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La contribution de la Convention sur la diversité Biologique à  la protection de l'environnement au Sénégal: bilan de 20 ans d'application

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par Maà¯mouna OUMAROU IBRAHIM
Université de Limoges - Master 2 droit international et comparé de l'environnement. 2011
  

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Section 2 : les progrès réalisés dans la poursuite des prescriptions de la convention sur la diversité biologique

La mise en oeuvre de la SPNAB (Paragraphe 1) et la la ratification des accords et traités important pour la conservation et l'utilisation durable (Parafraphe 2) constitueront cette section.

Paragraphe 1 : la mise en oeuvre de la stratégie nationale et du plan d'action pour la biodiversité

A/ Le rappel des éléments contextuels

Elaborée en 1998, elle s'articule autour de quatre objectifs28 :

· la conservation de la biodiversité dans les sites de haute densité ;

· l'intégration de la conservation de la Biodiversité dans les programmes et activités de production ;

· le partage équitable des rôles, responsabilités et bénéfices dans la conservation de la Biodiversité ;

· l'information, la sensibilisation de tous les acteurs sur l'importance de la Biodiversité et la nécessité de sa conservation.

Cette stratégie s'accompagne d'un plan d'action composé d'actions prioritaires urgentes, réalisables en cinq ans, et qu'on peut classer en deux catégories:

· les actions à caractère général telles que la mise en place et le fonctionnement d'une cellule de coordination et de suivi de la stratégie et du plan d'action, ainsi que l'appui à l'élaboration des plans régionaux de conservation de la diversité biologique ;

· les actions à caractère spécifique dans les parcs nationaux, réserves et forêts classées d'une part, dans les écosystèmes marins et côtiers, fluviaux et lacustres d'autre part et enfin dans les forêts classées et les forêts du terroir.

28 MEPN, 1998. Stratégie nationale et plan d'action pour la conservation de la biodiversité. X pages.

B/ Les progrès dans la mise en oeuvre de la stratégie et du plan d'action

L'annexe 2 fait une synthèse des progrès enregistrés dans le quatrième rapport national du Sénégal29.

Les commentaires suivants sur le détail de ces progrès par domaines prioritaires. a) Les actions prioritaires à caractère général

Aucun objectif de réalisation n'a été entièrement atteint. Les progrès réalisés concernent des actions qui ont partiellement atteint les objectifs fixes.

- Incitation aux initiatives (surtout les initiatives de base) tendant à la conservation de la biodiversité

Les réalisations sont les suivantes :

· élaboration de conventions et de chartes locales pour une gestion durable de la biodiversité ;

· aménagement de forêts villageoises ;

· création et organisation de comités de protection ou de surveillance ;

· création et appui de corps d'éco gardes constitués de jeunes issus des terroirs villageois;

· création de réserves naturelles communautaires ;

· création et promotion d'activités alternatives à la conservation (activités génératrices de revenus) ;

· financement de microprojets.

- - Promotion de l'information, l'éducation et de la communication sur la biodiversité et le développement durable :

Il s'agit des résultats suivants :

· mise en place d'une cellule d'éducation et de formation environnementales (CEFE) ;

· mise en oeuvre d'un programme national sur l'éducation environnementale ;

· création de bois d'écoles (renforcement de la conscience citoyenne des élèves et enseignants) ;

· émissions de sensibilisation (radio rurale, radio communautaire, etc.) ;

· commémoration des Journées Mondiales de l'Environnement et de la Biodiversité ;

· mise en oeuvre de programmes de sensibilisation et d'information sur la biodiversité au niveau de certaines écoles ;

- - Inventaire initial de la biodiversité en mettant l'accent sur les composantes les moins connues (micro-organismes et ressources marines en particulier)

Des études scientifiques ont été menées sur :

· les champignons par le département de biologie végétale de la faculté des sciences et techniques de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ;

· les algues par le département de biologie végétale de la faculté des sciences et techniques de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ;

· les lichens par le département de biologie végétale de la faculté des sciences et techniques de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ;

29 Ministère de l'environnement et de la protection de la nature, 2010. Quatrième rapport national sur la mise en oeuvre de la convention sur la diversité biologique. 23 pages


· le phytoplancton par le département de biologie végétale de la faculté des sciences et techniques de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l'Institut des Sciences de l'Environnement (ISE) de l'UCAD et le Centre de Recherche Océanographique de Dakar Thiaroye (CRODT) ;

· les mammifères par l'Institut de Recherche et de Développement (IRD), l'ISE, le
département de biologie animale de la faculté des sciences et techniques de l'UCAD ;

· les ressources marines par le CRODT, l'Institut Fondamental d'Afrique Noire (IFAN), le département de biologie animale de la faculté des sciences et techniques de l'UCAD et l'OCEANIUM de Dakar.

- Mise en place d'un système d'information sur l'évolution des stocks de ressources génétiques

Deux actions ont été réalisées :

· mise en place d'un Système d'Information Environnemental et Forestier (SIEF) ;

· existence d'un système d'information sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture.

Deux actions prioritaires à caractère général, ne sont pas encore réalisées : il s'agit :

· mise en place d'une cellule de coordination et de suivi fonctionnelle ;

· appui aux Conseils Régionaux pour l'élaboration de stratégies et plans régionaux de conservation de la biodiversité.

b) Actions prioritaires pour les Parcs Nationaux et Réserves

Les objectifs ont été entièrement atteints pour une seule action prioritaire : encourager dans la zone périphérique des parcs, les activités économiques alternatives au braconnage, comme l'élevage de pintades et l'apiculture (Niokolo Koba), l'élevage de canards (Djoudj).

Pour cela les réalisations suivantes ont été faites :

· mise en oeuvre de projets d'élevage de pintades à la périphérie du Parc National du Niokolo Koba (PNNK) et du Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD) ;

· mise en oeuvre de projets d'apiculture à la périphérie du PNNK ;

· mise en oeuvre de projets d'apiculture et d'ostréiculture à la périphérie du Parc National du Delta du Saloum (PNDS) ;

· mise en oeuvre de micro projets sur d'autres activités génératrices de revenus à la périphérie des parcs.

Quatre actions prioritaires ont été partiellement atteintes :

i. contrôler les feux de brousse en associant les populations riveraines à la gestion des

feux précoces. Les réalisations effectuées sont les suivantes :

· mise en oeuvre de programmes et projets nationaux qui intègrent des activités de lutte contre les feux de brousse ;

· création de comités de lutte contre les feux de brousse ;

· redynamisation et équipement des comités de lutte contre les feux de brousse ;

· ouverture de nouveaux pare feux et leur entretien annuel par les populations appuyés par le Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN) et d'autres partenaires parmi lesquels le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ;

· organisation de séances d'information, d'éducation et de sensibilisation sur les feux de brousse ;

· traitement annuel en feux précoces des axes routiers ;

· études scientifiques sur l'aménagement et la gestion des feux de brousse ;

· suivi spatio-temporel des feux de brousse (Centre de Suivi Ecologique ou CSE, Laboratoire d'Enseignement et de Recherche en Géomantique (LERG),...).

ii. Préciser les critères de détermination de l'état de dessèchement des herbacées :

Les résultats suivants ont été obtenus :

· évaluation de l'état de dessiccation de la strate herbacée ;

· évaluation des conditions météorologiques favorables à l'occurrence des feux.

iii. Etudier l'écologie des espèces à domestiquer et à conserver ex situ pour une orientation écologique des reboisements (sylviculture des espèces locales) :

· études scientifiques sur certaines espèces locales (Centre National de Recherche Forestière de l'Institut Sénégalais de Recherche Agricole (CNRF/ISRA)) ;

· études scientifiques sur la productivité de certaines espèces pour voir leur performance dans le reboisement (ISE/UCAD).

iv. Procéder à l'identification et à la préservation des espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques

· mise en oeuvre de projets de conservation in situ d'espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques dans les forêts classées de Mahon-Bakor et dans les forêts communautaires de Saré Gardi Bonconto et Thiéwal ;

· maintien de collections d'espèces fourragères dans la vallée du fleuve Sénégal et diffusion en milieu paysan.

c) Actions prioritaires pour les Ecosystèmes marins et côtiers

Toutes les deux actions prioritaires planifiées ont été entièrement atteintes. Il s'agit :

i. Identifier et protéger les zones de reproduction des ressources halieutiques :

· mise en oeuvre du Projet de gestion intégrée des ressources marines et côtières ;

· création de 5 Aires Marines Protégées ;

· élaboration d'une stratégie régionale pour les Aires Marines Protégées en Afrique de l'Ouest

· mise en place d'un réseau ouest africain de la biodiversité marine et côtière (BIOMAC) ;

· mise en oeuvre de programmes sectoriels de suivi et de surveillance des tortues marines ;

· élaboration de plans d'aménagement et de gestion des pêcheries ;

· valorisation des initiatives de cogestion locales ;

· amélioration de l'efficacité de la gestion et des moyens techniques au PNDS et au PNOD ;

· création de récifs artificiels.

ii. Déterminer des zones et des périodes de repos biologique : des zones de repos

biologiques ont été créées suivant les dispositions prévues par le code de la pêche.

d) Actions prioritaires pour les Ecosystèmes fluviaux et lacustres

Sur les deux actions prioritaires, une seule a été entièrement atteinte : Identification et protection des zones de reproduction des ressources halieutiques. Elle a consiste en l'identification de zones de reproduction des crevettes dans les fleuves Casamance et Saloum.

La deuxième action a été partiellement atteinte. Il s'agit de la réalisation des études d'impact d'aménagements hydro agricoles et de la pollution sur les ressources halieutiques lors d'aménagements hydro agricoles.

e) Actions prioritaires pour les forêts classées

Toutes les cinq (05) actions planifiées ont été partiellement atteintes.

i. Le contrôle des feux de brousse en associant les populations riveraines à la gestion des feux précoces :

· Mise en oeuvre de programmes et projets nationaux qui intègrent des activités de lutte contre les feux de brousse ;

· Création de comités de lutte contre les feux de brousse ;

· Redynamisation et équipement des comités de lutte contre les feux de brousse ;

· Ouverture de nouveaux pare feux et leur entretien annuel par les populations appuyés par le MEPNBRLA et d'autres partenaires (PAM, ...) ;

· Organisation de séances d'information, d'éducation et de sensibilisation sur les feux d'aménagement et les feux de brousse ;

· Traitement annuel en feux précoces des forêts classées ;

· L'introduction de techniques améliorées d'apiculture a permis de réduire de manière sensible les feux de brousse ;

· Etudes scientifiques sur l'aménagement et la gestion des feux de brousse ;

· Suivi spatio-temporel des feux de brousse (CSE, LERG,...) ;

· Nouvelle loi sur la lutte contre les feux de brousse (criminalisation).

ii. Un inventaire et une réalisation des études écologiques pour définir le statut le plus approprié dans chaque cas pour une exploitation durable :

· Inventaire des ressources végétales des forêts classées ;

· Etude de la dynamique de forêts classées ;

· Mise en place d'un Système d'Information Ecologique Forestier et Pastoral (SIEFP) ;

· Formulation de plans d'aménagement et de gestion de 60 foréts classées ;

· Elaboration et mise en oeuvre de plans de gestion simples de plus de 20 Foréts Classées/ Réserves.

iii. La matérialisation des limites des forêts classées :

Vingt (20) Foréts classées ont fait l'objet de délimitation, de bornage, de pancartage, et
cartographie. Or Il existe au Sénégal quelque 198 Forêts Classées avec des superficies très
variables, dont un nombre limité est déjà doté d'un plan d'aménagement30. La réhabilitation des

30 CEPS-MEPN. CDSMT. PROGRAMME 1 : GESTION DU POTENTIEL FORESTIER ET FAUNIQUE. http://www.ceps.gouv.sn/nbrefcrehabilite.htm

forêts classées vise la sécurisation et protection des forêts classées contre la dégradation et l'avancement des aires d'agriculture.

La réhabilitation des forêts classées est une priorité pour la gestion des ressources forestières et fauniques. La réhabilitation englobe la délimitation des forêts classées, le bornage, la cartographie et le pancartage, ceci en collaboration avec les populations locales.

iv. Une étude de l'écologie des espèces à domestiquer et à conserver ex situ pour une orientation écologique des reboisements :

Des travaux de recherches sur des espèces végétales locales (Adansonia digitata, Tamarindus indica, Detarium senegalense, Anacardium occidentale, Balanites aegyptiaca, Saba senegalensis, Parkia biglobosa, Ziziphus mauritiana, Vitellaria paradoxa...).

v. Une identification et une préservation des espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques

La mise en oeuvre de projets de conservation in situ d'espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques dans les forêts classées de Mahon-Bakor est en cours.

f) Actions prioritaires pour les forêts du domaine protégé et Terroirs Les quatre (04) actions planifiées ont été atteinte en partie.

i. Contrôler les feux de brousse en associant les populations riveraines à la gestion des feux précoces :

· Mise en oeuvre de programmes et projets nationaux qui intègrent des activités de lutte contre les feux de brousse ;

· Création de comités de lutte contre les feux de brousse ;

· Redynamisation et équipement des comités de lutte contre les feux de brousse ;

· Ouverture de nouveaux pare feux et leur entretien annuel par les populations appuyés par le MEPNBRLA et d'autres partenaires (PAM, ...) ;

· Organisation de séances d'information, d'éducation et de sensibilisation sur les feux d'aménagement et les feux de brousse ;

· Traitement annuel en feux précoces ;

· L'introduction de techniques améliorées d'apiculture (ruche kenyane) a permis de réduire de manière sensible les feux de brousse ;

· Etudes scientifiques sur l'aménagement et la gestion des feux de brousse ;

· Suivi spatio-temporel des feux de brousse (CSE, LERG,...) ;

· Nouvelle loi sur la lutte contre les feux de brousse (criminalisation).

ii. Evaluer l'impact de l'amodiation et promouvoir les «jachères fauniques»

Deux rapports ont été produits :

· un rapport sur l'évaluation des zones amodiées, en 2003 ;

· un rapport sur l'évaluation de la politique d'amodiation, en 2007.

vi. Etudier l'écologie des espèces à domestiquer et à conserver ex situ pour une orientation écologique des reboisements

Des travaux de recherches sur des espèces végétales locales (Adansonia digitata, Tamarindus indica, Detarium senegalense, Anacardium occidentale, Balanites aegyptiaca, Saba senegalensis, Parkia biglobosa, Ziziphus mauritiana, Vitellaria paradoxa...) ont été effectués.

vii. Procéder à l'identification et à la préservation des espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques

Deux actions ont été menées :

· La mise en oeuvre de projets de conservation in situ d'espèces sauvages apparentées aux espèces domestiques dans les forêts communautaires de Saré Gardi, Bonconto et Thiéwal ;

· Le Maintien de collections d'espèces fourragères dans la vallée du fleuve Sénégal et diffusion en milieu paysan.

g) Actions prioritaires pour les Niayes

Deux actions ont été planifiées :

i. Renforcer et consolider les programmes de fixation des dunes : elle a été entièrement atteinte. Elle a consiste en :

· La mise en oeuvre du Projet de reboisement du littoral (PRL) Organisation de sessions de formation ;

· La création de pépinières, production de plants et réalisation d'opérations de fixation des dunes.

ii. Appliquer et faire respecter les plans/schémas d'urbanisme : cette action a étépartiellement atteinte a travers l'existence :

· d'un plan directeur de l'urbanisme ;

· d'un code de l'urbanisme.

h) Actions prioritaires pour les mangroves

Deux actions prioritaires ont été planifiées et entièrement atteintes.

i. Réaliser des systèmes de protection des zones de reproduction et de repos biologique :

· Mise en oeuvre de Projets d'Appui à la Gestion durable et à la restauration des Mangroves (Delta du Saloum, Casamance) ;

· Activités de repos biologique dans le Delta du Saloum ;

· Création de cinq Aires marines protégées (AMP).

ii. Mettre au point des techniques appropriées d'exploitation :

· Mise au point de techniques de récolte durables des huitres (Confection de guirlandes) ;

· Mise au point de techniques de récolte de miel.

i) Actions prioritaires pour les forêts et bois sacrés

Deux actions sont planifiées :

i. Recenser tous les sites sacrés et inventorier leurs potentiels biologiques : cette action a été partiellement réalisée. Un inventaire des sites sacres de la presqu'ile du Cap Vert a été effectue.

ii. Verser les sites dans le domaine classé dès qu'ils sont menacés de dégradation : cette action n'a pas été réalisée.

j) Actions prioritaires dans les sites de Conservation ex situ :

Trois actions ont été planifiées. Elles ont été partiellement réalisées :

i. Réhabiliter les jardins existants et en créer de nouveaux : projets de réhabilitation de certains Jardins Botaniques ont été mise en oeuvre ;

ii. Réfectionner et équiper les banques de gènes existantes : un programme national de conservation et de gestion des ressources phytogénétiques a été mis en oeuvre ;

iii. Mettre en place des moyens et un système de maintenance appropriés des parcs zoologiques : un projet de réhabilitation du parc zoologique de Hann est en cours d'exécution.

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard