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Réhabilitation des ouvrages en béton armé

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par Nabila BOUALLA
Université des Sciences et de la technologie d'Oran - License  2011
  

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1.2. LE BÉTON PROJETÉ

La méthode du béton projeté est une alternative au ragréage. Elle est généralement utilisée lorsque les surfaces de béton à reprendre sont assez importantes. Ceci s'explique par le fait que ce type de réparation est relativement rapide à mettre en oeuvre, mais nécessite du matériel particulier.

Lorsque les surfaces à réparer sont assez faibles, on privilégiera plutôt le ragréage, plus adapté aux petites surfaces.

1.2.1. HISTORIQUE DE LA MÉTHODE

C'est en 1907 qu'apparut la première machine à projeter, crée par l'américain Carl Akeley. Et c'est dès 1911 que son utilité s'est avérée dans le domaine du génie civil, notamment pour la stabilisation des berges de la tranchée « Culebra cut » du canal de Panama.

Figure 30 : Machine à sas de première génération

En France, la méthode du béton projeté se développa à la fin de la Première Guerre mondiale afin de réparer les ouvrages d'art et des habitations endommagés par les combats. Entre les deux guerres mondiales, le béton projeté été couramment utilisé lors de gros projets.

Cependant, après la Deuxième Guerre mondiale le savoir-faire des entreprises avait pratiquement disparu. Seules la SNCF et EDF savaient que cette technique existait et continuaient de l'employer. Puis EDF a entrepris des recherches afin d'améliorer la composition des mélanges en notant les courbes granulaires de chaque mélange afin de les comparer par la suite avec des essais sur béton durci. Cela a permis à EDF de tracer des fuseaux optimaux à l'intérieur desquels les courbes granulaires des mélanges à projeter devaient se situer.

Ces fuseaux sont encore utilisés aujourd'hui.

1.2.2. TECHNIQUE DE PROJECTION

Il existe principalement deux techniques de projection du béton. Elles se différencient par rapport à l'emplacement de l'introduction de l'eau de gâchage dans le matériau.

Il y a tout d'abord la méthode de projection par voie humide, le béton gâché est transporté jusqu'à la lance soit par pompage soit par de l'air comprimé. I

il y a ensuite la méthode de projection par voie sèche pour laquelle le mélange de ciment et de granulats, non additionné d'eau au moment du malaxage, est propulsé par de l'air comprimé, l'eau étant ajoutée au dernier moment, en bout de lance.

Le choix de la technique à utiliser dépend de différents paramètres tels que la nature des matériaux utilisés, de la nature des travaux à effectuer ou encore des habitudes de l'entreprise.

 
 

Figure 31 : Béton projeté par voie sèche

Figure 32 : Béton projeté par voie humide

Le principe de la projection reste le même selon la méthode employée. Il consiste à :

- Malaxer, homogénéiser les matériaux à l'état sec ou humide

- Les transporter par canalisation, rigides ou souples, grâce à des pompes mécaniques ou à de l'air comprimé

- À projeter plus ou moins violemment, grâce à de l'air comprimé ; le matériau sur les supports à revêtir.

Cependant, selon la méthode utilisée les résultats vont présenter quelques différences. Par voie sèche, on obtiendra une résistance plus élevée que par voie humide du fait du faible rapport E/C. Mais on aura une capacité de production plus limitée, un dégagement de poussière plus important, mais surtout un risque de détérioration d'un support fragile.

Dans tous les cas, cette surépaisseur de béton est moins poreuse, plus durable et peu sensible aux attaques chimiques. Le béton projeté n'étant pas encore carbonaté, il stoppe l'évolution de la carbonatation, le temps d'être lui-même complètement carbonaté. Il empêche également la pénétration d'humidité grâce à sa faible porosité, ce qui protège les armatures de l corrosion.

De plus, il est possible d'ajouter des inhibiteurs de corrosion dans la formulation du béton, ce qui permet de rendre plus pérennes les réparations effectuées.

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