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Connaissances, attitudes, et pratiques des menages de la ville de Goma sur les risques lies a la proximite du volcan Nyiragongo ; cas du quartier Majengo


par Julien LUKUBIKA
Institut supérieur d'informatique et de gestion - Graduat 2019
  

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I.2.2. Rapport entre les variables d'étude

I.2.2.1. Connaissance sur les risques liés à la proximité du volcan

I.2.2.1.1. Une coulée de lave

Parmi les volcans de la chaine de Virunga, celui qui affecte le plus la ville de Goma est donc le Nyiragongo et plus particulièrement ses coulées de lave très fluides dont la descente rapide est généralement favorisée par la topographie en pente qui existe entre le volcan et la ville44(*).

Selon Michellier, Lors de l'éruption de 1977 du volcan Nyiragongo, le nombre des victimes qui furent tués par la lave fut à la fois la conséquence de la vitesse des coulées atteignant jusqu'à plusieurs dizaines de km/h sur les flancs plus escarpés du volcan, et le résultat de la méconnaissance de la part de la population locale de la menace mortelle et dévastatrice des coulées de lave.45(*)

Se basant sur ces témoignages et ses propres observations de terrain, Tazieff estime une vitesse initiale de la lave de 100 km/h, qui ralentissait au fil du temps lors de son écoulement sur les pentes, elle a été un événement éruptif exceptionnel jamais enregistré dans le monde. C'est aussi l'éruption qui a tué plus des personnes de mémoire d'homme dans la chaîne volcanique des Virunga. Elles provoquent des destructions en s'écoulant sur des routes, des villes, des champs cultivés ...

Elles sont un danger très faible pour les populations comme celui aussi de l'Etna entre 2011 et 2014, ajoute-t-il. 46(*)

I.2.2.1.2. Une nuée ardente

"Aucune chance de salut pour celui qui est pris dans des nuées ardentes roulant leurs lourdes volutes de cendres et de blocs à des centaines de kilomètres à l'heure et à des températures de 100 à 900 °C. » Voilà ce qu'a écrit le volcanologue alsacien Maurice Krafft après son observation en novembre 1990. Sept mois plus tard, il est emporté avec son épouse Katia par ce même phénomène volcanique au pied du mont Unzen, au Japon.

Selon le volcanologue professeur Kazuya Ohta, des dômes de lave du mont Unzen se sont formés, à seulement 7 kilomètres du centre de la ville de Shimabara, générant pas loin de 9 400 nuées ardentes. Durant six années, les éruptions ont impacté la santé d'environ 66 % de la population de la ville en raison de la nuée ardente qui la recouvraient. Shimabara ne compte aujourd'hui plus que 45 000 habitants, soit une baisse de 20 % depuis la catastrophe, la nuée ardente est donc l'un des risques élevé pour les populations vivant à proximité du volcan. A part la destruction de forêts qu'il engendre, il démoli également des habitations, cause la mort d'hommes, des explosions secondaires qui expulsent encore plus de cendres dans l'atmosphère; tsunami,... 47(*)

I.2.2.1.3. Les projections volcaniques ou retombées des bombes, cendres et ponces

Selon Flanck LAVIGNE, d'après ses recherches pour sa thèse de doctorat en volcanologie, conclut que, les risques associés aux retombées de cendres sont faibles, mais plus élevés que ceux liés aux coulées de lave : près de 3 400 victimes au XXe siècle (4,2 %).

Les retombées balistiques (bombes); les risques sont faibles pour les biens et les personnes car la portée maximum n'est pas importante. les victimes restent souvent des touristes imprudents qui gravissent les pentes des volcans les moins dangereux afin d'apercevoir la lave au fond du cratère48(*).

Les retombées de cendres, ce sont des produits transportés latéralement par le vent, notamment le jet stream (vent d'altitude très puissant). Par conséquent, les cendres peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre et générer une pollution globale. Les risques sont généralement faibles et surtout matériels. Par contre, les retombées peuvent être fatales dans le cas d'éruptions ultrapliniennes comme pour le Vésuve en 79 : 2 000 morts à Pompéi (avec 18 000 fuyards) par l'effondrement des toits, mais aussi la suffocation ou l'enterrement vivant sous 3 m de ponces

Les risques touchent aussi la circulation aérienne qui peut être perturbée comme en témoigne le Galunggung (Indonésie) en 1982, où deux boeing 747 ont traversé le panache à 11500 m d'altitude entraînant l'arrêt de quatre de leurs réacteurs, heureusement sans conséquence. En mars 2010, l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll a perturbé pendant plusieurs semaines le trafic aérien au-dessus de l'Europe

Enfin, les retombées de cendres perturbent le climat en abaissant les températures et en modifiant les saisons. A ce titre, rappelons que c'est une thèse qui serait complémentaire dans la disparition des dinosaures. Les risques associés aux retombées sont relativement faibles car dans la plupart des cas, les populations ont le temps de s'enfuir. Les retombées considérées sont issues d'éruptions explosives verticales dont la genèse est très variée.

I.2.2.1.4. Les gaz volcaniques

Les volcans produisent de gaz qui sort sous la forme de simples fumerolles à forte odeur de souffre. Les exemples les plus connus sont Dieng en 1979 (142 morts) et le lac Nyos (Cameroun) en 1986 (1 750 morts). A Dieng, le gaz a libéré le long d'une faille ouverte lors de séismes. Au Cameroun, le gaz s'est accumulé à l'état dissous dans les eaux profondes du lac, jusqu'à un état proche de la saturation l'amenant à un état d'équilibre instable.

De même, après l'éruption du volcan nyiragongo en 2002, la lave fondue à couler vers le lac Kivu pour quelques jours de plus. Cette lave a créé un delta d'environ 800 m de largeur et 120 m de longueur qui, selon des enquêtes submersibles49(*), se sont étendus dans le lac kivu jusqu'à une profondeurs de 60 m 50(*).

La prévision reste quasiment impossible car les effets dans le passé ne laissent pas de traces. De surcroît, il est impossible d'en réchapper car le nuage est la plupart du temps incolore et inodore ce qui fait de celui ci un risque très élevé (très dangereux).

I.2.2.1.5. Un lahar ou coulée de boues

Les coulées de boues résultent de l'évolution des glissements et prennent naissance dans leur partie avale (Saint-Laurent & guimont, 1999). Ce déplacement brutal est semblable à celui des coulées de lave.51(*)

Ils sont ainsi très dangereux (très élevé) et constituent le phénomène volcanique le plus meurtrier, plus que les coulées de lave et les nuées ardentes.

Ces coulées, très denses et très lourdes, emportent tout ce qui se trouve sur leur passage : arbres, ponts, voitures, bâtiments, etc. et peuvent charrier des blocs rocheux de plusieurs dizaines de tonnes. Elles parcourent des dizaines de kilomètres à une grande vitesse.52(*)

En 1985 en Colombie, la ville d'Armero et 23 000 de ses habitants furent ensevelis sous un lahar de huit mètres de haut parti des pentes du Nevado del Ruiz, qui fut provoqué par la fonte de la calotte glaciaire sous la chaleur du magma. Cette catastrophe provoqua 25 000 morts.53(*)

I.2.2.1.6. Instabilité sur le volcan (écroulements, éboulements et glissements des terrains)

Un édifice volcanique devient instable avec le temps, avec des éboulements, des écroulements de dôme de lave, des glissements de terrain. Ces phénomènes imprévisibles représentent un risque majeur pour les populations vivant aux alentours et les matériaux affectés sont très variés (roches marneuses ou schisteuses, formations tertiaires altérées, colluvions fines, moraines argileuses, etc.)54(*)

Les profondeurs des surfaces par exemple de glissement varient ainsi de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. On parle de glissements superficiels dont les signes visibles en surface sont souvent spectaculaires (fissures dans les murs des habitations, bourrelets dans les champs, poteaux penchés...) et de glissements profonds qui présentent moins d'indices observables et qui sont donc plus difficilement détectables. 55(*)

I.2.2.1.7. Raz de marée ou tsunami

« Le risque de tsunami restera élevé tant que le volcan sera dans sa phase d'activité actuelle parce qu'il est susceptible de déclencher des glissements de terrain sous-marins, etc », prévient ainsi Richard Teeuw, de l'Université de Portsmouth après son enquête en France.

le 26 décembre 2004, par exemple, un séisme très puissant (magnitude = 9,1 sur l'échelle de Richter) au large de Sumatra a déclenché un Tsunami dans l'océan indien, les vagues ont atteint des hauteurs de 30 mètres, en atteignant les côtes elles ont provoqué d'inombrables dégâts et pertes humaines (bilan estimé à au moins 220 000 personnes !56(*)

* 44 Tedesco et al, 2007

* 45 Michellier, 2017

* 46 Tazieff,1977

* 47 http://volcanisme.explosif.free.fr/risques.htm

* 48 Défendue par Franck LAVIGNE

* 49 Baxter et al., 2002

* 50 Tedesco et al., 2007

* 51 Latrille, 1979

* 52 Idem

* 53 http://www.wikipedia.org

* 54 Défendu par Christophe Magdelaine

* 55 Idem

* 56 Idem

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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway