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Etude du processus de démocratisation de la géomatique en lien avec le Web 2.0

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par Boris Mericskay
Université Paris 7 et Université Laval - Master 2 2008
  

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1. Phase exploratoire (approche inductive):

Cette première phase de nature exploratoire adopte une démarche inductive. Ce choix s'explique par le caractère très récent du domaine d'étude. En effet, le Géoweb 2.0 est un phénomène récent qui connaît une évolution et un développement majeur. Peu de travaux ont été consacrés à ce sujet et seuls quelques spécialistes se sont intéressés à ces nouvelles logiques, pratiques et contenus, surtout sous un angle géographique. Il s'agit durant cette phase de collecter les informations nécessaires et pertinentes pour formaliser plus précisément les objets et les questions de recherche, poser des hypothèses de recherche plus solides et identifier des terrains d'étude (espaces laboratoires).

A. Grounded Theory, la production de la théorie à partir des données :

Cette approche favorise l'innovation scientifique par une méthode qualitative d'enracinement de l'analyse77. Cette approche méthodologique qualitative à pour objet la génération de nouvelles théories en se fondant sur des faits observés. En opposition avec une approche hypothético-déductive, elle se positionne davantage comme une approche inductive. Les données empiriques y servent de point de départ au développement d'une nouvelle théorie sur un phénomène. Dans notre cas, l'observation et le recueil de faits permettra de conceptualiser un cadre théorique de recherche du Géoweb 2.0.

Partant de constats et de faits observés (lectures, exploration du Web, tests des solutions existantes, entretiens semi-dirigés), l'objectif consiste à construire une nouvelle théorie sur l'utilisation des technologies géospatiales 2.0 et de l'information géographique volontaire dans les processus géocollaboratifs et participatif. Ce positionnement méthodologique est lié au caractère récent des nouveaux usages et pratiques du Géoweb et à la carence de références solides sur le sujet. Par ailleurs, le contexte de développant de ce phénomène et son caractère transdisciplinaire est à l'origine d'un foisonnement d'interprétation et de positionnement souvent plus idéologiques que factuels. Nous en voulons pour preuve le débat actuel et l'absence total de consensus sur le plan sémantique, matérialisé par la multiplication des acronymes et des descriptifs : Neogeography, Volunteered Geographic Information (VGI), Géoweb 2.0, Cartographie 2.0 ou encore géomatique 2.0...

77 GLASER, B.G., 1992 Basics of Grounded Theory analysis. Mill Valley, Sociology Press, 213 p.

Cette première phase du travail s'articulera de la manière suivante :

· Première étape : Collecter des données, observer les faits : quel est le visage actuel du Géoweb 2.0, qui trouve t'on, que peut-on faire, qui l'utilise, pour quelles finalités ?

· Deuxième étape : Regrouper les observations en points principaux (codes) qui permettent d'identifier des ancrages. De nouvelles techniques, de nouvelles pratiques, de nouveaux usagers, de nouveaux contenus et nouvelles logiques.

· Troisième étape : Regrouper ces codes en concepts (collections). Information locale, cartographie collaborative, géolocalisation massive, POI, retour des utilisateurs par exemple.

· Quatrième étape : Former de grands groupes de concepts similaires. Geocrowdsourcing, nouvelle information géographique, interopérabilité, convergence, VGI ...

· Cinquième étape : Création de la théorie (collection d'explications qui expliquent l'objet de recherche et explicite la problématique et les hypothèses).

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