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Etude hydrogéologique à  la confluence Rhône-Durance

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par Salah NOFAL
Université d'Avignon et des pays de Vaucluse - Master 2 2009
  

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4.3. Le rôle de l'irrigation:

Dans la région de la Basse Durance, l'agriculture repose essentiellement sur son alimentation en eau bien organisée. Cette eau provient majoritairement de la déviation des eaux de la Durance par un réseau d'irrigation assez dense et ancien, nécessaire pour pallier les faibles précipitations de la saison sèche. La recharge de la nappe est doublée par l'irrigation elle-même et par le réseau. La figure (28) montre l'excédent mensuel calculé pour l'année 1994 (la plus pluvieuse sur la période 1990-2007) avec le niveau NGF de la nappe enregistré à la Saignonne pour la même année. On y trouve que la nappe alluviale est en hautes eaux pendant la saison sèche, qui correspond à la période durant laquelle les canaux sont en eaux. Ce qui affirme que l'irrigation joue un rôle majeur dans la dynamique de la nappe alluviale de la plaine d'Avignon. Des études isotopiques (MICHALLET S. 1999) ont confirmé ce lien, en montrant que les eaux de nappe possèdent une teneur en isotope Oxygène 18 proche de celle de la Durance qui fournit les eaux d'irrigation. Par ailleurs, Les eaux d'irrigation agissent également de façon qualitative sur la nappe alluviale en diluant les pollutions éventuelles.

Figure 28 : Niveau NGF de la nappe enregistré à la Saignonne et l'excédent calculé pour la station de l'INRA.

4.4. Caractéristiques hydrodynamiques de l'aquifère:

Des essais de pompage ont été effectués lors de l'étude de la tranchée couverte de la ligne TGV à Avignon. Conformément à la nature des dépôts, la perméabilité est élevée, de l'ordre de 5.10-3 m/s. L'emmagasinement est de l'ordre de 10-4, la porosité efficace a été estimée à 5% (Burgéap, 1995). Le gradient de la nappe est compris entre 1,5% et 3 % et varie selon les secteurs et la saison. Il est plus fort près du captage de la Saignonne, en bordure de la Durance entre l'amont et l'aval des seuils ainsi qu'en hautes eaux et en période de crue de la Durance. La vitesse moyenne de l'écoulement de la nappe est de l'ordre de 10 à 30 m/j (Burgéap, 1995).Les relations entre la nappe et la Durance varient dans le temps en fonction de la hauteur du cours d'eau, de l'irrigation et localement du cône de rabattement créé par le champ captant de la Saignonne. En hautes eaux, par exemple, les zones d'alimentation de la Durance par la nappe sont plus étendues à cause d'une forte alimentation de la nappe par les irrigations (Burgéap, 1995). Afin d'établir une carte de transmissivité de l'aquifère, on a supposé que la perméabilité partout est de l'ordre de 5.10-3 m/s, d'après les essais de pompage qui ont été effectués lors de l'étude de la tranchée couverte de la ligne TGV à Avignon et Conformément à la nature des dépôts. La transmissivité d'un aquifère est le produit de la conductivité hydraulique du (K) du matériau aquifère par son épaisseur (h) (Olivier Banton, 1997).

T (m2/s) = K (m/s). h (m)

A partir de cette équation, puisqu'on a l'épaisseur de l'aquifère, on a calculé la transmissivité. La figure (29) montre la distribution de la transmissivité de l'aquifère.

Figure 29 : Carte de transmissivité.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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