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Aide au développement peut-elle aider l'Afrique noire à  se lancer au développement durable?

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par Jean-Paul Jean-Paul NABONA BISIMWA
Université Libre dà¢â‚¬â„¢Uvira et des Grands Lacs, ULUGL en sigle - Master complementaire  2012
  

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2.2. Les externalités interétatiques, l'aide et l'efficience

Il y a eu ces dernières années de nombreuses discussions sur les externalités interétatiques. Les pays industrialisés utilisent de manière abusive, certains biens publics mondiaux épuisables, et dégagent trop de déchets nuisibles à l'humanité (gaz à effets de serre, pollution des eaux, bruit, ...). Certains auteurs considèrent que les externalités interétatiques s'avèrent des explications importantes de la stagnation des pays en développement28 (Gunning, 2004). De ce fait, il est optimal de mettre en

place une taxation pour compenser ces externalités négatives. Ainsi, l'aide internationale peut-elle être considérée comme un système de taxes, où les pays pauvres paient un impôt négatif (puisqu'ils ne polluent pas) ; et les pays industrialisés, auteurs des nuisances paient des taxes sur leurs revenus. De ce point de vue, l'objectif des 0,7% du PNB en aide internationale fixé par l'ONU peut être appréhendé comme une taxe proportionnelle au revenu. En somme, l'aide internationale n'est pas seulement un geste de générosité. Au-delà de l'altruisme des plus nantis, le besoin de justice, les biens publics mondiaux, et les externalités interétatiques nécessitent l'intervention d'une force publique internationale. On peut donc considérer le monde actuel comme une entité dans laquelle l'ONU joue le rôle de puissance publique, et où les Nations sont considérées comme les individus. Telle une politique de redistribution à l'intérieur d'une même Nation, la puissance publique (l'ONU) taxe le revenu des plus riches (d'où l'objectif des 0,7% du PNB des pays développés) pour subventionner la consommation des plus pauvres (médicaments contre le paludisme et le Sida, aide alimentaire, fourniture d'eau, ...) et pour financer la production de biens publics (recherche, environnement, paix). Ceci confère à l'aide internationale un fondement suffisamment solide. La politique d'aide au développement est donc une politique efficiente. Il s'agit alors d'améliorer le bien-être de tous (amélioration au sens de Pareto). Une autre façon d'atteindre cet objectif (amélioration du bien-être de tous) est de repousser la frontière des possibilités de production sur le plan mondial par la promotion de la croissance économique dans les pays pauvres. La théorie économique nous enseigne que le capital a une productivité marginale décroissante. Plus on est riche, moins le capital est productif. Sur cette base, le capital sera plus productif dans les pays en développement (on peut citer l'exemple de la Chine et de l'Inde aujourd'hui). Rediriger une partie des ressources des pays du Nord vers le sud crée donc des améliorations au sens de Pareto. L'aide internationale investie en capital dans les pays pauvres est donc une politique efficiente. Elle augmente la production globale. La frontière mondiale des possibilités de production est donc repoussée vers le haut. On élimine ainsi le problème statique de la répartition. La figure ci-dessous montre que tout le monde y gagne

28 On peut citer à titre d'exemples, les pluies acides et les longues sécheresses répétées alors que les pays en développement vivent essentiellement de l'agriculture. D'autre part, selon l'OMS, une récente épidémie de méningite en Afrique sub--saharienne serait imputable aux changements climatiques. Des hausses de température dues au réchauffement planétaire accélèrent les cycles de

Figure I--16 : Aide, croissance économique et amélioration au sens de Pareto

La croissance économique dans les pays pauvres peut permettre à l'humanité de faire face à certains défis majeurs comme la pauvreté, la migration, l'insécurité et le terrorisme. L'exil économique et la criminalité sur le plan mondial sont intrinsèquement liés à la pauvreté dans les pays en développement. La lutte contre la pauvreté peut être envisagée comme un « bien public » que la communauté internationale doit financer. Cette lutte ne peut passer que par l'augmentation du revenu dans les pays pauvres. Promouvoir la croissance économique dans les pays du Tiers-monde devient alors une nécessité ; et le moyen proposé pour y arriver est le financement de l'investissement dans les pays pauvres à partir de l'aide au développement. Se pose la question de savoir comment l'aide favorise-t-elle la croissance économique et si la croissance économique réduit réellement la pauvreté?

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