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La Responsabilité du Transporteur Pendant l'Expédition Maritime

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par Moustapha FALL
IPD Thomas Sankara - BTS 2009
  

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CHAPITRE 2 : UNE ACTIVITE LIEE A L'ECONOMIE

Un transport c'est-à-dire une expédition, un envoi, un acheminement s'impose dès qu'il y'a activité économique et commerciale. Alors le transport est même l'expression du commerce. De la modeste caravane au moyen le plus moderne, le transport est le vecteur nécessaire à la satisfaction du besoin d'échange et à la répartition des richesses. Le contrat de transport est généralement le complément indispensable du contrat de vente.

Concrètement le transport favorise les déplacements humains professionnels et de loisirs. Il constitue aussi en amont comme en avale une étape inévitable de la production en assurant l'approvisionnement des cellules productrices, l'écoulement des marchandises fabriquées ou récoltées. Il permet également le rapprochement d'économie complémentaire et autorise par là la spécialisation de certaines régions, même le recourt à l'autarcie n'exclue pas les transports internes c'est-à-dire l'intérieur de la région concernée.

Grace au transport, on parvient à assurer le ravitaillement des points de consommation et à éliminer les disettes et famine. Le transport autorise la régulation des marchés en évitant la pénurie ou l'effondrement des cours en cas de surproduction en un lieu ou endroit. Le transport est un moyen décisif pour la mise en valeur d'un territoire nouveau : le rôle des chemins de fer dans la conquête de l'ouest américain dans l'exploitation de la Sibérie, l'ouverture d'une voie routière à travers la forêt amazonienne. En somme, l'activité de transport est un facteur de progrès.

TROISIEME PARTIE

LA RESPONSABILITE DU TRANSPORTEUR

PENDANT L'EXPEDITION MARITIME

Au cours de ce devoir, nous serons amenés à étudier la responsabilité extracontractuelle du transporteur maritime de marchandises (Chapitre 1), la responsabilité du transporteur lors des événements dépendant de sa volonté (Chapitre 2) avant de nous intéresser aux dommages encourus en dehors de toute faute de sa part (Chapitre 3).

CHAPITRE 1: LA RESPONSABILITE EXTRA-CONTRACTUELLE DU TRANSPORTEUR MARITIME DE MARCHANDISES

Nous nous intéresserons à sa responsabilité objective (Section 1) ainsi qu'à sa responsabilité en cas d'abordage (Section 2).

SECTION 1 : LA RESPONSABILITE OBJECTIVE DU TRANSPORTEUR MARITIME DE MARCHANDISES

Cette section sera consacrée à la responsabilité du transporteur pour les fautes commises par ses préposés.

L'article 3 de la loi du 3 janvier 1969, reprenant les dispositions de l'article 216 du code de commerce, dispose que « Tout propriétaire de navire est civilement responsable des faits du capitaine ». Même si, comme nous le verrons, le transporteur peut s'exonérer des fautes nautiques du capitaine, il demeure responsable en première ligne des fautes de ses préposés.

Par conséquent, puisque le transporteur répond des fautes de ses préposés maritimes et terrestres dans les termes du droit commun, il doit être à même d'exercer un contrôle constant sur les activités de ses préposés afin de se retrouver dans une situation d'absence de faute.

Précisons tout de même que les fautes terrestres des préposés terrestres demeurent soumises au droit commun en dehors des opérations expressément soumises au droit maritime.

C'est ainsi que le transporteur ne pourra pas invoquer son absence de faute dans le cadre des dommages subis par la marchandise en raison de la faute des entreprises de manutention à qui il a fait appel ; celles-ci étant dès lors considérées comme ses préposés terrestres.

Par conséquent, les dommages dus à la manutention par un acconier agissant pour le compte du transporteur restent à la charge de ce dernier. Mais encore, lorsque le transporteur émet un connaissement de bout en bout il demeure responsable des dommages causés du fait des transporteurs auquel il s'est adressé.

Hormis la faute de ses préposés et le cas des abordages, que nous étudierons plus loin, le transporteur se trouvera également tenu des dommages afférents à la responsabilité objective qui pèse sur sa tête.

SECTION 2 : LA RESPONSABILITE DANS LES INCIDENTS D'ABORDAGE

Le code de commerce désigne l'abordage comme le « heurt de deux navires au cours de la navigation ».Il y'a deux caractères nécessaires de l'abordage. D'une part la collision doit intéresser un bâtiment de mer et il faut que l'avarie provienne du heurt matériel entre deux bâtiments d'autre part.

L'abordage est aujourd'hui régi par la convention de 1910 dont l'essentiel des dispositions a été reprise par la loi du 7 juillet 1967. L'article 3 de cette loi précise que « si l'abordage est causé par la faute de l'un des navires, la réparation des dommages incombe à celui qui l'a commise ». Ce régime est donc basé sur la faute et cette faute, aux termes de l'article 6 de la convention, n'est pas présumée. Il s'ensuit que la victime des dommages souhaitant obtenir réparation du préjudice qu'elle a subi, devra démontrer la faute du transporteur. Celui-ci devra bien évidemment tout faire pour établir son absence de faute.

Précisons tout de même que le régime d'abordage, qui s'applique que dans les relations extracontractuelles, ne trouve pas application dans les cas de collisions entre deux bâtiments qui sont liés par un rapport contractuel et pendant l'exécution dudit contrat. Tel est le cas pour des opérations de lamanage, de remorquage, de pilotage ...etc.

Le transporteur maritime de marchandises peut rarement invoquer son irresponsabilité dans les cas d'abordage. Ils sont en effet la plupart du temps le fait d'une décision humaine. Par exemple en cas de disfonctionnement de la barre, c'est jusqu'au transporteur que la responsabilité remontera en raison d'un problème de navigabilité dont son navire fait l'objet.

Cependant dans d'autres cas le transporteur maritime de marchandises pourra tout de même invoquer son absence de faute si le heurt a pour origine l'exécution d'un ordre du capitaine ou encore d'une mauvaise manoeuvre de la passerelle.

L'irresponsabilité du transporteur peut aussi se retrouver dans le cas de l'abordage fortuit dû à un cas de force majeure.

Toutefois, il ne peut y avoir irresponsabilité du transporteur en cas d'abordage douteux car cette institution retient par essence le concours des fautes des navires impliqués dans la collision, d'où l'idée de partage de torts et de responsabilités.

CHAPITRE 2 : LA RESPONSABILITE DU TRANSPORTEUR LORS DES EVENEMENTS DEPENDANTS DE SA VOLONTE

Dans le cadre de ces événements dépendant de la volonté du transporteur, nous examinerons successivement, le déroutement raisonnable (Section 1), l'assistance et la sauvegarde des vies et des biens en mer et l'institution des avaries communes (Section 2) et le transbordement pour des raisons commerciales (Section 3).

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault