Chapitre 2 : Milieu, Matériels et
Méthodes
2.1. Milieu d'étude
2.1.1. Situation géographique
La présente étude été conduite
dans la région de Ngueno, village d'Azuru, se trouvant dans le
groupement de Bevenzeke, le secteur de Bekeni-Kondolole dans le territoire de
Bafwasende / Province de la Tshopo, à environ 66 kilomètres de la
ville de Kisangani sur l'axe routier Kisangani - Alibuku, ancienne route
BUTA.

Figure 1. Présentation du
milieu d'étude
La région de Ngueno est délimitée au
nord par la société Industrie Forestière du Congo, IFCO en
sigle, au sud par la ville de Kisangani, à l'Est par la source d'eau de
Bevenzeke et à l'Ouest par les forêts de Ngueno dont les
coordonnées géographiques sont les suivantes :
? Latitude Nord : 00°42'43» ? Longitude Est :
025°15'42» ? Altitude : 404m
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2.1.2. Le climat
Faisant partie de la province de la Tshopo, à la
proximité de la ville de Kisangani, la région de Ngueno jouit
d'un climat typiquement équatorial chaud et humide de type Af selon la
classification de Köppen. C'est un climat caractéristique des
forêts ombrophiles où il pleut toute l'année. Les moyennes
annuelles des pluies sont de l'ordre de 1700 mm et la température
journalière est de 25°C (Boyemba, 2006).
2.1.3. Le sol et le relief
La région de Ngueno présente les mêmes
caractéristiques reconnues au sol de la cuvette centrale congolaise
d'où le sol est rouge, ocre et ferralitique caractéristique de la
forêt tropicale et la topographie est généralement plate
(Katusi, 2009).
2.1.4. Végétation
Dans le cadre phyto sociologique, La région de Ngueno
appartient au type des forêts mésophiles semi-caducifoliées
à Scorodophloeus zenkeri, à l`ordre des Piptadenio-
Celtidetalia et à la classe des Strombosio-Parinarietea
(Lomba, 2007)
2.1.5. Activités humaines
Les actions anthropiques réalisées par la
population locale de Ngueno sont notamment : l'agriculture itinérante
sur brûlis (cultures vivrières, cultures pérennes ; etc.)
ajouté à cela la chasse, la carbonisation, le ramassage des bois
de chauffe, le prélèvement des PFNL (marantacées,
chenilles, champignons, escargots, etc.)
2.2. Matériels et méthodes 2.2.1. Collecte
des données
Pour collecter les données de cette étude, un
dispositif de 1 ha a été installé dans une forêt
secondaire adulte à Azunu. La parcelle a été
subdivisée en 16 placettes de 125m2 (25 m x 25 m), qui ont
ensuite été numérotée de 1 à 16 (figure 2).
Les coordonnées géographiques de la parcelle ont
été prises par le GPS aux quatre coins et au centre de la
parcelle. Dans ces 16 placettes, tous les arbres à DHP supérieur
ou égal à 10 cm ont été identifiés
botaniquement. Sur chaque arbre, le diamètre a été mesure
à 1,3 m du sol conformément aux protocoles d'inventaire
forestiers.
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Figure 2. Dispositif
d'échantillonnage
Les indices de forme et position de la couronne de chaque
arbre ont été estimés visuellement sur terrain,
conformément au protocole de Synnott (1979). Les figures 3 et 4
présentent, respectivement, les échelle de cotation de la forme
et de la position des couronnes des arbres.
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Figure 3. Indices de forme de la
couronne d'après Synnott (1979). D'après ce protocole, les
différents indices de forme sont :
? Parfait (5) : illustre la taille
idéale et le développement global, caractérisé par
une forme large et circulaire et une symétrie parfaite.
? Bon (4) : Presque idéal et
sylvicolement satisfaisant, bien qu'il puisse présenter d'imperfections
de symétrie mineures ou quelques extrémités de branches
mortes.
? Tolérable (3) : acceptable d'un
point de vue sylvicole, mais nettement asymétrique ou mince. Il
présente un potentiel d'amélioration si on lui accorde un espace
supplémentaire.
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· Médiocre (2) : Insatisfaisant,
présentant un dépérissement important, une
asymétrie significative et un nombre limité de branches.
Néanmoins, il est probablement capable de survivre.
· Très mauvais (1) : arbre en forte
dégénérescence, supprimé ou gravement
endommagé. Il est peu probable que cet arbre augmente son taux de
croissance ou réagisse efficacement à la libération.
· Mort (0) : L'arbre n'est plus vivant.
Selon sa taille, un arbre peut avoir les indices de position
ci-après (figure 4) :
· Émergent (5) : Plan de la
couronne entièrement exposé verticalement et exempt de
concurrence latérale, au moins dans les 900 cônes inversés
sous-tendus par la base de la couronne.
· Lumière zénithale complète
(4) : Plan de couronne entièrement exposé verticalement
mais adjacent à d'autres couronnes de hauteur égale ou
supérieure dans les 900 cônes.
· Un peu de lumière zénithale (3) :
Le plan de la couronne est en partie exposé verticalement mais
en partie ombragé verticalement par d'autres couronnes.
· Un peu de lumière latérale (2) :
Plan de la couronne entièrement ombragé verticalement
mais exposé à une certaine lumière latérale directe
en raison d'un espace ou d'un bord de la canopée aérienne
· Pas de lumière directe (1) : Plan
de la couronne entièrement ombragé verticalement et
latéralement.
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Figure 4. Indices de position de la
couronne d'après Synnott (1979).
2.2.2. Traitement des données
a. Calcul de la surface terrière (ST)
Pour calculer la densité ou la surface terrière,
la formule suivante a été utilisée : g =
ðD2/4 ( m2/ha) d'où g = Surface terrière
et D = diamètre à hauteur de poitrine
b. Calcul du diamètre des arbres
Pour calculer le diamètre, la formule suivante a
été utilisée :
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D = Circ/ð (m) d'où Circ =
Circonférence
Notons ici que la circonférence est fixée au niveau
de Dhp (1,30 mètre) a. Calcul de la biomasse
aérienne.
Pour calculer la biomasse aérienne, l'équation
allométrique de Fayolle et al. (2013) ci-après a
été utilisée :
AGB = pxe-1,183+1,940xln
(D)+0,239(ln(D))2-0,0285(ln(D))3
Où :
AGB : biomasse aérienne d'un arbre en kg ;
ñ : densité du bois en g/cm3 et D :
diamètre à hauteur de poitrine en cm.
Les densités du bois utilisées proviennent du
Global Wood densities database (Zanne et al.,
2009).
2.2.3. Traitements statistiques
Les données ont été saisies sur le
Microsoft Excel et ce dernier, nous a permis premièrement de calculer le
diamètre à hauteur de poitrine, la surface terrière ainsi
que l'établissement des graphiques de l'effectif des arbres par rapport
aux strates forestières et celui de la densité des arbres
dominants par placette. Le logiciel R nous a permis d'établir certaines
figures en utilisant les tests statistiques d'ANOVA pour comparer la
densité des arbres dominants par rapport à la forme de la
couronne, à la position de la couronne ainsi qu'à la biomasse
aérienne.
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