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Impact des ouvrages de génie civil sur l'environnement: cas de la décharge finale des déchets de la ville de Bangui


par Stephane KODYBELET
Universite de Bangui - DIT 2011
  

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3.2.2- Profils socioéconomique des populations de a zone

Les populations du 6ème arrondissement, composées en majorité des jeunes, sont actives dans les secteurs agricoles, de bois de chauffe, de commerce, de pêche, de briqueterie, d'artisanat et d'autres activités comme l'exploitation et la vente des gravillons et sable destinés aux constructions.

Il est à noter que la ville de Bangui est coincée entre la forêt de Bas-Oubangui à l'Est, l'aéroport à l'Ouest. Elle ne peut s'étendre que vers le Sud-Ouest et par conséquent le 6ème Arrondissement et plus particulièrement la zone où s'implante la décharge de Kolongo.

3.2.3 Economie locale et dynamisme des activités économiques

Malgré le potentiel naturel très important, réseau hydrographique (Oubangui et M'boko) dense, massif forestier important, ressources minières immenses, le pays enregistre des indicateurs économiques et sociaux très inquiétants. En effet, le PIB par habitant est passé d'une moyenne de US$ 280 sur la période 1980-85 à US$ 260 sur la période de 1995-2001 et l'indice de développement humain (IDH) a chuté de 5 % entre 1990 et 2003. L'incidence de la pauvreté s'est accrue, avec particulièrement une forte concentration des pauvres en milieu rural et dans certains quartiers de la ville de Bangui. Cette situation s'explique en partie par les événements qu'a vécus la RCA durant ces dernières années.

Le taux d'activités est le rapport de l'effectif de la population active de 6 ans et plus à celui de la population totale de 6 ans et plus. Le taux spécifique d'activité restreint la mesure de la participation à l'activité économique aux personnes âgées de 15 ans et plus, population censée effectivement travailler.

D'après une comparaison faite précédemment qui présente le niveau des indicateurs à Bangui selon le sexe à l'ensemble du territoire national, la participation économique à Bangui est inférieure à celle observée au niveau national 46,1 % et ceci, quel que soit le sexe et le niveau des indicateurs retenus. On constate que les écarts sont plus importants lorsqu'on se fixe du côté des femmes avec comme exemple 33,9 % du taux brut d'activité que du côté des hommes qui ont 58 % du taux net d'activité.

Les résultats du RGPH03 montrent que la population active à Bangui est de l'ordre de 176 244 personnes soit 28,3% de la population de Bangui. Cette population active serait plus concentrée dans les 3e, 5e, 4e, 8e Arrondissement. Les hommes sont largement dominants dans presque tous les arrondissements.

La répartition des actifs par groupe d'âges quinquennal nous montre que les personnes âgées de 25 à 29 ans sont plus nombreuses avec 17,3%. Elles sont suivies des tranches d'âges 30-34 ans et 20-24 ans. D'une manière spatiale, on constate que le 5ème Arrondissement vient en tête dans la même tranche d'âges (25-29 ans) avec 18,3% suivi des 2ème, 3ème, 6ème et 8ème Arrondissements.

Les principales activités économiques de la région de Bangui reposent sur les entreprises commerciales tant dans le secteur formel que dans le secteur informel. Mais le secteur informel occupe une place importante dans les activités économiques de la ville de Bangui. La carrière et le maraîchage font leur remontée dans les activités économiques.

Cependant, il faut rappeler que les évènements militaro-politiques, qui sont survenus dans le pays et particulièrement à Bangui, ont ébranlé les tissus économiques (industriel et commercial) dont les conséquences sont :

- la perte d'emploi pour les travailleurs,

- l'absence de performance de l'économie urbaine,

- les braquages fréquents dans la ville.

Agriculture, élevage, pêche

Le secteur primaire (l'agriculture, l'élevage, la pêche et autres) occupe une place moins importante dans les activités économiques de la ville de Bangui.

Agriculture

L'agriculture dans la ville de Bangui est quasi inexistante par manque d'espace. Une partie de la population pratique l'agriculture mais en dehors de la ville dans la commune de Bimbo sur les axes Bangui-Boali, Bangui-Damara, Bangui-Mbaïki et Bangui-Landja.

Toutefois, les cultures maraîchères sont pratiquées dans presque tous les quartiers de Bangui, à côté des maisons, aux abords des cours d'eau et dans les périphéries de la ville.

C'est une culture d'autosubsistance essentiellement pour satisfaire les besoins des familles et tout surplus est liquidé sur les marchés ou aux bords des routes des quartiers de Bangui.

Elevage

L'élevage dans la ville de Bangui est pratiqué d'une manière traditionnelle. Il concerne seulement les caprins, des porcins et des volailles élevés à l'espace libre. L'élevage moderne en enclos des porcs et des volailles commence à se développer peu à peu dans la ville de Bangui mais reste encore très faible. Les produits d'élevage traditionnel servent à l'autoconsommation des ménages et ceux d'élevage moderne sont destinés à la vente.

Les animaux élevés errent dans les quartiers pour chercher leur nourriture essentiellement dans les décharges sauvages et organisées, causant ainsi des problèmes dans les quartiers.

Pêche

Comme souligné plus haut, les activités de la pêche, comme l'agriculture et l'élevage, sont moins pratiquées dans la ville de Bangui par défaut des rivières et cours d'eau. En effet, la pêche est pratiquée seulement dans le fleuve Oubangui et concerne seulement certaines ethnies, notamment les Yakomas, Banziris, les Ngbougou et les Ngbakas qui sont des originaires des anciens villages riverains du fleuve Oubangui.

La pêche est pratiquée d'une manière rudimentaire en pirogue aux filets, à la ligne et aux nasses. Peu de produits de pêche (de gros et des petits poissons) sont vendus sur les marchés locaux de Bangui, la majorité est destinée à la consommation des ménages. Mais la production reste faible à cause du manque d'équipements performants pour la capture, l'écoulement et la conservation des poissons.

Le commerce

L'activité commerciale concerne toutes les formes d'échanges de services et de biens. Elle se pratique sous différentes formes dans presque tous les arrondissements de Bangui. Les types de commerce se diffèrent selon les secteurs. On distingue le secteur formel et le secteur informel. Le secteur formel concerne les entreprises qui emploient un certain nombre de personnes (au moins cinq), qui tiennent leur comptabilité et qui sont déclarées dans le Registre de Commerce. Le secteur informel concerne toutes les activités non déclarées opérantes dans l'échange des produits agricoles et les autres produits industrialisés venants de toute destination.

Le secteur formel

Contrôlé par l'Etat, le secteur formel est pratiqué pour la plupart par des étrangers et n'est pas développé. Il est très insuffisant en République Centrafricaine de manière générale et à Bangui en particulier. Il concerne plusieurs domaines à savoir le commerce général, le transport et les prestations de services. On compte au total 160 entreprises en 2006 et 120 en 2007 à Bangui. Avant les crises militaro-politiques de 1996-1997, on comptait environ 400 entreprises. Ces crises sont à l'origine de la disparition ou la fermeture de certaines entreprises, et par conséquent du chômage.

Le secteur informel

Il s'agit du petit commerce qui échappe au contrôle de l'Etat, notamment au service des impôts. Ce secteur est très développé dans toute la ville de Bangui. Le secteur informel est pratiqué en majorité par les jeunes (hommes et femmes) qu'on appelle généralement des Boubanguérés (casseurs de prix) ou petits vendeurs à la sauvette. Ils sont dans presque tous les marchés de Bangui, dans les quartiers, dans les rues et vendent toutes sortes d'articles d'habillement, roduits vivriers, produits alimentaires, les boissons locales et étrangères, les produits pharmaceutiques, etc.

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