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Aide au développement peut-elle aider l'Afrique noire à  se lancer au développement durable?

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par Jean-Paul Jean-Paul NABONA BISIMWA
Université Libre dà¢â‚¬â„¢Uvira et des Grands Lacs, ULUGL en sigle - Master complementaire  2012
  

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2. Développement humain et trappe à pauvreté

Dans le modèle de croissance de Solow, le progrès technique est le facteur clé qui permet à la croissance économique de ne pas s'essouffler notamment lorsqu'on s'approche de l'état régulier. La technologie s'avère donc une explication forte des différences de taux de croissance entre les économies. Même si le progrès technique peut être considéré comme un bien non rival, l'adoption de technologie et de solutions innovantes peut être problématique au sein d'une population lorsque le niveau d'instruction y est faible. Plus les habitants d'un pays ont un niveau d'éducation élevé, plus ils seront à même d'innover ou de s'adapter à de nouvelles techniques de production. Du niveau de développement humain, dépend donc le gain de productivité en matière d'innovation. Le capital humain qui s'accumule par l'éducation (Lucas, 1988) devient donc un élément clé du développement. Le cadre théorique de Romer permet de montrer ce lien (capital humain - développement économique).

2.1. Le modèle de Romer

Pour montrer comment le capital humain influence la croissance économique, on peut se référer au modèle de Romer (1990), qui offre un cadre théorique idéal pour étudier l'importance du capital humain. Dans ce modèle, le progrès technique est endogène. Il est le résultat d'investissements en recherche et développement (R&D). Il est fonction du niveau de capital humain affecté à la recherche et développement. De là, on met en évidence une trappe à pauvreté liée à un stock en capital humain faible.

2.2. Développement financier et développement économique

Depuis le début des années 1970, la relation entre « développement financier » et « développement économique » devient de plus en plus importante et fait objet d'une littérature abondante. La revue de cette vaste littérature permet d'admettre qu'il existe un lien positif entre la finance et le développement. En effet, depuis les travaux de Mc Kinnon (1973) et Shaw (1973), qui sont les précurseurs de ce champ d'analyse, il a été montré que le développement financier soutient le développement économique. Des études plus récentes (Greenwood et Jovanovic 1990, Saint-Paul 1992, Pagano 1993, Arestis et Demetriades 1997, Benhabib et Spiegel 2000) sont venues confirmer l'impact positif qu'exerce le développement financier sur la croissance économique. Cet impact découlerait surtout du fait que l'intermédiation financière assure une meilleure collecte et une meilleure allocation des ressources d'épargne ; ce qui améliore l'accumulation du capital en favorisant des investissements plus productifs.

A l'inverse, la croissance économique, qui fait augmenter les ressources prêtables est nécessaire elle aussi pour le développement du système financier. La relation entre développement économique et développement financier peut donc s'avérer plus complexe qu'on aurait pu le penser et le sens de la causalité reste à déterminer (voir Trew 2006 pour un survey de la littérature économique sur le lien entre la finance et la croissance économique). Du point de vue théorique, une causalité positive à double sens entre développement financier et croissance économique peut conduire à des équilibres multiples d'état stationnaire (Saint-Paul 1992, Berthelemy et Varoudakis 1994). Ainsi peut-on assister à des clubs de convergence et trappes à sous-développement liés à un système financier peu développé. Le sous-développement financier en Afrique sub-saharienne peut donc être une cause de l'inefficacité de l'aide au développement (Mwanza Nkusu et Selin Sayek, 2004).

Pour étudier comment un système financier peu développé peut affecter le décollage économique, on peut se référer au cadre théorique de Berthelemy et Varoudakis (1994). Le modèle analyse l'interaction entre le secteur financier et le secteur réel. Le modèle permet d'expliquer comment l'état initial du système financier peut entraîner une économie, soit vers un équilibre de haut niveau, caractérisé par le renforcement mutuel entre finance et croissance économique, soit vers un équilibre de bas niveau caractérisé par des insuffisances du secteur réel et du système financier.

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