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Le festival, légitimation ou instrumentalisation d'un concept ?

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par Camille PLANTE
Groupe EAC - ESARTS : Ecole Supérieure de gestion de médiation des Arts 2005
  

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b) Le Ministère de La CuLture et de La Communication

IL faut distinguer deux périodes dans L'apport au financement des festivaLs par Les pouvoirs pubLics : La décennie des années quatre-vingt, qui connaît une croissance des dépenses cuLtureLLes pubLiques et Les années quatre-vingt-dix, période de stagnation des budgets, tant au niveau des pouvoirs pubLics que des mécènes privés. « Au niveau de l'État par exemple, dont la part du budget du Ministère de la Culture avait quasiment doublé entre 1981 et 1991, pour frôler le cap symbolique du 1 %, on a constaté une stagnation du budget, voire une baisse des subventions accordées par les DRAC aux structures de diffusion culturelle >59. Une diminution causée entre autre par La priorité donnée par Les pouvoirs pubLics à La Lutte contre Le chômage et L'excLusion des minorités sociaLes ou encore au déficit pubLic. En ce qui concerne Les festivaLs, cette restriction favorise un soutien aux événements qui existaient déjà, mais Les premiers à être touchés sont Les nouveaux projets, et donc à travers eux, L'innovation.

Le Ministère de La CuLture et de La Communication possède un rôLe important dans Le soutien aux festivaLs, mais iL ne peut pas tous Les subventionner. En 2002, « il finance environ 500 festivals, toutes disciplines confondues >60. Cependant, Le manque de données à L'écheLLe de L'ensembLe des festivaLs en France porte à se concentrer sur Le domaine du spectacLe vivant, où « 360 festivals furent aidés par l'état en 2002 pour 19,43 millions d'euros >61, soit 72% du nombre totaL d'événements subventionnés, contre « 394 festivals en

58 « Financements des festivaLs : L'état en retrait >, in La Scène, n°38, page 36.

59 BENITO (Luc), « Les festivaLs de France : FestivaLs sous L'angLe économique >, Op. cit., page 24.

60 AHMADI (Catherine), « L'argent des festivaLs... >, in coLLoque organisé par La fédération France Festivals « La musique a-t-eLLe besoin des festivaLs ? >, page 26.

61 Source DMDTS, chiffres 2002.

2003 pour une somme totale de 20 millions d'euros >62. Trente-quatre manifestations suppLémentaires sont aLors soutenues pour un montant de cinq cent soixante-dix miLLe euros. « Les financements publics s'élèveraient quant à eux à 88 millions d'euros >63. Le soutien de L'Etat en faveur des festivaLs représente moins du quart de L'ensembLe des subventions pubLiques aLLouées à ce secteur cuLtureL.

En effet, face à L'expLosion du nombre de festivaLs en France depuis Les années quatre-vingt, L'Etat procède à un recadrage de ces éLéments d'appréciation. La contribution du Ministère de La CuLture et de La Communication agit désormais comme un LabeL de quaLité compte tenu des critères retenus pour L'attribution des subventions. Comme Le souLigne Catherine Ahmadi dans Le coLLoque organisé par La fédération France Festivals, La notion de recentrage de L'Etat* signifie « attribuer des fonds plus importants à un certain nombre de festivals dont nous estimons qu'ils remplissent des missions qui ressortent davantage des objectifs nationaux. (...) Nous pensons que l'État se doit d'intervenir au nom d'objectifs plus ciblés, comme l'excellence artistique ou le développement de genres plus difficiles (musique contemporaine, ancienne ou baroque), bref, au nom d'un objectif de rayonnement international. C'est là une véritable politique artistique >. 64

Pour concLure, L'Etat recentre actueLLement ses interventions, notamment sur un nombre restreint de festivaLs.

Quant à La déconcentration* des subventions aLLouées aux festivaLs par Le Ministère de La CuLture et de La Communication en direction des DRAC, ceLLeci s'est faite progressivement. Ainsi, en ce qui concerne Les festivaLs de musique et de danse, « l'aide attribuée en 1988 émanait entièrement de l'administration centrale. En 1991, 50% des crédits étaient déconcentrés. En 1993, c'est la totalité des crédits. La gestion relève donc désormais de la DRAC, sans autres directives que celles ressortissant à une politique

62 « Financements des festivaLs : L'état en retrait >, in La Scène, n°38, page 36.

63 Idem

64 AHMADI (Catherine), Op.cit.

nationale globale >.65 En effet, Le Ministère de La CuLture et de La Communication a organisé ses DRAC comme des services extérieurs « expérimentés et compétents >. IL Leur revient donc d'instruire directement Les demandes qui s'adressent à eLLes de La part des festivaLs ayant une audience LocaLe ou régionaLe. Les DRAC n'ont maLheureusement aujourd'hui qu'une très faibLe marge d'autonomie même si en début d'année, Leur sont déLégués des crédits qui Leur permettent de soutenir ou d'accompagner certains festivaLs dans Les régions où eLLes se trouvent.

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