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crises financières et contagion: cas de subprime

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par zouari zeineb et hammami samir
IHEC Sousse - Maitrise en Actuariat et Finance 2008
  

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2.2. L'impact du comportement des investisseurs

Le résultat de cette dichotomie entre les mécanismes contingents et ceux non contingents est la manifestation du rôle important joué par les investisseurs dans la transmission des crises dans le cadre de l'intégration financière des marchés. La rationalité par nature de ces investisseurs en matière de prise de décision individuelle peut donner lieu à une exagération des co-mouvements entre les marchés.

Dans ce cadre, on distingue l'importance des problèmes de liquidité et de rendement, les problèmes d'asymétrie d'information et de coordination des économies dans la transmission de crises.

a) Les problèmes de liquidité et de rendement

Michel Aglietta (1997) a mis l'accent sur le rôle joué par les banques internationales dans l'aggravation de la situation financière. Ces banques n'acceptent plus de reconduire des lignes de crédits, pour limiter le risque global de leurs portefeuilles, aux banques commerciales qui y dépendent et se situant dans le pays en crise. Ces banques commerciales se trouveront face à des problèmes de liquidité. L'apparition des ces problèmes, au sein d'un pays, se répercute sur le rendement qui peut être à l'origine d'une baisse des prix suite au mouvement excessif des ventes. Pour comprendre un tel phénomène de tendance baissière des prix on peut se référer à trois analyses :

En premier lieu, Dorunbusch (2000) l'explique simplement en se basant sur le comportement des investisseurs qui tendent à vendre leurs « holdings » dans certains pays et en contrepartie ils conservent une certaine proportion d'actifs dans autres pays.

En deuxième lieu, en approfondissant, Shinasi et Smith (2000) stipule que l'utilisation de la méthode Value-at-Risk2(*) soit par la majorité des investisseurs ou par les banques commerciales qui justifie la tendance baissière des prix.

En dernier lieu, Goldfajn et Valdès (1997) signalent qu'un choc touchant un pays aura l'inconvénient de pousser les investisseurs étrangers à retirer leurs dépôts, dans ce cas il en résulte une baisse des prix des actifs et une diminution massive de liquidité sur le marché. Cette diminution mette en danger la situation financière des investisseurs. D'ailleurs, elle peut conduire à une crise bancaire.

b) Problème d'asymétrie d'information

La volatilité des prix sur un marché peut être perçue comme ayant des répercussions sur la valeur des actifs sur autres marchés. En effet, un choc dans un pays x n'aurait pas d'effet dans le pays y si l'information était publiquement percevable, mais cette information l'aurait si elle était cachée. Donc, l'existence d'incomplétude d'information intensifie les mouvements des prix des actifs financiers.

Dans le même cadre de l'étude menée par Dorunbush (2000), on remarque comment les investisseurs supposent que le déclanchement d'une crise dans pays donné peut avoir des effets contagieux et donc amènera un autre pays à une situation pareille de crise. Ce qui préparera la bonne situation aux attaques spéculatives contre les monnaies des pays en question. Cette attaque prend lieu lorsqu'une devise paraît surévaluée. Les spéculateurs estiment tirer une plus value de change en suivant les quatre opérations suivantes : « en premier lieu, emprunter la monnaie locale à court terme, en deuxième lieu céder le montant emprunté sur le marché des changes contre devise forte, au cours en vigueur, souvent proche du cours officiel, et en troisième lieu, refinancer la position courte en monnaie locale jusqu'à ce que celle-ci se soit dépréciée, enfin Solder la position courte en rachetant la monnaie locale à un cours inférieur ».

Cette supposition des investisseurs s'explique par le faite que ces derniers n'ont pas des informations parfaites quand aux justes caractéristiques de chaque pays. La prise de décision est alors basée sur un comportement d'imitation en s'appuyant sur les réactions des autres investisseurs (moins couteux) ou sur la base d'un certain indicateur indiquant la vulnérabilité d'un pays à une crise.

Calvo (1999) a développé un modèle complémentaire à celui de Dorunbush (2000) dans lequel l'information est asymétrique, dans ce cas et pour répondre aux appels de marges, par exemple, les investisseurs bien informés trouvent le remède dans la vente d'une partie de leurs actifs. Le problème s'oppose aux agents non informés, ils ne peuvent qu'observer le choc de liquidité sans déterminer sa cause. D'une part, ces agents ne peuvent pas différencier entre les appels de marges des autres agents informés et, d'autre part, l'apparition du mauvais signal indiquant la dégradation des fondamentaux du pays en question suite à la ventes d'actifs.

Ce phénomène représentant la mauvaise lecture des actions prises par les agents informés entraine une amplification des retraits des capitaux dans ce pays.

Cette information est souvent très couteuse pour la part des petits investisseurs qui n'ont pas les moyens permettant la collecte individuelle des informations propres à chaque pays. La prise de décision par les agents moins informés nécessite la mise à coté de ses informations et la suivie des réactions des agents informés (la masse) puisqu'ils ne possèdent pas d'autres alternatives et en même temps ils veulent plus être discriminés.

En fin, c'est la présence d'asymétrie d'information qui cause la contagion « pure » où les canaux de transmissions pendant les situations de perturbations diffèrent de celles pendant la stabilité financière.

* 2 VaR: c'est une mesure de risque de perte potentielle qui peut subir un titre ou un portefeuille suite à des mouvements défavorable des prix des marchés avec un seuil de confiance donné, elle corresponde à la notion de quantile.

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