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Rétention pondérale en post-partum à  Kinshasa

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par Patrick KAHINDO MUYAYALO
Université de Kinshasa - Spécialiste en gynécologie et Obstétrique 2014
  

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IV.3.Fréquence de la rétention pondérale à la 6è sem. du post-partum

Dans notre étude, 75,4% des participantes avaient une rétention pondérale à la 6ème semaine du post-partum. Cette observation est proche de celle de Schauberger et al. (12) en 1992 ainsi que d'Olsen et al. (100) aux USA qui ont trouvé respectivement des fréquences de rétention pondérale à la 6ème semaine du post- partum étaient respectivement de 78% et de 72%.

Cette fréquence élevée de la RPP à cette période peut s'expliquer en partie par le modèle de perte de poids dans les premiers jours du postpartum proposé par Walker (50). En effet, d'après cet auteur, une femme de poids pré-gravidique normal avec GPG conforme aux recommandations de l'IOM (1990) (13,75 kg par exemple) peut maintenir environ 4,75 kg après l'expulsion du produit conception (5 kg), les premières pertes de liquide et la régression du volume des tissus non gras (4 kg) pendant les 2 premières semaines de postpartum (17, 48, 49). Le poids restant est en grande partie fait de dépôt de graisse (52). Or, d'après Lawrence et al. (53), la perte des dépôts de graisse dans les premières semaines du postpartum se fait à la vitesse de 0,25 kg par semaine. Par conséquent, il faudra environ 19 semaines pour perdre les 4,75 kg retenus après expulsion du produit de conception.

En outre, dans leurs études respectives, Olson et al. (116) en 2003 aux USA et Schmitt et al. (49) en 2007 dans une revue systématique, ont montré qu'une année après l'accouchement, la rétention pondérale moyenne était relativement faible (entre 0,5 et 3kg) et ne pouvait pas entraîner l'obésité à long terme.

En effet, une rétention pondérale de plus de 5kg à 1 an du post-partum (rétention substantielle de poids) contribue à l'accroissement de la proportion des femmes obèses aux USA de 6,4 à 10%.

Dans notre étude, nous avons également constaté que 24,6% des accouchées avaient

atteint leur poids pré-gravidique à la 6ème semaine du post-partum. Nos résultats se
rapprochent de ceux des études de Schauberger et coll. (12) en 1992 ainsi que Olsen et coll. (98) aux USA dans lesquelles respectivement 22% et 28% des femmes avaient atteint leur poids pré-gravidique à la 6ème semaine du post-partum. Notre fréquence est par contre supérieure à celle de Walker L. et al. aux USA (50) qui avait

obtenu une fréquence de 15%. Cette différence peut s'expliquer par le fait que
Walker a utilisé des poids pré-gravidiques subjectifs (rapportés par les participantes) contrairement aux autres études qui, comme la nôtre, ont eu recours à la mesure du poids pré-gravidique des femmes (44).

Chez la noire congolaise de Kinshasa, 6 semaines semblent être un délai trop court pour permettre le retour au poids pré-gravidique après l'accouchement. Cette observation a également été faite chez les asiatiques par Cheng et coll. (117) en 2011 dans une revue systématique sur la rétention pondérale en post-partum et chez les américaines par certaines études aux USA (12, 98).

Ainsi donc, pour prévenir l'accroissement de la fréquence de l'obésité et d'autres maladies métaboliques dans notre milieu, il faudrait réfléchir sur l'opportunité de suivi des accouchées, et particulièrement leurs états nutritionnels (IMC), au-delà de la 6ème semaine du post-partum.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus