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La Gestion des Connaissances

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par Anne-Claire Villiers Chaton
Ecole Supérieure de Commerce IDRAC - Master 1 Marketing et Gestion des Entreprises 2008
  

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CONCLUSION

A la lumière des recherches effectuées, nous nous sommes convenus qu'il existe quelques particularités lors de l'implémentation d'un système de gestion des connaissances.

En l'espèce, la notion est intrinsèquement liée aux concepts d'entreprise apprenante et d'intelligence économique.

Comme nous l'avons souligné dans notre réflexion, le périmètre entre les notions d'entreprise apprenante et de gestion des connaissances est confus.

Globalement les théoriciens considèrent la gestion des connaissances comme étant une des composantes permettant d'ouvrir une porte sur les pratiques d'apprenance.

L'aspect managérial de la notion détient une part déterminante dans la réussite d'un tel projet. En effet il parait évident que seul un mode de management participatif convient pour accompagner un système de gestion des connaissances associé à une démarche d'apprenance. Le partage des savoirs, le transfert des connaissances implique une communication et une écoute accrue des acteurs évoluant au sein de l'organisation. Dans une PME, les échanges peuvent être encouragés et favorisés car la taille de l'entreprise le permet, en l'occurrence les acteurs sont moins nombreux et le cloisonnement des activités est amoindri.

La démarche d'apprenance doit donc être motivée et favorisée par la gouvernance de l'entreprise. Cependant, dans une PME, la logique de partage des informations et de participation aux processus décisionnels est difficilement mise en place. En effet la gouvernance ne parvient pas à totalement intégrer les collaborateurs dans ces démarches alors que la taille de l'entreprise devrait aisément le permettre par le fait qu'il y ait peu d'échelons hiérarchiques. Ce phénomène peut s'expliquer de la façon suivante : l'entrepreneur d'une PME éprouve des difficultés à déléguer. La volonté d'entreprendre est tellement forte qu'elle pousse la gouvernance à « imposer » ses décisions. L'acceptation, lors de la mise en place d'un système de gestion des connaissances, doit être totale. Cela ne concerne pas seulement les collaborateurs mais aussi la gouvernance puisqu'elle sera le porteur / le référent dans cette démarche.

Les notions d'intelligence économique et de gestion des connaissances sont issues des mêmes courants de pensée.

De prime abord, les deux concepts sont très ressemblants car ils abordent des dimensions communes. Cette convergence reste limitée car dans leurs applications et leurs exploitations ceux-ci sont très différents.

En ayant une analyse très simplifiée nous pourrions avancer les éléments suivants, l'intelligence économique permet de traiter l'information alors que la gestion des connaissances favorise la création et le développement des savoirs. Il est évident que la création est possible seulement s'il y a eu au préalable une phase d'exploitation (de traitement) de l'information.

De plus, les étapes de collecte et de traitement attachées à l'intelligence économique engendrent inévitablement une capitalisation des informations et des connaissances. Les deux notions sont en forte corrélation, nous pouvons donc convenir que la mise en place d'un système de gestion des connaissances ne peut avoir un résultat favorable uniquement si la notion d'intelligence économique est également intégrée au sein de l'organisation.

Au sein d'une PME, l'application de ces notions peut être un véritable levier de croissance car elle permet de mettre en exergue des opportunités ouvrant à un fort développement. Par exemple l'entreprise peut aisément :

- détecter l'émergence de nouveaux besoins

- réagir à des changements sur le marché

- pallier à des phénomènes tels que le turnover, le papyboom...

L'application de la notion de gestion des connaissances est une démarche indispensable à toute entreprise. Nous avons précédemment exposé les différents avantages à adopter une telle démarche. Cependant un point primordial reste à éclaircir pour les chefs d'entreprise. L'implémentation d'un système de gestion des connaissances représente des coûts non négligeables, les dirigeants souhaitent donc pouvoir calculer un retour sur investissement (ROI : Return on investment).

Il est très difficile de calculer le ROI pour un projet de gestion des connaissances car cela en revient à évaluer quantitativement la valeur de la connaissance acquise par les acteurs de l'entreprise, comme il a été dit très justement dans un article d'Emmanuelle Delsol « Peut-on imaginer un seul instant calculer le retour sur investissement (ROI) d'un abonnement à une bibliothèque, d'une visite au centre culturel ou de l'inscription d'un enfant à l'école ? Chiffrer les bénéfices de la gestion des connaissances en entreprise relèverait d'une démarche similaire... cela impliquerait de trouver un outil de mesure pour l'immatériel !»

Calculer de façon très pragmatique la valeur ajoutée générée par un système de gestion des connaissances s'avère très complexe. Il est possible de se référer à des indicateurs afin de mesurer la performance d'un système de gestion des connaissances. En voici une énumération non exhaustive :

- Enquêtes, entretiens et calcul de taux de satisfaction,

- Mesures subjectives qui quantifient la perception des individus en assignant des valeurs et des poids,

- Tableau de bord de la performance en GC, méthode d'évaluation de la performance de la GC fondée sur l'approche par tableau de bord prospectif.

- La méthode de cas de réussite »

A ce jour il n'existe pas une méthode de référence permettant d'évaluer un retour sur investissement, les théoriciens cherchent toujours à établir un cadre normatif pouvant apporter la preuve d'un bénéfice quantitatif.

La réussite, c'est un peu de savoir,

un peu de savoir-faire et beaucoup de faire savoir.

Jean Nohain

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