WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Diversité génétique des Rhizobia associés à† un champ de pois d'Angole (Cajanus cajan l.) à† Yamoussoukro (centre de la Côte d'Ivoire)

( Télécharger le fichier original )
par Kouakou Romain FOSSOU
Ecole supérieure d'agronomie de l'institut national polytechnique Félix HouphouŽt Boigny de Yamoussoukro - Diplôme d'agronomie approfondie  2011
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I.2.3.3- Caractéristiques du couple : infectivité, efficience et spécificité

La capacité des bactéries d'infecter les racines de légumineuses et de former des nodules s'appelle "'infectivité", alors que le terme "efficience" donne une indication de la capacité des plantes nodulées à fixer l'azote (BECK et al., 1993). Selon les mêmes auteurs,

l'infectivité est le résultat de l'interaction de la légumineuse hôte et la souche envahissante.

Toutes les légumineuses ne sont pas capables de noduler et l'effectivité de la nodulation concerne 88 % des espèces examinées (GRAHAM et VANCE, 2003). Par ailleurs, les espèces déjà étudiées pour leur aptitude à la nodulation représentent 20 % de l'effectif total des légumineuses connues (NOEL, 2009). Des trois sous-familles, les Caesalpinoideae sont les moins nodulantes. Seulement 30 % d'entre elles forment des nodules, contre 90 % chez les deux autres sous-familles (SOLTIS et al., 1995). Ces proportions seraient de 10 ; 80 et 90 % respectivement pour les Caesalpinoideae, les Mimosoideae et les Papilionoideae selon NOEL (2009).

La spécificité peut être définie par la diversité taxonomique des partenaires auxquels l'autre symbiote peut s'associer. La spécificité peut être stricte (une seule espèce de bactérie pour un seul genre de légumineuse) ou large, c'est-à-dire concerner plusieurs taxons bactériens ou de légumineuses (PRIN et al., 1993). En général, chaque légumineuse ne peut être infectée que par un nombre restreint de souches de rhizobia. Par exemple, la légumineuse Medicago truncatula ne peut être nodulée que par Sinorhizobium meliloti et S. medicae (VERNIE, 2008). Concernant les rhizobia, si certains ont une spécificité très restreinte, d'autres par contre ont une très large spécificité d'hôtes. Ainsi, la souche Sinorhizobium (Ensifer) sp. NGR 234 peut noduler 353 espèces de légumineuses appartenant à 112 genres différents et représentant les trois sous-familles des Légumineuses. Elle peut même noduler l'Ulmacée Parasponia andersonii (PUEPPKE et BROUGHTON, 1999 ; NOEL, 2009).

CONCLUSION PARTIELLE

Les légumineuses réalisent avec les bactéries du sol de type rhizobia une symbiose à bénéfice réciproque (mutualisme). En général très spécifique, cette symbiose est à l'origine du grand succès de la famille des Légumineuses au niveau de l'agriculture où elles occupent, en termes d'importance, la seconde place derrière les Graminées. Le chapitre suivant présentera son mode d'établissement.

CHAPITRE II : APERÇU SUR LE PROCESSUS DE NODULATION CONDUISANT A LA FIXATION AZOTEE

 

Le processus d'une symbiose fixatrice d'azote débute par la formation de nodosités au niveau des racines ou des tiges de la plante hôte. La formation de ces nodosités survient quand les rhizobia pénètrent leur hôte d'une manière coordonnée et contrôlée. De nombreux gènes appartenant aussi bien aux bactéries qu'à la plante hôte interviennent au cours de ce processus.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net