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La rdc et le dilemme de securité : etude comparative entre la deuxième et la troisième république


par Didier CHIGANGU MUNGUAKONKWA
Université Officielle de Bukavu  - Licence en Relations Internationales  2018
  

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3. PROBLÉMATIQUE ET HYPOTHÈSES

3.1. Problématique

L'objet d'un travail de recherche selon Madeleine Grawitz répond à la question « qu'est-ce que je cherche ? ». Il est alors important pour nous, de retenir que la guerre en République Démocratique du Congo est apparue comme seulement la tête d'une grande dynamique de crise en Afrique Centrale et Australe. Elle a en effet mis à contribution le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda, la Tanzanie, l'Angola, le Zimbabwe et l'Érythrée. L'objectif déclaré de cette coalition était de défaire l'Afrique du plus vieux dictateur de l'époque à savoir le Maréchal Mobutu. Mais à côté de cet objectif commun, chaque pays de la coalition avait son propre agenda.

Par exemple le Rwanda, qui donna la majorité des troupes, l'objectif immédiat était de détruire les camps des réfugiés Hutus à la frontière de l'ex Zaïre, de les contraindre à retourner au pays et de repousser les récalcitrants loin à l'intérieur du Congo. Mais en règle générale, l'agenda était économique pour la majorité des pays impliqués dans la guerre.

En effet, nombreuses sécessions de 1960, dont celle du Katanga, des rébellions de 1964 et des violences politico-ethniques et celle de Désiré Kabila en 1998 qui amarqué la fin du régime du président Mobutu, aucune ne remet en question l'unité nationale et territoriale de ce vaste pays, véritable « sous-continent ».18(*) Pour Roland Pourtier, l'image symbolique du fleuve Congo, sa référence génétique et l'existence d'une identité collective constitueraient le ressort d'une conscience nationale Congolaise. Ensuite, parce que, en ce qui concerne l'insécurité, l'on peut dire que depuis 1996, le Congo-Zaïre rime avec chaos.19(*)

Cette situation, comme on le sait, est la résultante d'une guerre civile, le prolongement Congolais de la crise Rwandaise(1996-1997) et d'une guerre régionale opposant à partir de1998, le régime L.D. Kabila, ses alliés Angolais et Zimbabwéens à ses anciens parrains Rwandais et Ougandais.Guerre régionale qui se poursuit aujourd'hui par les acteurs Congolais interposés.

C'est grâce à ces soutiens précités et après avoir triomphé du régime Mobutu que L.D. Kabila proclama le 17 Mai 1997, la fin du Zaïre et la renaissance de la RDC dont il devient lui-même président. Le 02 Août 1998, le président autoproclamé prit un ensemble de mesures qui ne plurent pas aux partenaires Ougandais et Rwandais surtout, ce qui conduira à l'éclatement d'une rébellion menée par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), « paravent » de l'Ouganda et du Rwanda. Il est important de noter qu'à ce niveau la sécurité du Congo était une grande problématique et sans réponse provisoire, parce que n'ayant pas respecté les accords de Lemera, L.D. Kabila devrait se préparer naturellement à une coalition contre lui.C'est aussi grâce à la coalition formée autour de lui par l'Angola, le Zimbabwe, la Namibie et le Tchad, que le Congo a pu sécuriser son territoire de l'éclatement recherché par la rébellion soutenue par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Cette nouvelle guerre fut baptisée « première guerre continentale Africaine ».20(*)

La question de l'évaluation de l'efficacité d'une éventuelle offensive est un thème classique de l'analyse militaire dans les études stratégiques. En fait, il s'agit ici du dilemme de sécurité qui veut que, dans un système non régulé, l'augmentation de sa propre sécurité diminue celle des autres. Dans ce contexte de confrontation interétatique, ce dilemme engendre des effets pervers tels que la course aux armements ou même la guerre offensive. Critiquée sous divers angles, cette théorie peut reprendre du service en sortant du domaine des relations entre États, pour penser des situations plus instables de guerre civile ou de l'effondrement de l'État. Cela suppose de mieux prendre en compte la dimension perceptive et cognitive de notions comme celle de sécurité ou de menace.

C'est ainsi que, pour mener à bien nos recherches et comprendre l'histoire récente de la RDC du point de vue dilemme de sécurité, les questions suivantes méritent d'être posées en guise de problématique :

§ Comment la sécurité est-elle prise en compte en RDC pendant la deuxième et la troisième république ?

§ Quelle similarité pouvons-nous établir ente les stratégies sécuritaires pendant ladeuxième et la troisième république en RDC d'après le dilemme de sécurité ?

* 18J.E.Pondi, L'ONU vue d'Afrique, Paris, Maisonneuve et La rose, 2005, p.109.

* 19R. Pourtier« L'Afrique centrale dans la tourmente. Les enjeux de la guerre et de la paix au Congo et alentour », In Hérodote, n° 11, 4e trimestre 2003, pp. 11-33

* 20C.Braeckman, Op. cit, p57

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