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L'optimisation de la création de valeur dans la firme bancaire : approche par les Free Cash Flow

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par Aubin Martial KENGNE ASSOMO
Université de Douala - DESS en Gestion Financière et Bancaire 2001
  

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B. Le cash-flow du cycle de financement

Le flux de financement apparaît comme l'excédent des ressources financières (endettement nouveaux, augmentation de capital) sur les emplois financiers (remboursement d'emprunt, distribution de dividendes).

Les opérations de financement jouent un rôle d'équilibrage, dans le cas où les variations de trésorerie induites par les opérations d'exploitation et d'investissement ne seraient pas assurables par l'entreprise. Si le financier peut difficilement espérer diminuer le coût du capital en imaginant une politique financière audacieuse, quelle peut être alors sa contribution à la création de valeur ?

La politique de financement peut participer à la création de valeur en répondant à trois exigences. Elle doit accroître la flexibilité stratégique de l'entreprise, respecter sa situation opérationnelle et concourir au marketing du titre. Il est également impérieux de bien identifier les flux financiers

1. La Flexibilité stratégique

L'entreprise doit donc se ménager des degrés de liberté financière afin de pouvoir profiter des occasions d'investissement futures. Le financier d'entreprise est garant de cette flexibilité stratégique. Dans une économie où la rapidité est l'une des clés du succès, l'entreprise doit pouvoir mobiliser des ressources plus rapidement que ses concurrents. Un endettement trop important la contraindrait à recourir aux actionnaires, ce qui est difficile. L'on sait qu'une augmentation de capital est non seulement lourde à mettre en oeuvre, mais aussi qu'elle constitue un signal négatif envoyé aux actionnaires (l'opération est souvent déclenchée lorsque le cours est surévalué).Elle se traduit donc généralement par une chute du cours (aux Etats-Unis, celle-ci s'établit en moyenne à 3% induisant une perte d'un tiers du montant des fonds levés).

2. Politique financière et contexte opérationnel

La politique financière doit être alignée sur la situation opérationnelle de l'entreprise. L'endettement minimal doit être choisi soigneusement en fonction de plusieurs critères. L'impact des économies fiscales est certes important, mais il ne doit pas être surestimé. La prise en compte de la fiscalité personnelle des investisseurs et les spécificités de telle ou telle législation fiscale ont vite fait de réduire cet avantage supposé, et il existe par ailleurs d'autres moyens d'alléger sa charge fiscale (politique d'amortissement ou de provisions par exemple).

Il est surtout essentiel de bien mesurer les risques d'exploitation engendrés par les investissements sélectionnés. Au-delà d'un calcul de rentabilité classique, quelle est la probabilité d'occurrence de situations extrêmes qui rendraient nécessaire le recours à un financement externe ? Il existe aujourd'hui des techniques d'analyse de sensibilité particulièrement fines ( reposant par exemple sur des simulations probabilistes ) qui permettent au directeur financier de mieux anticiper la génération de flux de liquidités futurs, et leur probabilité d'occurrence, et, ainsi, d'affiner sa politique financière ( niveau et conditions de l'endettement financier ).

Enfin, il est impérieux de tenir compte de la nature des actifs de l'entreprise. Celle dont les actifs sont essentiellement intangibles (pharmacie, industrie de biens de grande consommation...) pourra moins recourir à l'endettement que celle qui met en oeuvre des actifs tangibles (industries lourdes, transport aérien...). En effet en cas de difficultés financières, la première serait contrainte d'abandonner à jamais des projets de croissance ( suppression des dépenses de R&D ou marketing...) qui conditionnent son avenir, alors que la seconde peut se permettre d'arrêter d'investir momentanément, cet arrêt ne la mettant pas en péril. Les coûts de faillite sont donc plus importants, et l'impact sur la valeur plus négatif pour la première que pour la seconde.

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