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Le commerce électronique en Algérie : défis et perspectives

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par Benchohra KARA
Institut National de la Planification et de la Statistique - ingénieur -analyse de la conjoncture économique et technique de prospective 2008
  

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Chapitre 3 :

« Le commerce électronique

En Algérie »

Chapitre 3 :

« Le commerce électronique en Algérie »

L'Algérie fait partie des pays émergents dans l'ère de l'économie du marché. Avec la libération progressive de son marché, le pays commence à séduire de plus en plus les investisseurs étrangers surtout dans le secteur de l'énergie. Mais aujourd'hui les IDE commencent à s'élargir à d'autres domaines que les hydrocarbures tels que le tourisme, l'industrie et les télécommunications. A propos ce dernier point, télécommunications ou les TIC, le secteur connait une nette amélioration, depuis 2000 le début de l'ouverture du marché, ainsi que la création de l'ARPT (autorité de régulation de la poste et des télécommunications).

Cela n'empêche pas de persister sur le niveau du « retard algérien » en matière des TIC et leur introduction dans l'économie. La situation devient urgente. Une stratégie doit être mise en oeuvre pour intégrer la société de l'information car aujourd'hui, la nouvelle économie se construit sur les NTIC. Le passage à l'économie de l'information et au commerce électronique constituera un vrai moteur de relance pour l'économie algérienne et permettra aux entreprises de s'introduire dans la jungle internationale.

Dans ce chapitre, nous avons conçu de procéder comme suit :

En premier lieu nous illustrons la situation économique en Algérie .En suite nous montrerons l'intérêt du passage au commerce électronique et ses répercutions sur l'économie nationale.

Après nous feront le point sur la situation des télécommunications, et plus particulièrement de l'Internet et son taux de pénétration chez les particuliers et dans les entreprises en donnant quelques statistiques. 

Puis on évoquera les obstacles au développement du commerce électronique et on fera le diagnostic sur l'état des lieus du système bancaire et les insuffisances en matière de modes de paiement et la sécurité des transactions numériques ainsi que la protection de l'information personnelle ;

En fin nous citerons quelques actions que devront entreprendre l'Etat et les entreprises pour lancer le commerce électronique en Algérie.

3.1 La situation économique et financière de l'Algérie :
3.1.1 Les principaux secteurs économiques :

On présente souvent l'Algérie comme un pays pétrolier. Il est vrai que les hydrocarbures y tiennent une place importante : 34 % du PIB. Il ne s'agit pas seulement de pétrole et de gaz, mais également de produits présentant une valeur ajoutée, tant sur le plan industriel que sur le plan commercial (GPL, hydrocarbures gazeux, produits raffinés...). Dans le secteur des hydrocarbures, depuis longtemps ouvert à la compétition, les investissements sont d'ores et déjà très significatifs.

Les services constituent le deuxième poste de la production intérieure brute, avec 24 %.
Le commerce en représente un peu plus de la moitié. Les importations se montent à quelque 25 milliards de dollars par an, pour 40 milliards de dollars d'exportations, dont seulement 900 millions ne concernent pas les hydrocarbures (2003)*.

Figure 4 : la structure de l'économie algérienne (hors hydrocarbures).

Source : ONS ; 2003

*l'ONS : Office national des statistiques ; 2003.

Le troisième poste est le secteur agricole, qui profite lui aussi beaucoup de la libéralisation.

Une autre image d'Epinal fait de l'Algérie un pays d'industrie lourde. Or c'est sans doute le secteur qui a connu le plus de désinvestissements avec le plan d'ajustement structurel et les réformes. Cela ne doit pas cacher que certains secteurs et filières industriels ont réalisé des progrès très intéressants : chimie, pharmacie, matériaux de construction, mines et carrières, industries agroalimentaires sont des filières en expansion, où le rôle du secteur privé est considérable.

Le BTP, enfin, représente 10 % du PIB. L'Algérie est un pays immense, qui a besoin de voies de communication routières et ferroviaires, de barrages, d'infrastructures de communication, de logements.
Globalement, les parts respectives du secteur public et du secteur privé sont équivalentes en termes de valeur ajoutée.

3.1.2 Le rôle de l'Etat :

L'Etat est en train de revoir à la baisse son rôle d'opérateur économique, pour se concentrer sur ses missions régaliennes et son rôle de régulation. Son budget, qui représente 28 % du PIB, est très largement alimenté par la fiscalité pétrolière. Il faut préciser que l'Etat consacre 28 % de son budget (d'un montant total de 7 milliards de dollars) à des dépenses d'équipement, soit un montant comparable au plan de relance qu'on évoquera tout à l'heure. L'Etat emploie 1,5 million d'individus, sur une population active de 7,5 millions de personnes. Sur le plan social, c'est donc dans un souci permanent de concertation avec les organisations syndicales et la société civile que l'Etat essaie de faire avancer les réformes.


Au plan économique, six banques à capitaux publics concentrent 95 % de l'activité bancaire. Les ressources collectées proviennent à 51 % du secteur privé.

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