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Etat des lieux de la microfinance et du système bancaire camerounais


par Olive Berenice Ngafi Djomo
Faculté universitaires catholiques de Mons (belgique) - Master en sciences de gestion option (finance) 2006
  

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CONCLUSION

Dans cette partie, nous avons montré le partenariat existant entre la MC², l'ONG ADAF et l'Afriland First Bank. Dans le premier chapitre, nous avons d'abord présenté les différents acteurs de l'alliance, nous retiendrons que les mutuelles communautaires de croissance reçoivent l'assistance technique d'une banque commerciale Afriland First Bank et l'appui institutionnel de l'ONG de développement ADAF (Appropriate Development for Africa Foundation). Ces mutuelles proposent à la fois des services d'épargne, de crédit, de transferts d'argent et d'autres opérations bancaires. Nous avons constaté que les MC² tout comme Afriland First Bank ont une série de contraintes et d'atouts.

Dans le second chapitre, nous avons exposé les intérêts du partenariat. En effet, dans cette alliance, les populations locales, les élites extérieures, les autorités religieuses(traditionnelles), et les sociétés de développement bénéficient de plusieurs avantages. Ensuite, nous avons montré les différentes contraintes rencontrées pour la mise en place d'un partenariat entre le secteur bancaire et celui de la microfinance. Nous avons également essayé de donner les moyens que l'Etat pourrait mettre en place pour améliorer le partenariat entre les deux secteurs.

Nous dirons que le partenariat avec les IMF est une alternative crédible pour les banques. Les IMF prendront le relais des institutions informelles qui assurent parfois de manière peu fiable un rôle d'intermédiation de crédit. Cette stratégie permettra d'offrir les services financiers formels à une grande partie de la population. Mais la synergie présentera les atouts tant que les relations entre les IMF et les banques resteront de type « gagnant-gagnant ». En effet la banque doit avoir une volonté d'oeuvrer au développement des secteurs marginalisés du pays.

En somme, les banques et les institutions de microfinance sont toutes deux complémentaires, elles doivent cesser de s'ignorer, mais au contraire mettre en place des stratégies pour travailler ensemble.

CONCLUSION GENERALE

Nous avons présenté le système bancaire camerounais et l'état des lieux de la microfinance au Cameroun. Notre objectif était de choisir le mode d'intermédiation financière adéquat entre le secteur bancaire et la microfinance pour l'économie camerounaise. Pour ce faire, nous avons d'abord analysé le secteur bancaire, ensuite celui de la microfinance. Nous avons identifié les atouts et les problèmes de chaque secteur et nous avons proposé des solutions pour une plus grande efficacité. Mais nous avons été confrontés à certains problèmes comme le manque de statistiques récentes.

Suite à notre analyse, nous remarquons que les banques camerounaises ne jouent pas véritablement leur rôle d'acteur financier car elles interviennent faiblement dans le financement des activités. Nous notons un rôle fondamental de la finance informelle qui reste l'instrument de développement le plus utilisé, cependant elle présente des limites puisque les fonds mobilisés ne permettent pas le financement d'activités économiques importantes. Toutefois, nous nous demandons pourquoi le gouvernement ne peut pas moderniser la finance informelle à grande échelle, car il s'agit d'un exemple d'union qui fait la force, d'un moyen d'unité national. À côté de la finance informelle, la microfinance joue un rôle économique et social. Elle apparaît comme l'instrument approprié pour résorber la fracture sociale qui caractérise l'économie. Malgré cela, elle ne peut pas totalement remplacer la banque.

Nous pensons qu'en fonction du secteur sélectionné, l'accès au service financier ne sera efficace que dans le cadre d'un environnement sain. Nous dirons que la banque et la microfinance sont toutes deux nécessaires et indispensables au bon déroulement de l'activité économique au Cameroun. Toutefois, elles ne pourront jouer efficacement leur rôle d'acteurs financiers que dans le cadre d'une étroite intégration des objectifs et des moyens. C'est pourquoi nous avons exposé la synergie entre les mutuelles communautaires de croissance, Afriland First Bank et ADAF. Malgré le fait que la mise en place d'une alliance entre une banque et une IMF présente quelques obstacles, plusieurs avantages ressortent de cette association.

En définitive, il est impossible de choisir entre les banques et les institutions de microfinance car les deux ont des activités complémentaires. L'idéal serait d'encourager la mise en place des stratégies pour que les deux secteurs travaillent ensemble.

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