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Fracture de l'extremité supérieure du fémur, étude prospective, a propos de 37 cas


par Dieudonne BIKORIMANA
Université du Burundi, Faculté de Médecine - Docteur en Médecine  2005
  

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IV.3. ETUDE CLINIQUE

IV.3.1. Interrogatoire

IV.3.1.1. Antécédents, mode de vie et tares préexistantes

Les tares que nous avons notées au cours de notre étude sont connues pour leur caractère prédisposant aux fractures. Certaines sont directement impliquées en favorisant la chute : alcool, les maladies cardio-vasculaires, le diabète. [10] D'autres agissent indirectement en détruisant le squelette : corticoïdes en cas d'asthme [73] et l'inactivité due aux antécédents de fractures [10]. Le mode de vie (le tabagisme et déficit nutritionnel) est également connu dans la littérature. [74]

IV.3.2. Examenlocorégional

La douleur et l'impotence fonctionnelle sont présentes dans tous les cas (100%). KARIBWAMI [57] a abouti aux mêmes données en 1990. Le raccourcissement, la rotation externe et l'oedème sont les signes les plus fréquents avec, respectivement 90,47% ; 83,33% et 73,80%. Ces signes font partie des principaux éléments cliniques [55]. Dans la série de KARIBWAMI la rotation externe et le raccourcissement ont été notées avec une même fréquence de 47,88%.

Normalement le raccourcissement est beaucoup plus marqué pour les fractures trochantériennes ; ici sa grande fréquence peut s'expliquer par le retard à consulter entraînant le retard à l'immobilisation à défaut de laquelle les fractures cervicales voient leur raccourcissement augmenter. Par contre, la rotation externe et l'adduction sont notées avec une moindre fréquence ; ceci serait imputable à la mauvaise rédaction des dossiers. Le choc est le symptôme le plus rare en conformité avec l'étiologie de ces fractures qui un traumatisme minime en général.

Une seule complication immédiate a été notée : un tableau de choc ; néanmoins ce choc n'est pas dû à la fracture fémorale mais au polytraumatisme.

IV.4. ETUDE PARACLINIQUE

D'après l'analyse radiologique ; les fractures trochantériennes sont plus fréquentes que celles cervicales vraies dans les proportions de 61,90% et 38,09% ; soit un ratio T/C égale à 1,6. Nos résultats sont supérieurs à ceux de M. SCARLAT [51] qui trouve un ratio T/C de 1,18 et ceux de C. DUJARDIN et coll. [45] trouve un ratio T/C de 1,09. Toutefois, ils sont inférieurs à ceux de KARIBWAMI [57] qui trouve un ratio T/C de 1,9 dans sa série.

Tableau 34:Le ratio T/C selon les auteurs

Auteurs

Pays

Année

Ratio T/C

C. DUJARDIN et coll.[45]

France

1980

1,09

KARIBWAMI[57]

Burundi

1990

1,9

M. SCARLAT[51]

France

2002

1,18

NOTRE SERIE

Burundi

2005

1,6

Selon le type de fracture, la fracture pertrochantériennes simple est la plus retrouvée avec 23,80% suivie par la fracture trans-cervicale (21,42%) et celle cervico-trochantérienne avec 14,28%. Dans la littérature, nous n'avons pu noter qu'une seule étude sur les formes anatomo-cliniques [51] selon laquelle la fracture pertrochantériennes complexe vient en tête avec 30,28% suivie de fracture trans-cervicale : 20,77%. Dans la série de KARIBWAMI, la fracture trans-cervicale occupe la première place (30,98) et la fracture pertrochantériennes simple vient en troisième position avec 15,49% après la fracture sous-capitale.

Le rapprochement de nos résultats explique en même temps pourquoi ils sont éloignés de ceux de la série européenne. En effet l'étude de KARIBWAMI, tout comme la nôtre, a été faite sur une population avec en son sein un groupe important de moins de 60 ans ; M. SCARLAT [51] lui a travaillé sur une série de patients de plus de 60 ans. Ce qui suppose un état ostéoporotique différent.

Selon l'orientation et le déplacementdes fractures cervicales vraies, dans notre série le type Garden III (56,25%) sont le plus relevé.Dans la série de KARIBWAMI [57]le Garden IV est le plus mentionné (50%) suivi par le Garden III (28,26%). Garden I est le type le plus rare dans la même série (6,52%) alors que dans la nôtre c'est le type II (6,25%).

La répartition selon le type de fracture et la classe d'âge ne note pas de relation particulière dans notre série. Par contre, M. SCARLAT [51] conclue dans son étude sur la corrélation entre l'ostéoporose et les formes anatomo-cliniques des fractures du fémur proximalque les fractures du massif trochantérien surviennent dans un contexte d'ostéoporose relativement plus avancé par rapport aux fractures du col du fémur.

La répartition selon le type de fracture et l'étiologie ne note pas, elle aussi, de corrélation évidente.

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