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L'économie verte

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par Bassop Pierre, Ge Mingyue et NDAO Mathar
ENSAE - Ingénieur 2008
  

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2 Etat des lieux, empreinte écologique, tours d'horizon de la situation écologique

Selon le Rapport » Planète Vivante 2006 » nous utilisons les ressources de la planète plus
vite qu'elles ne peuvent se renouveler. En effet, depuis la fin des années 80, nous sommes

en dépassement. L'Indice Planète Vivante, qui reflète la santé des écosystèmes de la planète en mesurant l'évolution de la diversité biologique de la Terre, montre une perte rapide et continuelle de biodiversité les populations de vertébrés ont décliné de presque un tiers depuis 1970. L'autre indice, l'empreinte écologique de l'humanité, nous montre que l'impact de notre mode de vie sur la planète, a plus que triplé depuis 1961. En 2003, elle a dépassé la bio capacité de la Terre d'environ 25%. Le message de ces deux indices est univoque nous avons excédé la capacité de la Terre à soutenir notre niveau de vie pendant les 20 dernières années et nous ne pourrons pas puiser éternellement dans un capital fini (i.e. la Terre) sans risquer des conséquences funestes. En réalité, la capacité régénératrice de la Terre n'arrive plus à suivre la demande l'homme transforme les ressources en déchets plus vite que la nature ne peut transformer ces déchets en ressources! Cette pression croissante sur les écosystèmes entraine la destruction ou la dégradation d'habitats et la perte permanente de productivité; ce qui menace tout à la fois la biodiversité et le bien-être humain. Nous devons donc équilibrer notre consommation, la capacité de la nature à se régénérer et à absorber nos déchets sous peine de dommages irréversibles.

La prise de conscience de l'existence d'un environnement fini et fragile méritant notre intérêt et une protection semble s'être développée par vague et de manière différente selon les époques et les cultures. L'environnement est de plus en plus perçu comme une ressource finie, et non plus inépuisable ou renouvelable à l'infini.

2.1 L'indice planète vivante

Pour mesurer l'état de la biodiversité du monde, on utilise l'indice planète vivante(IPV). Ce dernier se construit avec les tendances des populations de 1313 espèces de vertébrés (poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammif~eres) provenant de tous les coins du monde, relevées entre 1970 et 2003. L'IPV est la moyenne de trois indices qui mesurent les évolutions dans les populations de 695 espèces terrestres 274 espèces marines et 344 espèces d'eau douce. Entre 1970 et 2003, l'indice a diminué de 30%. Cette tendance globale semble indiquer que nous dégradons les écosystèmes naturels à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine. Ce déclin est également présent pour les indices terrestres, marins et d'eau douce pris individuellement. Des indices séparés sont produits pour les espèces terrestres, marines et d'eau douce, et la moyenne de ces trois évolutions nous donne l'indice agrégé l'IPV.

Les populations d'espèces terrestres ont baissé d'environ 30% en moyenne de 1970 à 2003. En fait, ce déclin masque une différence marquée des évolutions entre les espèces tempérées et tropicales. Les populations d'espèces tropicales ont en moyenne chuté de 55% entre 1970 et 2003 tandis que les populations d'espèces tempérées sont restées assez stables. La perte d'habitat naturel au profit de l'agriculture ou l'élevage sous les tropiques entre 1950 et 1990 (principalement due aux conversions agricoles) reflète bien le taux rapide de déclin des populations d'espèces tropicales. Ce sont les forêts tropicales de l'Asie du Sud Est, une partie du domaine biogéographique Indo Malaisien, qui ont connu la plus rapide conversion au cours des deux dernières décennies. Quant aux écosystèmes tempérés, la conversion d'habitat naturel en terres cultivées a largement pris place avant 1950; c'est alors que les populations d'espèces tempérées ont vraisemblablement diminué avant de se stabiliser.

L'environnement marin qui couvre près de 70% de la surface de la Terre comprend des écosys-

tèmes parmi les plus variés et productifs du monde. L'indice marin se base sur les tendances de 1112 populations de 274 espèces. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, les activités humaines ont négativement affecté ces écosystèmes marins. Entre 1970 et 2003, l'indice montre une baisse de plus de 25% en moyenne pour les quatre bassins océaniques. Les populations des espèces de l'océan Austral ont baissé de 30% entre 1970 et 1998 tandis que l'évolution des populations des océans Arctique et Atlantique a été globalement positive.

Les augmentations des populations d'oiseaux marins et de quelques espèces de mammifères dans les océans Atlantique et Pacifique, depuis 1970, masquent cependant le déclin de nombreuses espèces de poissons, particulièrement celles qui possèdent une grande importance économique telles que le cabillaud et le thon, qui déclinent à cause d'une pêche excessive. Les tortues et d'autres espèces ont aussi connu le même sort, car victimes de pêches accidentelles.

Les mangroves, ces forêts résistantes à l'eau de mer qui fournissent les zones d'élevage de 85% d'espèces commerciales de poissons sous les tropiques et sont essentielles au maintien des populations de poissons et donc des ressources en nourriture, ont été dégradées ou détruites deux fois plus vite que les forêts tropicales. On estime que plus d'un tiers de la surface totale des forêts de mangroves a été perdu entre 1980 et 2000. Plus d'un quart des mangroves d'Asie

ont été perdues dans les dix années précédent 2000. En Amérique du Sud, plus de la moitiédes mangroves a disparu pendant la même période.

Environ 45.000 espèces de vertébrés vivent dans ou autour des lacs, rivières, ruisseaux et marécages. Les tendances de ces populations servent d'indicateur de la santé de l'ensemble des écosystèmes d'eau douce dans le monde. L'indice eau douce se base sur les tendances de 344 espèces. Dans l'ensemble, ces populations d'espèces d'eau douce tropicale et tempérée ont diminué d'environ 30%, entre 1970 et 2003. Il y a un contraste entre les évolutions relativement stables des oiseaux d'eau douce et les autres espèces d'eau douce qui ont décliné de 50% en moyenne au cours de la même période, principalement à cause de la destruction d'habitats, la surpêche, les espèces envahissantes, la pollution et les perturbations des systèmes fluviaux pour la fourniture d'eau.

La transformation et l'obstruction des systèmes fluviaux à des fins industriels et domestiques, l'irrigation et l'énergie hydroélectrique ont fragmenté plus de la moitié des grands systèmes fluviaux. Environ 83% de leur écoulement annuel total est affecté, dont 52% modérément et 31% sévèrement. Les écoulements des rivières d'Europe sont les plus régulés et ceux d'Océanique les moins. Dans le monde, la quantité d'eau stockée dans des réservoirs de barrage est de trois à six fois supérieure à la quantité d'eau contenue dans les rivières. La fragmentation et la transformation de l'écoulement naturel des rivières ont un impact sur la productivité des marécages, des plaines alluviales et des deltas: elles perturbent la migration, la dispersion du poisson et provoquent des diminutions de nombreuses espèces d'eau douce.

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