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L'apport des capitaux et investissements chinois à  la relance de l'économie nationale congolaise

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par Caddy KADIMA TSHIBANGU
Université du Catholique du Cepromad - Licence 2007
  

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Introduction générale

I. ETAT DE LA QUESTION

Napoléon Bonaparte a dit un jour " Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera ", une vision que nous voyons se réaliser aujourd'hui, après à peu près trois siècles. En effet, la Chine est considérée, aujourd'hui, comme une puissance économique redoutable. L'un des aspects le plus remarquable des changements de l'économie chinoise est son ouverture internationale. En fait, conformément au modèle d'économie planifiée, la Chine fonctionnait pratiquement en autarcie jusqu'en 1979. Depuis, elle connaît une large vague de réforme sous la direction de Deng Xioping et son fameux mot d'ordre " Enrichissez-vous ! ". L'enrichissement personnel (individualisme) et la consommation (soutenue par des politiques néo-Keynésiennes dès 1997) sont devenus de nouveaux moteurs économiques. Ainsi, l'économie chinoise est passée d'une économie planifiée de type soviétique à un « socialisme de marché » aux caractéristiques chinoises, conservant la structure rigide de contrôle par le Parti Communiste Chinois.

Le démarrage économique chinois, d'après les experts, date véritablement de 1992, il s'est concrétisé juste après l'adhésion à l'Organisation Mondiale de Commerce en 2001, après 15 longues années de négociations. En effet, c'est en 2003, que le monde a vraiment découvert la nouvelle réalité du pays le plus peuplé du monde (20 % de population mondiale). Durant cette année, la Chine est réellement apparue comme une des locomotives de la croissance mondiale, elle est devenue le premier récipiendaire d'investissements étrangers. En 2005, elle s'est placée au 6éme rang au niveau de PIB et elle a enregistré le meilleur taux de croissance dans le monde. Ainsi, certains observateurs ont qualifié la Chine « d'usine de monde », un terme qui n'apparaît pas usurpé tant il est vrai qu'aujourd'hui il n'est plus une peluche, un réveil électronique ou un climatiseur qui ne soit fabriqué en Chine. Le secteur textile est à cet égard un exemple spectaculaire puisque, aujourd'hui, la Chine, « plus grand atelier du monde », fabrique près de 30 % des vêtements vendus à travers le monde.

Devant cette montée en puissance du dragon asiatique, il est devenu un bouc émissaire puisqu'il est à blâmer pour les problèmes économiques mondiaux, ce débat a été déclenché juste après l'apparition de « le facteur chinois » rapport de Stephen Roach.

La particularité de la présente étude consiste à démontrer l'apport du management dans la concrétisation des capitaux et investissements chinois intéressés par la RDC.

II. Problématique

Le développement et la croissance économique de tout pays sont des problèmes délicats qui nécessitent qu'aux préalables des moyens tant matériels qu'immatériels soient réunis.

En tout état de cause la croissance économique d'un pays est fonction des ressources naturelles de facteurs de production comme les unités de production de biens et services, du capital humain et du travail dont il dispose.

Il va de soi que la production de richesses serait un préalable fondamental pour une appréciation effective du taux de croissance économique d'un pays.

Mais il sied de faire remarquer que la division du monde en deux catégories de pays : les développés et les sous - développés, permet de dégager les caractéristiques de chacune et de déduire les analyses sur la différence des uns par rapport aux autres.

En effet par pays développés on les qualifie généralement sur base des aiteria ci-dessous :

- Croissance économique élevée ;

- Niveau de vie élevé ;

- Balance économique équilibrée ;

- Taux de chômage faible ;

- Industrialisation accélérée etc.

Par contre les sous développés s'identifient à travers :

- une économie faible et tournée vers l'extérieur ;

- un dysfonctionnement du système bancaire ;

- un faible taux d'investissement ;

- un taux élevé de la mortalité infantile et du chômage ;

- une recrudescence des maladies et épidémies mortelles ;

- une survivance des économies de subsistance ;

- une concentration de la production sur quelques secteurs au détriment des autres etc.

De ce qui précède il est impétueux d'étudier les voies et moyens pour relever le défi du développement de pays du tiers monde dont d'une manière générale les pays d'Amérique latine, d'Asie, et surtout d'Afrique.

Dans le cas d'espèce, il est important de faire remarquer que la présente étude soulève la question du développement de la RDC. Immense pays au coeur de l'Afrique, la RDC a été déclarée « scandale géologique » à cause de ses innombrables potentielles économiques, mais cependant loin s'en faut la RDC soulève un paradoxe qui prise l'inacceptable.

Après 48 ans d'indépendance, le pays accuse un retard de développement et présente le tableau macabre d'une population vivant dans la misère la plus profonde. Toutes les analyses récentes de la Banque Mondiale, du PNUD concluent sur un constat amer du niveau de vie, de la croissance économique atteint par le pays.

· Les grands facteurs de production comme la Gecamines la Miba, l'Onatra, les Sociétés de transport maritime et aérien qui gêneraient des importantes recettes et équilibraient la balance commerciale sont tombés en faillite.

· L'état des routes et des infrastructures de base laisse à désirer ; bref, un faible taux de production nationale brute (PNB).

Par ailleurs, les gouvernements actuels doivent décanter les problèmes financiers de dettes extérieures plus précisément la situation avec le fonds monétaire international.

Devant cette équation un peu plus complexe, il est indispensable de pouvoir lever l'option, afin d'arriver à jeter de nouvelles bases avec les moyens disponibles pour une relance effective de l'économie nationale qui devra permettre le progrès et le bien être des congolais.

Toujours est-il que lorsqu'on soulève la problématique du développement d'un pays, il faut ici dégager les facteurs déterminants et contingents néanmoins le développement est question d'une volonté politique de pouvoir impliquer les partenaires sérieux qui peuvent apporter leurs capitaux au pays afin d'un investissement rationnel.

La RDC est à la phase déterminante de son histoire. Parmi les préoccupations fondamentales des institutions issues des élections, s'inscrivent à priori le respect du contrat social, celui du défi pour un développement réel du niveau de vie et de l'effectivité du bien être du congolais.

Les questions fondamentales que soulève cette présente étude scientifique sont les suivantes :

1. Est- il indispensable pour la RDC de chercher d'autres partenaires que les traditionnels pour sa relance économique ?

2. En quoi les capitaux chinois peuvent-ils apporter un appui solide à la relance économique congolaise ?

3. Est-il indispensable de souscrire à une approche managériale dans la réalisation et l'efficacité des investissements chinois en RDC ?

III. HYPOTHESES DE TRAVAIL

Selon les professeurs KUYUNSA Bidum Gilbert et SHOMBA KINYAMBA Sylvain, « l'hypothèse est une supposition que l'on fait d'une chose possible ou non et dont on tire une conséquence.

C'est une proposition résultant d'une observation ou d'une introduction et devant faire l'objet d'une vérification.

En effet, l'hypothèse constitue l'ensemble des réponses anticipatives aux questions soulevées dans la problématique ». 1(*)

La RDC est en état de crise économique profonde.

Par crise économique, il faut entendre la rupture entre la production et la consommation en passant évidemment par la distribution. C'est un déséquilibre total occasionné par la baisse de production qui entraîne la carence des richesses et des biens.

Relancer l'économie nationale, suppose mobiliser les capitaux internes et aussi tendre la main vers l'extérieur.

Etant donné que la RDC avec ses partenaires traditionnels éprouvent des difficultés à pouvoir encore s'engager compte tenu des différents contentieux qui sont encore non réglés, l'apport des capitaux chinois et quelques investissements en cours seraient le bienvenu pour donner du souffle à l'économie congolaise.

Par ailleurs, pour leur efficacité, l'apport du management permettrait une gestion rationnelle de toutes les ressources impliquées.

IV. METHODOLOGIE

Il existe plusieurs méthodes en sciences sociales si bien que le choix n'est pas parfois facile à opérer.

Devant l'éventail de méthodes existantes notre choix est tombé sur les méthodes ci-après :

IV.1. La méthode historique

La méthode historique ne se restreint pas au simple fait de faire des récits historiques des faits, mais aussi et surtout d'appréhender dans une dimension évolutive et dégager le rôle joué par certains acteurs et son impact sur tous les plans de la vie.

Avec cette méthode nous sommes parvenu à circonscrire l'apport des investissements chinois en RDC dans le passé comme dans le présent et à mettre l'accent sur leur impact sur le développement national.

IV.2. La méthode systémique

Propre à David EASTON, cette méthode part du principe selon lequel un tout est une somme de parties dont chacune est étroitement liée à l'autre à telle enseigne que lorsqu'une partie de l'ensemble est en mauvaise ou en bonne posture, c'est l'ensemble du tout qui en est conséquemment. Dans cette méthode, toute organisation est considérée comme un système vivant fait des sous systèmes en perpétuelle interaction entre- eux les systèmes et vice versa.

L'apport des chinois ou leurs investissements vont avoir des implications sur les autres secteurs de la vie nationale entre autre : le social, l'agriculture, l'emploi, l'industrie, les PME, les PMI, les finances etc.

IV.3.Techniques

Pour mener à bien cette recherche dans sa phase de collecte des données, nous avons recouru libre aux technique ci-après :

1. L'Interview

Nous nous sommes entretenu avec la population sur certains investissements chinois au Congo comme le palais du peuple, le stade des martyrs, le commerce de produits chinois, la réhabilitation de la nationale n°1 Kinshasa-Matadi, le domaine présidentiel de la N'SELE, la Société de communication Congo Chine Télécom (CCT) etc.

Car l'interview selon R.PINTO et M.GRAWITZ « est un procédé d'investigation scientifique, utilisant un processus de communication verbale, pour recueillir des informations, en relation avec le but fixé ».2(*)

2. La technique documentaire

Nous avons eu à lire plusieurs ouvrages en économie sur la croissance, l'investissement, en management de développement, et l'Internet nous a suffisamment renseigné et documenté sur les investissements chinois partout au monde.

D'après J.William GOODE, les techniques sont « des outils utilisés dans la collecte des informations (chiffrées ou non) qui devront plus tard être soumises à l'interprétation et à l'explication grâce aux méthodes ».3(*)

3. Observation participative

Nous sommes agent et cadre dans une société chinoise en RDC, au delà des objectifs de cette entreprise qui nous emploie, nous sommes parvenu à connaître ce que c'est un investisseur chinois, et ce que pense la chine sur la RDC notre pays en termes de coopération et d'investissements.

V. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Ecrire un travail scientifique n'est pas un fait du hasard, le chercheur a toujours été motivé par quelques choses :

· la présente étude est un véritable « dépliant »comportant des informations et renseignements sur la chine et en quoi elle peut intéresser le congolais souvent aliéné de l'occident.

· En tant que manager et économiste, par cette étude nous ouvrons une brèche pour que quiconque veut aborder la question sur les investissements chinois puisse approfondir la présente étude.

VI. DELIMITATION DU TRAVAIL

Tout travail scientifique doit être limité dans le temps et dans l'espace.

Dans le temps, nous avons pris la période allant de 1996 jusqu'à 2006 néanmoins nous n'avons pas oublié de signaler ce qui a été fait avant cette période.

Dans l'espace, nous avons retenu les villes de Kinshasa et de Matadi.

VII. DIFFICULTES RENCONTREES

Par le temps qui court, rédiger un mémoire sanctionnant la fin des études universitaires, n'est pas une mince affaire.

Nous avions à propos rencontré plusieurs difficultés, notamment :

- Celle liée à la documentation à Matadi ; il y a une insuffisance des bibliothèques dans cette ville.

- les difficultés d'ordre financier, nous avions la peine de faire face à certaines dépenses à cause de la précarité du pouvoir d'achat surtout à l'instabilité de la monnaie.

Bon gré, malgré, nous avons pu nous dépasser pour présenter un travail digne d'une oeuvre scientifique.

VIII. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Outre l'introduction générale et la conclusion générale, notre travail est subdivisé en quatre chapitres chacun ayant des sections spécifiques. Il s'agit :

- Au premier chapitre consacré aux contours théoriques et aux généralités ;

- Au deuxième chapitre portant sur la présentation Economique de la Chine ;

- Au troisième chapitre procédant à la présentation Economique de la RDC ;

- Et au quatrième chapitre portant sur l'Apport du Management stratégique aux investissements Chinois en RDC.

* 1 KUYUNSA B.G. et Prof .SHOMBA K.S., Méthodes de la recherche en sciences sociales, PUZ, Kinshasa, 1995, p.33

* 2 PINTO R. et GRAWITZ M. , op. cit, p.639

* 3 GOODE J.W. , Methods in social research, Mc GRAW.HILL enupany, New york, 1952, p.5

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