'éducation. Parmi lesquelles, nous pouvons citer les tests de corrélation, l'estimation d'un VAR, des relations de Co intégration et des tests de causalité. Notre étude a suivi le schéma de l'étude d'Arnaud BILEK sur l'économie politique des déterminants des dépenses publiques d'éducation en France, qui a estimé un modèle économétrique par la méthode des moindres carrés ordinaires.

Plusieurs raisons expliquent le choix et non un autre. D'abord parce que les résultats fournis par la plupart de ces autres modèles ne permettent pas d'approfondir l'analyse. Par exemple, les tests de corrélation fournissent des informations sur le sens de la relation entre les variables explicatives et expliquées, mais restent muettes en ce qui a trait à la significativité statistique des coefficients trouvés. Le test de causalité lui, informe sur la manière dont des variables causent l'autre, mais ne permet pas de saisir le sens de la causalité.

Contrairement à ces méthodes, l'estimation d'un modèle économétrique montre le sens de la relation entre la variable endogène et chacun des variables exogènes. Elle donne le coefficient de chaque variable explicative, son degré de significativité et permet de faire de nombreux tests, soit sur les coefficients, soit sur le modèle proprement dit. Enfin, elle permet de vérifier à quel pourcentage les variables exogènes expliquent la variable d'intérêt. Cependant ; en vue d'obtenir des résultats plus fiables, il importe de s'assurer de la stationnarité des variables entrant dans le modèle.

3.1.4. Stationnarité des variables

* Notion

Pour procéder à l'estimation de notre modèle, nous allons au préalable nous rendre compte de la stationnarité des variables à utiliser. Ceci est nécessaire car les variables peuvent bien concerner l'espérance que les moments de second ordre. Depuis Nelson et Plosser, les cas de non stationnarité en moyenne sont analysés à partir de deux types de processus : processus TS (Trend Stationnary) qui représente le processus caractérisés par non stationnarité de nature déterministe et processus Ds (Difference stationnary) qui représente les processus dont la non stationnarité est de nature stochastique.

Dans le premier cas, les données sont marquées par une tendance générale. Il sied alors d'introduire un Trend ou une Tendance générale dans le modèle. En présence du second cas, si les ordres d'intégration des variables sont différents, il faut les différencier en vue de les rendre stationnaires.

Or, mettre en relation des variables dont les ordres d'intégration sont différents, sans les rendre stationnaires, ne peut que conduire à des fausses régressions ou régressions fallacieuses.

En effet, les processus Ts et DS sont caractérisés par des comportements très différents et il convient de les distinguer suite à un choc. Un processus Ts revient à son niveau pré-choc, alors qu'un processus Ds n'y revient jamais. On comprend dès lors également que, d'un point de vue économétrique, l'identification et la caractérisation du non stationnarité sont tout aussi fondamentales. Pour ce faire, nous allons utiliser le test de Diskey-Fuller (DF) et le test de Dickey - Fuller Augmenté (ADF).

* Procédure et application du test de stationnarité Dicky et Fuller considèrent trois modèles de base pour la série Xt, t = 1, 2, 3, ... T :

1. Modèle [1] : modèle sans constante ni Tendance déterministe :

2. Modèle [2] : modèle avec constate sans tendance déterministe :

3. Modèle [3] : modèle avec constante et tendance déterministe :

Dans chacun des trois modèles, on suppose que est un bruit blanc : , L est l'opérateur retard ; xt est la variable dont on teste la stationnaité ; , M, dont des paramètres.

Si, cela signifie qu'une des racines du polynôme retard est égale à 1. On dit alors qu'on est en présence d'une racine unitaire. En d'autres termes, xt est un processus non stationnaire et le non stationnarité est de nature stochastique (processus Ds). On teste l'hypothèse nulle de racine unitaire (xt est intégré d'ordre 1, c'est-à-dire non stationaire) contre l'hypothèse alternative d'absence de racine unitaire (xt est intégrée d'ordre 0), c'est-à-dire stationnaire).

En pratique, on estime les modèles sous la forme suivante :

1. Modèle [1] :

2. Modèle [2] :

3. Modèle [3]:

Avec pour chaque modèle, . On teste alors l'hypothèse nulle (non stationnarité) contre l'hypothèse alternative (stationnarité) en se référant aux valeurs tabulées par Fuller et Dickey. Dans la mesure où les valeurs critiques sont négatives. La règle de décision est la suivante : si la valeur calculée de t-statistique associée àest inférieur à la valeur critique, on rejette l'hypothèse nulle de non stationnarité. Si la valeur calculée de la t-statistique associé à est supérieure à la valeur critique, on accepte l'hypothèse nulle de non stationnarité.

Il est fondamental de noter que l'on n'effectue pas le test sur les trois modèles. Il convient en effet d'appliquer le test de Dickey -Fuller sur un seul des trois modèles. En pratique, on adopte une stratégie séquentielle en trois étapes :

Etape I : On commence par appliquer le test sur le modèle 3. On peut aboutir à deux résultats :

· Si la tendance n'est pas significative, on passe au modèle 2.

· Si la tendance est significative, on teste l'hypothèse nulle de racine unitaire :

1. Si n'est pas significativement différent de 0, Xt est non stationnaire. Dans ce cas, il faut la différencier et recommencer la procédure sur la série en différence première.

2. si est significativement différent de 0, Xt est stationnaire. Dans ce cas, la procédure s'arrête et l'on peut directement travailler sur Xt.

Etape II. Cette étape ne doit être appliquée que si la tendance dans le modèle précédent n'est pas significative, on estime le modèle 2.

· Si la constante n'est pas significative, on passe au modèle 1.

· Si la constante est significative, on teste l'hypothèse nulle de racine unitaire :

1. Si n'est pas significativement différent de 0, Xt est non stationnaire. Dans ce cas, il faut la différencier et recommencer la procédure sur la série en différence première.

2. Si est significativement différent de 0, Xt est stationnaire. Dans ce cas, la procédure s'arrête et l'on peut directement travailler sur Xt

Etape III. Cette étape ne doit être appliquée que si la constante dans le modèle précédent n'est pas significative. On estime le modèle 1 :

1. Si n'est pas significativement différent de 0, Xt est non stationnaire. Dans ce cas, il faut la différencier et recommencer la procédure sur la série en différence première.

2. Si est significativement différent de 0, Xt est stationnaire. Dans ce cas, la procédure s'arrête et l'on peut directement travailler sur Xt.

Plus précisément et de façon schématique, voici l'organigramme de la succession de ces différentes étapes.

Figure n°2: Test de stationnarité des séries

Estimation Modèle 3

Différencier la série

est-il significatif ?

Estimation Modèle 2

est-il significatif ?

Différencier la série

est-il significatif ?

Estimation Modèle 1

Série stationnaire avec tendance et constante

est-il significatif ?

Série stationnaire sans tendance ni constante

est-il significatif ?

Série stationnaire sans tendance mais avec constante

Non

Oui

Non

Oui

Non Oui Non

Oui

Non

Oui

Source : Dr. BOFOYA, Econométrie, cours inédit à l'UNIGOM, L1 FSEG, 2009

Les variables sur lesquelles vont porter ces tests sont les suivantes :

X1 : le logarithme du produit intérieur brut par habitant

X2 : le logarithme du taux d'alphabétisation

X3 : le logarithme de la masse monétaire

X4 : le logarithme de l'inflation

Y : le logarithme des dépenses publiques de l'éducation.

Après avoir effectué le test de racine unitaire (ADF) à ces différentes variables, on peut alors déterminer l'ordre d'intégration de chacune d'entre elles. Les résultats obtenus sont récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau n°3: Test de racine unitaire des variables du modèle

Variables

Modèle utilisé

ADF test statistique

Valeurs critiques

Ordres d'intégration

Y (log Dép. Educ)

Avec constante

-4,513669

1% ? -3,6852

5% ? -2,9705

10% ? -2,6242

I (0)

X1

Sans constante, ni tendance

-2,882565

VOIR ANNEXE

I (1)

X2

Sans constante, ni tendance

-3,559176

I (1)

X3

Sans constante, ni tendance

-5,179417

I (1)

X4

Sans constante, ni tendance

 

I (1)

Source : Nos résultats avec le logiciel Eviews 3.1

Pour ce qui concerne les variables du modèle, le tableau montre que l'une d'entre elles est stationnaire à niveau.

Il s'agit des dépenses publiques de l'éducation, les autres variables sont stationnaire en différence première.

A ce stade, on peut spécifier notre modèle comme suit :

Equation : Lo (Y) = â0+log(x1)+â2log(x2)+â3log(x3)+â4log(x4) +

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"Ceux qui rĂªvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rĂªvent de nuit"   Edgar Allan Poe