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Déterminants socio-culturels de la persistence de l'excision à  Pira (Bénin)

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par Fabien Affo
Université de Lomé (Togo) - DES 2007
  

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CONCLUSION

« Les femmes sont victimes de coutumes dépassées, des opinions et des préjugés masculins. Cela provoque une très mauvaise perception des femmes envers elles-mêmes. Il existe plusieurs formes d'oppression sexuelle mais celle-ci est basée sur la manipulation de la sexualité des femmes pour assurer la prédominance et l'exploitation masculine. De telles pratiques tirent leurs origines de la famille, de la société et de la religion ». Ainsi, s'exprimait Raqiya Haji Abdalla de l'organisation démocratique des femmes somaliennes au cours d'un séminaire de l'OMS a Khartoum en 1979. Cette intervention pleine de sens restitue le débat sur l'excision dans un contexte global.

Mais qu'en est-il de la réalité de Bantè?

La présente étude permet de retenir les faits saillants suivants:

- le niveau d'information sur l'excision est très élevé ;

- le taux de prévalence de la pratique de la mutilation génitale est 12,0%. Elle est plutôt localisée dans l'arrondissement d'Atokolibé ; les femmes sont excisées dans l'enfance avec l'âge médian à l'excision qui est de 7 ans,

- Il est constaté que la prévalence à l'excision diminue au fur et à mesure que les générations se succèdent c'est-à-dire les femmes d'aujourd'hui subissent de moins en moins la pratique de la MGF. Ce recul pourrait être les effets porteurs des campagnes de sensibilisation;

- la forme d'excision la plus répandue à Bantè est la clitoridectomie qui est une intervention au cours de laquelle une partie ou la totalité du clitoris est amputée et les saignements sont arrêtés au moyen d'une pression ou d'un point de suture. Environ 76 femmes excisées ont subi la clitoridectomie contre 22 femmes qui ont subi l'excision. La pratique de la clitoridectomie varie selon les localités, l'âge des parents, le niveau d'instruction et la religion;

- la pratique des MGF à Bantè entraîne des effets néfastes sur la santé des femmes excisées notamment les fièvres, l'hémorragie, les douleurs;

- l'exigence de la tradition et l'inconscience sont les deux principales raisons d'acceptation de la pratique de l'excision avancée par les excisées;

- seulement 10,2% des femmes ont jugé que La mutilation génitale féminine est une bonne chose contre 71 % des femmes qui ont déclaré qu'elle est une mauvaise chose.

Les perspectives pour la réduction sensible de la pratique de l'excision à Bantè sont assez bonnes au regard d'une part des résultats auxquels l'enquête a abouti mais également de toutes les dispositions que ne cessent de prendre les différents acteurs du développement social et économique.

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