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Dynamique urbaine et gestion des déchets ménagers dans la région de la vallée du Bandama : cas des communes urbaines du département de Dabakala

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par Souleymane DIABAGATE
Université de Cocody Abidjan - DEA de Géographie 2008
  

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Université d'Abidjan Cocody République de Côte d'ivoire

UFR SHS

Sciences de l'Homme et de la Société

Cote attribuée par la Bibliothèque

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mémoire de DEA

(Projet de Doctorat)

Présenté et soutenu par DIABAGATÉ Souleymane1(*)

En vue de l'obtention du Diplôme d'Études Approfondies (DEA)

En ENVIRONNEMENT

THEME :

Dynamique urbaine et gestion des déchets ménagers dans la région de la vallée

du Bandama : Cas des communes de

Dabakala et de Boniérédougou

Directeur de Mémoire

ALOKO N'guessan Jérôme

Directeur de Recherche

Soutenu le 04/06/09 devant un jury composé de :

Présidente : Pr. CELINE Bipko, Maître de Conférences, IGT/Univ. Cocody

Examinateur : Pr. ALOKO N'guessan J., Directeur de recherches, IGT/Univ. Cocody

Rapporteur : Dr. DOBE Lobognon J., Maître-assistant, IGT/Univ. Cocody

Mention obtenue : Bien

DÉDICACE

À :

DIABAGATÉ Issouf et SOUNDOUGOU Touré, mes défunts géniteurs.

Que le Tout Puissant leur accorde sa grâce infinie ;

YA Touré, ma très chère grand-mère, celle à qui je dois mon éducation et qui me soutient toujours. Grand-mère, je te dédie ce mémoire qui n'est rien d'autre que le fruit des efforts consentis à mon égard ;

Toute ma famille pour son affection et sa contribution à mon épanouissement ;

Ceux / celles qui m'ont transmis du savoir et m'ont enseigné la vie sociale ;

Toutes les personnes qui m'ont fasciné par leur savoir, leur curiosité d'esprit et leur influence ;

Puissiez-vous trouver ici mes hommages pour vos efforts consentis à mon égard !

REMERCIEMENTS

Le présent mémoire de DEA sur « Dynamique urbaine et gestion des déchets ménagers dans la région de la vallée du Bandama : Cas des communes de Dabakala et de Boniérédougou » s'inscrit dans le cadre d'un projet de Thèse.

Au terme de cette étude, je voudrais saisir l'opportunité qui m'est offerte pour exprimer ma reconnaissance à tout le personnel de l'Institut de Géographie Tropicale (IGT).

Un grand hommage mérité est rendu aux différents intervenants pour la qualité de leurs enseignements.

Je pense particulièrement au Pr ALOKO Jérôme N'guessan, à la fois promoteur du sujet et mon Directeur de Thèse. Il a constamment guidé mes pas et corrigé mon travail. Ses précieux conseils et critiques ont été d'un grand apport à la réalisation du présent mémoire. J'adresse des remerciements au Dr DOBÉ Lobognon Jacques qui a éclairé le présent travail par ses critiques forts utiles. Une motion spéciale est accordée au Pr ATTA Koffi qui a contribué à la réussite de ce travail par la qualité de son enseignement. Au Professeur BIPKO Céline, je dis merci pour ses critiques.

Je ne saurai remercier assez mon grand frère DIABAGATÉ Amadou en Master 2 Recherche, Innovation, Développement des Territoires Ruraux en France pour l'attention dont j'ai bénéficié durant cette étude et pour les documents mis à ma disposition.

Je dis infiniment merci à Mahé Brigitte et Nabé Fatoumata pour leur soutien moral.

Enfin, merci à M. AHOUTOU N'guessan, S/Préfet de Dabakala pour l'intérêt manifesté à l'égard de cette étude sans oublier MM. Bakary DIABY et KONE K. Serge, respectivement Adjoint au Maire et Educateur au Lycée Moderne de Dabakala.

Dans l'impossibilité de nommer tous ceux qui de loin ou de près m'ont soutenu durant la rédaction de ce projet, je vous prie de trouver ici l'expression de ma profonde gratitude.

Que le Tout Puissant guide nos pas !

SOMMAIRE

INTRODUCTION.........................................................................p6

I-COMPREHENSION DU SUJET ET REVUE DE LITTERATURE............p8

I-1 COMPREHENSION DU SUJET..................................................p8

I-2 REVUE DE LITTERATURE......................................................p10

II- PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS DE RECHERCHE...................p21

II-1 PROBLEMATIQUE...............................................................p21

II-2 OBJECTIFS DE RECHERCHE.................................................p24

III-CADRE METHODOLOGIQUE.................................................p24

III-1 HYPOTHESE DE RECHERCHE..............................................p26

III-2 UNITES D'OBSERVATION....................................................p26

III-3 VARIABLES D'ANALYSE....................................................p28

III-4 METHODE ET COLLECTE DES DONNEES...............................p31

III-5 TRAITEMENT DES DONNEES..............................................p34

IV- RESULTATS ATTENDUS ET ECHEANCIER...............................p35

IV-1 RESULTATS ATTENDUS ET BENEFICIAIRES DE L'ETUDE........p35

IV-2 ECHEANCIER ..................................................................p38

CONCLUSION............................................................................p39

BIBLIOGRAPHIE........................................................................p40

INTRODUCTION

« Mal partie » (Dumont, 1962), « trahie par ses intellectuels » (Pomonti, 1979), « étranglée » (Dumont, 1980), « l'Afrique en panne » (Giri, 1985) avec « villes en crises » (White, 1993), est aujourd'hui confrontée à de nombreuses crises généralisées qui la marginalisent sans cesse au plan international et entravent son processus de développement économique (Nyassogbo, 2005).

Aussi, le phénomène urbain survenu ces dernières années en Afrique s'est-il accompagné de multiples répercussions, notamment dans le domaine de la gestion de l'environnement urbain.

L'un des problèmes majeurs sur le continent Africain demeure celui des déchets ménagers et de l'urbanisation non maitrisée. La région de la vallée du Bandama connaît ces problèmes et les communes de Dabakala et Boniérédougou reflètent cette situation.

En effet, parmi les difficultés qui entravent le développement des communes de Dabakala et de Boniérédougou, figure en premier lieu le problème de l'urbanisation non maîtrisée et la gestion des déchets ménagers. Les autorités municipales rencontrent d'énormes difficultés dans la gestion des ordures et des espaces. Aucun Maire n'a gagné la bataille des ordures ménagères qui restent les gros points noirs de la gestion municipale.

Ces difficultés se traduisent par l'accumulation des déchets ménagers dans les quartiers et les zones périphériques des différentes communes (Dabakala et Boniérédougou). De nombreux dépôts sauvages se dressent dans ces communes. L'urbanisation non contrôlée due à une évolution rapide de la population est difficile à maîtriser dans ces communes.

Aussi, le faible taux de collecte des ordures ménagères entraîne- t-il l'insalubrité dans les communes de Dabakala et de Boniérédougou. Cette situation est aggravée par la crise que traverse la Côte d'ivoire depuis 2002. En effet, celle-ci a engendré un arrêt des investissements dans de nombreux domaines en général et dans le domaine de la gestion des ordures ménagères en particulier.

La conséquence de cette situation est la dégradation de l'environnement et du cadre de vie des populations dans ces communes.

Assurer à la population un environnement sain et viable est un facteur de développement important.

À travers donc cette étude, il s'agit d'étudier la dynamique urbaine et les difficultés liées à la gestion des déchets ménagers dans ces communes.

I- COMPREHENSION DU SUJET ET REVUE DE LITTERATURE

I-1 COMPREHENSION DU SUJET

À partir de la 2ème guerre mondiale et suite à la forte pression migratoire, l'Afrique Occidentale a connu une croissance démographique et une urbanisation sans précédent. Malheureusement, cette urbanisation accélérée ne s'est pas accompagnée d'une croissance économique soutenue (Attahi, 2001).

Aujourd'hui, les grandes villes Ouest Africaines présentent des bases économiques fragiles stagnantes, dominées par les acteurs du secteur informel. Leurs systèmes de gouvernance sont faibles et les services urbains sont obsolètes et ne desservent qu'une partie de la population résidente. La proportion d'urbains est passée de 14% à 40% entre 1960 et 1990 alors que le nombre d'urbains passait de 12 à 75 millions à la même période en Afrique Subsaharienne. Tous ces facteurs ont entraîné de nombreux problèmes sociaux et environnementaux dans les villes ouest africaines.

La Côte d'ivoire n'est pas épargnée de cette situation et les communes de la région de la vallée du Bandama en sont les reflets.

En effet, le développement rapide de Dabakala et de Boniérédougou a entrainé l'accroissement rapide de sa population.

De 13 137 habitants selon le dernier recensement de 1998, on estime aujourd'hui la population de Dabakala à plus de 18176 habitants (INS, 2008). Pour la ville de Boniérédougou, la population est passée de 8 145 habitants en 1998 à 11 269 habitants selon les estimations pour 2008.

Les problèmes engendrés par cette augmentation rapide de la population sont multiples. On note entre autre les problèmes liés à la pauvreté, la difficile maîtrise de la croissance urbaine, les problèmes liés à la dégradation accélérée de l'environnement urbain et des ressources naturelles, par une concentration des activités humaines, des sources de pollution et des volumes de déchets ménagers solides et liquides qui ne cessent de croître. Une des caractéristiques majeures du développement des villes ivoiriennes reste l'urbanisation spontanée.

En effet, à Dabakala comme à Boniérédougou, les quartiers d'habitat spontanés continuent à s'étendre soit dans les zones périphériques soit dans les zones à développement différé ou non constructibles, isolées par la croissance spatiale (cuvettes, versants, ...). L'habitat spontané s'est développé sous différentes formes, tantôt de façon très anarchique (ruelles étroites et tortueuses, tantôt selon une trame régulière et bien desservie par des rues de 5 à 6 mètres de large). Aussi, les problèmes environnementaux sont de plus en plus visibles (insalubrité, enherbement, ensablement,...). Cette situation grandissante incommode les populations par la dégradation du cadre de vie et les maladies liées à l'environnement.

Cette étude consacrée à la dynamique urbaine et la gestion de l'environnement veut mettre en exergue le système actuel de gestion des déchets ménagers et les difficultés de la structuration des espaces dans les communes de Dabakala et de Boniérédougou et faire des propositions meilleures.

Alors la question de recherche qui sous-tend cette étude est de savoir pourquoi des difficultés liées à la gestion des ordures ménagères et des espaces dans ces communes ?

I-2 REVUE DE LITTERATURE

De nombreux écrits existent sur la thématique de la dynamique urbaine et la gestion des ordures ménagères. Ils s'organisent autour des axes suivants : l'urbanisation, la dynamique urbaine, la gestion des déchets solides notamment les ordures ménagères, la gestion de l'environnement, le profil environnemental et l'assainissement des eaux usées et pluviales.

1. L'urbanisation

Pour BORIES V. (2006), l'urbanisation peut-être définie comme l'expansion de la population, des activités et des espaces urbains est le phénomène majeur de ce siècle. Elle s'effectue à un rythme de croissance moyenne de 2 % à l'échelle mondiale. Le monde compte aujourd'hui trois milliards de citadins. Les villes sont le moteur de la croissance économique et jouent un rôle fondamental dans la mondialisation. Ces dynamiques se traduisent dans l'organisation des espaces et dans les paysages urbains. Cependant l'ampleur de ce phénomène est inégale selon les régions du monde. L'urbanisation progresse beaucoup plus rapidement dans les pays en développement que dans les pays industrialisés et riches et elle profite davantage aux très grandes villes qu'aux plus petites : la population urbaine dans les pays du Sud est deux fois supérieure à celle des pays du Nord et le nombre de villes de plus de dix millions d'habitants a été multiplié par trois en cinquante ans.

Abordant dans le même sens, POURTIER R. (1993) signale que « L'urbanisation représente à n'en point douter, la transformation la plus spectaculaire de l'Afrique contemporaine, celle aussi qui pose le plus de problème. Les grandes villes d'Afrique ont atteint et dépassé les dimensions de l'ingérable... parce qu'ayant réussi à absorber des excédents démographiques dont le rythme de croissance n'a son égal nulle part ailleurs au monde ».

Cette explosion urbaine pose de nombreux problèmes sociaux et environnementaux selon l'auteur. ATTA K. (2005) aborde dans le même sens et définit l'urbanisation comme un processus de concentration de la population en un lieu donné. Lorsque cette population atteint un certain seuil, elle suscite de nouveaux modes de production et de consommation. L'urbanisation se déroule à des rythmes différents selon les pays et les régions du monde. COMPAORE G. (1991) lui emboîte le pas pour signifier que l'urbanisation au Burkina se déroule à un rythme accéléré accompagné d'une extension spectaculaire de l'espace urbain. Tous ces facteurs ont donc entraînés de nombreux problèmes de développement urbain. Pour l'auteur, quelque soit l'ampleur des phénomènes observés, il convient dès à présent qu'on leur accorde une attention toute particulière. Pratiques et politiques urbaines y sont pour beaucoup dans les tentatives de solution à envisager. C'est à partir d'elles qu'on pourrait comprendre peut-être les problèmes environnementaux qui se posent et apporter les solutions adéquates. Selon DIAGANA I. (2001), l'absence d'un projet urbain réellement formalisé conduit à l'impossibilité pour les pouvoirs publics de maîtriser le développement urbain de Nouakchott pour corriger les déséquilibres éclatant des populations sur le territoire. Il est donc apparu une réelle discordance entre les rythmes de croissance urbaine enregistrés et l'intérêt qu'ils ont suscités de la part des équipes dirigeantes. Les équipes dirigeantes se sont-elles contentées d'observer que des masses de plus en plus importantes de populations se concentrent dans les villes, sans jamais chercher véritablement à les identifier de manière précise pour engager des actions. La primauté de Nouakchott trouve ses causes profondes dans l'absence ou dans l'échec d'une politique urbaine, conséquence d'une planification défaillante à l'échelle nationale.

En revanche, faut-il agir doublement en cherchant d'une part à retenir les migrations rurales et urbaines à la source et privilégier d'autre part, le développement des autres régions à travers une politique urbaine adéquate et rigoureuse pour freiner les enclaves économiques et sociales.

Quant à TROTSKY M. (2003), il fait la situation de l'urbanisation à Bondoukou. Pour lui, la ville de Bondoukou a connu une évolution spatiale de 1897 à nos jours. Cette dynamique spatiale a permis à la ville de s'étaler dans toutes les directions. Cependant, l'évolution de la ville n'a pas été suivie par les infrastructures adéquates et de nombreuses activités non encadrées ont émergé, entraînant la baisse du pouvoir d'achat et la montée de la pauvreté par le manque d'activité motrice. Ainsi, la dégradation de l'environnement et du cadre de vie est-il le signe patent de la pauvreté. C'est pourquoi l'auteur fait des recommandations dans le sens de la génération d'une croissance économique durable. Cette action doit se faire selon trois pôles qui sont la création de revenus pour les pauvres, une prestation mieux ciblée des services sociaux de base et la prévision d'une marge de sécurité pour les plus démunis.

Pour FRACHON A. (1996), l'urbanisation est un des mouvements en profondeur qu'occulte l'actualité immédiate, mais qui n'en sont pas moins déterminants pour l'avenir car l'Afrique n'est plus rurale. Il faut donc renouveler les stocks de représentations traditionnelles, celle d'un continent encore dominé par la " nature ", sauf à manquer une des grandes évolutions en cours : l'Afrique s'urbanise très vite. L'auteur pense que cette urbanisation est un facteur de modernisation car c'est en ville que les Africains trouveront les modes d'organisation de la société et les modes de production adaptés à leur culture.

Quant à KOUZMINE Y. (2005), il fait savoir que l'urbanisation du Sahara Algérien constitue aujourd'hui une donnée essentielle dans l'appréhension des dynamiques spatiales complexes qui l'animent. Cet auteur souligne qu'en moins de cinquante ans, le Sahara s'est massivement urbanisé, bouleversant les morphologies urbaines ainsi que les pratiques et rapports socio-spatiaux des populations dans la ville. En conséquence, de cette urbanisation rapide, de nouveaux problèmes sont apparus sur les espaces urbains. Il s'agit de la crise du logement, de la dégradation de l'environnement et du manque de cohérence au plan des morphologies urbaines. Aussi, les modalités d'évolution de ces milieux urbains se posent aujourd'hui car ces espaces sont fragiles et contraignants. L'auteur salue l'intégration des politiques d'aménagement du territoire au concept de durabilité au sein des législations. Ces politiques doivent déterminer l'action Étatique au travers de la conduite des différents schémas, plans et programmes d'aménagement du territoire.

* 1 DIABAGATÉ Souleymane, Environnementaliste - Aménageur Juin 2009

ds_adsl2005@yahoo.fr / 14 Bp 2038 Abidjan 14/ (+225) 05 11 72 36 / 02 04 62 12

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