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Développement intégré des systèmes de production basés sur les techniques de collecte des eaux pluviales dans les régions montagneuses du Sud-Est de la Tunisie: Le cas du micro-bassin versant Rebiaa Zammour-Béni-Khédache - Tunisie

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par Mohamed KOUAKBI
Institut Agronomique Mediterranéen - Master of Sience 2025
  

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Partie III :
Scénarios de développement à partir du système productif actuel

1. Introduction

La comparaison des projets ou variantes d'un même projet se base sur l'analyse de la nature des investissements et son classement parmi les deux catégories suivantes :

· Les projets qui sont techniquement incompatibles ;

· Les projets qui sont techniquement compatibles.

Les projets sont techniquement incompatibles, la réalisation de l'un exclut l'autre, c'est le cas de plusieurs variantes exclusives d'un même projet.

Les projets sont compatibles si l'on peut techniquement en envisager la réalisation simultanée.

Le projet de développement des systèmes des jessours du micro-bassin Rebiaa est un projet à trois scénarios ou trois variantes exclusives, donc le choix d'un scénario exclut les autres. Donc ce projet peut être classé dans la catégorie des projets techniquement incompatibles.

Le projet a pour but d'améliorer la production et la valorisation des eaux de ruissellement, donc c'est un projet de production.

2. Hypothèses générales

Compte tenu de l'approche participative adoptée, imposant d'impliquer les usagers locaux des ressources naturelles à toutes les étapes de procédure de développement d'une part et la nécessité d'apporter des solutions techniques prouvées, acceptées par la population locale et viables d'autre part, la conception des scénarios de simulation, de l'optimisation, de l'exploitation des ressources en eaux de ruissellement dans le micro-bassin versant Rebiaa à Zammour doit prendre en considération les stratégies des acteurs locaux à court, à moyen et à long terme. Le choix de scénarios repose sur les hypothèses principales suivantes :

· Le problème de la région en terme de mobilisation de la ressource eau est le délaissement des techniques traditionnelles. Une réhabilitation accompagnée d'innovations de ces systèmes va permettre une durabilité, la reproduction de ces systèmes et l'amélioration du niveau de vie.

· Les ressources potentielles en eau de ruissellement ne sont pas totalement exploitées à cause de la destruction des unités hydrauliques élémentaires (UHE). L'amélioration du niveau de maîtrise de ces ressources, en faisant non seulement accroître la part récoltée mais aussi en assurant une répartition intra-annuelle et inter-annuelle (en cas d'excédent important) permettrait d'offrir des opportunités pour l'intensification du système. L'irrigation est rendue possible grâce à la

récolte et au stockage des eaux de ruissellement dans des réservoirs (Fesguia ou Mejel). Les techniques souterraines d'économie d'eau (poches en pierres, ect.) devront accroître remarquablement l'efficacité de l'usage de l'eau (water use efficiency) (Chahbani, 1992).

· La réalisation de l'analyse nécessite une disponibilité abondante d'informations et des données collectées soit par des enquêtes spécifiques auprès de la population cible, soit par la consultation des études faites dans la zones, soit en opérant des entretiens avec les services techniques.

· La période considérée pour le calcul est de trente ans, période jugée suffisante pour un système agricole basée essentiellement sur l'arboriculture (Sghaier et al, 2002) (tableau 12 en annexes).

· La production arboricole est estimée sur la base des travaux menés par l'IRA et le CRDA dans les zones montagneuses (tableau 28 en annexes) avec le type d'année.

· Les charges de l'exploitation sont en corrélation avec le type d'année et estimées sur la base des enquêtes aux près des exploitants (tableau 29 en annexes).

· Le taux d'actualisation retenu est celui estimé par la banque centrale de la Tunisie pour l'année 1997 qui est de 10,8 %.

3. Prise en compte du risque

Etant donné l'irrégularité de régime pluviométrique, la variabilité des rendements et la variabilité des prix, on opère dans un contexte à des nombreux éléments aléatoires, c'est le contexte des régions montagneuses arides du sud-est tunisien.

En 1997, CHEN et BAKER ont introduit, dans un modèle de programmation linéaire, la variabilité à travers la notion de déviation ou les écarts obtenus en différentes périodes par rapport au résultat moyen.

Ils ont également introduit le risque dans un modèle de programmation linéaire au niveau des contraintes moyennant un coefficient d'aversion au risque.

En Tunisie, EL AMAMI (1990) a tenté, moyennant un modèle de programmation quadratique d'introduire le risque dans le comportement de l'agriculteur vis à vis de l'irrigation d'appoint des céréales. ZEKRI (1994) a introduit aussi le risque dans un modèle de programmation multi-objectifs au niveau des contraintes.

Sghaier et Chahbani, 1996 ont introduit le risque en prenant en compte la probabilité d'apparition de différents types d'années (année sèche, année normale et année humide) L'introduction du risque dans les modèles de simulation de l'analyse coût/bénéfice s'est effectuée en introduisant la probabilité d'apparition de trois types d'année sur une période de 30 ans de la station de Beni Khédache.

La succession chronologique de différentes catégories d'années pluviométriques a été respectée parce que les rendements, les prix et les recettes sont en fonction de la pluviométrie et du stade végétatif de l'arbre.

Ainsi les probabilités respectives d'avoir une année sèche, normale et humide sont de 13 %, 40 % et 47 % (tableau 12 en annexes).

4. Présentation des scénarios

les scénarios proposés sont :

> Scénario 1 : Stratégie d'amélioration de l'exploitant avec contraintes, c'est un scénario qui simule la stratégie des agriculteurs en prenant en considération leurs contraintes socio-économiques. C'est un scénario intermédiaire qui part des projets autonomes des exploitants sans aucune intervention technique ;

> Scénario 2 : Stratégie d'amélioration des exploitants sans contraintes. Il s'agit de simuler la stratégie des exploitants si les contraintes socio-économiques du scénario 1 sont résolues ;

> Scénario 3 : Scénario technique, il tente de traduire un aménagement technique intégré du micro-bassin versant en tenant compte des stratégies des exploitants manifestées au niveau des scénarios 1 et 2.

Dans ce scénario certains UHE seront équipés par :

> des évacuateurs tubulaires des eaux de débordement de telle sorte que le déversement des unités puisse se faire sans risque de destruction lors des pluies torrentielles ;

> la variante des poches en pierres sera utilisée pour les arbres productifs ;

> des citernes d'eau seront préconisées. Ces citernes sont à programmer dans les UHE à grands impluviums. Le dimensionnement de ces citernes a été effectué en fonction de la surface de leur impluvium et de telle sorte qu'elles puissent être remplies au moins une fois durant les années sèches.

Les citernes sont à installer dans les UHE suivant : 7, 9,12, 23, 27, 29, 40, 48, 52 et 53 (Fig 18 et 19 en annexes)

Le potentiel de stockage d'eau durant les différents types d'années pluviométrique est présenté dans les tableaux 20 et 21.

4.1. Evaluation comparative des scénarios (technique)

Les scénarios S1, S2 et S3 traduisent respectivement le projet des agriculteurs et le point de vue technique. Il préconise le maintien du même nombre des jessours que celui de la situation actuelle de référence. Celui-ci donne une idée sur la concordance entre le point de vue exploitant et chercheur.

Malgré, le maintien des jessours, il y a des changements au niveau des exploitations à envisager. Les exploitants recommandent au niveau du scénario S2 d'éliminer les Jessours 3 pour être fusionné avec 4, fusionner 1 et 2 en un seul jesr et fusionner aussi les jessours 40, 41, 42 et 43 en deux jessours seulement. Cette fusion se fait proportionnellement aux impluviums de ces jessours. Mais ce changement au niveau des unités hydrauliques qui semblent augmenter la capacité de rétention, va engendrer avec les pluies torrentielles la destruction des barrages.

Concernant la superficie utile (SAU), seul le scénario technique recommande un agrandissement par des aménagements appropriés, qui porte la SAU de 2,33 ha à 2,83 ha au niveau des exploitations 2, 5 et 6.

Le nombre des citernes reste équivalent à la situation de référence (20 citernes) avec une capacité de 390 m3 pour le scénario S1 et S2. le scénario technique préconise d'ajouter 10 autres citernes portant la capacité de stockage d'eau de 380 m3 soit 97,43 % en plus (tableau 28).

Sur le plan de l'effectif arboricole, des changements majeurs sont proposés par les exploitants et le scénario technique S3. En effet, l'orientation des exploitants est vers l'augmentation de certaines espèces en intercalaire avec les oliviers comme les figuiers et les vignes. Le tableau 30 montre les caractéristiques des différents scénarios.

Tableau 30: Caractéristiques techniques des différents scénarios

Caractéristiques techniques

Situation
actuelle

Scénarios proposés

S1

S2

S3

Nombre de jessours

62

62

62

62

Superficie cultivée en ha

2,33

2,33

2,33

2,83

Effectif arboricole

380

380

420

434

Nombre des citernes

20

20

20

30

Capacités des citernes m3

390

390

390

770

Nombre de poche en pierre

-

-

120

200

Nombre d'évacuateur tubulaire

-

-

2

8

Densité arboricole (pieds/ha)

163

163

180

152

D'après les résultats du tableau 28, on constate que malgré l`accroissement de la SAU, la densité arboricole diminue dans le scénario 3.

Par ailleurs, l'analyse du scénario 2 montre une adhésion variable de la part des exploitants aux innovations techniques proposées. L'acceptabilité des exploitants est remarquable surtout vis à vis des techniques d'irrigation souterraine.

Certains d'entre eux sont moins convaincus du rôle du tube évacuateur dans la protection des jessours contre la destruction. Ils croient au rôle des évacuateurs traditionnels (Menfess ou Masraf). (voir photo ci-dessous).

Déversoir traditionnel
(Menfess)

Photo 13 : Déversoir traditionnel

4.2. Evaluation économique des scénarios

L'estimation des coûts d'investissement et des charges d'exploitation est basée sur les données de nos enquêtes et sur les normes adoptées par les services techniques agricoles (tableau 31 en annexes)

Les normes techniques de production sont issues des données sur la région et sur le micro- bassin versant et des cahiers des charges adoptées par les services (tableau 28 en annexes), par contre les prix seront ceux du marché local (tableau 29 en annexes).

4.2.1- Les investissements de trois scénarios Tableau32: Les investissements actualisés

Scénarios

Investissement actualisé (DT)

Investissement sans
actualisation

I= 10,8 %

S1

9194

11060

S2

10450

12700

S3

19555

24030

Avec :

i = 10,8 % taux d'actualisation national (banque centrale, 1997)

Les investissements pour les scénarios S1 et S2 semblent acceptables par les

agriculteurs par rapport à S3, ce dernier va rencontrer les problèmes suivants : - la capacité d'autofinancement des exploitants est limitée ;

- les exploitants doivent investir un montant de 24030 DT (valeur non actualisée) durant quatre années pour une superficie agricole qui ne dépasse pas les trois hectares ;

- Absence des organismes et des institutions qui peuvent financer et subventionner la réalisation de S3.

4.2.2- Charges d'exploitations

Tableau 33 : Les charges actualisées

Scénarios

Charges d'exploitations

Charges d'exploitations
actualisées (DT)

I= 10,8 %

S1

24655

7623

S2

25830

9176

S3

28805

9033

Le classement des charges d'exploitations de trois scénarios selon leur valeur par rapport aux recettes donne les valeurs non actualisées suivantes :

- 11,12 % de la valeur de production pour S1 ;

- 9,91 % de la valeur de production pour S2 ;

- 9,17 % de la valeur de production pour S3.

D'après ces données, on remarque une augmentation des rendements et une stabilisation de la production pour S3, ce qui influe sur la valeur des charges d'exploitation par rapport aux recettes.

Les valeurs des charges d'exploitation sont élevées pour S1 et S2 vu la pratique d'une agriculture en sec. La valeur des charges pour S3 est acceptable suite à l'irrigation d'appoint régulière des arbres fruitiers et les charges d'entretien des nouveaux équipements.

4.2.3- Charges totales (investissement + charges d'exploitation)
Tableau 34 :
Les charges totales actualisées

Scénarios

Charges totales

Charges totales
actualisées (DT)

I= 10,8 %

S1

35715

16817

S2

38530

19626

S3

52835

28588

Les valeurs des charges totales font apparaître l'importance des investissements pour S3. Donc c'est un problème d'autofinancement. Par contre, les autres scénarios ont un taux d'investissement acceptable par rapport à la valeur des charges totales (valeurs non actualisées)

- 30,96 % de la valeur de la charge totale pour S1 ;

- 32,96% de la valeur de la charge totale pour S2 ;

- 45,48 % de la valeur de la charge totale pour S3.

4.2.4- Les recettes

Le projet de développement des systèmes des jessours du micro-bassin versant Rebiaa est un projet qui vise l'amélioration des productions, donc le projet qui assure les meilleures productions est à choisir et le tableau suivant présente les recettes de trois scénarios.

Tableau 35 : Les recettes actualisées

Scénarios

Recettes

Recettes actualisées

I= 10,8 %

S1

221566

60033

S2

260433

66785

S3

314067

83329

Le scénario technique S3 augmente les rendements des spéculations végétales (tableaux 36, 37 et 38 en annexes).

4.2.5- Critère de la somme des flux financiers actualisés (VAN)

La technique de l'actualisation nous permet de pondérer la valeur de flux monétaire en fonction de l'année où ils apparaissent. C'est aussi d'apprécier de façon plus précise la valeur actuelle des flux des coûts et des recettes apparaissant sur une longue période.

Pour comparer divers projets, La méthode la plus simple est de comparer la valeur actuelle de leurs échéanciers (Guide pratique d'analyse de projets Manuel Bridier, Serge Michailof, 1984) :

Tableau 39 : La valeur actualisée nette

Scénarios

VAN

I=10,8 %

S1

39003

S2

42562

S3

49406

Fig. 20 : Répartition des bénifices nets de trois scénarios

8000,00
6000,00
4000,00
2000,00
0,00
-2000,00
-4000,00
-6000,00

 

Série1 Série2 Série3

La comparaison porte sur les trois scénarios, d'après les résultats le choix portera sur le scénario dont le flux financier actualisé cumulé est le plus élevé.

D'après le tableau 39, le scénario 3 présente pour un taux d'actualisation (i = 10,8 %) une valeur actualisée nette de 49406 (DT). On remarque que les valeurs du VAN ne sont pas élevées au niveau du scénario technique à cause des grands investissements d'infrastructure à rentabilité éloignée (tableau 40, 41 et 42 en annexes). On constate que ce scénario présente une VAN négative due essentiellement aux conditions climatiques sévères qui ont régné au début de la réalisation du projet et ont, en conséquence inhibé la production et augmenté les charges.

4.2.6- Critère du taux de rentabilité interne TRI

a) définition

Le taux de rentabilité interne est un taux d'actualisation qui annule la somme des flux financiers actualisés (positifs ou négatif)

n Rt Cet It

- -

Tel que : 0

=

1 (1 ) n

t

+ i

=

Le taux de rentabilité interne donne une indication sur le taux maximum d'intérêt que le projet peut supporter, si la totalité des besoins de financement est couverte par des emprunts et le tableau ci-après donne une idée sur les variations du TRI selon les 3 scénarios :

Tableau 43 : Le taux de rentabilité interne

Scénario

TRI %

S1

32,8

S2

23,6

S3

18,6

Le critère TRI est utilisé pour choisir entre les projets incompatibles, d'après le tableau 43 le scénario 1 présente un taux de rentabilité le plus élevé, donc le plus préférable.

Théoriquement, le TRI est un outil critiquable, donc on ne peut pas juger que le scénario technique S3 qui a un TRI de 16,74 % est non acceptable vu la nature des investissements d'infrastructure (citerne d'eau, poche en pierre et évacuateur tubulaire).

Les deux autres scénarios se caractérisent par des faibles investissements par rapport au scénario technique et par une mauvaise contribution à la valorisation des eaux de ruissellement sur le plan :

- Augmentation de l'exploitation et la valorisation des eaux de ruissellement ; - Protection des jessours contre la destruction pendant les pluies torrentielles ; - L'économie de l'eau par l'irrigation d'appoint ;

- Amélioration de la production des arbres fruitiers ;

- Protection des infrastructures qui se trouvent à la partie avale.

Ce scénario3 présente donc un grand intérêt sur le plan social et économique ce qui se traduit par une amélioration du niveau de vie de la population locale à long terme vus les infrastructures installées dans le micro-bassin. De plus ce scénario prend en considération la protection de l'environnement.

Par contre, les deux autres scénarios donnent des avantages à courts termes liés aux types d'années (années sèches, années normales et années pluvieuses).

4.2.7- Test de sensibilité de la solution de base aux différents scénarios

Tableau 44 : Test de sensibilité

Scénarios

TRI

VAN

Solution de base

S1

32,8

39003

S2

23,6

42562

S3

18,6

49406

 

- TA +2%

32,8

31485

 

- TA-2%

32,8

49293

S1

- Recette - 10%

5,8

33585

 

- Charge +10%

19,1

38315

 

- TA +2%

23,6

33722

 

- TA-2%

23,6

54782

S2

- Recette - 10%

2,7

36534

 

- Charge +10%

8,46

41733

 

- TA +2%

18,6

38886

 

- TA-2%

18,6

63940

S3

- Recette - 10%

1,57

41885

 

- Charge +10%

12,8

48590

Le tableau de sensibilité réalisé montre que les résultats sont sensibles à une variation des recettes et des charges de #177; 10 % (voir tableaux 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55 et 56 en annexes).

4.2.8 - Choix d'un scénario

Le développement durable est le progrès économique obtenu sans érosion du capital naturel, c'est à dire que les actifs écologiques sont maintenus constants tandis que l'économie poursuit les objectifs sociaux jugés appropriés (Pearce, future, 1988).

Un développement qui détruit les ressources naturelles dont il dépend ne mérite pas le nom d'un développement (Commission mondiale de l'environnement et du développement, 1987). La méthode de la valeur actuelle nette et celle du taux de rentabilité interne, apparemment équivalentes, toutefois une divergence importante qui entraîne dans certains cas des résultats contradictoires. Cette divergence provient de l'écart entre le taux d'actualisation (méthode de la valeur actuelle nette) et le taux de rentabilité interne. L'utilisation de la méthode de la valeur actuelle au taux t implique le réinvestissement des cash flows à ce même taux tous au long de la durée du projet. L'utilisation de la méthode du taux de rentabilité interne suppose

de la même manière que les cash flows sont réinvestis à un taux égal aux taux de rentabilité interne lui même.

L'analyse comparative de trois scénarios révèle que le scénario1 et 2 ont pour VAN ( 39003 DT, 42562 DT) sont sensiblement inférieures à celle du scénario 3 ( 49406 DT). Dans ce cas le scénario 3 est préféré. Le scénario 1 est le plus profitable avec un taux de rentabilité TRI de 32,8 % et une VAN de 39003 DT, il présentait l'avantage de générer des cash flows immédiatement, ce qui est incontestablement un avantage par contre le scénario technique offre le niveau de rentabilité le plus bas 18,6 %,. Ceci est du aux lourds investissements qu'il engage.

Sur le plan technique, économique et environnemental le scénario technique semble offrir plus d'opportunité pour l'amélioration et le développement durable. Parmi les avantages de ce scénario, une rentabilité meilleure mais plus lointaine et un moyen pour protéger les jessours au moment des inondations et une prise en compte des années de sécheresse par le stockage d'une quantité importante pour l'irrigation d'appoint à travers les poches en pierre.

Les inconvénients de ce scénario sont liés essentiellement au niveau élevé d'investissement envisagé, ceci poserait probablement le problème de financement.

Le scénario intermédiaire, semble également offrir une bonne position entre les deux scénarios 1 et 3, mais il ne donne aucun avantage comme celui du scénario 1 sur le plan valorisation et protection du patrimoine.

Finalement, le choix dépend en fait de l'investisseur lui même et de sa patience.

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