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Etat des lieux de la microfinance et du système bancaire camerounais


par Olive Berenice Ngafi Djomo
Faculté universitaires catholiques de Mons (belgique) - Master en sciences de gestion option (finance) 2006
  

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2.4 CONTRAINTES AU PARTENARIAT ENTRE LES IMF ET LES BANQUES54(*)

Les obstacles qui existent dans la réalisation de la synergie entre les IMF et les banques sont : la fragilité des deux types d'institutions financières, la difficulté d'adapter les produits des banques aux besoins des IMF, les problèmes d'harmonisation des outils de gestion, le coût élevé des services financiers des banques, et enfin le rapport de force inégal.

Ici, nous essayerons de développer les différentes contraintes.

2.4.1 La fragilité des IMF et des banques

L'intérêt des banques pour les IMF est conditionné par la solidité, le professionnalisme de ces dernières et par leur capacité à toucher des catégories de populations solvables. De plus, même si le secteur de la microfinance s'est fortement développé, il n'en reste pas moins un secteur particulièrement fragile. Peu d'IMF ont aujourd'hui atteint une pleine viabilité financière, institutionnelle et sociale. Dans les MC², nous notons par exemple, quelques cas de querelles de leadership, l'informatisation lente du réseau du fait des coûts élevés, et l'insuffisance des infrastructures de communication en zone rurale. Nous remarquons également qu'une relation durable de refinancement des MC² dépend des résultats de gestion, des résultats financiers que les mutuelles communautaires de croissance présentent régulièrement à Afriland First Bank.

Tous ces facteurs limitent la capacité des banques à s'insérer dans le secteur de la microfinance et à y développer les relations de confiance nécessaires au développement de partenariats.

2.4.2 La difficulté d'adapter les produits des banques aux besoins des IMF

Les IMF réussissent leur implantation en milieu rural, car elles arrivent à répondre de manière fine aux besoins des populations en adaptant leurs produits et leurs services aux contraintes locales (montant de crédit, date d'octroi, échéancier de remboursement, etc.). L'offre des banques obéit à d'autres règles : standardisation des produits, centralisation des décisions, etc. Il peut en résulter un décalage entre les besoins de l'IMF et l'offre de la banque, pouvant aboutir à des dysfonctionnements importants. Par exemple, le remboursement de crédit à la banque peut correspondre avec une période où les emprunteurs ont une très faible capacité de remboursement. La capacité de négociation de l'IMF et sa crédibilité auprès de la banque sont des éléments déterminants pour lever ce type de contrainte.

Dans le cas de la synergie entre les Mutuelles communautaires de croissance, Afriland et ADAF, nous n'avons pas rencontré ce problème, car dans le conseil d'administration des MC² nous remarquons la présence d'un agent d'Afriland qui conseille les autres membres sur les décisions à prendre.

* 54 WAMPFLER B., BARON C. (2002), le financement de l'agriculture familiale dans le contexte de libéralisation, quelle contribution de la microfinance ?, séminaire international, Dakar

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