3.Approvisionnementdesespècesfauniquessauvagesvenduessurlemarché
Il ressort de notre enquête que la plupart des
espèces fauniques sauvages venduessur les marchés de Kinshasa
proviennent de la provincedeMai-Ndombe, du Kwilu,du Kwango ainsi que du Kongo
Central car ils sont prochesde la ville mais parfois aussi de la province
Orientale et de l'équateur à cause de leur richesse en
biodiversité. Ce résultat est semblable à celui deNdona
(2004)qui a trouvé que deux tiers de la viande sauvage vendue sur le
marché de Kinshasa proviennent de la province Orientale ainsi que de
l'ex Bandundu et un tiers provientde l'ex Province du Bas-Congo.
Les figures qui suiventmontrent qui sont les fournisseurs de
ces espèces et à quelle saison les vendeurs sont plus fournis.

Figure5.Répartitiondesenquêtésselonlesfournisseurs
Bien que la figure ci-dessus présente les
commerçants comme
principauxfournisseursdesespècesfauniquessauvagesvenduessurlesmarchés
de Kinshasa, il convient de noter que ces commerçants
s'approvisionnent toujours auprès des chasseurs au travers d'un circuit
commercial (intermédiaires).
D'où le principal mode d'approvisionnement de ces
espèces est la chasse. Le chasseur représente le lien essentiel
entre la demande et l'offre de la viande sauvage, affirme Mbete(2012).

Figure6:répartitiondesenquêtésselonlessaisonsd'approvisionnement
L'analyse des résultats consignés à cette
figure montre que lamajorité des vendeurs reconnaissent d'être
plusfournis en espèces fauniques sauvages pendant la saison de pluie car
elle coïncide avec la période de reproduction des plusieurs
espèces.
PERSPECTIVESD'AVENIR

Figure7.Risquededisparitiondesespècesfauniques
sauvages
Il ressort de cette figure que la majorité des vendeurs
soit77% affirment queles espèces fauniques
sauvagesprélevés en milieu naturel nepeuvent pas disparaitre
compte tenu de leur reproduction. Pourtantpour Dzudek(2001),
l'émergenced'uncommercedeviandesauvagesuiteàlacroissancedémographique
telle que constaté aujourd'hui ainsi que le développement
technologique de la chasse serait à la base de la disparition des
certaines espèces car ils livrent la ressource faunique à des
prélèvements qui dépassent sa capacité
derenouvellement. Mais puisque la vente des espèces fauniques sauvages
peut également profiter à la conservation (Régulation des
populations des animaux sauvages) et àla survie des ménages si
seulement ces espèces ont une résilience élevée par
rapport à la récolte, un commerce durable, légal et
équitable de ces espèces fauniques sauvages peut aussi être
une solution naturelle puissante pour répondre à ce double
défi (ITC, 2015).

Figure8.Adoptiondel'élevagedesespècesfauniquessauvages
Quant aux propositions sur l'adoption de l'élevage des
espèces fauniques sauvages, la figure ci-dessus montre que la
majorité des enquêtés soit 63%soutiennent l'élevage
des espèces fauniques sauvages enfin d'augmenter leur
disponibilité sur les marchés.Bien que les animaux soient vendus
à des prix un peu plus élevés, l'élevage de ces
espèces pourra contribuer à la sécurité alimentaire
et à l'amélioration des moyens de subsistance. Pour
l'élevage des serpents par exemple dans les pays traditionnellement
consommateurs de ces animaux, le débouché en vente ou en
autoconsommation est presque toujours assuré (HARDOUIN, 2000).
Ce résultat corrobore avec celui du rapport de la
FAO(2017)sur les systèmes de production de la faune sauvage :
contribution potentielle à la sécurité alimentaire,
affirmant que la disponibilité en viande sauvage en Afrique peut
également provenir de l'élevage.
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