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Paix et Education chez Kant. Esquisse d'une pédagogie de la paix

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par Fatié OUATTARA
Université de Ouagadougou - DEA 2007
  

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Conclusion partielle : La question du financement de l'éducation à la paix.

Nous avons certainement dit que l'éducation à la paix est appelée à se faire dans l'enceinte des établissements scolaires, dans les universités et dans les centres de formation avant l'engagement des jeunes en milieu professionnel. Mais on pourrait nous reprocher de n'avoir pas dit qui et comment se financeraient les activités éducatives en faveur de la paix. N'est-ce pas là un projet de plus qui serait même budgétivore pour les États? Pourrait-on justifier un manque de fonds à allouer pour cette bonne cause ?

Nous ne sommes pas encore en mesure de dire que le problème du financement de l'éducation à la paix, c'est-à-dire la construction d'infrastructures, le traitement salarial des directeurs, des formateurs ou éducateurs, les surveillants, les domestiques, etc., se réglera avec la bagatelle de tant de millions. Mais nous savons que cela nécessite beaucoup de fonds.

L'intégration de modules d'enseignement de la paix à l'école inviterait de la sorte les ministères des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, de l'enseignement de base, de l'éducation nationale (peu importe la dénomination) à mobiliser un surplus de fonds pour prendre en charge les besoins du projet. La noblesse dudit projet devra rendre plus sensible les institutions financières, sans attendre que l'UNESCO finance seule tout le projet, alors même qu'elle vient en aide déjà aux ministères en charge de l'enseignement. Si nous acceptons le fait que l'éducation à la paix est une affaire collective, son financement l'est aussi de ce fait.

Aussi, même dans un contexte où il est de plus en plus question de gratuité de l'éducation ou de l'enseignement jusqu'à l'âge de seize ans (au Burkina Faso), on pourrait demander dans le malheureux des cas une contribution des organisations de la société civile, des sociétés de l'État ou du privé pour assurer la formation des jeunes à la non-violence. Car elles sont des acteurs potentiels de l'éducation à la paix.

Quant aux autres services de la fonction publique et du privé, des fonds doivent être alloués à l'encadrement et la formation des travailleurs portant sur l'entente, la coopération, le dialogue, la compréhension entre eux de manière à créer une ambiance bon enfant qui permette d'accroître les rendements dans un espace oü la concurrence impose la compétitivité et l'excellence dans la satisfaction de la clientèle et des administrés. En somme, l'État, les collectivités territoriales, les bailleurs de fonds et les ONG59(*) peuvent et doivent soutenir les efforts d'éducation à la paix et singulièrement au civisme ou aux droits humains.

* 59 Les ONG sont des associations indépendantes des États à but non lucratif disposant de fonds propres et agissant de par le monde au nom de la solidarité.

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