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Dynamique des paysages végétaux autour d'une ville moyenne et sa périphérie. Cas de Meiganga (de 1987 à  2015)


par Issouhou MOUHAMAN
Université de Ngaoundéré - Master 2015
  

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4.3. Les facteurs institutionnels

Les différentes dispositions prises par l'État pour la préservation de l'environnement constituent les facteurs institutionnels qui englobent les lois et règlements mis en place et les actions de reboisement orchestrées.

4.3.1. Des lois et règlements en vue de la préservation de l'environnement

La protection de l'environnement est un volet essentiel qui est assuré par différents services de l'État. C'est dans cette logique que la coupe d'arbres et le transport du bois sans autorisation sont des activités illégales proscrites par la loi (en vue de créer ou de maintenir en zones urbaines un taux de boisement conforment aux dispositions légales, il est interdit d'y abattre ou de mutiler tout arbre se trouvant sur le domaine public sans autorisation préalable du Maire de la commune urbaine concernée. Cette autorisation ne peut être accordée que pour cause d'utilité publique, ou en cas de danger susceptible d'être causé par l'arbre concerné, après avis du responsable local de l'Administration chargée des forêts. En plus, l'abattage ou la mutilation des arbres en zones urbaines ne peut intervenir qu'après paiement à la commune concernée par le demandeur de l'autorisation, de la valeur estimée des dommages envisagés43(*)), c'est pourquoi lors des contrôles effectués par les agents des eaux et forêts, les transporteurs de bois sans autorisation voient leur moyen de transport au même titre que leur cargaison saisies, et ces derniers sont dans l'obligeance de payer le triple des frais requis pour la délivrance de l'autorisation pour rentrer en possession de leur cargaison. Cette sanction s'applique également aux individus qui abattent des arbres sans autorisation aussi bien dans leur domicile qu'ailleurs. La fabrication du charbon (à la suite de l'abattage d'arbres) est une pratique proscrite et passible d'une arrestation44(*). En plus de l'accent particulier accordé au circuit de la coupe et de la commercialisation du bois, certaines pratiques s'inscrivant comme dégradantes sont aussi visées.

Longtemps considérés comme néfastes pour les paysages végétaux, les feux de brousse sont considérés de plus comme un élément qui permet d'entretenir certains paysages lorsque ceux-ci sont pratiqués de manière contrôlée. Conscient de cela, l'État via le service de l'environnement et de la protection de la nature a mis en place une réglementation en matière de feux de brousse. En effet, cette loi fixe la période, les heures et les lieux de mise en place de ces feux. D'ailleurs, « Nonobstant l'autorisation de l'autorité administrative (...) toute personne ayant allumé un feu doit rester sur les lieux jusqu'à ce que ce feu soit complètement éteint. Elle doit, en outre, prendre toute disposition afin d'éviter que ledit feu ne se propage au-delà du terrain concerné ».45(*)

Pour prévenir les méfaits des feux de brousse, « (...) les autorités administratives locales, l'administration chargée des forêts et les Maires des communes doivent, avec le concours des communautés villageoises, créer des équipes de surveillance et des centres de lutte contre les feux de brousse.46(*)

* 43 Article 12 alinéa (1) et (2) du décret n° 95/531/pm du 23 aout 1995 fixant les modalités d'application du régime des forets au Cameroun

* 44 Ces informations sont issues des échanges avec le personnel de la délégation des forêts et faunes de Meiganga.

* 45 Article 6 alinéa (4) du décret n° 95/531/pm du 23 aout 1995 fixant les modalités d'application du régime des forets au Cameroun

* 46 Article 7 alinéa (1) du décret n° 95/531/pm du 23 aout 1995 fixant les modalités d'application du régime des forets au Cameroun.

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