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Dynamique des paysages végétaux autour d'une ville moyenne et sa périphérie. Cas de Meiganga (de 1987 à  2015)


par Issouhou MOUHAMAN
Université de Ngaoundéré - Master 2015
  

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4.1.2. Les sols et la topographie

Le type de végétation rencontré dépend non seulement du climat, mais, aussi de la nature des sols et de la topographie. En effet, le sol fournit à la plante les matières organiques et minérales nécessaires pour sa croissance. De ce fait, la mauvaise qualité du sol a une influence sur le type de formation végétale rencontré. C'est ainsi que sur les sols peu évolués (gravillonnaire, sur les sommets de colline), la couverture végétale est presque inexistante ou est composée de maigre tapis herbacé (Tiendrebeogo, 2013). De même que l'évolution des sols ferrallitiques en cuirasse participe au remplacement des formations existantes par un couvert herbacé.

La topographie influe également sur la végétation ; les versants abrupts sont généralement dépourvus de végétation, car la forte inclinaison ne permet pas l'infiltration des eaux dans le sol, indispensable pour la croissance des plantes. Par ailleurs, la dominance des rochers sur les flancs est également un frein au développement des grands arbres d'où la restriction faite sur les savanes herbeuses à arbustives sur ces sites.

4.1.3. La bioturbation (l'action des animaux)

Dans son sens premier, la notion de bioturbation désigne le phénomène de transfert d'éléments nutritifs ou chimiques par des êtres vivants au sein d'un compartiment, d'un écosystème ou entre différents compartiments. Le mot décrit aussi le phénomène de mélange actif des couches de sol ou d'eau par les espèces vivantes, animales principalement. Nous employons ici ce terme pour désigner le rôle de certains animaux, notamment les rongeurs et termites sur le couvert végétal. Ces derniers ont un double impact sur la végétation. D'une part, ils concourent au développement rapide de la plante grâce aux galeries souterraines qui leur servent d'habitations et aèrent le sol, facilitant ainsi l'infiltration de l'eau dans la terre en catalysant le processus d'absorption de l'eau par la plante via les racines. D'autre part, ils ont une part de responsabilité sur l'assèchement et/ou le renversement d'arbres par les vents violents. En effet, dans le but de se nourrir, l'action de ces êtres entre autres les termites fragilise la structure de la plante notamment la base du tronc, car, les termites dits supérieurs, sont capables de dégrader par eux-mêmes la cellulose du bois grâce à une enzyme, la cellulase, produite par leur tube digestif33(*). Ainsi, ce processus, couplé à la force du vent auront raison de l'arbre en question.

4.2. Les facteurs anthropiques

L'action de l'Homme sur le couvert végétal est une réalité. Car il tire tout ce dont il a besoin pour ses multiples activités dans son environnement et la plupart du temps au détriment de celui-ci, lorsque des moyens de gestion durable ne sont pas appliqués. Parmi la multitude des actions, nous notons la pratique des feux de brousse, le déboisement, l'introduction de nouvelles espèces et le surpâturage. En outre, on note la croissance démographique qui induit le développement des habitations.

* 33http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761574832_2_17/termite.html#s17

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