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Les implications culturelles dans la commercialisation du gibier au Gabon

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par Georgin MBENG NDEMEZOGO
Université Omar Bongo - Diplôme d'Etude Approfondie 2007
  

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5 - Les organisations non gouvernementales environnementales

Récit 11

Entretient en français réalisé avec Guy-Serges Mogomba sur les parcs nationaux

1 - * Le développement de l'écotourisme

* La mise en valeur du patrimoine culturel

* L'adhésion du Gabon dans la nouvelle vision de la protection de l'environnement

2 - * Pour assurer la pérennité des espèces végétales et animales

* Pour les génération présentes et futures

* Pour permettre à chaque espèce de jouer son rôle dans le cycle écologiques.

3 - Le seul critère définit préalablement pour l'érigation d'une zone en parc national est le type d'écosystème qui peut être faunique, floristique et aquatique. Ce n'est qu'après que l'on peut à partir des espèces végétales, animales et aquatiques que l'on détermine la spécificité ou la particularité d'un parc national

4 - Le WCS se réfère aux lites proposées par l'administration des Eaux et Forêts.

5 - Les avantages sont à voir dans le long terme par rapports aux objectifs que s'assigne l'ONG.

6 - Le phénomène de la commercialisation du gibier est d'actualité à partir des saisies qui se font ici et là à travers le territoire gabonais. Pour ma part et aux dires de ceux qui pratiques cette activité, la commercialisation du gibier est pour eux l'une des activités qui leur permet de résoudre certains de leurs problèmes. Et cette activité est due au fait que ces gens n'ont pas d'autre travail. Je consomme de la viande périodiquement.

7 - La précarité, le chômage sont les causes principales de ce phénomène.

8 - Il faut trouver du travail à ceux qui n'en ont pas de manière à les occuper journalièrement.

9 - L'érigation des zones en parcs nationaux étant pour le moment en expérimentation, aucune action en matière palliative n'a été posée.

10 - Les autres parties de la forêt sont laissées à l'exploitation locale.

11 - Le WCS a mis en place des projets d'évaluation de l'impact de ceux-ci sur les conditions de vie et le bien-être des populations.

COMMENTAIRE

Guy-Serge Mogomba est gabonais, originaire de la Ngounié, d'ethnie tsogo, du clan Nzobé, célibataire sans enfants. Il est âgé de 29 ans, étudiant, il habite la cité universitaire. L'expérience de Guy-Serge dans le WCS (Wildelife Conservation Society) nous amène à l'intégrer dans la catégorie des informateurs des ONG. Son terrai nous permet de cerner la question de la conservation de cette organisation non gouvernementale.

Le discours de l'informateur se situe à deux échelons. Le premier se propose de discourir sur l'écotourisme. Nous savons à travers les propos de l'ancien chercheur du WCS que cette ONG accompagne l'adhésion du Gabon sur la scène internationale, parmi les pays conservateurs de la biodiversité. Cela permettra au pays de valoriser son patrimoine culturel afin d'attirer des investisseurs ou des passionnés de la nature. Les raisons de cette conservation sont aussi énoncées par l'auteur de ces propos. Elles vont de la pérennisation des espèces végétales et animales au maintien de l'équilibre du cycle écologique en passant par la survie de l'espèce humaine et à la préservation pour les générations présentes et futures. La question de la conservation est d'ordre mondial. Et généralement les parcs nationaux qui sont érigés en fonction de la biodiversité qu'il y a dans un écosystème précis.

Le second échelon s'atèle à développer la question de la commercialisation du gibier au Gabon. Guy-Serge connaît le phénomène à travers des saisies qui se font sur le territoire. C'est de cette façon qu'il vit le problème. Il pense que les causes vont dans l'ordre de la précarité et du chômage. Il reconnaît consommer périodiquement de la viande de brousse, faisant du coup pour une tranche de la population la spécialité qui va leur procurer de l'argent. Des études d'impacts sociaux et économiques ont été menées par l'ONG dans le but de proposer des mesures palliatives aux populations locales afin de les aider à subvenir à leurs besoins. La forte pression humaine a fait en sorte que toute la forêt gabonaise ne soit pas érigée en parcs nationaux. Donc, nous dit-il, les autres parties de la forêt sont soumises à l'exploitation locale. Gyu-Serge Mogomba suggère qu'on trouve du travail aux gens qui n'en ont pas afin de les occuper journalièrement.

Récit 12

Entretient en français réalisé avec Estelle Bouanga Imenguet sur les parcs nationaux

1 Le WCS représente le Gabon dans la conservation de la biodiversité. Les recherches sont menées dans les parcs et chaque parc est spécifique.

2 La conservation de la biodiversité est une préoccupation mondiale, internationale. Le Gabon fait partie du Bassin du Congo qui est le second poumon forestier du monde. Le Gabon, compte tenu des conventions internationales, se doit de préserver sa forêt à travers les parcs. Donc, c'est un espace forestier qui est considéré comme étant très riche en matière de forêt, d'espèces végétales et animales. Ce sont des espèces qui sont aussi menacées de disparition ou d'extinction et la mise en place des parcs nationaux est une décision salutaire parce que les parcs nationaux permettent au Gabon de préserver, d'éviter la disparition de certaines espèces animales et végétales. Même si c'est vrai qu'il y a de l'exploitation forestière qui se fait à côté de ces parcs nationaux. Mais avec la prochaine loi qui sera adoptée, la loi sur les parcs nationaux, on espère que la gestion de ces aires protégées se fera de manière efficace et contribuera à la protection de notre biodiversité.

3 Les critères sont écologiques notamment végétale et animal. Il y a des zones où la pression humaine n'a pas eu trop d'impact sur la nature. Chaque parc représente un peuple.

4 Contribuer à la conservation de notre biodiversité. Qu'est-ce que les parcs nationaux nous apportent ? C'est vrai que sur le plan international, ça fait un plus pour le Gabon, parce qu'il est désormais considéré comme étant un pays qui se préoccupe de la préservation de la biodiversité. Avec ce réseau de parcs nationaux, le Gabon est internationalement reconnu comme étant un acteur dans la conservation de la biodiversité.

Sur le plan scientifique, avec les parcs nationaux, vous savez que la principale activité qui est développée c'est la recherche scientifique. La recherche se faisant dans les parcs nationaux permettra de découvrir d'autres espèces qui ne sont pas encore connues. Parce que les espèces végétales animales au niveau du Gabon, c'est vrai qu'il y a déjà des centaines d'espèces qui sont déjà reconnues mais les recherches continuent pour découvrir d'autres espèces. Et c'est dans ces espaces là que la recherche est plus ou mois développée et suivit aussi bien par les ONG que par l'Etat. Et les résultats de cette recherche donneront encore lus de popularité à la forêt gabonaise.

Avec les parcs nationaux, l'autre activité qui développée, c'est que les parcs nationaux permettent de développer l'écotourisme. En dehors de la recherche scientifique, on a également des activités qui doivent bénéficier aux populations locales qui vivent autour de ces parcs notamment l'écotourisme. Egalement avec les parcs nationaux, on a comme avantage le fait que le développement de l'écotourisme permettra aux populations locales de participer, de s'impliquer dans la gestion durable des ressources forestières. Lorsque les recherches se font dans les parcs, le plus souvent on prend les jeunes gens qui vivent dans les villages qui sont aux alentours de ces parcs, comme des assistants chercheurs, éco guides ou écogardes. Donc cela crée de l'emploi plus ou moins dans un village.

5 La commercialisation du gibier est partout en Afrique et particulièrement au Gabon, c'est un phénomène qui existe depuis longtemps. C''est vrai qu'au niveau de l'Etat c'est pas une activité bien organisée. C'est un commerce qui se fait de manière anarchique. La commercialisation du gibier entraîne plus ou moins le développement du braconnage dans les zones rurales. Le gibier, c'est vrai qu'il est consommé par les populations locales, les populations villageoises qui vivent près des forêts. Mais, ces populations le consomment d'abord pour leur subsistance. C'est d'abord la première raison de la consommation du gibier.

Alors qu'en ville, la commercialisation du gibier est une activité lucrative. Le gibier est vendu pour générer des revenus assez importants et ce qui entraîne une pression assez importante sur les espèces animales. Il faut dire que les circuits de commercialisation de gibier au niveau du Gabon ne sont pas très maîtrisés. C'est vrai que y a certains points qu'on connaît, qui sont localisés. Mais n'empêche que l'activité n'est pas contrôlée ni régulée. Ce qui pose un peu problème au niveau des menaces qui pèsent sur certaines espèces qui sont intégralement protégées et partiellement protégées au Gabon. Je consomme de la viande de brousse de temps en temps, ceci pour de raisons de variations alimentaires.

6 C'est fonction de la population. La raison première, c'est pour des revenus en zone rurale et en zone urbaine il est lucratif. Souvent c'est pour des projets, des raisons sociales et économiques.

7 la vente en soi n'est pas à prohiber, il faut l'organiser. La loi n'est pas appliquée. Il faut l'organiser, la réguler. La régulation est une sorte d'officialisation. La chasse est régulée au Gabon. Si les périodes de chasse étaient respectées, on pourrait l'intensifier en moins.

8 Je ne sais pas si le rôle de notre ONG c'est d'empêcher ou de diminuer l'activité commerciale du gibier. C'est qu'il y a quelques années, on a fait des études sur la commercialisation du gibier au Gabon. Il y a des données qui sont là, je ne pense pas qu'elles soient déjà publiées officiellement, y a des points de vente, points de commercialisation de ce produit qui ont été identifiés dans l'ensemble du territoire. Je pense qu'à partir des données que nous avons collectées, c'est à l'Etat de mettre en place une stratégie pour réguler ce commerce là. Nous venons en appui à l'Etat. C'est pas à nous de prendre la décision de faire ceci ou cela pour que le commerce du gibier n'ait pas un impact trop négatif sur les espèces animales.

9 La forêt a une importance dans l'économie nationale. On ne peut pas tout protéger. Il y a l'exploitation forestière qui est là. La loi doit être appliquée sur les autres forêts non protégées. L'exploitation forestière facilite le braconnage. Les responsabilités sont partagées entre l'Etat et les concessionnaires.

10 Nous suivons la stratégie de la conservation du gouvernement. Il faut dire que l'Etat est victime des conventions internationales. La forêt participe de la régulation de l'équilibre de l'atmosphère. La recherche fait partie intégrante de l'érigation des zones en parcs. Elle est privilégiée. Mais elle n'est pas à l'origine des recherches scientifiques.

COMMENTAIRE

Estelle Bouanga Imenguet est gabonaise, d'ethnie nzebi, du clan Basanga, originaire du Haut-Ogoouée et réside les Charbonnages. Elle est chercheur au WCS et géographe de formation. Elle n'a pas voulu nous donner sa situation matrimoniale et son âge. Son expérience du WCS nous a également permis de mesurer la logique des politiques de conservation au Gabon. Comme le discours du précédent informateur, celui d'Estelle Bouanga s'articule autour de deux axes principaux.

Le premier évoque effectivement la problématique de la conservation. Le WCS représente le Gabon dans la conservation. Il l'appui dans cette mission de conservation de la biodiversité. Faisant de ce pays, un acteur reconnu sur le plan mondial pour sa politique de préservation des richesses de la forêt. Il faut souligner que la biodiversité est une préoccupation mondiale. Ayant signé les conventions internationales, le Gabon se doit de répondre aux différentes attentes internationales. La géographe va justifier la nécessité des parcs nationaux par la disparition ou l'extinction des espèces végétales et animales. A cause de sa riche faune et flore, seul critère d'érigation des parcs, le Gabon va développer l'écotourisme et classé comme secteur de développement économique, social et culturel.

L'auteur du discours va nous révéler les deux aspects importants des parcs nationaux. En effet, l'écotourisme va générer des devises et créer des emplois qui permettront aux populations de subvenir à leurs besoins. Le premier avantage, nous l'avons déjà souligné, est le développement de l'écotourisme. Le second objectif est basé sur la recherche scientifique. La recherche sera axée sur la découverte de nouvelles espèces fauniques et floristiques, à part celles déjà connues. Et du coup, le Gabon sera connu sur le plan international pour sa richesse en biodiversité. Les populations villageoises sont directement impliquées dans la gestion de ces parcs nationaux.

La seconde dimension de ce discours aborde la problématique de la commercialisation. Pour elle, c'est une question régionale. Le problème existe, mais fonctionne de manière anarchique. En tant qu'agent d'une ONG, la commercialisation du gibier participe de l'essor du braconnage au Gabon. Le gibier est un produit aimé par les populations à causes de ses protéines. Il est consommé pour la subsistance. Le gibier est vendu pour générer des revenus, pour des raisons sociales. Le phénomène est mal maîtrisé par les autorités, à la limite les circuits de vente non contrôlés. L'informatrice reconnaît la réglementation de la chasse, mais pose en même temps le problème de la non applicabilité de la législation relative à l'usage de la faune. Estelle pense que la vente ne doit pas être prohibée, il faut tout simplement l'organiser. Elle mentionne au passage les études d'impacts sociaux et économiques réalisées par le WCS afin de comprendre à quel niveau la pression humaine peut aller et trouver les mesures palliatives à ces pressions. Elle nous fera aussi savoir que la forêt a une grande importance dans l'économie gabonaise, faisant allusion à l'exploitation forestière.

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius