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L'insécurité alimentaire dans la région du Nord au Cameroun: représentations sociales, stratégies de lutte et enjeux

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par Alain Christian ESSIMI BILOA
Université de Yaoundé I - Master en sociologie 2010
  

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II- L'ADOPTION DE PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE L'INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Avec l'atteinte du point de décision de l'initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE), dont le point d'achèvement a été atteint en avril 2006, une nouvelle orientation a été donnée à la politique économique avec notamment la rédaction du DSRP. Dans ce document, des actions spécifiques avaient été dirigés vers des filières choisies. Il s'agissait des féculents, des céréales, des fruits et légumes ainsi que des cultures d'exportation. Les actions visaient en général l'accroissement de la production par une amélioration de la productivité au travers de la vulgarisation de semences de qualité et des itinéraires techniques. Pour les cultures vivrières, l'augmentation de la production s'avère être une condition pour réduire les importations alimentaires et assurer la sécurité alimentaire.

C'est dans cette optique que entre 2000 et 2007, le Cameroun a adopté, avec l'appui de la FAO, le Programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire (PSSA). Le pogramme comportait notamment les composantes suivantes :

- la maîtrise de l'eau ;

- la diversification de la production (producteurs individuels appartenant à des groupes identifiés) ;

- l'intensification (démonstration sur des produits agraires) ;

- l'intervention sur le petit élevage (volailles, porcins, ovins ...) ;

- l'analyse des contraintes spécifiques à chaque site.

A cause de multiples dysfonctionnememts qui n'ont pas permis à ce programme d'atteindre les objectifs qui lui avaient été fixés, les autorités ont commencé à tabler, dès 2006, sur un nouveau programme qui intègrerait une vision plus large et plus technique. C'est ainsi qu'en janvier 2009, le Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA) a été adopté et un atelier de programmation des activités 2010 s'est tenu en septembre 2009. Les principales composantes de ce nouveau programme sont :

- les aménagements hydro-agricoles ;

- la maîtrise et la gestion de l'eau ;

- l~intensification des cultures vivrières ;

- la diversification des systèmes de production vers le petit élevage, la pêche artisanale et l'aquaculture ;

- l'amélioration post-récolte (transformation, conservation, stockage et

commercialisation) ;

- l~agriculture urbaine et peri-urbaine ;

- la nutrition et les filets de sécurité alimentaire ;

- la mise en place de mécanismes institutionnels.

Le PNSA est placé sous la tutelle du MINADER et a à sa tête un coordonateur National. L'actuel et tout premier coordonateur est le sieur Boniface NYADO. La relative jeunesse de ce programme ne nous permet pas encore de juger ses actions mais si l'on s'en tient à la feuille de route dont quelques éléments ont été listés plus haut, nous pensons que un pas est susceptible d'être franchi dans la lutte contre l'insécurité alimentaire. C'est d'ailleurs le leitmotiv qui a induit la mise sur pied de ce programme.

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