WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La question technologique à  la genèse du discours éthique de Hans Jonas. Une lecture du principe responsabilité

( Télécharger le fichier original )
par Bertin NKENGELE
Faculté de philosophie Saint Pierre Canisius de Kimwenza en RDC - Bachelier en philosophie 2013
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

CONCLUSION GÉNÉRALE

L'action de l'homme, même la mieux intentionnée qui puisse exister, peut être porteuse de malheur. Le passage d'une société où l'homme était dominé par la nature à une société où l'homme domine la nature est à la fois une bonne et mauvaise chose. Les bonnes intentions ne suffisent pas, dit-on. Derrière chaque bonne intention doit se trouver un esprit de discernement : évaluer le bon et le mauvais coté de l'action qu'on veut entreprendre, car la fin ne peut pas forcement justifier les moyens. L'humanité est devenue depuis un temps un grand danger pour la nature. Elle est devenue un danger non seulement pour la nature, mais aussi pour elle-même, à cause des bienfaits de la technologie, de ses multiples réalisations qui sont appréciées par elle. La dangerosité de l'humanité peut être due à son savoir et à sa liberté. En un mot nous dirions aux technosciences.

Qu'est-ce qui a incité notre auteur à mettre sur pied un nouveau discours éthique ? Autrement dit, qu'est-ce qui est à la genèse de l'éthique de la responsabilité de Hans Jonas ? C'est la technologie qui serait le point de départ à partir duquel notre auteur a ressenti le besoin de reformer le discours éthique. Avec la technologie, il y a eu transformation au niveau de l'agir humain : l'homme est devenu maître de la nature tant humaine qu'extrahumaine. Des questions nouvelles auxquelles l'éthique traditionnelle ne pouvait rien dire se sont posées.

Dans le premier chapitre, il a été certes question de montrer comment la technologie est source active de l'éthique de la responsabilité. En effet, nous avons commencé par constater avec notre auteur qu'il y a eu transformation de la nature de l'agir humain. Avec la technologie, l'homme a commencé à avoir de l'emprise sur la nature, à désacraliser celle-ci qui était autrefois du domaine du sacré, et est parvenu à se faire un génie génétique en ajoutant l'homme à ses objets d'expérimentation. Face à cette emprise sur la nature et sur l'homme lui-même, il se pose de nouveaux problèmes qui n'ont jamais existé. La nouvelle manière de faire ou d'agir de l'homme pose des questions tellement colossales que l'éthique du passé ne peut les prendre en charge, car le cadre de cette dernière est restreint. Toutes les questions relatives à la nature extrahumaine et aux générations futures n'étaient envisagées dans cette éthique. Celle-ci se limitait à l'intersubjectivité et à ce qui est immédiat.

Il faut la responsabilité pour prévenir ce danger des technosciences qui guète l'humanité toute entière. C'est sur ce concept de responsabilité qu'a gravité notre réflexion dans le deuxième chapitre de ce travail. Dans ce chapitre, notre effort a consisté à dégager certaines acceptions que peut revêtir le concept de responsabilité pour aboutir à la conception purement jonassienne. Cette responsabilité présuppose la liberté, et comme tel elle doit exister chez l'homme même s'il vit dans l'isolement. L'homme est responsable de ce qu'il fait, de ce qu'il doit faire ou de ce qu'il devrait faire. Cette responsabilité ne peut que rendre compte à la conscience et non à un tribunal (céleste ou terrestre). Pourquoi l'humanité pour laquelle on doit être responsable, doit exister ? Pourquoi l'humanité doit être plutôt que la détruire ? C'est là une question que seule la métaphysique est habilitée à répondre. De là nous avons dit que l'éthique de la responsabilité chez Jonas a un fondement métaphysique. Deux paradigmes de la responsabilité, c'est-à-dire la responsabilité parentale et la responsabilité politique mettent au clair la conception jonassienne de la responsabilité. Ces deux responsabilités s'exercent de manière totale, continue et s'occupent de l'avenir de l'objet étant sous responsabilité. Celle-ci est non-réciproque et a un caractère futurologique.

La crise écologique est une réalité. Ses effets sont lents, se sont manifestés et continuent à se manifester à travers les catastrophes que les medias du monde entier ne cessent de signaler. La question de la crise écologique est d'actualité et fait partie des préoccupations de la plupart des hommes de science. Récemment, il y a eu des explosions nucléaires à Fukushima au Japon qui ont infligé des plaies à l'environnement. Le problème de la crise écologique est un problème global, dans la mesure où il concerne tout le monde : et les sociétés industrialisées et le Tiers-monde, étant donné que les effets des technosciences transcendent le temps et l'espace. Même l'Afrique n'en est pas épargnée. Pour notre auteur, les Africains doivent limiter leurs naissances. C'est cette question de l'Afrique qui a fait objet de notre troisième chapitre. L'Africain et l'homme en général ont besoin d'une éducation adaptée à la crise écologique. Cette éducation doit être conscientisante, doit pousser l'homme à la responsabilité et doit l'aider à acquérir une compétence en la matière. La question que tout lecteur de ce travail qui aimera continuer cette recherche, peut se poser et que nous nous posons est celle de savoir comment concilier la recherche du bonheur et la protection de notre environnement. Cette question vaut pour tout homme -- africain ou non-africain.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue"   Victor Hugo