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Repenser la liberté comme mystère chez G. Marcel. une approche analytico-herméneutique de : "les hommes contre l'humain".


par Freddy KAKULE KANAMUNGOYA
Université Saint Augustin de Kinshasa (USAKIN) - Graduat 2020
  

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I.3.2. Le mystère

Le mystère est un concept polysémique, elle est à prêter confusion dans l'entendement de beaucoup de gens selon l'approche qu'on se propose. En effet, le mystère est souvent confondu à l'inconnaissable, ou à une lacune du connaitre, ou encore un vide à combler. Par ailleurs, il sied de signaler que dans la conception marcellienne le mystère n'a rien à avoir avec un élément brut et opaque à la pensée ou une connaissance inaccessible mais au contraire la pensée reconnait en lui sa source et son foyer. En plus, c'est parce qu'il est lumière qu'il est authentiquement mystère.

Ce serait absurde de réduire le mystère à une chose dont j'ai entendu parler, étant donné que le mystère est une participation qui fonde ma réalité du sujet, alors le prendre comme une connaissance (réalité) par ouï-dire, par témoignage serait l'avilir, le méconnaitre, voire le nier.

Après toutes les explications données ci-haut, la question de savoir qu'est-ce qu'un mystère persiste toujours. En effet, le mystère est, selon Marcel, « quelque chose où je me trouve engagé, dont l'essence est par conséquent de n'être pas tout entier devant moi. C'est comme si dans cette zone la distinction de l'en-moi et du devant-moi perdait sa signification »18(*). D'où, il n'y a pas et il ne peut y avoir le problème de l'être sauf par abus du langage et par subterfuge de la pensée.

Certes, il y a mystère quand celui qui s'interroge appartient à ce sur quoi il s'interroge. C'est pour cela que l'être est un mystère puisque comme nous l'avons déjà dit je ne puis me poser des questions sur l'être que parce que je suis. C'est dans cette perspective que Marcel reconnait que le mystère est une réalité dans laquelle je me trouve engagé non pas partiellement par quelques aspects déterminés et spécialisés de moi-même, mais au contraire engagé tout entier. Autrement dit, je suis engagé dans l'être comme mystère et par conséquent le mystère abolit donc la barrière entre « l'en-moi » et « le devant-moi » qui caractérisait naguère le domaine du problème.

Pour clore, il est important de souligner que c'est par peur que la distinction « mystère-problème » cesse d'être instrument de pensée et tombe dans le verbiage que Marcel a pu substituer le concept « métaproblématique » à celui du « mystère ». Ainsi, les deux termes se valent, on peut employer l'un à la place de l'autre et vice-versa.

* 18 G. MARCEL, Etre et Avoir, op. cit., p. 145.

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