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Les nouvelles organisations et transformations du travail: Les metiers face aux nouvelles technologies de l'information et de la communication

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par Michel Matthieu SUNGU MUANDA NTELA
Université Protestante au Congo - Licence 2007
  

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Introduction

 

L'évolution technologique de ces dernières années a conduit les sociétés modernes à adopter de nouvelles habitudes face au travail.

Les employeurs cherchent la perfection dans leur domaine et ceci dans le souci d'augmenter la productivité. Ils exigent de leurs employés des connaissances plus accrues.

 

L'outil informatique, faisant partie du quotidien de tout travailleur devient de ce fait, le compagnon idéal de l'homme dans le monde du travail tout en lui facilitant certaines tâches qui jadis paraissaient comme des corvées.

 

Grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) les liens entre les entreprises deviennent de plus en plus étroits et les métiers se transforment, ainsi le monde du travail devient plus petit grâce aux rapprochements issus des NTIC.

 

De ce fait, les nouvelles technologies de l'information et de la communication permettront à l'entreprise qui s'en équipera de réduire ses coûts et ses besoins en capitaux, d'améliorer sa réactivité, de pouvoir s'accaparer de nouveaux marchés notamment par le biais de bons alliés, de pouvoir travailler plus simplement et plus efficacement avec ses partenaires (gestion de projets ou de chantiers, sous-traitants et ce sans contraintes de distances), d'être en mesure de mieux servir ses clients et donc de les fidéliser (service après vente en ligne, personnalisation, information, suivi des commandes, assistance technique), de recruter de nouveaux collaborateurs, de les former et d'être mieux informés sur la concurrence et les évolutions technologiques.

 

Voici une liste non exhaustive des promesses des NTIC. Vraies ? Fausses ?

La réponse se trouve uniquement dans le degré d'informatisation et l'utilisation de ces NTIC par les employeurs et employés des entreprises.

 

En effet, pour que ces technologies soient aussi rentables qu'elles le prétendent il faut que l'entreprise désireuse de s'en équiper passe au crible sa stratégie Internet et identifie les  facteurs à considérer avant de s'y lancer.

 

Bien que les nouvelles technologies de l'information et de la communication se situent dans la continuité de générations technologiques antérieures, l'évolution de leurs performances facilite des transformations qui affectent l'ensemble de l'économie du travail. Ces transformations modifient profondément le fonctionnement du travail.

 

A ce jour, compte tenu de la situation économique des Etats, beaucoup d'entreprises sont appelés à des délocalisations et on assiste actuellement à la naissance de nouveaux métiers, cela en raison de la distance géographique séparant les sièges sociaux des sociétés à leurs usines de fabrication qui pour la plupart des cas, se trouvent en Asie.

 

Le travail à distance ou télétravail étant dans certains cas imposé à l'homme moderne, il est du devoir du législateur de fixer les règles de conduite que devra adopter ceux qui s'y livrent tout en tenant compte des NTIC.

 

Dans le souci d'adaptation, l'employeur tant public que privé est obligé d'assurer le perfectionnement ou l'adaptation professionnelle des travailleurs qu'il emploie1(*).

 

Etant donné que les entreprises doivent rester compétitifs, il appartient aux employeurs de faire de leur mieux pour maintenir cette attitude de compétitivité car la production de leurs entreprises en dépend.

 

C'est dans cette même attitude que l'on assiste à la naissance et à la disparition de certains métiers, mais aussi à la transformation des autres.

 

Le souci du législateur sera de fixer les lignes de conduite des employeurs et des employés vis-à-vis de l'applicabilité dans le monde du travail, de nouvelles technologies de l'information et de la communication étant donné que ces NTIC évoluent avec des outils qui ne sont pas vraiment précis, à savoir l'outil informatique.

 

Et que dans certains cas aussi il pourrait y avoir ingérence des employeurs dans les affaires des employés, en matière de la lecture des e-mails par exemple, d'où il faut des lois spéciales pour pallier ce genre de problèmes.

 

Au fur et à mesure que les technologies évoluent, des nouvelles infractions naissent et l'espionnage industriel aussi  prend de l'ampleur. La cybercriminalité devenant de ce fait l'infraction à la mode dans le monde informatique, pousse les travailleurs et employeurs à adopter un comportement nouveau.

Le monde du travail étant de nos jours liés aux NTIC oblige de ce fait de la part de l'employeur de grandes exigences dans le cadre du recrutement du personnel; l'employeur moderne recherche avant tout l'employé qualifié qui dans son bagage intellectuel dispose d'une grande partie de connaissances capables de lui procurer un profit sans grandes dépenses dans le recyclage et formations.

 

Et s'il faut établir le profil de l'employé moderne en tenant compte de l'allure actuelle du monde du travail face aux diverses évolutions technologiques, nous affirmerons que celui-ci devra faire face à un certain standard imposé par le marché de l'emploi.

Il devra s'y conformer car les entreprises recrutant sur le critère de compétitivité n'auront besoin que du meilleur produit disponible sur le marché.

 

Ce qui nous pousse de constater qu'actuellement en RDC, les nouvelles grandes entreprises de la place, comme les banques et les sociétés de télécommunications exigent de la part de ses employés ne fus-ce que une petite maîtrise de l'outil informatique et de l'anglais pour ne citer que ça.

 

Le législateur congolais doit aussi s'adapter à l'actualité tout en édictant des règles qui protégerons tant les employeurs que les employés dans l'utilisation des NTIC et cela dans le cadre de l'évolution des métiers que nous connaissons actuellement car certains métiers sont condamnés à disparaître pour faire place à d'autres.

 

1. Problématique

 

Au cours des années quatre-vingt-dix, l'environnement de l'entreprise s'est profondément modifié. La concurrence s'est fortement élargie.

Les NTIC ont favorisé l'apparition de nouveaux marchés, de nouvelles relations interentreprises, de nouvelles formes de gestion des clients ou des usagers.

 

L'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans les organisations conduit à s'interroger sur leurs possibles effets sur le travail et les conditions de sa réalisation. En fait, il convient plutôt de parler d'interaction entre les technologies et le travail. Car les nouvelles technologies changent bien sûr le travail, mais de nouvelles organisations du travail appellent en retour l'émergence d'outils adaptés à un contexte en évolution.

 

Ce qui est apparu ces dernières années, c'est l'utilisation massive des NTIC dans tous les secteurs de l'activité, et dans pratiquement tous les métiers: les salariés utilisent couramment des outils de gestion de l'information et des outils de communication issus de l'informatique.

La nature du travail elle-même a changé. La matière première est devenue de plus en plus immatérielle : l'information.

Ce qui change encore aujourd'hui, ce sont les technologies et les outils permettant de traiter toujours plus d'information, et plus rapidement.

  

Mais les technologies de l'information apportent parfois de la souplesse et de plus grandes marges de manoeuvre dans l'organisation du travail : ainsi le courrier électronique peut être envahissant, mais il peut aussi réduire le nombre d'interruptions générées par les appels téléphoniques et permettre un traitement en temps différé des demandes.

Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que les NTIC s'insèrent dans un contexte socio- organisationnel préexistant.

Elles ne créent pas par elles-mêmes de nouvelles formes organisationnelles, mais provoquent une réaction de l'organisation préexistante, qui se voit le plus souvent obligée d'évoluer. Les NTIC ne sont pas déterminantes, elles constituent plutôt un catalyseur des changements organisationnels.


Les NTIC apparaissent finalement comme porteuses d'ambivalence.

Elles peuvent conduire à plus d'autonomie, à un enrichissement des fonctions, à de nouvelles organisations plus flexibles permettant le développement des compétences individuelles, et créer des opportunités pour un meilleur équilibre entre le travail et la vie hors travail.

 

Bien que les NTIC n'imposent pas leur logique technique à l'ensemble des activités humaines, mais favorisent la réorganisation des activités qui, avec des variantes très contrastées d'une industrie à l'autre, s'organisent en réseaux où l'innovation devient centrale.

Il est reconnu aisément que les NTIC améliorent l'efficacité des individus en accroissant leur mobilité et en leur donnant l'accès à des ressources nouvelles (informations, expertises, outils de gestion...).

 

Dans ce travail nous analyserons les effets de cet avènement de la «société de l'information» sur l'emploi, l'évolution du travail, la formation et les qualifications, en se plaçant dans une perspective de moyen et long terme.

Comment ces nouvelles technologies se diffusent-elles ? Comment s'articulent-elles avec l'organisation des entreprises et quelles sont les conséquences pour les salariés ? Comment les individus s'approprient-ils les NTIC ?

Les NTIC produisent-elles, directement ou indirectement, de nouvelles inégalités et des risques d'exclusion ?

Quelles sont les conséquences de ces évolutions sur les métiers, la nature des emplois et des qualifications.

Quelles sont les implications juridiques liées aux NTIC ?

 

* 1 « Loi n°015/2002 du 16 octobre 2002 portant Code du Travail », Journal Officiel, numéro spécial du 25

octobre 2002, 43ème année, article 8.

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