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Etat des lieux de la microfinance et du système bancaire camerounais


par Olive Berenice Ngafi Djomo
Faculté universitaires catholiques de Mons (belgique) - Master en sciences de gestion option (finance) 2006
  

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2.4.3 Problèmes d'outils de gestions

Les performances des outils de gestion des IMF sont très inégales. Les grands réseaux comme les mutuelles communautaires de croissance bénéficient des systèmes de gestion, de contrôle et d'audits professionnels. Mais, les petites IMF souffrent d'un manque d'outils de gestion adaptés. La faiblesse des instruments de gestion des IMF représente une limite pour le transfert des méthodes et outils du secteur bancaire vers les IMF, et peut également empêcher le dialogue et la construction de confiance entre les deux secteurs.

2.4.5 Le coût du service financier des banques

Le coût du crédit des IMF qui ont pour objectif de se pérenniser résulte de la combinaison du coût des ressources, du coût de transaction et du coût du risque. Il est en général élevé et peut être un obstacle important au développement du partenariat de refinancement. Face à un refinancement bancaire coûteux, si d'autres opportunités de ressources existent, l'IMF sera tentée de les valoriser ou de les créer. Par exemple, les mutuelles communautaires de croissance privilégient la capitalisation sur les élites internes et externes qui apportent l'essentiel des ressources et leur savoir à l'origine des innovations.

2.4.6 Un rapport de force inégal

Le rapport de force reste inégal entre les deux types d'institutions. Les banques ont une assise financière, institutionnelle, culturelle que les IMF n'ont pas encore. La capacité de négociation des IMF est limitée par : leur faible poids sectoriel, le manque de formation et de pratique de leur personnel, et leur absence de familiarité avec les standards bancaires.

L'inégalité du rapport de force se traduit de multiples façons : faible gains des IMF dans la négociation sur les taux d'intérêt des crédits, risques très limités pris par la banque, priorité de la banque dans la récupération des impayés, etc.

Pour éviter ce problème, les mutuelles communautaires de croissance ne négocient par les conditions de manière individuelle, mais c'est l'ensemble du réseau des MC² qui intervient dans les discussions avec la banque d'appui Afriland First Bank.

Après avoir exposé les différents obstacles qui peuvent exister dans la construction d'une synergie entre les IMF et les banques, nous essayerons de donner les moyens pour améliorer le partenariat entre les deux secteurs.

2.5 QUELQUES MOYENS POUR AMELIORER LE PARTENARIAT

Afin d'encourager le partenariat entre les institutions de microfinance et les Banques, nous pensons que l'Etat doit :

· Renforcer la capacité de contrôle des autorités de tutelle du secteur de la microfinance de manière à rassurer les banques sur les informations financières produites par les IMF.

· Mettre en place les méthodes telles que : les cadres de concertation, les séminaires, les formations communes ou croisées pour favoriser la connaissance des deux secteurs. Grâce au dialogue, les complémentarités des deux secteurs et les besoins des IMF pourront être identifiés. Il sera donc plus facile de créer les produits et services financiers adéquats.

· Construire des mesures d'accompagnement plus volontaristes comme c'est le cas entre Afriland et les mutuelles communautaires de croissance. En effet, du côté d'Afriland, la participation et la présence au conseil d'administration est un moyen intéressant d'évaluer les résultats des mutuelles communautaires de croissance que ce soit sur le plan financier ou sur le plan de la qualité des responsables. Du côté des MC², la banque constituent une source de conseils et d'informations non négligeables.

· Soutenir tous les éléments qui contribueront à améliorer la position de la microfinance dans le rapport de force : autonomie, renforcement de la professionnalisation des IMF.

· Mettre en place des systèmes de récompenses pour dynamiser le secteur de la microfinance.

Dans ce chapitre, nous avons exposé les intérêts du partenariat entre Afriland First Bank, Les mutuelles communautaires de croissance et l'ONG ADAF. Nous retiendrons que dans cette alliance, en plus des avantages que bénéficient les MC² et Afriland First Bank, différentes catégories d'agents sociaux sont particulièrement touchées par la synergie. Ce sont les populations locales, les élites extérieures, les autorités religieuses et traditionnelles, les sociétés de développement et les Organisations Non Gouvernementales.

À côté de tous les intérêts qui ont été présentés pour le développement de partenariats entre la microfinance et le secteur bancaire, nous avons montré les différentes contraintes rencontrées pour la mise en place d'un partenariat entre le secteur bancaire et celui de la microfinance. Ensuite, nous avons essayé de donner les moyens que l'Etat pourrait mettre en place pour améliorer le partenariat entre les deux secteurs.

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