WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Contribution de la COCORWA a l'intégration socio-économique des personnes handicapés physique

( Télécharger le fichier original )
par Willy UWIZEYE
Université de Kigali - Licence 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I.2. GENERALITE SUR LA SITUATION DES PHP

1.2.1. Les problèmes psychosociaux et économiques des personnes

Handicapées.

Cette partie porte sur la conception des personnes handicapées en général et en particulier au Rwanda. Autrement dit les attitudes et comportements manifestés à l'endroit de la personne ayant un handicap. Elle dégage également des efforts consentis par les différents organismes pour faire respecter les droits de cette couche vulnérable.

1.2.1.1. Les handicapés dans le monde.

Partant de l'idée de l'organisation des nations unies qui stipule que le handicap réside « dans la perte ou la limitation des possibilités de participer sur un pied d'égalité avec les autres individus à la vie de la communauté» NATIONS UNIES (1986 :7), partant également de ce passage, nous pouvons dire que l'état dans lequel se trouve le handicape fait penser à la notion de la frustration qui signifie un résultat de rencontre d'un obstacle plus ou moins insurmontable, à la satisfaction d'un besoin ou un comblement d'une attente : instinct contrarié ou besoins non satisfait (LAFON, 1979 :130).

Au sujet des personnes infirmes, BATON cité par IYAKAREMYE (1997 :73) s'est exprimé en ces termes : « Le monde des infirmes forme, aux yeux des biens portant, un groupe social à part, considérant suivant le cas souvent avec pitié, commisération, mépris même (...). Toutes ces réactions, pour édulcorées et explicitées qu'elles soient, ne se manifestent pas moins par des réactions telle que l'on considère souvent que l'infirme devait se rendre compte de ces incapacités, reste à sa place et ne pas s'exhiber, peut être comme un reproche permanent parmi les biens portants. Disons en fin que l'argent est toujours bon serviteur car celui qui en a, si handicapé soit-il, ne manque pas de personne à envoyer au marché. »

De même les handicapés physiques présentent des défauts organiques soit la cécité, l'amputation de certains membres,... La réalisation de leur idéal de soi rencontre des obstacles liés à l'infériorité des aptitudes physiques. Ils sont susceptibles de subir la frustration NDAYAMBAJE (1994 :20-22) a montré comment la frustration ne va pas sans effet. Elle déclenche une réaction agressive du sujet qui la subit. Ils nous informent que l'agressivité déclenchée se tourne d'abord vers l'objet extérieur. Elle se manifeste sous forme de colère, de cris, de gestes violents, etc. Dans d'autres cas, le sujet frustré craint de susciter la colère d'autrui par la manifestation de sa propre agressivité. Il s'en prend lui-même et l'intériorise, il s'adresse des reproches. C'est alors difficile, dangereux et angoissant.

La frustration a également été traitée sous un autre angle par le psychanalyste Viennois ADLER cité par NDAYAMBAJE (1994 :36) en parlant de ses découvertes, montre qu'un homme qui vit dans la société est mû par le désir d'affirmer sa personnalité, d'occuper une place conforme à l'image qu'il se fait (inconsciemment) de lui-même. La réalisation de l'idéal dont l'homme se fait image rencontre des difficultés. Le conflit produit par les heurts de l'homme à l'impossibilité de réalisation de l'image idéale de soi engendre le sentiment d'infériorité.

Selon ADLER cité par le même auteur, « être homme, c'est se sentir inférieur » et il ajoute que tout progrès de l'homme, c'est-à-dire son élan vers le haut s'expliquerait alors par le fait que ce lui-ci cherche à convaincre son infériorité. C'est ce qu'il appelle « le sens de la vie ». Si l'élan normal vers le haut est contrarié par une mauvaise éducation ou par une éducation mal comprise, le sentiment d'infériorité peut s'aggraver et amener la formation d'un complexe d'infériorité. Ce lui-ci se définit comme ? croyance d'une personne en son incapacité de résoudre des problèmes de la vie », alors que le sentiment d'infériorité normal pousse l'homme à apporter une solution à ses problèmes, le complexe d'infériorité, lui, l'en empêche. Or le complexe d'infériorité peut provenir soit de l'infériorité des organes, des gâteries et de la négligence. Rappelons-nous encore que les handicapés physiques présentent une infériorité localisée au niveau des organes qui ne peuvent répondre de manière adéquate à la demande extérieur.

D'après ADLER cité par OGLER (1995 :91), estime que l'ensemble des manifestations de l'infériorité des organes a un effet sur un esprit que sa structure entière en est affectée de manière spéciale. Une structure psychique ainsi acquise devient actuellement la base de névroses et de psychoses».

Selon O.M.S. (1995 :9), une amputation provoque inévitablement un traumatisme psychique. Ce traumatisme peut être lié aux éléments suivants:

Ø Du point de vue économique, l'amputé a perdu sa situation et sa sécurité intérieure.

Ø La perte d'une partie essentielle du corps fait naître un sentiment d'infériorité et de dépendance chez le sujet, qui redoute l'opinion de sa famille, de ses amis et de la collectivité ;

Ø L'amputation s'accompagne d'une perte de fonctions et de capacité physique (par exemple marcher, s'habiller, et écrire) ;

Ø L'amputé éprouve des craintes et des doutes quant à la possibilité d'une parfaite réadaptation ;

Bien plus, O.M.S (1995 :10) souligne que dans le monde entier le handicap a été un phénomène lourd de malentendus. Chacun a son point de vue là dessus suivant ses aspirations, les circonstances.

D'après NDAYISABA et DE GRANDMONT cité par MUKAMUTARA (2007 :14) l'histoire nous apprend que depuis l'antiquité, les handicapés étaient considérés comme une malédiction. Toute personne handicapée était marginalisée et isolée de la société, par suite, les personnes handicapées étaient caractérisées par le sentiment de culpabilité comme punition divine. Qu'en est il des Africains et des rwandais en particulier?

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Et il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant ou l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses"   Milan Kundera