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L'économie verte

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par Bassop Pierre, Ge Mingyue et NDAO Mathar
ENSAE - Ingénieur 2008
  

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2.2 L'empreinte écologique

L'Indice planète vivante (IPV) montre donc une perte rapide et continuelle de biodiversité, surtout lorsque la productivité de la biosphère n'arrive plus à suivre la consommation humaine et à absorber les déchets produits. L'empreinte écologique mesure cette perte en termes de surface de terre et d'eau nécessaire pour subvenir à nos besoins : l'extraction des ressources ou le traitement des déchets et bien sûr la production et consommation.

Cependant, l'eau douce n'est pas prise en compte dans l'empreinte écologique car sa demande et son utilisation ne peuvent s'exprimer en termes d'hectares globaux. L'eau douce demeure néanmoins essentielle à la santé humaine et à celle des écosystèmes. Bien que l'eau douce ne soit pas considérée comme une ressource rare au niveau mondial, une grande partie est géographiquement inaccessible ou alors accessible une partie de l'année seulement. Les ressources en eau douce sont loin d'être distribuées équitablement à travers le monde et de nombreux pays prélèvent en fait plus que ce qui est acceptable pour maintenir les écosystèmes d'eau douce. Un indicateur largement répandu de la pression sur l'eau est le ratio prélèvement- disponibilité; il mesure les prélèvements totaux annuels d'une population par rapport aux ressources

renouvelables d'eau douce disponibles : plus grand est ce ratio, plus forte est la pression àlaquelle les ressources d'eau douce sont soumises. Selon cet indicateur, des prélèvements de

5-20% représentent une pression légère, 20-40% une pression modérée et plus de 40% une pression sévère.

Lorsque l'utilisation d'eau, en particulier pour l'irrigation, ne peut plus être satisfaite par prélèvement du ruissellement dans les rivières, ce sont les nappes phréatiques qui sont exploitées. L'augmentation du pompage dans les nappes phréatiques entraîne une baisse du niveau de la table des nappes en de nombreuses parties du monde, particulièrement dans l'ouest des Etats-Unis d'Amérique, dans le nord de la Chine et dans bien des zones d'Asie du Sud. Ces baisses se font à des taux supérieurs à un mètre par an. Globalement, on estime que 15 à 35% des prélèvements d'irrigation ne sont pas durables. La consommation d'eau a doublé entre 1960 et 2000, ce qui signifie que la consommation moyenne par personne est restée constante. L'agriculture utilise environ 70% des prélèvements d'eau et l'industrie environ 20%.

L'empreinte d'un pays est déterminée par sa population, la quantité consommée par chaque habitant et l'intensité des ressources utilisées par unité de biens et services alors que la bio capacité d'un pays est fonction du nombre et du type d'hectares biologiquement productifs situés à l'intérieur de ses frontières et de leurs rendements moyens. Le déficit écologique des pays débiteurs (qui utilisent plus de bio capacité que ce dont ils disposent à l'intérieur de leurs propres territoires) peut s'expliquer de différentes manières. Soit ils utilisent leurs ressources écologiques plus rapidement que celles-ci ne se régénèrent chaque année, soit ils importent ces

ressources d'autres pays, soit ils produisent plus de déchets que ce qui ne peut être absorbépar leurs propres écosystèmes. Les pays créditeurs écologiques sont dits dotés de réserves

écologiques.

La comparaison de l'empreinte de chaque région à sa bio capacité indique si la région a une réserve écologique ou un déficit. Même avec une bio capacité considérable, l'Amérique du Nord a le plus grand déficit par personne : un américain du Nord utilise en moyenne 3,7 hectares globaux de plus que ce que la région ne possède. L'Union Européenne (UE-25) vient en seconde position: avec un déficit par personne de 2,6 hectares globaux, la région consomme deux fois sa propre bio capacité. A l'autre extrême se trouve l'Amérique Latine : avec des réserves écologiques de 3,4 hectares globaux par personne; l'empreinte moyenne d'un habitant d'Amérique Latine n'est que le tiers de la bio capacité régionale disponible.

D'après cette représentation graphique, les régions d'Asie-Pacifique et d'Afrique participeraient faiblement dans la biocapacité mondiale moyenne par personne, alors que l'UE-25 et l'Amérique du Nord dépassent le seuil du développement humain, élevé en 2003. Ni le monde dans sa globalité, ni aucune région prise séparément ne répond conjointement aux deux critères de développement durable; seul Cuba remplirait ces critères minimaux. Durant la période 1970-2000, les nations riches, telles que les Etats-Unis, ont significativement aug-

FIG. 1 -

menté leur utilisation de ressources tout en améliorant leur qualité de vie. Cela n'a pas été le cas pour les nations les moins développées, comme la Chine et l'Inde, où des augmentations importantes de l'IDH ont été enregistrées, tandis que l'empreinte par personne restait en dessous de la biocapacité moyenne globale par personne.

Il y a une prise de conscience croissante du fait que les déficits écologiques ont de sérieuses conséquences pour les régions et les nations. En juin 1992, la Conférence des Nations Unies pour l'Environnement et le Développement de Rio de Janeiro réaffirmait l'importance d'assurer une vie saine pour tous. Durant les onze années qui ont suivi Rio l'empreinte moyenne par personne des pays à revenus faibles ou moyens, mesurée en hectares globaux constants, a peu

changé tandis que l'empreinte moyenne par personne des pays à hauts revenus a augmentéde 18%. Au cours des 40 dernières années, l'empreinte moyenne des pays à faibles revenus a

plafonné sous la barre des 0,8 hectares globaux par personne. C'est l'empreinte énergie qui montre la plus grande disparité par personne entre les pays à hauts et à faibles revenus. Ceci est en partie dû au fait qu'il y a une limite de fait à la quantité de nourriture qu'une personne peut ingérer alors que la consommation d'énergie n'est principalement limitée que par la capacité du consommateur à la payer.

Nous vivons au dessus de nos moyens et ce sont les choix que nous ferons aujourd'hui qui détermineront les possibilités des générations futures. Ces choix doivent aller dans le sens du développement durable qui est, ici, un engagement à »améliorer la qualité de la vie humaine tout en vivant dans les limites de la capacité de charge des écosystèmes qui nous font vivre». Le développement durable nécessite que le monde, dans son ensemble, réponde conjointement

à ces deux critères, c'est-à-dire que plus la population croît, plus faible sera la bio capacitédisponible par personne et donc plus la hauteur de cette zone se réduit. En 2003, les régions

d'Asie-Pacifique et d'Afrique ont utilisé moins que la bio capacité mondiale moyenne par per-
sonne, alors que l'UE-25 et l'Amérique du Nord dépassent le seuil du développement humain

élevé.

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