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Réhabilitation des ouvrages en béton armé

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par Nabila BOUALLA
Université des Sciences et de la technologie d'Oran - License  2011
  

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1.2. TYPES D'INVESTIGATIONS

Il est possible de classer les différentes investigations en deux catégories : soit les méthodes non destructives, soit les méthodes destructives. Les principales méthodes rencontrées lors de diagnostics sont décrites dans la suite.

1.2.1. INVESTIGATIONS NON DESTRUCTIVES

Le principe de ces méthodes de diagnostic réside dans le fait que l'on analyse l'ouvrage ou une partie de l'ouvrage sans porter atteinte à son intégrité.

Ceci est à privilégier dans différents cas, par exemple les bâtiments classés monuments historiques, pour lesquels il est difficile de faire accepter aux architectes des bâtiments d'Algérie qu'il soit utile d'effectuer des prélèvements de la structure pour pouvoir la caractériser.

Ces méthodes sont à favoriser aussi dans le cas d'ouvrage dont la structure est très atteinte et affaiblie.

Effectuer des prélèvements sur ce type de structure risque de la fragiliser encore plus.

Pour les ouvrages en béton armé, il existe différentes méthodes non destructives.

Figure 8 : Schéma des investigations non destructives

1.2.1.1. RELEVÉ VISUEL ;

Le diagnostic visuel consiste à aller sur site et d'analyser chaque élément de la structure en détail.

Ainsi, cela permet dans un premier temps de connaitre les caractéristiques géométriques de chaque élément et aussi les matériaux constitutifs.

Cela permet d'évaluer le comportement global de l'ouvrage, de connaitre les éléments porteurs ainsi que l'acheminement des charges dans la structure.

Dans un second temps, il est nécessaire de répertorier les différentes pathologies présentent sur la structure.

Les principaux désordres rencontrés pour les structures en béton armé sont les suivants :

o Les fissures, avec leur ouverture et leur longueur

o Les fractures, avec leur ouverture, décalage ou rejet

o La présence de coulures de calcite

o Les zones d'altération superficielles et profondes

o Les zones humides

o Les zones de mousses ou de végétation

o Les zones de faïençage

o Les éclats de béton en formation ou profonds

o Les aciers apparents

o Les zones de ségrégation

Il est nécessaire de répertorier tous ces éléments sur des plans, soit existant soit à créer, et de créer un dossier photographique des principaux désordres afin de pouvoir les visualiser au mieux.

Dans tous les cas le diagnostic visuel doit permettre de :

- Qualifier les désordres, car chaque type a une origine et des conséquences particulières.

- Déterminer les caractéristiques d'une pathologie permet de savoir quelle sorte de traitement sera nécessaire afin de stopper le phénomène.

- Quantifier les désordres, car selon son ampleur, des méthodes de réparation plus ou moins lourdes seront à envisager.

- Localiser les désordres afin de pouvoir déterminer son origine et ainsi agir à la source du problème. S'il est seulement prévu de réparer l'élément sans s'attaquer à ce qui engendre la pathologie, la réparation risque de ne pas être pérenne et l'on verra rapidement apparaitre de nouvelles pathologies similaires.

Les pathologies rencontrées lors du diagnostic visuel sont généralement recensées dans un tableau

de type :

Localisation

Description du désordre

Photo n°

Poutre A1-2

Face Est : Décollement avec aciers apparents ; hauteur 12 cm, largeur 20 cm, profondeur 0 à 4 cm.

1

Poteau C3

Face Ouest : Fissure transversale ; épaisseur 0,5 à 2 mm, longueur 50 cm

8

Il est possible de classer les éléments selon la gravité de leur pathologie :

-Indice A : Pas de défauts apparents.

-Indice B : Défauts sans conséquence importante autres qu'esthétique.

-Indice C : Défauts qui indiquent qu'une évolution risque de se faire anormalement. Ces défauts doivent être surveillés.

-Indice D : Défauts révélateurs de dégradation, ils sont rangés en deux classes:

O DA : Défauts qui indiquent un début d'évolution. Ils doivent être surveillés régulièrement et des mesures doivent être prises en cas d'évolution.

O DB : Défauts qui indiquent une évolution avancée. Des mesures de renforcement ou de remplacement doivent être prises.

-Indice E : Défauts qui traduisent de façon très nette une modification du comportement de la structure et qui mettent en cause la durée de vie de l'ouvrage. Des mesures doivent être prises dans les plus brefs délais.

-Indice F : Défauts indiquant la proximité d'un état limite et nécessitant soit une restriction d'utilisation, soit la mise hors service de l'ouvrage.

De même, il est possible de classer le site dans sa globalité afin de donner une vision d'ensemble de l'état de la structure au maître d'ouvrage. Il peut être classé de la manière suivante:

-Indice 1 : Site en état neuf ou quasi neuf, aucun travaux n'est à prévoir à moyen termes.

-Indice 2 : Site en très bon état général, quelques points à surveiller.

-Indice 3 : Site en bon état, quelques travaux à prévoir à moyen ou long termes.

-Indice 4 : Site en état moyen, travaux à prévoir à moyen termes et surveillance conseillée.

-Indice 5 : Site dégradé, travaux à court termes à prévoir.

-Indice 6 : Site très dégradé, travaux d'urgences à prévoir, site prioritaire.

Les outils indispensables pour mener à bien une inspection visuelle sont les suivants :

-Un appareil photo

-Un mètre

-Un distancemètre

-Un pied à coulisse

-Un fissuromètre (réglette en plastique transparente munie de traits de largeurs calibrées que l'on place successivement sur la fissure à observer pour estimer sa largeur)

-Le nécessaire pour prendre des notes

Figure 9 : Fissuromètre

Cette première étape permet de définir la gravité des pathologies, mais aussi de classer les différents éléments en fonction de la priorité auxquels ils doivent être réparés.

L'investigation visuelle permet aussi de prévoir quels sont les autres moyens de diagnostic les plus adaptés à mettre en oeuvre afin de répondre pleinement à la problématique.

Ces investigations complémentaires on pour but de préciser les désordres observés lors du relevé visuel, mais aussi de recueillir des informations complémentaires concernant leur constitution ainsi que leur état.

Figure 10 : Mesure d'une fissure

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