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L?audit logistique de la distribution de masse des moustiquaires imprégnées de l'ONG PSI CI

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par Dahaba KONATE
HETEC Abidjan - Ingénieur Transport Logistique 2013
  

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III.2- RECOMMANDATIONS

Il s'agit de faire des recommandations par rapport aux faiblesses de conceptions et d'applications.

III.2.1- Recommandations par rapport aux faiblesses de conceptions

Au niveau du micro plan

- Problème d'estimation des besoins réel en carburant 

L'activité du micro plan n'a pas permis d'estimer les besoins réels en carburant. En fait l'un des objectifs du micro plan (outil 10) était de déterminer le budget à allouer pour le carburant des camions de location lors du pré positionnement des MILDA. Pour cela, il fallait, en plus de la distance inter-sites et du prix du litre qui sont des données connues d'avance, connaitre la consommation aux 100 km de chaque camion à louer. Cela n'était pas évident puisque les transporteurs eux même n'ont pas ces statistiques. Par ailleurs, les budgets pour la location des camions et ceux affecter au carburant étaient distinctes. Par conséquent, il fallait les justifier séparément.

Risque :

Le blocage des activités de pré positionnement des MILDA car les budgets de consommation en carburant proposés par les transporteurs étaient supérieur à ceux prévus par PSI CI dans la majorité des DS.

Recommandations :

Les coûts de location des camions étant plus ou moins connus dans les DS, nous proposons que pour des opérations de ce genre, PSI CI regroupe certaines dépenses dans une même ligne budgétaire pour les rendent consistantes. Ainsi, on pourra fusionner les budgets de location des camions, du carburant et de la main d'oeuvre pour la manutention des balles de MILDA. Cela rendra plus consistant le montant et faciliter la négociation avec les transporteurs.

- La quantification des intrants de dénombrement et de la distribution

La quantification des intrants de dénombrement et de la distribution est généralement liée a l'estimation de la population, voir des ménages cibles. Lorsque le nombre de ménages est mal estimé, cela agit directement sur les intrants prévus les recenser.

Risque :

Une mauvaise quantification des intrants a pour conséquence la sous-estimation des budgets alloués à la confection et production de ces intrants. Aussi, l'insuffisance des intrants de dénombrement n'a pas permis de recenser tous les ménages dans certaines localités. Au niveau de la distribution, l'insuffisance d'outils de collecte des données de la distribution a retardé l'activité dans des DS.

Recommandations :

Le comité de pilotage de la campagne doit prendre des contacts avec toutes les structures nationales en chargent de la gestion des données sur la population. Ainsi, il pourra contacter en plus de l'INS (Institut Nationale de la Statistique), l'ENSEA (Ecole Nationale Supérieur des Etudes Appliquées), la CEI (Commission Electorale Indépendante) pour avoir des données plus au moins fiables.

- L'absence de maîtrise du masque de saisie des données du micro plan par des facilitateurs centraux

Lors des campagnes de distribution, la formation des acteurs est très importante pour cerner les enjeux des activités à mener. La première grande activité d'une campagne est la micro planification. Lorsque le micro plan est mal fait, cela impacte sur les deux autres activités capitales de la campagne que sont le dénombrement et la distribution. Ainsi, une bonne formation des acteurs du micro plan s'impose pour la réussite de la campagne. Dans le cadre de la campagne en Côte d'Ivoire, le déficit de formation des facilitateurs centraux ne leurs a pas permis de maitriser les outils de la micro planification. Par ailleurs, l'absence de critère de sélection des facilitateurs a eu des conséquences négatives sur l'activité.

Risque :

Selon un adage, un homme mal formé est un danger pour la population. Nous en déduisons qu'un facilitateur ignorant et mal formé, est une menace pour une bonne campagne de distribution. La conséquence d'un facilitateur mal formé est une mauvaise collecte de données de micro planification d'où une mauvaise organisation de la campagne.

Recommandations :

Nous recommandons pour les campagnes à venir, la mise en place de critères de sélection des facilitateurs au sein des partenaires de la campagne. L'accent sera mis sur la maitrise de l'outil informatique. Des entretiens et des tests seront organisés. Les plus méritants seront retenus pour une formation d'une journée sur les outils de la micro planification. A l'issue de cette formation, un post-test d'évaluation des candidats aura lieu.

- L'absence un logiciel sécurisé pour gérer les données du micro plan

Les données collectées lors du micro plan sont capitales pour une bonne campagne de distribution. Ces données permettent de faire une analyse situationnelle, d'avoir une idée globale des réalités du terrain (maitrise des besoins et élaboration du budget)et par conséquent une maitrise totale de l'environnement de travail. La sécurisation de ces données est nécessaire.

Lors de la campagne de 2010, les données du micro plan ont été saisies dans le tableur Excel.

Risque :

L'absence de sécurisation des données entraine des risques de manipulation et d'écrasement de celles-ci sur le tableur Excel. Aussi, les ordinateurs n'étant pas en réseau, cela ne facilite pas la compilation des données d'où des pertes de temps inutiles à faire ce travail.

Recommandations :

Le comité de pilotage doit prévoir l'acquisition d'un logiciel intégré, sécurisé et en réseau lors de l'élaboration des budgets. Aussi, il faudra prévoir l'acquisition d'ordinateurs portable en fonction du nombre de facilitateurs. La mise en réseau des ordinateurs utilisés pour la collecte et le traitement des données du micro plan permettra une fluidité, une centralisation de celles-ci pour une gestion efficace. Le logiciel sera installé sur les ordinateurs portables de chaque Facilitateur au niveau central. Après la collecte des données dans chaque Région, une équipe sera mise en place pour le traitement informatique. Ce logiciel acquis prendra en compte les treize outils actuels du micro plan. La conception du logiciel intégré prendra en compte les activités de micro planification, du dénombrement et de la distribution. Le logiciel intégré permettra de gérer tous les aspects de la campagne de distribution (Ressources Humaines, Finances, Logistique, Suivi et Evaluation, Communication)

Au niveau du dénombrement

Insuffisance des intrants confectionnés pour le dénombrement

Il est vrai, le micro plan n'a pas permis d'estimer réellement les besoins en intrants de dénombrement. Cependant, le sous-comité chargé de la Logistique, consciente de cette situation n'a pas pris de dispositions utiles pour éviter les ruptures de stocks des intrants sur le terrain.

Risque :

Les ruptures de stocks des intrants du dénombrement ont pour conséquences le blocage des activités dans des DS. Ainsi, l'utilisation abusive du budget des imprévus a permis de débloquer ces cas vécus dans certains DS on procédant à des reprographies sur le terrain. Les imprévus dans un budget n'étant pas faits pour des activités prévus sur le terrain, leur utilisation a souvent attiré l'attention du bailleur de Fonds.

Recommandations :

Prévoir une marge de sécurité lors de la production ou de la confection des intrants de dénombrement. Dans le cas des supports à reprographier, prévoir une ligne budgétaire dans ce sens. Ainsi, les dépenses budgétisées ne poseront pas de problème lors de leur utilisation.

- Le choix d'une période inappropriée pour l'activité du dénombrement

La paix et la stabilité sont des préalables pour toute action de développement. La période de dénombrement en Côte d'Ivoire ayant coïncidé avec les élections présidentielles, il était difficile pour les acteurs de produire un travail de qualité même si la volonté y était.

Risque :

L'agression des volontaires chargés du dénombrement dans des quartiers hostiles.

Recommandations :

Choisir des périodes d'accalmie pour mener les activités du dénombrement. Dans les cas où le bailleur de Fonds met la pression pour l'exécution de l'activité quel que soit la situation sécuritaire, le comité de pilotage doit intensifier les campagnes de sensibilisation et de communication à l'endroit des populations autour de cette activité. Aussi, il faudra impliquer davantage les leaders communautaires (chefs religieux, chefs de quartier, de village), les associations de jeunesse, les préfets de région, les sous-préfets, les Maires à l'activité. Le Ministère de la Santé par le biais des responsables des DS doit prendre contact avec toutes ces personnes en vue de leur expliquer le bien fondé des MILDA sur la santé des populations. Il faudra expliquer aux jeunes que la distribution des MILDA n'est pas une action politique mais plutôt humanitaire, faite par des organisations apolitiques.

- La défaillance dans la confection des carnets de dénombrement.

Le principe de l'activité du dénombrement était de recenser les ménages par ordre chronologique selon les numéros de ticket. Ainsi, lors de leur passage dans les ménages, les tickets distribués par les volontaires devaient suivre l'ordre chronologique et être inscris selon ce même ordre sur les fiches de dénombrement. Cela n'a pas été le cas lors de cette activité et causé des préjudices lors de la distribution.

Risque :

Les volontaires de la distribution passaient beaucoup de temps à retrouver les noms des chefs de ménages sur les fiches. La distribution étant prévue pour 5 jours, ces lenteurs ont créé des insatisfactions de certains ménages qui ont été agressif envers les volontaires. Il y a des risques de vols de MILDA dû au désordre et aux bousculades sur les sites de Distribution. Des agents de distribution ont souvent été victimes d'agression pour n'avoir pas trouvé des noms dans le cahier de dénombrement.

Recommandations :

Le cahier des charges pour la confection des carnets de dénombrement devra mentionner que le prestataire doit inscrire d'avance les numéros de tickets sur chacune des lignes des fiches de dénombrement.

Aussi, le prestataire retenu pour la confection des carnets doit être le même pour la confection des tickets afin d'éviter une désorganisation dans le classement des numéros de tickets. Ainsi, les numéros seront inscrits par ordre chronologique dans les carnets et correspondront aux tickets produits et classés, eux aussi par ordre par le même operateur. Le choix d'une même entreprise pour la confection des carnets et des tickets permettra à PSI-CI de situer les responsabilités en cas de défaillance dans l'exécution du contrat.

- Un déficit de couverture totale de la population

L'objectif principal du dénombrement était de recenser tous les ménages vivant en Côte d'Ivoire. Cependant cela n'a pas été le cas pour plusieurs raisons à savoir la période pré-électorale, l'insuffisance d'intrants de dénombrement sur certains sites, la réticence de certaines populations à se faire dénombrer.

Risque :

Tous les ménages ne pourront avoir des moustiquaires et le paludisme ne pourra pas être éradiqué. Les populations seront toujours exposées à cette maladie qui menace beaucoup les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. En conséquence, l'objectif de réduction du paludisme de 50% ne pourra être atteint.

Recommandations :

Les gouvernants doivent s'approprié la lutte contre le paludisme en s'impliquant davantage dans les campagnes de sensibilisation et de communication. Ils doivent créer un environnement sécurisé et stable pour le bien être de leur population. Les activités de lutte contre cette maladie ne doivent pas être laissées aux seules ONG sur le terrain. Ainsi, lorsqu'un financement est acquis pour le pays afin de combattre ce fléau, toutes les couches sociales et tous les acteurs (Ministère de la Santé, de l'Intérieur, de la Défense, de la Communication, ...) doivent s'impliquer pour la réussite de la campagne qui passe nécessairement par la couverture de toute la population.

- L'inexploitation des données du dénombrement avant le positionnement des conteneurs dans les DS

Le dénombrement devait permettre d'avoir des données exactes sur le nombre de ménage par Site, par Aire Sanitaire, par District et par Région. Malheureusement, le sous-comité chargé de la Logistique n'a pas exploité ces données avant l'envoi des conteneurs de MILDA dans les DS. Les conteneurs ont été positionnés dans les DS sur la base théorique des données du micro plan. Ces données du micro plan étant basées sur des estimations datant de 1998 (dernier recensement de la population en Côte d'Ivoire).

Risque :

Une inadéquation entre l'offre et la demande c'est-à-dire une disproportion entre les besoins réels (nombre de ménages recenser) et les MILDA positionnées. Cette situation a créer des gaps (positif / négatif) de MILDA dans des DS d'où la mise en place de budget additionnel important pour la collecte.

Recommandations :

Tenir compte des données du dénombrement par Région avant l'acheminement des conteneurs de MILDA dans les DS. Comme nous l'avons mentionné plus haut, la gestion informatique des données du dénombrement est primordiale pour la célérité du traitement des données. Ainsi, une fois les besoins en MILDA des Régions connues, l'activité de transfère des MILDA dans les DS devient plus aisée. Pour combler donc les gaps négatifs, des conteneurs seront dépotés au niveau central et les MILDA seront chargés dans des camions pour compléter les quantités manquantes. Cette technique minimisera les quantités des MILDA restantes sur les Sites de Distribution à la fin de l'activité.

L'absence de sécurisation des carnets de dénombrement dans des DS

Après les activités du dénombrement, les fiches ayant servis de recenser les ménages ont été stockés dans l'enceinte des DS. Vu l'importance de ces données pour l'activité de distribution qui était censée se dérouler plus tard, l'identification d'un site sécurisé pour garder ces fiches n'a pas été une priorité pour les DS.

Risque :

Les fiches étaient exposées aux intempéries dans certains DS. Dans d'autres, les pillages souvenus lors de la crise post-électorale, les ont emportés.

Recommandations :

Vus l'importance des données de ces documents, nous proposons un archivage électronique des fiches par site, par Aire Sanitaire et par District.

Au niveau des procédures d'appel d'offres

- Absence de voie de recours aux soumissionnaires non retenus

Les procédures d'appel d'offre à PSI-CI ne prévoient pas de voies de recours aux soumissionnaires non retenus et qui s'estiment lésés par le choix du comité. Vu le budget de plus d'un milliard estimé pour l'exécution de l'activité à la suite de l'appel d'offres, l'absence de voie de recours aux soumissionnaires recalés peut crées une suspicion de ces derniers envers PSI-CI qui est une organisation noble et prestigieuse.

Risque :

Le comité de sélection peut abuser de son autorité pour exclure des soumissionnaires sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Les soumissionnaires peuvent ternir l'image de PSI-CI suite à ce déficit de transparence.

Recommandations :

La mise en place d'une cellule de régulation des appels d'offres. Cette cellule sera composée de membres autres que ceux figurant dans le comité de sélection. Elle sera chargée de recueillir les plaintes, de les traités et de rendre un verdict selon les procédures de passation des marchés à PSI-CI. Ainsi, le cahier des charges donnera des instructions aux soumissionnaires sur les procédures à suivre pour leurs éventuelles réclamations.

- Mauvaise estimation du budget d'acheminement des TC dans les Districts Sanitaires

Pendant que le budget prévu pour l'acheminement des conteneurs était de plus d'un milliard, le montant proposé par le soumissionnaire le mieux disant (l'adjudicataire) avoisinait cinq cent mille franc CFA. L'estimation des budgets est très délicate pour une bonne campagne. En principe, un budget élaboré doit avoisiner plus ou moins la réalité du terrain. Un budget surévalué immobilisera des fonds qui ne pourront être utilisé à d'autre fin.

Risque :

Les sommes restantes sur la ligne budgétaire ne pourront pas être utilisées et retourneront dans les caisses du bailleur de Fonds.

Recommandations :

Pour l'élaboration des budgets en générale et particulièrement les budgets Logistiques, les personnes en chargent de cette activité doivent se renseigner auprès des prestataires qui interviennent dans ces domaines spécifiques. A défaut, des visites terrains seront nécessaires pour se rendre compte des réalités de la situation.

- Absence de visite des fournisseurs par le comité

La visite des installations et équipements des soumissionnaires est importante pour les membres du comité de sélection. Elle leur permet de se faire une idée des capacités techniques réelles des prestataires. En plus, elle permet de faire un rapprochement entre les aspects théoriques consultés dans le dossier de soumission et la réalité du terrain. Cette visite est essentielle surtout dans le cadre d'un appel d'offres pour retenir un prestataire de transport car elle permet de visité le matériel roulant qui va servir à l'acheminement des conteneurs de MILDA. L'absence de visite des prestataires peut avoir des conséquences préjudiciables pour PSI-CI.

Risque :

Le choix d'un prestataire n'ayant pas les capacités technique pouvant entrainer un retard dans la livraison des conteneurs (non-respect des délais de livraison).

Il y a aussi le risque de contracter avec une entreprise qui n'existe pas physiquement.

Recommandations :

Les visites des entreprises à la suite des appels d'offres doivent être inscrite dans le manuel de procédure Logistique afin de les formaliser et de les imposer aux membres du comité. Ainsi, les entreprises retenues suite aux appels d'offres seront visités avant tout contrat entre elles et PSI-CI.

Au niveau des procédures d'exécution du contrat de transport

- L'absence de sécurisation des conteneurs lors des envois vers les DS

L'instabilité politique dans un pays est source d'insécurité. Ainsi, en Côte d'Ivoire, la division du pays en deux parties suite au coup d'Etat manqué qui s'est transformé en rébellion depuis 2002 n'a pas épargné le pays d'une telle situation. Aussi, l'acheminement des conteneurs de MILDA dans les DS en 2010 était délicate car cela a coïncidé avec la période pré-électorale. La sécurisation des convois de conteneurs s'imposait dans cette situation trouble. Cependant, aucune mesure n'a été prise a cet effet malgré tous les risques que l'opération comprenait.

Risque :

Il y avait des risques de pillage des conteneurs, de détournement des MILDA, d'agression des chauffeurs des camions de transport des conteneurs.

Recommandations :

Le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA est le premier concerné dans cette activité de lutte contre le Paludisme. Nous recommandons que les responsables de ce ministère s'approchent de leurs collègues de la Défense et de la Sécurité Intérieure afin de les impliquer davantage dans la sécurisation des convois pour les prochaines campagnes. Il faudra aussi prévoir un budget forfaitaire pour l'escorte des conteneurs. Ce budget permettra de payer les perdiems des agents de sécurité et le carburant pour leurs déplacements.

Au niveau du pré positionnement des MILDA

- Les motifs des écarts constatés à la livraison ne sont pas mentionnés sur les BL

Le pré positionnement consiste en la livraison des MILDA du Chef-lieu de Districts aux Aires Sanitaires et Sites de Distribution. Le document principal ayant servi lors des activités de pré positionnements est le Bon de Livraison. Ainsi, lorsque des manquants étaient constatés aux déchargements des MILDA, les circonstances exactes de ces pertes n'était pas expliqués en vue de situer les responsabilités entre les transporteurs et les DS.

Risque:

Difficulté à rétablir les circonstances des opérations de chargement / déchargement

Recommandations:

Mettre en place un canevas de rédaction de PV lors des livraisons des MILDA en balles ou en vrac. Ce canevas devra contenir sur une page d'une feuille A4 et sera remis à tous les DS pour le pré positionnement des MILDA. Ainsi, chaque livraison fera l'objet d'un PV détaillé mentionnant les quantités chargées / déchargées, les noms des personnes ayant assistées aux chargements / déchargements, le numéro du camion, les éventuels écarts constatés.

- Défaillance dans le contrat de pré positionnement des MILDA

Le contrat de transport entre PSI-CI et les transporteurs pour le pré positionnement des MILDA n'est pas explicite quant aux responsabilités des deux parties.

Risque :

Difficulté à situer les responsabilités entre PSI-CI et les transporteurs en cas de manquant des MILDA à la livraison.

Recommandations :

Inclure dans le contrat, des clauses de responsabilité des deux parties. Définir de façon claire dans ces clauses, le début et la fin de la responsabilité des deux parties. Ces clause devront déterminer les démarches à suivre en cas de manquant de MILDA à la livraison.

Aussi, il faudra impliquer les chauffeurs des camions au comptage des balles de MILDA lors des chargements. Ainsi ceux-ci sauront le nombre de balles qu'ils ont dans leurs camions. En cas de manquant à la livraison, les conducteurs des camions seront tenus pour responsable. Les propriétaires des camions qu'ils représentent seront donc informés de ces manquants. L'équivalent des balles de MILDA manquantes en valeur sera défalqué sur le montant total des factures de pré positionnement. Cette technique permettra à PSI-CI de minimiser les manquants des MILDA livrées lors des opérations de pré positionnement.

Au niveau de la distribution

- L'intervalle de temps entre le dénombrement et la distribution a eu une influence sur la qualité de la distribution

En principe, l'intervalle de temps entre le micro plan, le dénombrement et la distribution ne doit pas dépassé 6 mois. Dans le cas où l'intervalle de temps est de plus de 6 mois, cela comporte beaucoup de risques.

Risque :

La caducité des données du micro plan et du dénombrement devant servir à la distribution. Cela peut être dû au déplacement massif de population d'une zone à une autre. La hausse des coûts de location des camions, du prix du carburant.

Recommandations :

Prévoir dans le planning de la campagne, la combinaison successive des activités de micro plan, de dénombrement et de distribution. L'intervalle entre chacune de ses activités doit être de un mois juste le temps pour la partie centrale de compiler les données de l'activité précédente en vue de recadrer les stratégies de l'activité suivante.

- Lenteur constatée pour retrouver les noms dans le carnet de dénombrement

Le manque de chronologie dans l'inscription des numéros de tickets dans le carnet de dénombrement est la cause principale de ces lenteurs.

Risque :

L'impatience des ménages à prendre possession de leur MILDA peut provoquer des cas d'énervements qui aboutiront à des agressions des volontaires chargés de la distribution. Cela peut aussi provoquer des bousculades sur les Sites de Distribution avec pour conséquences des vols.

Recommandations :

Lors de la confection des carnets de dénombrements, la Direction doit prévoir l'inscription des numéros de tickets dans les carnets. Cela doit être mentionné dans le cahier des charges lors de l'appel d'offres pour la sélection d'un imprimeur. La chronologie des numéros de ticket dans les carnets de dénombrement facilitera la tâche aux volontaires chargés de la distribution des MILDA. Le temps mis pour retrouver le nom d'un bénéficiaire et lui remettre les MILDA pourra dans ce cas être maitrisé.

- Inexistence d'inventaires inopinés dans les DS par PSI-CI

L'inventaire est une activité importante car il permet à l'entreprise de faire à un moment déterminer un point réel de son stock. Les inventaires inopinés sont menés par surprise en vue de se faire une idée de la gestion quotidienne de la personne chargée de gérer le stock. Son inexistence au sein de l'entreprise comporte des risques.

Risque :

Les vols de MILDA entre deux périodes d'inventaire sans que l'entreprise ne s'en rende compte.

Recommandations :

En plus des calendriers d'inventaire permanent qui sont connus, l'entreprise doit de temps en temps faire des inventaires inopinés afin de vérifier la qualité des données des stocks communiqués par les Gestionnaire des Stocks des DS. L'avantage des inventaires inopinés est qu'ils permettent un contrôle spontané du stock afin de minimiser les vols.

- Absence de procédure de justification des écarts lors de la distribution

Comme cela fut le cas lors des activités de pré positionnement des MILDA dans les AS / SD, les écarts constatés lors des cinq journées de distribution n'était pas non plus justifier.

Risques :

- Il peut y avoir des vols où des détournements de MILDA à des fins personnels;

- Impossibilité de savoir l'origine cette écarts lorsqu'ils ne sont pas analyser.

Recommandations :

La commission Logistique doit mettre en place une procédure de justifications des écarts. Cette procédure obligera les agents distributeurs et les superviseurs à faire des rapprochements au soir de chaque journée de distribution. Ainsi, chaque soir, un point récapitulatif des quantités théoriques distribuées sera fait par une confrontation des fiches de dénombrement, des fiches de pointage et des stocks physiques de MILDA restés sur les Sites de Distribution. Cela permettra de relever les écarts journaliers et de rechercher les motifs de ces écarts. Un rapport journalier sera fait afin de situer l'origine et les responsabilités. Pour les écarts dont les fautes sont imputables aux agents intervenant dans la distribution, une ponction sera faite sur les primes qui leurs sont attribuées. Pour les écarts dus aux pillages sur les SD, un rapport de pillage sera fait pour relever les circonstances exactes des évènements.

- Absence de consolidation des données de MILDA distribuées au niveau central

Au terme des cinq jours d'activité, tous les documents ayant servis à la distribution (carnets de dénombrement, fiches de pointage, cahiers de synthèse, ...) sont acheminés au niveau central à Abidjan. Malheureusement, ces documents n'ont pas été exploités par la commission logistique pour vérifier la qualité des données des chiffres de distribution communiqués au niveau District.

Risque :

Communication de fausses données de distribution aux bailleurs.

Perte de confiance vis-à-vis des bailleurs de fonds.

Recommandations

Mettre en place au niveau central, une cellule de consolidation des données. Cette cellule sera composée d'une dizaine de personnes provenant aussi bien des membres de la commission Logistique que de la commission Suivi évaluation. Ces personnes seront chargées de reprendre les calculs des données en procédant d'abord à un rapprochement entre les carnets de dénombrement et les fiches de pointage d'une part.

Ensuite, les données obtenues seront rapprochées de celles mentionnées dans les carnets de synthèse journalière distribution et carnets de synthèse District.

Enfin, faire un rapprochement entre les données des carnets de synthèse journalière et celles des masques de saisie. Ainsi, les écarts constatés à chaque niveau de rapprochement seront rapportés aux STN et aux DS afin d'y apporté des justifications et de procéder à d'éventuels corrections.

- Absence de sécurité sur les Sites de Distribution lors de la campagne

La sécurisation des SD est capitale car elle permet aux volontaires chargés de la distribution de travailler en toute quiétude et aux ménages de récupérer leur MILDA dans la tranquillité. Par contre, une absence des sites laisse la porte ouverte au désordre.

Risque :

Agressions des volontaires de la distribution

Vols des MILDA par des personnes indélicates.

Recommandations

Contacter les préfets de Région et de départements, les commissaires de police et les élus locaux pour solliciter leur aide à la sécurisation des activités de distribution. Ainsi, la police pourra être réquisitionnée par exemple pour sécuriser l'activité. Il faudra prévoir alors dans le budget, une prime de motivation pour les agents des forces de l'ordre.

- Absence de statistiques sur les clients insatisfaits

Lors de la campagne de distribution, certains ménages ont été recensé et malheureusement pour diverses raisons n'ont pût entrer en possession des MILDA dont ils avaient droit. Cependant, les dispositions utiles n'ont pas été prises à temps pour palier à ces insuffisances.

Risque :

Mauvaises images des ménages mécontents vis-à-vis des organisateurs de la campagne dont fait partir PSI-CI. Pas de données sur les ménages insatisfaits donc aucune mesure pour satisfaire ce déficit.

Troubles sur les Sites de Distribution.

Recommandations :

Mettre en place une cellule de gestion des clients insatisfaits. Cette cellule sera chargée de recueillir les plaintes des ménages recensés qui n'ont pas reçus de MILDA. Ainsi, les derniers jours de distribution seront consacrés à la gestion de ces cas.

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