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Gestion des eaux usées domestiques dans le district de Bamako. Cas de la commune V

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par Sidiki KONATE
Institut universitaire du développement territorial Mali - Master 2 2012
  

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Conclusion

L'assainissement pose une équation qu'il n'est pas facile de résoudre. Sa dimension multisectorielle, la diversité des acteurs impliqués, la richesse des domaines qu'il recouvre et la complexité de ses modalités en font un véritable défi institutionnel, juridique, économique et intellectuel. Pourtant ses enjeux (santé, économie, environnement, développement) sont de taille, et le retard accumulé rend la situation critique. Ils justifient qu'on relève le défi et rapidement.

On ne peut relever le défi de l'assainissement sans un changement radical des mentalités et des comportements de la part des populations. Ensuite, les problèmes ne seront résolus que si des solutions simples, peu coûteuses et adaptées au contexte local sont trouvées. Tout ceci nécessite absolument l'engagement de tous (Etat, collectivités territoriales, société civile, population, partenaires au développement, médias et leader d'opinion, entrepreneurs, chercheurs, scientifiques et techniciens...) en faveur de l'assainissement, dans le respect de la démarche participative et du processus de décentralisation.

L'assainissement n'est pas un fardeau de plus à supporter : c'est une condition sine qua non du développement durable.

A cet effet, il reste beaucoup à faire pour la gestion des eaux usées Les populations continuent de déverser les ordures et les eaux usées dans les caniveaux ainsi que dans les rues. Certes de la part des autorités administratives et politiques et des services chargés de l'assainissement, beaucoup d'efforts sont faits mais il en reste encore.

Les uns et les autres doivent conjuguer leurs efforts pour parvenir à des résultats probants. Ces efforts passent nécessairement par le respect des règles élémentaires d'hygiènes :

· Interdiction formelle de tout rejet d'eau usée dans la rue

· L'organisation régulière des journées de salubrité ;

· Affectation d'une importante part de budget à l'entretien et à la construction des ouvrages d'assainissement collectifs ;

· Application stricte du système du « pollueur payeur » c'est-à-dire que les élus communaux imposent à tous les grands producteurs (ménages, artisanats,) des seuils dont le dépassement sera sanctionné par le paiement d'une amende et les fonds de cette amande doivent uniquement servir à la prise en charge des dépenses d'assainissements de la commune.

Les services techniques doivent procéder à une réhabilitation des collecteurs et des caniveaux existants.

En effet la commune V est confronté à plusieurs problèmes qui ne permettent pas d'atteindre le niveau de salubrité souhaité. Il s'agit entre autre ;

+ De l'incivisme de la population

+ De la prolifération des vecteurs des maladies liées à la mauvaise gestion des déchets liquides

+ Du manque d'installation d'ouvrages de traitement de déchets liquides ;

En vue de la participation de l'ensemble des acteurs à l'assainissement de leur cadre de vie, un plan d'action, s'attaquant aux dimensions principales des problèmes : à la défaillance des systèmes de collecte du comportement inadéquat des acteurs, doit être élaboré.

Ce plan d'action, devrait s'articuler au tour de trois axes :

- la construction d'un réseau de mini égout auquel la majorité des ménages seront connectés. Ce réseau devrait aboutir à une station d'épuration. Les eaux usées ainsi traitées pourraient être utilisées dans les espaces maraîchers par exemple ;

- le renforcement des structures ayant la charge l'assainissement de la ville. Il peut s'agir par exemple de renforcer les services techniques municipaux pour réaliser et entretenir les latrines publiques et la station de traitement des boues de vidange, de contrôler l'entretien des puisards. Les GIE pourraient intervenir dans las construction des puisards, les ménages dans l'entretien de ceux-ci, aidés en cela par le système financier décentralisé ;

- l'amélioration du comportement des populations devraient nécessiter des programmes d'alphabétisation, d'éducation environnementale et l'organisation de journée de salubrité.

Le constat général qui s'impose est qu'au Mali, on accorde plus d'attention à la collecte et à l'évacuation qu'au traitement des déchets liquides et des boues de vidanges. Cette approche ne fait que déplacer le problème. Le traitement des eaux usées et des boues de vidange, avant leur rejet dans le milieu naturel est obligatoire.

Comparés aux coûts des opérations, les impacts positifs du traitement sont immenses. Au-delà
des impacts positifs sur le système sanitaire, les sous produits (eaux épurées et les boues

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traitées) peuvent à leur tour être utilisés dans différentes activités du développement économique (agriculture, pisciculture...) comme signalé plus haut.

Au terme de cette communication, on peut formuler communications certaines recommandations suivantes

Ensemble, avec l'implication de tous nous pouvons rendre la commune saine. Cependant, notre hypothèse selon laquelle la problématique de la gestion des eaux usées en commune v s'expliquerait par une mauvaise volonté politique d'assainissement de l'Etat et se justifiait également par celle aux facteurs sociaux. Donc c'est la mauvaise politique d'assainissement de l'Etat malien et les facteurs sociaux qui déterminent ce problème des eaux usées domestiques en commune V.

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