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Etude hydrobiologique du barrage lakehal en 2008

( Télécharger le fichier original )
par Farida KHEMICI
Agence national des ressources hydrauliques, DRC ,soumaa algerie - ingénieur biologiste 2008
  

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II-Situation géographique du barrage :

Le barrage lakehal se trouve à 5km au sud est du village AIN BESAM dans la wilaya de BOUIRA.Il est implanté sur de l'oued lakehal à la confluence de l'oued fahem.

Il est destiné à l'AEP de la ville de AIN BESSAM et l'irrigation.

1-Bilan hydrique :

L'étude bathymétrique faite en décembre 2004 par une compagnie française a montré que le barrage présente les caractéristiques suivantes :

· Cote de retenue normale des eaux (RN :684.40m)

Surface du réservoir :246ha

Volume du réservoir : 27.1 59Hm3

· Cote des plus hautes eaux exceptionnelles (PHE : 687m)

Surface du réservoir : 289. 1ha

Volume du réservoir : 34.164 Hm3

Le taux d'envasement du barrage est de 9.45%, de 1985 à 2004.

Actuellement le barrage est conçu mobiliser une capacité de 27HM3, avec un taux d'envasement de 9.45%.la majorité des apports a eu lieu en hivers avec maximum en mois d'avril (20HM3) ,le taux de remplissage annuel moyen est de 55,47%.(voir fig N°1)

fig N°1 : les apports liquides en 2008

 

25 20 15 10

5

0

 

date

III- Etude du facteur abiotique :

1. Echantillonnage :

Le prélèvement mensuel des échantillons a été effectué au niveau de la tour de prise d'eau, à l'aide d'un préleveur de capacité 1.5l pour l'analyse physico-chimique et d'un filet de maille 20um et 100un pour l'analyse biologique.

Les échantillons de biologie sont conservés dans une solution de lugol.

La profondeur de la colonne d'eau a été déterminée à partir de la tour de prise d'eau, elle varie entre 5m à 10m, en fonction du volume.

2. Température, stratification thermique.

A partir des données recueillies toute au long de l'année, on note l'existence d'un cycle saisonnier avec les valeurs les plus basses en janvier 9.5°C et les plus hautes en août 24°C . Les températures au fond sont plus basses que celles de la surface, elles varient entre 9.5°C à 24°C en surface et entre 8.5°C à 20°C en profondeur.

La différence de température entre les deux niveaux est nette du mois de mars jusqu'au mois d'août, puis les valeurs sont homogènes sur toute la colonne d'eau. Ceci montre que le réservoir présente une stratification thermique qui débute au mois d'avril et s'achève en septembre.

fig N°2 : profil vertical de la temperature
en moi de mai

temperature

0 3 6 9 2 5 8 21 24

 

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

fig N°3:prof il vertical de la saturation
en oxygene en moi de mai

saturation en oxygene
0 102030405060 70 80 90

 

0

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

 
 
 

Les résultats sont similaires à ceux des années précédentes, le réservoir présente une période d'homothermie hivernale ou brassage, d'octobre à mars suivi d'une période de stratification d'avril à août.

3. Oxygène dissous :

La concentration en oxygène dissous en surface était relativement constante varie entre 7mg/l à 10mg/l, mais il faut signaler qu'une forte concentration de 15 mg/l a été calculée en mois de mars période de forte production algale et une faible concentration 4.2mg/l en mois de septembre qui coïncide avec une faible prolifération algale et une baisse du volume de la retenue.

La concentration au du fond étudiée a tendance à diminuer pour être presque nulle, elle oscille entre 3mg/l à 1mg/l,en période de stratification thermique.

Cette variable discutée sous forme de pourcentage de saturation, du moment que la dissolution de ce gaz dépend de la température, on constate qu'une sursaturation est calculée on surface puis décroisse en fonction de la profondeur pour atteindre des valeurs de 30% à 10% et ceci pendant la stratification thermique.

La stratification thermique peut induire, une stratification chimique au sein de la retenue avec des teneurs en oxygène dissous élevées en surface et basses au fond. (voir fig N° 2 et 3)

4. Transparence de l'eau, pénétration de la lumière :

Les paramètres qui sont les plus au moins directement reliés au degré de la pénétration de la lumière dans l'eau sont,la profondeur ,les matières en suspensions et la turbidité .

Les valeurs de la transparence mesurées à l'aide d'un disque de secchi (SD), varient entre 0.7m et 1 .9m avec les valeurs les plus faibles en hiver sauf en mois de février on a mesuré 1.4m, une faible turbidité 2.4NTU , qui coïncide avec une mesure de MES à105° de 20mg/l qui peut être expliqué par une forte densité algal pendant cette période .

Une corrélation est plus au moins affirmée entres les MESà1 05°, la turbidité et le SD, sauf pour les mois suivants :

En février

20mg/l MES ,2.4NTU, 1 .4m SD avec une densité phytoplanctonique de 3600algues/ml En avril

26mg/l MES, 5.2NTU, 0.64m SD avec une densité phytoplanctonique de 53 8.2 algues/ml En mai

7mg/l MES, 8.4NTU, 1 .4m SD avec une densité phytoplanctonique de 1004 algues/ml

On peut dire que les valeurs mesurées des MES à105° sont dues aux apports de l'extérieur et le développement algale en février mais en mois de mai malgré il y a eu un apport important les MES étaient faibles.

5. Conductivité et minéralisation :

Les valeurs de la conductivité mesurées au cours de l'année, varient entre 720us/cm à 900us/cm. il n'y a pas de différence significative entre surface et fond.

6. pH :

Il varie entre 7 à 8, une légère augmentation est mesurée en surface en période de stratification thermique qui peut être du à une forte activité photosynthétique.

7. Les sels nutritifs


· Les nitrates :

L'étude de cette fraction d'azote dépend essentiellement des apports de l'extérieure et de leur assimilation par le phytoplancton .la concentration varie de 6mg/l à 0.5mg/l .

L'étude du profil vertical ne montre pas une différence significative entre surface et fond sauf au mois de juillet, on n'a noté l'absence des nitrates à partir du 5m de profondeur pour un volume d'eau de 15.184 HM3 ,ce qui montre leur utilisation comme élément oxydant du moment que la concentration en oxygène dissous était inférieure à 2mg/l.


· Ammonium:

La majorité des concentrations calculées au cours de l'année sont faibles, inférieure à 0. 6mg/l

On constate que les concentrations en profondeurs sont plus élevées qu'en surface ce qui reflète la minéralisation de la matière organique sédimentée.

· les ortophosphates :

on constate pour la majorité des prélèvements les valeurs enregistrées étaient inférieure à la limite de détection ,inférieur à 0.01mg/l, une valeur maximale de 0.1 53mg/l étais enregistré en mois de juin

· Phosphate total :

on constate par contre on se qui concerne le Pt que la concentration au fond étudié est légèrement supérieur à celle de la surface en période de stratification. Un maximum de 0.07mg/l en surface contre 0.22mg/l au fond au mois d'avril. En période de brassage une forte valeur de 0.7mg/l a été enregistrée.

8. Matières de pollution :

Matières oxydables : elles oscillent entre 4mg/l à 8mg/l., on note pas une grande différence entre surface et fond par contre pour la DCO les valeurs en surface sont très élevées en surface par rapport au fond.

L'analyse de la DBO5 a été fait à partir du mois d'avril, on constate que les valeurs varient entre 1.1 mg/l à 5.1 mg/l, c'est en période de stratification thermique qu'elle est élevée.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore