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Impact des ouvrages de génie civil sur l'environnement: cas de la décharge finale des déchets de la ville de Bangui

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par Stephane KODYBELET
Universite de Bangui - DIT 2011
  

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3.3- DESCRIPTION DE L'ENVIRONNEMENT NATUREL

La ville de Bangui (Capitale de la République Centrafricaine (RCA)) se situe sur la rive droite du cours d'eau de l'Oubangui. Elle est bordée sur le flanc Est, par les collines de Gbazabangui, au Sud par le fleuve Oubangui, au Nord et à l'Ouest par la commune de Bimbo.

Située entre 18° 32' et 18°36' de longitude Est, et entre 4°22' et 4°26' de latitude Nord, la ville de Bangui couvre une superficie d'environ 6 600 hectares. Elle est totalement installée dans la plaine de l'Oubangui et de la M'poko, exposant une bonne partie de ses quartiers aux risques d'inondation pendant les saisons pluvieuses. Aujourd'hui, la ville se développe de plus en plus vers l'Ouest sur la plaine de M'poko, limitée par l'aéroport international M'poko. On observe ce développement le long des routes de Damara et Boali au Nord de Bangui et également en amont des rapides de l'Oubangui vers Landja. Figure ci6essus : plan de situation de la zone.

D'un point de vue administratif, la ville de Bangui est divisée en 8 arrondissements. Notre site d'étude est situé à Kolongo dans le 6ème arrondissement qui est limité au Sud par le fleuve Oubangui et à l'Ouest par la Commune de Bimbo.

Figure 10 : Photos du site de la décharge finale de Kolongo

 
 
 
 

3.3.1- Faune et la flore

Le Ministère de l'Environnement et de l'Ecologie ainsi que toutes les parties prenantes du 6ème Arrondissement ont pris part à cette étude.

La végétation centrafricaine est répartie globalement du sud au nord en fonction du climat La savane recouvre la majeure partie du territoire et la forêt dense est limitée aux régions du sud-ouest et du sud-est du pays. Boulvert (1986) estime que la forêt centrafricaine couvre 92 500 km² soit 15 % du territoire national, dont 27 000 km² exploitables pour les productions de bois d'oeuvre se trouvent dans l'ouest, tandis qu'au sud-est il s'agit d'un ensemble constitué de forêts denses humides, de forêts sèches et de galeries forestières couvrant 38 200 km² dans la zone guinéenne et 6 500 km2 dans la zone soudanienne.

Situé dans la partie sud-ouest de la ville de Bangui, lesite de la décharge se trouve au sud du 6ème Arrondissement. Ce dernier est limité au Nord par le 3ème Arrondissement, au Sud par la rivière Oubangui, à l'Est par le 2ème Arrondissement et à l'Ouest par la Commune de Bimbo.

Ecosystèmes terrestres

La faune sauvage a disparu sous la pression anthropique pour laisser la place d'une part à la petite faune composée de certaines espèces d'oiseaux, des serpents, des criquets, des rongeurs (rats, souris) et autres reptiles, et d'autre part aux animaux domestiques tels que volailles, porcins, caprins, ovins.

On distingue deux types de végétation dans la ville de Bangui, la forêt qui se situe sur la colline de Bas-Oubangui au Sud et la savane qui est la résultante de l'action anthropique (défrichements, feux de brousse...).

Comme pour toute la ville de Bangui, le 6ème Arrondissement était une zone de forêt renfermant des essences telles que le Limba ou Fraké (Terminalia superba), le Fromager (Ceiba pentadra), etc. Cependant, l'explosion démographique a transformé cette végétation naturelle en une végétation constituée essences d'arbres exotiques (Terminalia ivorensis) et fruitiers tels que les manguiers (Manguifera indica), les corossoliers, les palmiers à huile (Elaïs guinesis), les cocotiers, les agrumes, etc. Ces arbres servent parfois d'ombrage dans chaque concession de même qu'ils constituent un apport en énergie pour l'homme.

La présence des espèces exotiques envahissantes d'origine végétale constitue une menace pour les habitats et les moyens d'existence des communautés de la zone. Parmi ces espèces, on retrouve le Chromolaena odorata (Bara BOKASSA), Lantana camara (Latana), etc.

Du point de vue institutionnel, il n'existe pas un cadre pour le suivi des plantes.

On note aussi la présence de certaines plantes ornementales plantées ou germées de manière spontanée.

Ecosystèmes aquatiques

La flore aquatique de l'Oubangui comporte, à ce jour, environ 149 espèces végétales organisées en 35 associations regroupant les espèces aquatiques, semi-aquatiques et celles des forêts ripicoles (PNUD, 2010). Les espèces caractéristiques de cette végétation sont les Lemna aequinotialis, Wolffiela welwitshii, Spinodela polyrrhizza, Salvinia nymphellula, Azolla nilotica, etc.

Les espèces flottantes sont entre autres, l'Eicchornia crassipes (figure 15.a) ou la jacinthe d'eau, le Salvinia molesta (figure 15.b) et la Pistia stratioites ou laitue d'eau (figure 15.c), qui sont des plantes aquatiques envahissantes.

La faune aquatique de la zone d'étude est celle de la rivière Oubangui. On compte 206 espèces de poissons (PNUD, 2010).

A partir des observations et entretiens avec les pêcheurs de la rivière Oubangui et marchants de poissons sur le marché Km5, on a pu identifier de nombreuses espèces de poissons. Le tableau 7 présente les principales espèces commerciales.

Tableau 5 : Liste de quelques espèces commerciales de la rivière Oubangui

N° d'ordre

Espèce (Nom Scienifique)

Nom Sango

Niveau de pression sur écologie

1

Alestes sp.

Mokobé

+

2

Auchenoglanis occidentalis

Mototo

++

3

Chrysichtyssp.

Kamba

+

4

Citharinus gibbosus

Mayanga

++

5

Citharinus sp.

Mboto

+++

6

Clarias sp.

Ngoro

++

7

Distichodus sp.

Késsé

+

8

Heterobranchus longifilis

Ngoro

++

9

Hydrocynus forskhalii

Mbenga

+++

10

Hydrocynus goliath

Mbenga

+++

11

Hypopotamurus sp

Kpété

++

12

Labeo lineatus

Sela

++

13

Labeo sp

Mayélélé

0

14

Lates niloticus

Capitaine

+++

15

Marcusenius cyprinoides

Kpété

+

16

Mastacembelus sp

Tinga

+

17

Mormyrops deliciosus

Moboyo

+

18

Mormyrops sp

Mbongo

++

19

Schilbe sp

Ilembé

0

20

Synodontis acanthomias

Oumbou

++

21

Synodontis alberti

Kokolo

+

22

Synodontis decorus

Kokolo

+

23

Synodontis sp

Kokolo

+

Source : Enquête de terrain, mai 2010

Niveau de pression : 0 = Faible ; + = Moyen ; ++ = Fort ; +++ = Très fort

Toutes ces espèces subissent des pressions d'exploitation irrationnelles, faute d'une stratégie nationale en matière de pêche.

Au niveau du site de la décharge de Kolongo, sur une superficie de 3,6 ha, la végétation est essentiellement sauvage, présentée par des espèces comme : Ceiba pentadra, Terminalia superba, Chromolaena odorata et Lantana camara. Ces espèces constituent une menace pour les habitats et les moyens d'existence des communautés de la zone.

En outre, ces végétations sont fixées sur des tas d'ordures décomposés et enfouis ce qui pourra engendrer des problèmes sanitaires chez la population (impact indirect), une fois les herbes sont consommées par les animaux domestiques de la zone. Leur destruction lors de l'aménagement de la décharge ne peut avoir qu'un impact positif sur les habitats de la zone.

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote