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Conception et calcul des structures en verre

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par Mathieu Studer
Université Libre de Bruxelles - Licencié en Ingénieur civil architecte 2008
  

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5.5 Elément comprimé et fléchis

Dans le cas d'un élément soumis à une flexion et à un effort axial, le principe est de s'assurer que la contrainte maximale dans la fibre la plus sollicitée soit inférieure à la résistance de calcul du verre. Deux vérifications s'impose la première pour les zones en traction et la deuxième pour les zones en compression car la résistance de calcul n'est pas la même dans les deux cas. Ces inégalités peuvent être modifiées afin de contenir les influences de la compression et des moments.

Pour les zones en traction :

ómax = fg ; t ; d (5.30)

Pour les zones en compression :

ómax = fg ; c ; d (5.31)

Pour les zones en traction :

N N ? e w ? M M

0 ,

+ ? + ? + + = 1 (5.32)

sd y sd z

,

A f W f

. . cos / 2 / 1 /

; ; ; ; , ? . .

g t d g t d ? ? L N EI - N N W f W f

k cr e ? y g t d

; ; z g t d

; ;

Pour les zones en compression :

N N ? e w ? M M

0 sd y

, sd z

,

+ ? + ? + + =1 (5.33)

A f W f

. . cos / 2 / 1 /

; ; ; ; , ? . .

g c d g c d ? ? L N EI - N N W f W f

k cr e ? y g c d

; ; z g c d

; ;

Les deux premiers termes prennent en compte l'effort normal ainsi que le moment secondaire dû à l'excentricité des charges, les deux suivants prennent en compte la flexion dans les deux directions principales.

5.6 Actions accidentelles

Les actions énumérées et développées au-dessus sont les sollicitations principales des structures. Ils existent d'autres actions qui doivent être vérifiées dans le cas d'un calcul de structure complet. Aujourd'hui, vu le caractère novateur des structures en verre, ces sollicitations exceptionnelles sont encore très peu étudiées. Les éléments principaux qu'on peut en retirer sont développés dans ce paragraphe.

5.6.1 Résistance aux chocs

Encore plus que les autres structures, les éléments en verre peuvent subir des chocs. De part son image fragile et cassant, le verre est souvent soumis à des actes de vandalisme (voir chapitre 7.15). Il faut donc s'assurer que la structure puisse résister suffisamment aux chocs.

Il existe deux types d'essais afin de vérifier la résistance aux chocs d'un élément en verre. Il s'agit de l'essai de chocs de corps mous et de l'essai de chocs de corps durs.

L'essai aux chocs de corps mous permet de mettre en évidence le type de rupture du verre. Il existe trois types différents de modes de cassures en fonction du type de verre.

Figure 5.6 1Modes de cassures du verre selon la norme NBN EN 12600 [52]

Dans le cas d'une application structurel du verre, il est important que le verre possède un mode de rupture au moins de type de B (caractéristique du verre feuilleté) ou de type C (caractéristique du verre trempé thermiquement). Afin d'empêcher des morceaux de verre de se détacher de la structure, il est bon de prévoir un film plastique sur la face extérieur de la feuille de verre.

Deux niveaux de classements existent pour la détermination de la résistance aux chocs de corps durs. Le premier niveau correspond à l'aptitude des vitrages à résister aux jets d'objets. L'essai à la chute de bille de 4,1 kg est satisfait si 3 éprouvettes résistent à la pénétration (3 impacts en triangle). Le deuxième niveau correspond aux tentatives d'effraction à l'aide d'une masse ou d'une hache pour réaliser une ouverture de 40 cm x 40 cm, appelée "passage d'homme". Le nombre d'impacts nécessaires à sa réalisation détermine la classe du vitrage.

Dans le tableau suivant (Tableau 5.6.1), une relation a été établie entre les classes de la norme EN 356 et le classement MCC. Lors d'une utilisation structurelle du verre, le choix de la classe du verre est importante, mais celui-ci est déterminé par deux critères (les mêmes que pour le classement MCC, voir paragraphe 5.2), l'accessibilité de la structure et le rôle de l'élément au sein de la structure. Dans le cas de bâtiments publics, il est possible d'obtenir des verres résistants à l'onde de choc d'une explosion.

Le classement de la structure, selon le MCC permet d'avoir une information sur la résistance aux chocs nécessaire pour ce type d'élément.

Classe MCC

EN356

Niveau 1 :
hauteur de chute (m) de 3 billes

P1 A 1,5 m

P2 A 3 m

P3 A 6 m

P4 A 9 m 1

P5 A 9 m (chute de 9 billes) 2-3

Niveau 2 :

Masse + hache (coups min.)

P6 B 30 coups 4

P7 B 51 coups 5

P8 B 71 coups 6

Tableau 5.6 1 Classement des éléments en verre aux chocs de corps durs d'après la EN 356

5.6.2 Résistance au feu et gradient thermique

De par sa nature, le verre est un matériau incombustible. Cependant, des bris par choc thermique peuvent apparaître s'il existe entre deux zones d'une feuille de verre une différence importante de température. Si l'élément vitré est chauffé de matière constante, il y a une dilatation générale de la pièce. Cependant, si une seule partie de la pièce est soumise à un changement de température et que l'autre reste froide alors celle-ci empêchera la libre dilatation et il se crée alors des contraintes de traction qui peuvent être plus important que la résistance du verre. Dans ce cas-là, il y a donc un bris par choc thermique. L'existence et l'apparition de ces gradients thermiques sont multiples. La résistance à ces bris varie en fonction du type de verre et logiquement, celui possédant la résistance la plus grande est le verre trempé car il possède une meilleure résistance en traction. Voici les valeurs des gradients thermiques maximales pour les différents types de verre.

- Le verre trempé : 200°K (EN 12150-1) - Le verre durci : 100°K (EN 1863-1)

- Le verre recuit : 40°K (EN 572-1)

Il existe des feuilles de verre pouvant résister à la chaleur comme les verres borosilicatés ou bien les vitrocéramiques. Ceux-ci ont des coefficients de dilatation proche de zéro ce qui leur permet de résister au feu pendant près de 4 heures.

A l'heure actuelle, ceci est la seule information sur la résistance du verre sous l'effet de la température. Aucune information sur l'évolution du module de Young ou de l'inertie en fonction de la température n'existe comme c'est le cas dans l'acier ou bien encore le béton. Il est donc impossible aujourd'hui de dimensionner un ouvrage, un bâtiment aux normes incendies. Ceci est donc un champ d'investigation possible pour de futures recherches dans le domaine verrier.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore