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Les anomalies sur le marché financier

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par O'Farill VOUAMA LOUTAYA
Université Time - Maitrise en finance 2008
  

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CONCLUSION GENERALE

Dans son ouvrage intitulé psychologie de l'investisseur et des marchés financiers, Patrick MANGOT (2006) montre qu'il est profitable d'adopter les stratégies Momentum à court terme et des stratégies contrariantes à long terme. Jegadeesh et Titman (1993) montrent que la stratégie Momentum qui consiste à acheter les titres gagnants et à vendre les titres perdants permet de générer des rendements positifs. De même De Bondt et Thaler dans leurs articles paru en 1985, montrent que la stratégie contrariante qui achète le gagnant des perdants et à vendre le perdant des gagnant sur un horizon de 3 à 5 ans génèrent des rendements positifs.

Différents types de stratégies Momentum et contrariantes sont constatées sur le marché financier :

- la stratégie Momentum sur le prix consiste à acheter les titres qui affichent les meilleures performances et éventuellement à vendre ceux qui affichent les moins bonnes.

- La stratégie Momentum sur l'information qui prenne acte de la sous-reaction des marchés aux informations nouvelles, c'est-à-dire elle consiste en l'achat des valeurs qui bénéficient des réévaluations les plus agressives et des ventes de celles dont les anticipations de bénéfices sont le plus abaissées.

- La stratégie contrariante sur le prix consiste à acheter les sous-performeurs de long terme.

- La stratégie contrariante sur l'information consiste à acheter les titres dont les ratios de valorisations sont les plus faibles (gestion value).

Ces deux stratégies ont suscité la curiosité de nombreux chercheurs dus aux performances qu'elles génèrent. Deux différentes familles d'explications s'opposent : les «  traditionnelles » et les «  comportementaux ».

Dans le cadre de ce travail, nous avons analysé la profitabilité des stratégies Momentum pour le marché boursier tunisien. Notre étude est basée sur 32 titres sélectionnes parmi les titres de la Bourse de Valeur Mobilière de Tunis (BVMT), sur une période d'échantillonnage allant du 1er janvier 2004 au 28 septembre 2008. Nous avons pu démontrer la profitabilité de la stratégie 6 /6. Désormais, notre résultat est conforme avec les travaux antérieurs qui ont analysé cette anomalie sur le marché boursier voir tableau (2.1) qui présente les rendements mensuels des trois portefeuilles calculés : winners (W), loser (L) et le portefeuille Momentum. Conformément aux résultats empiriques antérieurs sur les stratégies Momentum, notre étude montre que les rendements moyens des portefeuilles winners sont positif de 0,53664274 avec un t-statistic de (3,439) et celui des portefeuilles losers (L) sont faiblement positifs de 0,047792737 avec un t-statistic de (5,827), ce qui engendre les rendements Momentum (W -L) positifs de 0,05871537 avec t-statistic de (2,067).

En sélectionnant les titres en fonction de leurs performances passées, il est évident de réaliser des rendements déficients (anormaux). Pour comprendre les sources des profits Momentum deux approches explicatives sont considérées. La première est la sur-reaction selon laquelle les investisseurs sont sujets à avoir des vagues d'optimisme et de pessimisme qui font balancer temporairement les prix des titres en deçà et au-delà de leur valeur fondamentale (Lo et MacKinlay [1990], p.176). La deuxième est celle développée par les tenants de l'approche comportementale, qui expliquent les profits Momentum par le fait que les investisseurs sont soumis à des biais cognitifs dans l'interprétation de l'information, ce qui engendrent un phénomène de sous-reaction, du fait que les titres continuent d'avoir les mêmes performances sur le court terme. En effet, Barberis et al (1998) considèrent que la profitabilité des stratégies Momentum est due à deux biais psychologique : le conservatisme et la représentativité.

De Bondt et Thaler (1985) ont trouvé des preuves que les investisseurs dans le marché boursier américain ont tendance à sur-réagir à certain inattendu sensationnaliste indépendamment des événements de l'actualité. Ce comportement de sur-reaction a tendance à affecter les cours boursiers. Ils réexaminent en 1987, la question des stratégies contrariantes dans le cadre d'autres études de recherche. Ils suggèrent que la réaction excessive observée dans leurs stratégies contrariantes n'est pas due à un effet taille ou de différence dans les risques. De Bondt et Thaler montrent sur le marché américain que selon le phénomène de sur-reaction, les titres ayant eu les plus faibles performances (perdantes) sur une période passée ont des performances supérieures (gagnantes) sur les périodes subséquentes et vice versa.

Dans le présent travail, notre analyse des anomalies sur le marché financier présentée au départ est portée sur les stratégies Momentum et stratégies contrariantes, mais notre étude empirique s'est limitée à la stratégie Momentum. Mais les stratégies contrariantes adopteraient-elles la même profitabilité sur le marché boursier tunisien ? Cela aurait pu faire l'objet d'une autre étude mais faute du temps qui nous est imparti, elle n'a pas être réalisée.

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Effet taille : les petites entreprises (à capitalisation boursière faible) réalisent des rendements plus élevés que les grandes entreprises (à capitalisation grande)

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